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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 06:07

Las de subir les attaques régulières de bandits qui les pillent des paysans décident pour se défendre d'engager des samouraïs, d'abord d'accord sur 4 ils finissent par décider que 7 seront nécessaires. La décision prise la mise en pratique est plus difficile.

Le premier samouraï abordé refuse catégoriquement, ce serait déchoir, finalement, après dix jours infructueux, les villageois missionnés rencontrent Kanbei qui entend leur requête mais l'estime périlleuse. C'est toute une aventure de trouver les samouraïs manquant mais finalement l'équipe sera constituée.

Pour leur arrivée tous les paysans se sont cachés mais devront admettre l'utilité des mercenaires ainsi recrutés.

Le lendemain Kanbei, Gorobei et Katsushiro inspectent les alentours pour établir la meilleure tactique. Le temps passe, les moissons se passent, dès lors tout s'organise, les champs sont inondés, un pont détruit et les maisons situées de l'autre côté détruites. Le village est fortifié et un fossé creusé, ne reste qu'à attendre l'attaque des brigands qui semble se faire attendre au point que certains doutent qu'il arrive jamais. La surveillance pourtant ne faiblit pas et quand trois éclaireurs viennent voir ce qui se passe les samouraïs les intercepte, en tuent deux et font parler le dernier avant que les paysans ne le lynche.

Partant du principe que l'attaque est la meilleure défense les samouraïs attaquent le camp des voleurs, l'incendiant et en tuent autant que possible non sans perdre un des leurs durant l'assaut.

Les bandits attaqueront le village à plusieurs reprises, les combats seront violents, au final tous seront tués et trois samouraïs survivront.

Tourné en 1954 le film ne sortira en France que fin 1955, il faudra pourtant attendre 2002 pour que la version intégrale sorte, la seule digne de l'immense travail, et talent, de Kurosawa, comme de son équipe, les coupes imposées par les distributeurs rendant difficile la compréhension du film et les relations entre les paysans et leurs protecteurs, les versions courtes faisant de ces derniers de vulgaires mercenaires.

 

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce film, sa composition alternant combats et scènes intimistes, le rapprochement entre des êtres semblant inconciliables, montrant la réalité du Japon du XVIème, époque troublée et instable, cruelle et implacable pour qui devait suivre les rails d'une condition sans échappatoire visible. J'ose à peine évoquer la maîtrise technique de Kurosawa tant elle est flagrante sans tomber dans le m'as-tu-vu spectaculaire à la mode de nos jours.

À voir, revoir, et rerevoir, que celui qui n'aime pas se fasse seppuku ! Le film ressortira le 10 juillet 2013.

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 06:07

À la différence du pansori que nous avons vu, et écoutée, récemment, le gagok est chanté par plusieurs interprètes accompagnés d'un petit orchestre d'instruments traditionnels, cithare geomungo, flûte en bambou daegum, hautbois piri, vièle haegum et tambour janggu. Né au XVIIème siècle il était réservé à la haute société mais est devenu populaire au fil du temps. Il se subdivise en 26 namchang(chants pour hommes, et 15 yeochang(chants pour femmes). Les premiers caractérisés par des voix profondes et sonores, les secondes se distingant par des voix aiguës et fragiles.

Solenels ou nostalgiques les chants du gagok associent lyrisme et harmoniques de façons si complexes que les maîtriser est difficile et demande à ses interprètes un grand investissement sur de nombreuses années.

Il est aujourd'hui enseigné dans des écoles spécialisés qui veillent à ce qu'il reste inchangé tant il est important dans l'identité coréenne.

PrintempsCoree2.jpg

Kim Young-gi sera en concert à la 

 Maison des Cultures du Monde, PARIS (75006)

Le jeudi 30 mai et le samedi 01 juin 2013 dans le cadre du 17e Festival de l'Imaginaire.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:07

Cela faisait quelques temps que j'avais été nominé par Coccinelle, il m'a fallu un peu de temps pour trouver 11 choses à dire sur moi, ce fut le plus difficile.

