Las de subir les attaques régulières de bandits qui les pillent des paysans décident pour se défendre d'engager des samouraïs, d'abord d'accord sur 4 ils finissent par décider que 7 seront nécessaires. La décision prise la mise en pratique est plus difficile.
Le premier samouraï abordé refuse catégoriquement, ce serait déchoir, finalement, après dix jours infructueux, les villageois missionnés rencontrent Kanbei qui entend leur requête mais l'estime périlleuse. C'est toute une aventure de trouver les samouraïs manquant mais finalement l'équipe sera constituée.
Pour leur arrivée tous les paysans se sont cachés mais devront admettre l'utilité des mercenaires ainsi recrutés.
Le lendemain Kanbei, Gorobei et Katsushiro inspectent les alentours pour établir la meilleure tactique. Le temps passe, les moissons se passent, dès lors tout s'organise, les champs sont inondés, un pont détruit et les maisons situées de l'autre côté détruites. Le village est fortifié et un fossé creusé, ne reste qu'à attendre l'attaque des brigands qui semble se faire attendre au point que certains doutent qu'il arrive jamais. La surveillance pourtant ne faiblit pas et quand trois éclaireurs viennent voir ce qui se passe les samouraïs les intercepte, en tuent deux et font parler le dernier avant que les paysans ne le lynche.
Partant du principe que l'attaque est la meilleure défense les samouraïs attaquent le camp des voleurs, l'incendiant et en tuent autant que possible non sans perdre un des leurs durant l'assaut.
Les bandits attaqueront le village à plusieurs reprises, les combats seront violents, au final tous seront tués et trois samouraïs survivront.
Tourné en 1954 le film ne sortira en France que fin 1955, il faudra pourtant attendre 2002 pour que la version intégrale sorte, la seule digne de l'immense travail, et talent, de Kurosawa, comme de son équipe, les coupes imposées par les distributeurs rendant difficile la compréhension du film et les relations entre les paysans et leurs protecteurs, les versions courtes faisant de ces derniers de vulgaires mercenaires.
Il y aurait beaucoup à dire sur ce film, sa composition alternant combats et scènes intimistes, le rapprochement entre des êtres semblant inconciliables, montrant la réalité du Japon du XVIème, époque troublée et instable, cruelle et implacable pour qui devait suivre les rails d'une condition sans échappatoire visible. J'ose à peine évoquer la maîtrise technique de Kurosawa tant elle est flagrante sans tomber dans le m'as-tu-vu spectaculaire à la mode de nos jours.
À voir, revoir, et rerevoir, que celui qui n'aime pas se fasse seppuku ! Le film ressortira le 10 juillet 2013.

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