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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 06:07

An Chang-ho ou Ahn Chang-ho (1878-1938) est un peu en Corée ce que Jean Moulin est pour nous, un héros de la résistance et de la lutte pour l'indépendance de son pays mais en pariant sur l'éducation plutôt que sur l'affrontement armé. L'un n'empêchant pas l'autre !

Ahn Chang-ho (1878-1938) freedom fighter

Né à proximité de Pyongyang il profitera d'une école de l'Armée du Salut pour ses études. Naîtra ainsi sa conviction que l'avenir de la Corée passe par l'éducation. La Période Joseon touche à sa fin, le pouvoir est déliquescent, fin août 1894 il signe une alliance militaire avec le Japon. Officiellement la Corée est un protectorat, elle sera purement et simplement annexée en 1910, ses ressources et sa population exploitée par le Japon.

En 1897 An adhère au Club de l'Indépendance et fonde une école primaire pour tenter de mettre ses idées en pratique. Cinq ans plus tard, jeune marié, il embarque pour San Francisco afin d'y aider les coréens ayant quitté le sol natal. Il revient en 1906 où il tente de fonder une nouvelle école en créant une usine de céramique pour la financer. Après un nouveau séjour aux États-Unis il crée le Hung sa dan en 1913, une académie destinée à la jeunesse des huit régions de Corée pour lui insuffler ses idéaux.

Installé à Shanghai il y forme un gouvernement provisoire en exil dont il sera le premier ministre. Il y sera arrêté d'abord en 1927 puis en 1932 pour un attentat qui lui fut attribué à tort, mais volontairement. Il passera quatre ans en prison avant de reprendre son bâton de pèlerin. De nouveau emprisonné sa santé périclite rapidement, il meurt en 1938.

Il est l'emblème de la nécessité de l'éducation comme seul moyen de construire une société pérenne et digne de ce nom.

Quel dommage que nulle part cette idée ne soit appliquée !

Il est enterré avec sa femme dans le parc Tosan.

Le 6 janvier 2012 il fut le premier asiatique intégré au Hall of Fame des droits civils d'Atlanta

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 06:07

Certains films dépassent le cadre simplement cinématographique pour devenir une œuvre véritable, un film-monde en quelque sorte qui demande au spectateur un effort mais en lui promettant en échange de grandes satisfactions. Un peu comme un pacte signé avec Satan, pour garder une analogie avec le titre du film de Bela Star. Vous et moi savons, mais surtout moi, qu'un tel pacte est souvent de la part du premier co-signataire une tentative d'escroquerie et de l'autre, aussi. Chacun veut gagner quelque chose sans s'acquitter de sa part du marché.

Avec Satan, le ''vrai'' il est difficile de sortir vainqueur.

Voyez votre écran comme une fenêtre, celle-ci s'ouvre sur une ferme collective quelque part en Hongrie, des gens vivent là depuis une époque qui semble immémoriale, mais nous savons que c'est faux, ils semblent n'être que des poupées sans âme ni psychologie manipulées par les conventions et leurs besoins. Pourtant rapprochons-nous, prenons le temps de les observer et nous découvrirons dans leurs gestes et attitudes, dans leurs regards et expressions une sourde angoisse qui pourrait être celle que ressentent les (autres) animaux alors qu'un séisme se prépare. Une innommable menace s'approche, indicible mais perceptible. Ici, c'est le retour de deux membres de la communauté, Irimias et Petrina, portés disparus et supposés morts.

Promesse ou menace ? Chacun voit midi à sa morte dit-on, ce qui est la première pour quelqu'un sera la seconde pour un autre. Si une personne gagne c'est qu'une autre perd n'est-ce pas ?

Parfois un film peut avoir, ou être, un esprit, avec ses doutes, ses errances, ses allers et retours dans le temps, ses craintes et impressions sans avoir à les formuler clairement. Une pensée se suffit à elle-même, vous savez ce que vous ressentez sans besoin de le verbaliser.