01. Cette année je veux aller au moins 100 fois au cinéma.

02. Je ne suis allé que dans cinq pays étrangers.

03. Enfant je suis tombé sur la tête, la marque physique est à peine visible.

04. Je n'ai eu la télévision qu'à 13 ans, et je ne la regarde plus depuis 2 ans.

05. J'ai écrit mon premier texte assis au bord de mon lit, une machine à écrire sur les genoux.

06. Rien ne m'apaise plus que de regarder dormir mon chien.

07. Je déteste les champignons alors que le chocolat ne m'aime pas.

08. J'aimerai rentrer dans la cage d'un tigre.

09. Impossible de bien commencer une journée sans café.

10. Pourquoi ai-je depuis toujours une préférence pour l'Asie ? Mystère !

11. Je serais volontaire pour expérimenter l'intégration d'un cerveau dans une machine.

 

Trois questions sur le blog :

  1. Ton blog, quand et pourquoi t'es-tu lancée ?

Le 22 juin 2008, sur le conseil, et avec l'aide², d'une amie pour sortir du cadre trop étroit du site abritant une (petite) partie de mes œuvres.

  1. As-tu changé de plate-forme en cours de route ou prévois-tu de le faire et pourquoi ?

Pas pour l'instant, non que overblog soit parfait, mais ça fonctionne, c'est pratique et j'aurais trop la flemme de le faire. À moins d'avoir le même sur plusieurs plate-formes.

  1. Penses-tu que ton blog existera encore dans quelques années ?

Probablement, le Net conserve tout d'une façon ou d'une autre, même s'il advenait que je cesse de l'alimenter ou même que je souhaite effacer mes traces.

 

Trois questions sur les goûts du moment :

  1. Ton livre préféré en ce moment ?

Le Gène égoïste de Richard Dawkins.

  1. Ton film préféré ou ta série préférée en ce moment ?

Game of throne aura mes faveurs, et Hannibal, série mettant en scène notre ami Lecter avant qu'il ne soit arrêté.

  1. Ton artiste préféré ou ta chanson préférée en ce moment ?

Je passe toujours Elvis Presley et Beethoven. Les vedettes ''du moment'' me passionnent peu.

 

Trois questions sur la vie :

  1. Quel serait le menu du repas si tu m'invitais ?

Une combinaison de plats japonais et de vins français, Bordeaux principalement.

  1. Préfères-tu la vie rurale ou la vie citadine et pourquoi ?

Je n'imagine pas vivre à la campagne plus d'un weekend, je dépérirai !

  1. Où passeras-tu tes prochaines vacances ?

Faute de pouvoir aller aussi loin que je voudrais j'ai mis sur ma liste Copenhague et Saint-Pétersbourg.

 

Et deux questions plus persos :

10. Si tu étais une couleur ? Rouge sang.

11. Si tu étais un animal ? Le poisson-pierre...

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:07

Le pansori est un récit chanté, accompagné au tambour, demandant une grande maitrise de la technique vocale. Ce mot signifie ''chant du marché(du lieu public), soriqualifiant péjorativement la parole d'une personne d'une classe inférieure de l'échelle sociale.

Deux styles existent, un masculin, dongpyeonje, énergique et rapide, l'autre, féminin, seopyeonje, lent et nostalgique.

Né au 18ème siècle le pansori accompagnait les chamans avant que ses interprètes, s'émancipant, partent sur les routes et jouent au gré de leurs pérégrinations. D'abord apprécié des paysans et campagnards le pansori gagna ses lettres de noblesse pour être joué devant les fonctionnaires et lettrés avant de connaître une période de déclin pendant l'occupation japonaise pour manquer de disparaître après la libération en 1945, la plupart de ses grands interprètes quittant le Sud pour gagner le Nord comme Park Tong-sil qui adapta les thèmes révolutionnaires au pansori. Il faudra attendre 1993 et la sortie du film Le Chant de la fidèle Chunhyang de Im Kwon-taek pour que ce genre retrouve son audience auprès de la nouvelle génération.

 

Transmisent oralement la paternité des œuvres pansori est inconnu, des plus anciennes n'en subsistent que 5, inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Elles illustrent les cinq relations : père-fils ; mari-femmes ; frère-sœur ; amis ; maître-sujet.

Le pansori illustre le quotidien, les paysages, les vies de personnages célèbres. Un seul interprète (myeongchang), homme ou femme, incarne tous les personnages, utilisant parfois le mime ou la parole.

