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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:10

Le président Park Chung-hee est assassiné le 26 octobre 1979 après 18 ans au pouvoir, un nouveau président, Choi Kyu-hah, accéda au pouvoir il y resta jusqu'au coup d'état du général Chun Doo-hwan le 12 décembre 1979.

Au long du premier semestre 1980 des évolutions démocratiques furent permises et les universités virent se multiplier les associations d'étudiants et les syndicats. Ceux-ci commencèrent à demander la fin de la loi martiale établie après la mort du président Park, des augmentations de salaire et la liberté pour la presse.

Rien que ça !

Le 15 mai 1980 une grande manifestation eut lieu à Séoul. Pour contrer ce mouvement la loi martiale fut étendue à tout le pays avec pour conséquences la dissolution de l'assemblée, la fermeture d'universités, l'interdiction des activités politiques et une encore plus grande surveillance de la presse.

Le 18 mai des étudiants se réunissent devant les portes de l'université jônnam, 200 étudiants firent face à 30 parachutistes qui les chargèrent, le mouvement se déplaça donc en direction du centre ville.

Le 20 mai l'hôtel de ville est envahie par les manifestants, le lendemain la ville est isolée, le 22 des armes se mettent à circuler. Le jour suivant 150 000 manifestants se réunissent.

Le 23, une déclaration de Jimmy Carter encouragera le gouvernement à rétablir l'ordre, elle passera pour un feu vert

Le 27, à 4h du matin, cinq divisions parachutistes envahissent Gwangju et réprime violemment les manifestants faisant, officiellement, 144 victimes ciiles, 22 militaires et 4 policiers. Il semble que le nombre réel de morts soit plus proche de 500, beaucoup de victimes ayant été enterrées dans des fosses communes aux environs de la ville.

Présenté comme une révolte organisée par des sympathisants communistes, la dictature militaire terminée il fut démontré qu'il s'agissait d'un mouvement démocratique souhaitant la fin du régime.

En 1988 le gouvernement reconnaitra ce massacre mais c'est en 1997 que des poursuites seront engagées. Les anciens présidents Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo, ainsi que trois généraux et le ministre de la défense seront condamnés. Le président en place les graciera.

 

 

En 2002 le cimetière réunissant les victimes fut nommé cimetière national et le 18 mai institué comme journée commémorative. 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:07

Être au sommet aide à observer alentour,

Les ambitions d'untel, le désir de beaucoup,

Aucun n'a la patience d'attendre son tour,

Je suis bien obligé de leur trancher le cou.

 

Le temps s'est écoulé sans que j'y prenne garde,

Il fut dur de gagner, rester, bien davantage.

Reste un coup à jouer avant que la camarde

M'emmène loin d'ici au-delà du rivage.

 

Mourir empoisonné par un envieux pressé

Produirait un effet des plus dévastateur,

Alors se combattraient les factions opposées,

Qui sait si à la fin survivrait un seul cœur...

 

Plutôt qu'un héritier, j'opte pour le chaos,

Ma mort je la choisis, souriant dans mon cercueil

Je penserai à ceux dont pourriront les os,

Du temple de l'Histoire, à jamais sur le seuil.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:07

Prisonnier d'une dimension étrange dont je ne peux parler ici j'ai laissé passé le rendez-vous philo de Heide du mois de mai, pour me (et vous) punir, en voici deux :

Lundi philo – 7 : La littérature (06 05 2013)

Si tout est littérature alors elle intègre la philosophie, mais quand la première dit ce qu'elle veut, ce qu'elle croit ou imagine, la seconde se veut porteuse de sens, expliquer l'être et la pensée plutôt que les comportements de l'un et les erreurs de l'autre. L'imaginaire et le Vrai, pour autant que ce mot ait un sens, sont-ils inconciliables ou le second peut-il user de la première pour chercher, explorer, jusqu'à ce que l'illusion tombe et le réel seul subsiste ?

La question pourrait être que la littérature comme œuvre de l'esprit ne s'oppose pas à la philosophie mais en est une parente, parfois grotesque, souvent débile, mais, quelquefois, porteuse d'un sens que l'esprit découvre parce qu'il avançait masqué quand la réflexion se heurte au mur de l'objectivité. Avancer dans l'inconnu permet des découvertes que la conscience ne verrait pas, éblouie qu'elle est par la lumière, parfois faiblarde, de la réflexion.