Du moins je l'espère, seriez-vous pas là sinon ?

 

Est-ce le Messie qui vient ou Satan, le tango pourrait être celui qu'ils dansent, si proches que les différencier est difficile, est impossible, si proches qu'ils en semblent indissociables.

Et sans doute le sont-ils !

Le sublime se passe d'effets spéciaux, ou spécieux, il suffit d'avoir le talent de Bela Star qui magnifie chaque chose, chaque plan, chaque instant. Sans oublier la musique de Mihàly Vig, par ailleurs acteur dans le film.

Peu de choses finalement mais si rares.

Un détail important, le film dure 7 h 30', installez-vous et vous comprendrez combien le temps est relatif, comme disait l'autre. C'est sans doute pour cela que ce film est sorti en France 9 ans après sa réalisation...

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 06:07

Jo Sang-gil est policier depuis longtemps, il élève seul son fils et sa fille, enquêtant sur le décès d'un homme trouvé carbonisé dans une voiture, il se trouve flanqué de Cha Eun-young, nouvelle à la criminelle en provenance d'une unité motocycliste. Les premières conclusions tendent vers le suicide et pour cette raison Jo ne voulait pas se charger de ce cas. À la morgue Eun-young découvre sur le corps une morsure, dans le sang diverses drogues et d'autres indices faisant pencher l'enquête vers le crime. Un autre corps découvert avec des traces de morsures identiques donne l'impression d'un seul tueur débutant une série.

Une enquête qui tombe à pic pour Jo qui voit là une opportunité pour gagner ses galons.

Les investigations vont porter vers Myeong-ho, ancien policier reconverti dans le dressage de chien dont la fille, consommatrice de drogue, fait le lien entre les victimes. De là à imaginer que les chiens sont les instruments de la vengeance de Myeong-ho il n'y a qu'un pas.

J'aimerais dire que les canidés sont les meilleurs acteurs du film mais les autres sont bien aussi, à commencer par la sublime Lee Na-young, qui n'est pas de ma famille et je le regrette, et Song Kang-ho, égal à lui-même, c'est-à-dire excellent.

Un film d'ambiance, nocturne et électrique qui au passage dénonce la misogynie toujours présente dans une société coréenne où les hommes voient d'un mauvais œil la concurrence féminine. Dommage que la fin soit décevante, contraintes commerciales obligent je suppose. Le film y aurait gagner en mordant.

Le réalisateur, Yu Ha (유하), débuta comme poète avant de se tourner vers le cinéma. Il obtint la reconnaissance avec A Dirty Carnival,un film de gangster visiblement inspiré des réalisations de Martin Scorsese.

Howling (하울링) c'est le titre original, est adapté du roman de la romancière japonaise Asa Nonami The hunter.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 06:07

Martin Servaz est surpris du coup de fil de Marianne, une ancienne amie dont il fut très épris vingt ans plus tôt avant qu'elle ne le trompe (rancunier va!) et qu'il la congédie pour ne plus lui donner de nouvelle depuis.

Son fils, Hugo, celui de Marianne donc, est dans une situation délicate, il vient d'être trouvé, assis, hagard, drogué, près d'une piscine pleine de poupées, ce qui n'est pas si grave, mais la maison adjacente recèle le cadavre d'une jeune femme attachée et noyée dans sa baignoire, une lampe de poche dans la bouche, ce qui l'est déjà plus. Appartenant à la brigade criminelle de la région Servaz va être chargé de l'enquête, ce qui fait l'affaire de son ex.

Croit-elle !

Petit détail, dans la chaine hi-fi un disque de Mahler est placé, les Kindertotenlieder, version Dietrich Fischer-Dieskau (1963) sous la direction de Karl Bôhm, (je préfère la version de Janet Baker mais personne n'est parfait), ce qui rappelle tout de suite quelque chose à notre policier. Deux ans plus tôt un tueur en série a réussi à s'enfuir or lui, comme Servaz, était grand amateur de Mahler. Il a du mal à croire qu'il put s'agir d'une coincidence, mais quand il reçoit un e-mail signé Julian Hirtmann la question se pose : et si c'était vraiment JH, pourquoi s'en prendre à une prof de Marsac, cela le visait-il indirectement en impliquant Martin par Marianne, et Hugo, interposé ?