 


De son compagnonnage avec les chamans le pansori garde une tendance au mystère, au surnaturel, le rythme saccadé du tambour et la voix attirant l'auditeur hors du réel pour lui faire traverser le temps. La durée d'un spectacle, de 4 à 6 heures, n'étant pas pour rien dans cet effet.

Aujourd'hui la plupart des spectacles ne montrent que les meilleurs moments des airs classiques. L'interprète gardant une grande lattitude d'improvisation il a une part prépondérante dans le succès de la représentation et le renouveau de son art.

PrintempsCoree2.jpg


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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:07

C'est dans un terrain mort que j'ai jeté les graines

D'une vie dont au final je n'espérais rien.

En sont sortis des fleurs, des plantes et des fontaines

Dont se mirent à couler des souvenirs anciens.

 

J'ai fait ce que j'ai pu, les arrosant d'espoir

Pour un jour récolter des instants de bonheur,

En retour je n'ai eu qu'un effet en miroir,

Gorgé jusqu'au trop plein d'insidieuses senteurs.

 

Le sol reste boueux malgré le froid intense,

S'y abritent partout des bestioles bizarres,

À la gueule habitée par mille crocs immenses,

Secrétant dans l'esprit les pires cauchemars.  

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 06:07

Ça me laisse froid quand on crie au génie.

La beauté est toxique.

Au contraire de l'argent l'intelligence n'attire pas ceux qui en manquent.

La solitude est l'animal le moins facile à domestiquer.

Tout business or tout business, là est la question ! Je crains de connaître la réponse.

Les films, ou livres, mettant en scène un fou ou un génie sont écrits par des gens qui ne sont ni l'un ni l'autre.

Méfiez-vous des piqures de mystiques, elles transmettent les pires maladies.

La presse est là pour écraser !

Ne dites pas au croyant que personne ne tient sa laisse, ça lui ferait peur.

J'ai du censure les mains.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 06:07

Hae anseon - 2002

Traverser les barrières sur les plages de Corée du Sud est considéré comme une intrusion et passible du peloton d'exécution. Kang est un jeune sous officier qui a un peu trop entendu que le fait d'abattre un espion lui vaudrait la reconnaissance éternelle du pays, il a fini par y croire et n'a de cesse d'attendre que l'opportunité se présente.

Un soir il aperçoit la silhouette d'un homme, il vise, tire, tue.

Mais d'espion il n'y avait pas, seulement un couple venu s'envoyer en l'air dans un environnement plus excitant qu'à l'ordinaire.

Kim a servit trois ans sous les drapeaux et l'expérience ne semble pas lui avoir plu, dans un pays où la sépération est un fantôme omniprésent, où l'autre, si semblable, peut être un ennemi. Kang a fait son devoir, rien de plus, et si son obsession était le signe de ce qui l'attendait cela ne l'empêche pas d'obtenir en récompense une semaine de permission. De son côté la jeune compagne de la victime a survécu, non sans séquelles psychologiques l'amenant à chercher dans chaque militaire rencontré le compagnon qu'elle a perdu dans de si violentes circonstances.

 

Lentement mais sûrement tous les deux vont sombrer dans la folie engendrée par une quête impossible, couple d'opposés complémentaires cherchant une issue inacessible, à l'image pourrait-on dire, des Corée, si proches mais ne parvenant pas à se retrouver. Comme le match de football joué sur un terrain dessiné à la craie représentant le Nord et le Sud, chacune des équipes cherchant à dominer l'autre sans pouvoir comprendre que réunies elles seraient bien meilleures. Difficile de quitter les rails de l'Histoire même s'il est évident que la destination ne sera heureuse pour personne, une fois prise les habitudes, en changer génère une angoisse pire qu'une situation tendue mais devenues sans surprise.

Mais l'avenir si nous écartons le rideau des menaces pourrait montrer un spectacle différent, quand à savoir si je serais encore là pour le voir, ça... 

Comme toujours chez Kim Ki-duk l'interprétation est impeccable et les images, décors naturels aidant, superbes ; et pourtant le DVD terminé il semble manquer un ingrédient pour faire de cette réalisation un grand film.

Encore un petit effort et j'aurais vu l'intégrale Kim Ki-duk.