Ainsi que le dit Descartes : ''Il y a en nous des semences se science, les philosophes les extraient par raison, les poètes les arrachent par imagination''. Apprécier une idée sous divers angles n'est-ce pas le meilleur moyen de la mieux comprendre, encore qu'à mon sens il manque la dimension de la réalité, physique, chimique, biologique, mais c'est là une question au-dessus de mes moyens et compétences.

Au commencement était le Verbe, paraît-il, ensuite vint le verbiage et sous couvert de philosophie ou de littérature nombreux s'en firent sujets, et, avec assiduité, produisent

Le beau, l'apparence, le style, trop souvent retiennent l'attention et le fond alors se noie dans l'illusion, le masque est plus important que ce qu'il dissimule alors que l'essence même de la philosophie est de révéler.

Socrate, il y a longtemps, fut le promoteur de cette séparation de la pensée et de la poésie didactique telle qu'elle existait. La poésie ''poétique'' vint plus tard. Il prit le dialogue, instrument d'échange et de liberté dans l'expression, et en fit le mode d'expression, sinon de La vérité, du moins de l'envie de s'en approcher.

Pour beaucoup, qui la connaissent mal, la philo est rebutante, barbante, ses textes sont des volumes épais, écrits petit, d'autant plus aujourd'hui où la vitesse et le besoin de stimulations rend étrange le geste de se pencher sur un gros bouquin dans lequel le lecteur part en quête de lui-même.

L'écriture est une mère qui a plusieurs enfants, ce rôle lui interdit d'en privilégier un, nous avons la chance de pouvoir tous les fréquenter, ne nous en privons pas. Nous lirons mieux les yeux ouverts !

Impossible, pour moi, de ne pas citer Nietzsche ''La philosophie est une forme de la poésie. Le philosophe connait en inventant, invente en connaissant''.

Il me l'a enlevé de la plume !


Lundi philo – 8 : Au bout du monde (03 06 2013)

      Le thème de ce jour m'a titillé l'esprit, que savais-je en fait des philosophies, quel que soit le sens donné à ce mot, existant ailleurs qu'en Europe ou en Asie ?

Pas grand chose dus-je me répondre, aussi suis-je parti en exploration loin de ces rivages connus. Par analogie je ne pouvais que me tourner vers l'Amérique du Sud et m'embarquer sur la Caravelle de la curiosité pour aborder sur ces terres inconnues, pour moi.

Le Popol Vuh s'est imposé de lui-même, expression d'une culture disparue et qui failli être effacée pour ne laisser, comme d'autres, que des squelettes de pierre gorgés de mystères.

Les mêmes causes donnent les mêmes effets semble-t-il, dans ce livre nous trouvons une genèse proche de celle que nous connaissons, dans sa forme, si ce n'est que plusieurs dieux s'unirent pour le façonner à partir de la glaise et le peupler de créatures dont ils souhaitaient être adorés. Ce ne fut pas une réussite aussi durent-ils recommencer, usant cette fois du bois comme matière première. Nouvel échec, ces êtres étant incapables de penser.

Qui sait si le diction : Jamais 2 sans 3 ! ne vient pas d'eux. En effet la tentative suivante fut la bonne, cette fois à partir du maïs. L'homo sapiens existait enfin.

Si je peux donner mon avis un essai supplémentaire n'aurait pas été de trop...

Bien sûr il ne vous a pas échappé que cela ressemble au passage du minéral au végétal, sans se poursuivre pourtant avec l'animal.

Nous suivons ensuite des aventures extraordinaires et quasi mythologiques avant de retrouver nos humains. Les dieux, jaloux de la qualité de leur œuvre la modifièrent en en limitant les sens, ils étaient capables de voir à distance et de tout connaître de l'univers, et l'intelligence (on s'en rend compte tous les jours), et les contraignant à procréer, ce qui eut pour conséquence que quatre femmes furent crées. De ces huit individus vint la globalité de l'espèce humaine.

Finalement pour se rapprocher du présent nous pouvons voir dans le Net l'envie de retrouver cette omniscience.