Qui est cette femme emprisonnée et traité comme un objet, quel est ce cercle composé des... mais je ne vais pas vous le dire, ce serait gâcher votre plaisir. Il risque de l'être encore plus par l'accumulation de poncifs et de lieux communs qui alourdissent un roman à l'intrigue intéressante et brutale même si elle n'est pas innovante. La vengeance et le transfert que fait un tueur sur un policiier, censé être son contraire mais étant de fait plutôt son complément, son reflet inversé, n'étant pas nouveau. Le flic traumatisé par une enquête précédente et qui tente de se ''reconstruire'' non plus.

 

Un héros intéressant et un auteur à suivre surtout si vous n'êtes pas endurçi par des années de lectures et de visionnages d'atrocités diverses et (a)variées qui forcent votre vue à voir à travers l'intrigue les défauts du style. 

J'attends le prochain !

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 06:07

Pourquoi est-ce ainsi, depuis ma naissance,

Fruit d'un passé dont je suis héritier

Au goût envahissant de sa puissance

Jusqu'au recoin que j'avais oublié.

 

Qui sait en d'autres temps quel général

J'aurais pu devenir, quel conquérant,

Mais ce temps est passé, dans le banal

Je suis englué , pauvre et ignorant.

 

Il est trop tard pour feindre des regrets

Dont il n'y a aucune trace en moi ;

À un poteau je vais être attaché,

Comme si j'avais jamais eu d'autre choix.

 

Des fusils pointés dans ma direction,

Les yeux moqueurs d'un destin implacable,

Je ne ressentirai rien, ni passion,

Peur ou effroi face à l'inévitable.

 

Les détonations sembleront un rire,

Comme une marionnette aux fils tranchés

Je m'effondrerai en écho aux tirs,

L'odeur de mon sang pour m'accompagner.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 08:09

Kang-do vit seul, son travail consiste à recouvrer des créances et, le cas échéant, à estropier les débiteurs. En effet chacun prend une assurance pour le cas, fréquent, où il ne serait pas en mesure de rembourser l'argent emprunté, 22 500 €, capital et intérêts, lesquels sont prohibitifs. Ainsi, pour récupérer l'argent, brise-t-il une jambe, coupe—t-il une main, suivant l'assurance prise. Pas question de bien ou de mal dans sa vie, il fait son métier comme il en ferait un autre, sans état d'âme, sans même d'âme, semble-t-il.

Une femme débarque dans sa vie qui prétend être sa mère, et c'est toute son existence qui s'en trouve bouleversée. Voilà qu'il s'humanise, est touché par un futur père heureux de perdre ses mains si cela lui permet d'obtenir l'argent dont son enfant aura besoin et quand une de ses victimes débarque pour se venger c'est sa ''mère'' qui le protège, lui le solitaire prêt à tout faire, tout risquer, n'ayant rien à perdre puisque n'ayant rien.

Cette femme est-elle réellement sa mère, et si oui, que cache-t-elle dans le frigo enfermé dans une boutique close depuis longtemps ? Pourquoi pleure-t-elle en l'ouvrant, sans que la caméra de Kim nous en dévoile davantage, du moins pas après seulement une heure de film. Ce serait trop simple, trop facile, avec ce réalisateur les choses ne sont jamais aussi simples.

Kim Ki-duk recevant le Lion d'or de la Mostra de Venise

Kang do se découvre fils, se découvre des liens, se découvre vivant et ce n'est pas ce dont il avait l'habitude. Au fond il n'était rien d'autre qu'une tortue dans une carapace d'indifférence. Avant, aurait-il imaginé fêter son anniversaire, planter un arbre pour enterrer en dessous sa mère quand elle mourra ?