PrintempsCoree2.jpg

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 06:07

Si pour beaucoup Erich von Stroheim est l'acteur de La Grande Illusion ou encore de Boulevard du crépuscule, il fut avant tout metteur en scène

à Hollywood au temps du muet réalisant des œuvres brillantes, acides et osées (pour l'époque) qui lui vaudront de multiples démêles avec la censure et le coproducteur de certains de ses films : Joseph Kennedy, père de JFK et par ailleurs fort mal placé pour critiquer Von Stroheim, mais la question n'est pas là aujourd'hui.

En 1924 il tourne donc Les Rapaces, drame adapté d'un roman de Frank Norris (disponible aux éditions Agone).

Mc Teague travaille dans une mine d'or de Californie, et malgré ça il ne roule pas sur l'or, loin de là, fortement irascible il quitte ce métier de peu d'avenir pour devenir assistant d'un dentiste itinérant. Peu après il ouvrira son cabinet à San Francisco où il fera la connaissance de Marcus et de la fiancée de celui-ci Trina. Mais Marcus est lui aussi colérique et lors d'une partie de campagne il brisera une dent de sa petite amie. Normal dans ces circonstances qu'elle aille voir Mc Teague, logique aussi que celui-ci ne puisse résister au charme de sa patiente et tombe amoureux d'elle, l'embrassant alors qu'elle est sous anesthésie.

Honnête malgré tout le récent dentiste avouera ce qui s'est passé à Marcus qui acceptera de se retirer, ignorant alors que la jeune femme vient de gagner 5 000 $ à la loterie.

 

Les tourtereaux se marient mais le couple n'est pas bien assorti, lui est brutal, voire primaire, elle, est de plus en plus attirée par l'argent. Les choses ne vont pas s'arranger quand le dentiste se verra retirer son droit d'exercer sous prétexte qu'il n'est pas diplômé. C'est le début de la fin, il va chercher du travail, mais dans les bars il est difficile d'en trouver, puis quitter trina.

Avant de revenir lui réclamer de l'argent. Devant son refus et dans un accès de rage il va tuer la jeune femme et voler son magot. Pour se cacher il veut retourner dans les mines mais Marcus qui a vu un avis de recherche le concernant va se lancer à ses trousses. Chasse à l'homme qui se terminera dans la Vallée de la Mort ou le fuyard tuera le néo chasseur de primes non sans que celui-ci se soit attaché à son meurtrier avec des menottes le condamnant à mourir de soif entre son butin et le cadavre de sa deuxième victime.

La première version de ce film durait 9 heures, pour répondre à l'exigence de la MGM EvM la réduisit à 4, ce qui fut insuffisant. La production fit intervenir le scénariste pour en tirer un résumé de 2 heures que le réalisateur renia. Il faudra attendre 1999 pour voir une édition de 4 heures qui utilisa des photos de tournage, les séquences originales ayant été perdues sans doute définitivement.

L'argent fait des dégats, l'or encore plus ! Aucune drogue ne semble plus toxique que celles-ci. Pour illustrer son propos von Stroheim fit rouvir la mine évoquée dans le roman, il tourna en décors naturels jusque dans le désert, toile de fond du destin qui attend les âmes affamées de richesses et de réussites. Mettre en cause ces ambitions ne pouvait que déplaire au public américains, et ses pourvoyeurs de plaisirs divers et (a)variés.

 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 06:07

18052013-thevice-thewc.jpg

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:07

Je me disais, jadis, que face au temps qui passe,

À la vieillesse qui s'approchait, impudente,

Prête à marquer mon corps avant que je trépasse,

L'action appropriée semblerait évidente.

 

Ma détermination fut rongée par les ans,

Ce qui me faisait peur est devenu un jeu.

Un ennemi qui est un peu comme un enfant

Qui rongerait ma vie comme ferait un feu.

 

Dormir est un chemin qui pourrait aboutir

En cet ailleurs obscur auquel tant sont promis.

L'effroi ne sert à rien, redouter de mourir,

Est peine superflue dont trop haut est le prix.

 

Oserai-je avouer que je suis impatient,

De l'ultime moment, de mon souffle dernier ;

Je fermerai les yeux sur le monde d'avant,

Pour après les rouvrir...

Mais, chut ! Je reviendrai !

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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