Vous me direz que cela ne fait pas une philosophie au sens ou nous l'entendons, pas plus qu'il n'est convainquant de comparer Socrate à Confucius. Pour les Mayas l'important est leur place dans l'univers et leur capacité à comprendre le temps, à vouloir le maîtriser, peut-être à l'excès puisqu'ils quittèrent un jour leurs cités pour se perdre, qui sait s'ils n'avaient pas deviné l'inanité de leur ambition, à moins qu'ils n'aient atteint leur but et laissé le relais dans l'attente que d'autres le prennent.

Leur cyclique était achevé sans que cela n'eut rien à voir avec la fin du monde !

Le Popol Vuh éduque aussi les hommes, leur dit qu'ils doivent se soumettre à un destin décidé depuis longtemps et contre lequel ils ne peuvent rien. De simples conseils de vie : Prenez soin de votre foyer, de votre contrée, prenez garde à vous.

Une fois encore l'arrivé du monothéisme fut digne d'Attila, derrière lui le savoir ne repousse plus et il faut creuser pour trouver quelques racines, quelques traces, quelques souvenirs flous laissant place à trop d'exégètes autoproclamés.

À l'image des cités retrouvées qui sait si, quelque part, leur savoir ne nous attend pas. J'espère qu'il est assez bien caché pour n'être pas accessible par n'importe qui. 

 

      Ne manquez pas les articles de Heide, Coccinelle, Anis, Denis.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 06:07

Le calme, dit-on, précède la tempête, comme le sourire annonce la morsure... Calme et sérénité semble dominer ce groupe d'îlots artificiels dédiés à la pêche. En Corée il ne s'agit pas que d'une activité ludique ou professionnelle, elle est régit par des rites, des habitudes, le poids d'une histoire et de nombreux symboles. Toutes choses que Kim Ki-duk exploite, ce que l'on fait sans y penser, sans y croire, juste parce que c'est ce que nous avons appris et répétons parce que nous sommes des animaux ritualisés.

La vie n'est-elle pas partagée entre proies et prédateurs ?

Hee-jin est belle, étrange et silencieuse, une attente et un piège, l'appât et la ligne, elle possède ces îlots, un hôtel dans lequel elle fait tout, du service d'étage à la prostitution. Muette elle fait parfois preuve d'agressivité si quelqu'un l'ennuie. Elle s'est construit un nid, une toile, une cage, où elle règne suivant son bon vouloir.

 

 

Rien là qui suffise pour faire un bon film, manque la mèche permettant d'incendier ce petit monde où chacun joue son rôle aussi bien qu'il peut.

Hyun-shik est en fuite après avoir assassiné sa petite amant et l'amant de cette dernière, quel meilleur endroit pour se suicider qu'une de ces maisonnettes où le temps semble ne pas voir. Sur cette scène d'une beauté étouffante le drame peut se jouer entre deux personnages qui ne savent pas parler, faute d'avoir jamais appris probablement, mais savent comment se (re)trouver, sexuellement, violemment, passionnément.

KKD sait tirer, sinon arracher, le meilleur de ses comédiens, et cela tranche d'autant plus dans un décor incitant au calme et à l'ennui. Un homme et une femme semblables et opposés, elle qui cherche sans savoir quoi, lui qui fuit en sachant qui. Chacun jette une ligne dans une eau trop claire pour ne pas être inquiétante mais n'en remonte que violence et insatisfaction obsessionnelle. Les corps sont dénudés comme les poissons sont écorchés, après tout il n'y a pas loin du pêcheur au pécheur

Si Seo Jung voulant bien lancer sa ligne par ici je me laisserais volontiers prendre...

Et un Kim de plus, un !

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 06:07

J'ai trahi mes amis pour en arriver là,

Laissant dans un recoin mes ultimes scrupules.

Maintenant que je vois s'approcher l'au-delà

Je vais pouvoir plonger au cœur du crépuscule.

 

C'est le plus grand plaisir, conquérir le pouvoir,

Fréquenter les puissants, se rendre indispensable,

Jusqu'à ce qu'ils soient près d'atteindre la victoire,

Les planter dans le dos, les jeter sur le sable.