La nature sur fond de béton s'extraie difficilement du minéral, être juste animal est déjà un effort, être plus, être mieux, tient plus du cauchemar que du rêve, de la crainte que de l'ambition.

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 06:07

Nous sommes dans un pays sans nom, un homme avance, vers son destin pourrais-je dire, plus simplement vers la salle de son exécution. Un flash-back nous montre ce qui semble être un accident, un chien mort sur la route, probablement écrasé par une voiture, un homme, son maître semble-t-il, l'empêche d'avancer, il jette le corps du chien sur le capot puis un pavé dans la pare-brise. Le conducteur sort, se jette sur celui qui vient de pulvériser la vitre, suivi de sa copine. Mal leur en prend !

Comme si le fait d'écraser un chien ne méritait pas la mort !

Il est attaché, une aiguille est enfoncée par une infirmière sourde dans son bras, elle servira à injectier le poison dans ses veines. Quelques gouttes de sang tombent sur le sol.

Enfin le prêtre arrive, tout est prêt, la procédure autorise le condamné à prendre la parole.

Ce qu'il fait, il parle, parle, parle...

Il est minuit, William Lamers se tait, le directeur de la prison veut lancer l'exécution mais celle-ci doit avoir lieu à la date prévue, or nous sommes le lendemain. Le processus est reporté à 20 h le soir même.

Sans le vouloir Lamers vient de trouver une faille dans le système, qu'il garde la parole pendant 4 heures et il prolonge sa vie des 20 autres.

Les médias attirés par la mort montent l'affaire en épingle, godtv peut battre ses records d'audience, la politique est impliquée également, les élections approchent et il est impossible de changer la loi, pour limiter le temps de parole par exemple, deux mois avant les élections, or celles-ci ont lieu dans 30 jours.

C'est le temps dont va disposer William, enjeu de la course entre les deux postulants au poste de gouverneur.

Lamers raconte donc sa vie, son frère mort trop jeune, sa mère qui le haïssait, les femmes qui le repoussaient, une existence qui le tenait par la main pour le conduire devant le bourreau.

Patrick Ridremont, scénariste, réalisateur et acteur principal, incarne une Shéhérazade moins féminine mais tout aussi impliqué dans son rôle, ces instants où, enfin, il peut exister, il cesse d'être rien pour presque devenir quelqu'un.

 

 

Qui sait ce que la télé réalité nous réserve, il se trouverait sûrement quelqu'un pour saisir cette opportunité d'avoir son quart d'heure, et plus, de célébrité, qu'elle s'éteigne avec lui serait sans importance.

Peut-être faut-il s’approcher de la mort pour donner un sens à sa vie, découvrir que la valeur de celle-ci n'est pas reliée à sa durée mais à la sensation de l'utiliser jusqu'à ce que la perspective ultime soit supportable.

Même l'oiseau quand il est libéré revient dans sa cage, c'est sympa de regarder au travers, de penser que la porte pourrait s'ouvrir, à condition qu'elle ne le fasse pas !

Une ambiance sombre, grillagée avec un brin d'optimisme, juste un, mais c'est mieux que rien. 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 06:07

Paris, 4 novembre 1911, 23h45, dans l'obscurité du muséum du jardin des plantes un œuf préhistorique âgé de 136 millions d'années, censé être fossilisé, se fendille sous l'effet d'une force intérieure. Le bébé ptérodactyle se dégage lentement de la coquille et puisqu'il est déjà grand pour son âge, brise la vitrine puis, pour s'échapper, traverse la verrière et s'envole.

À 1 h 03 au poste de police du XIIe arrondissement un homme arrive encadré par des policiers. Il affirme ne pas avoir bu mais avoir été attaqué par un gros oiseau rouge avec un bec plein de dents.

Le soir suivant, à 19 h 30, suivant Georges Plot s'apprête à fermer la pharmacie Pasteur, sise au 53 rue de Vaugirard, lorsqu'un grand animal ailé fond sur lui...

L'incident sera rapporté dans le journal, précisant que M. Plot porte au visage des traces de griffures. Le même journal fera état le lendemain de l'attaque d'un taxi par un ptérodactyle ayant causé deux morts, le véhicule ayant versé dans la Seine.

Parallèlement à chaque intervention du reptile Philippe Boutardieu, lyonnais, heureux le 4 semble terrifié !

Dès lors chaque jours des agressions similaires seront évoqués dans beaucoup de journaux dans toute la France, le nombre de victimes augmente jusqu'à mettre en cause le gouvernement d'Armand Fallières, incapable d'agir contre ce phénomène.

Le 16 novembre dans un train pour Paris Édith Rabatjoie est abordée par Antoine Zborowsky, en réalité, vous l'avez deviné, derrière le pseudo de Rabatjoie se cache Adèle Blanc-Sec qui voyage pour écrire. Apprenant que le gouvernement offre une forte prime pour la capture de l'animal elle se dit que cela ferait le plus grand bien à ses finances.

 

Ce n'est que le début de la première aventure d'Adèle, née chez Casterman, en 1976 sous la plume de Jacques Tardi.

Ses aventures se déroulent au début du XXe siècle jamais mentionner la première guerre mondiale. Contrairement au film de Luc Besson elle s'éloigne rarement de la capitale pour affronter des savants fous et autres criminels. D'abord auteur de romans populaires et feuilletons elle finit par raconter ses propres aventures.

Autant dire que j'en ferais état dans d'autre articles.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 06:07

Adapté du roman de Boileau et Narcejac D'entre les morts, Vertigo met en scène John Ferguson, dit Scottie, policier souffrant d'acrophobie. Au cours d'une intervention, alors qu'il est paralysé, un collègue trouve la mort pour le sauver.

Quittant la police après cela il est contacté par un vieil ami, Gavin Elster, qui lui demande de surveiller son épouse dont il craint qu'elle ne mette fin à ses jours.

Il suit donc la jeune femme, jusqu'à ce qu'elle tente de mettre fin à ses jours en se jetant dans la baie de San Francisco. Difficile de résister au charme de Madeleine, il en tombe donc amoureux jusqu'à ce que celle-ci montant au sommet d'un clocher se jette dans le vide sans qu'il puisse la suivre, vertige oblige.

Un an plus tard, Scottie réapprend à vivre, par hasard il rencontre Judy dont la ressemblance aveces traits lui rappelle Madeleine est frappante, si ce n'est que cette dernière était blonde alors que la première est rousse. L'ayant séduite il la fait se teindre et s'habiller comme la disparue, jusqu'à ce qu'un soir elle porte un bijour dont il sait qu'il appartint à Madeleine. Dès lors il comprend avoir été manipulé, que la femme qu'il sauva et cru avoir laissé mourir était Judy et qu'il s'agit d'un meurtre perpétré par son ami qui avait parié qu'il ne pourrait pas accéder au clocher mais serait le parfait témoin de ce qui passerait pour un suicide.

Si vous n'avez jamais vu ce film je ne vais pas vous dévoiler la fin, ce serait dommage, encore que la connaître n'empêche pas de le revoir tant l'interprétation est parfaite, James Stewart bien sûr, et Kim Novak. Mieux qu'un film policier il s'agit d'une histoire d'amour étrange sur fond de fatalité. Bien qu'il ait reçu un accueil mitigé à l'époque, 1958) Vertigo est depuis classé parmi les meilleurs films de l'histoire du cinéma pour la maîtrise de sa mise en scène, les innovations apportés par Hitchcock pour faire partager au spectateur le vertige ressenti par Scottie, sa lenteur, relative, n'enlève rien au film, au contraire.

L'amusant est que Kim Novak fut lancée par Harry Cohn, si elle l'avait épousé, s'appeler Kim Cohn ne m'eut pas laissé de glace...

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 06:07

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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