 

Il faut être doué, mentir sincèrement,

Jusqu'à n'être point cru disant la vérité,

Subtil jeu, être autant coupable qu'innocent,

Flatter à bon escient, ne jamais hésiter.

 

Le chemin semble long pour qui est obséquieux,

Rester pencher fait mal, les genoux souffrent aussi

Garder ouverts autant les oreilles et les yeux,

Afin de rapporter des propos bien choisis.

 

Un à un éloigner chacun des concurrents,

Pouvoir se relever au moment du final,

Sur le trône s'asseoir sans se soucier du sang,

Le pouvoir a sur moi un attrait infernal.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:07

Qui est ''L'ombre qui marche'', ''Celui qui ne peut pas mourir'' ? Par quelle magie peut-il être là depuis des siècles, habillé de mauve et portant un masque noir dissimulant ses yeux ?

Christopher est heureux d'être marin sur le bateau de son père, surtout en cette année 1536, ce fut le dernier voyage paternel.

D'autant plus que le navire est attaqué par des pirates Singh et que le jeune homme de vingt ans voit mourir son père des mains du chef des assaillants. Suite à l'explosion des deux navires, attaquant et attaqué, il sera le seul survivant et s'échouera sur une plage du golfe du Bengale où il fut retrouvé et sauvé par la tribu pygmée des Bandar.

Il a recouvré ses forces quand il revient sur la plage, juste à temps pour retrouver le corps du chef pirate, les vautours ayant fait leur travail il récupère son crâne et sur cet objet macabre '' jure de vouer sa vie à la destruction de la piraterie, de l'avidité, de la cruauté et de l'injustice sous toutes ses formes. Mes fils et leurs fils devront en faire de même.''

Il se fait que les Bandar vivent sous la coupe des Wasaka, à l'exception du petit groupe qui lui porta secours, or une antique prédiction affirme qu'un homme viendra de la mer et les sauvera. Christopher semble cet homme, il va les guider dans leur révolte et leur donner la victoire, impressionnant les Wasaka en portant un costume ressemblant à celui de leur dieu. Il est adopté définitivement et en guise d'habitation va s'installer dans une grotte dont l'ouverture ressemble à un crâne.

Ainsi naquit le Fantôme et sa légende !

Pas de super-pouvoirs mais une grande force et une paire de colts 45 dont il se sait se servir. Autre signes distinctifs, une bague à chaque main, à gauche elle représente un motif qu'elle imprime dans la paume de qui le mérite, quiconque la voit sait que son récipiendaire est sous la protection du Fantôme, à droite elle pose sur le receveur une marque en forme de tête de mort, infamante, comme chacun sait !

La légende veut qu'il soit immortel, en fait le flambeau se transmet de père en fils et le Fantôme d'aujourd'hui est celui de la vingt-et-unième génération. Il n'est pas pour autant confiné dans sa jungle et parcourt le monde aussi souvent que possible, habillé d'un trench-coat et portant un chapeau de feutre il répond au nom de Mr Walker. Outre ses amis il a pour compagnons un long des montanges appelé ''Diable'' ou ''Satan'', un cheval nommé ''Héros'' et ''Fraka'', un faucon dressé.

 

Il n'apparaît jamais démasqué et nous ne savons rien de sa vie privée ni de sa famille. S'il œuvre encore c'est en toute discrétion et nous n'en savons plus rien depuis de longues années. Merci au journal de Tintin qui me le fit connaître il y a ''quelques'' années et à Lee Falk qui outre Mandrake donna vie à ce personnage.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 06:07

S'il fallait recenser les 4 piliers sur lesquels repose la littérature contemporaine coréenne il faudrait parler de Park Wan-seo (박완서), les trois autres étant Ko Un, Hwang Sok-yong et Kim Ji-ha.

Née le 20 octobre 1931 à Gaepung-gun dans la province du Gyeonggi-do dans l'actuelle République Populaire Démocratique de Corée. Elle étudiait à la Séoul National University quand éclata la guerre de Corée dans laquelle son frère cadet trouva la mort. Elle fut séparée de sa famille par l'armée du Nord et s'installa à Achui, près de Séoul, jusqu'à sa disparition le 22 janvier 2011.

 

sa première œuvre publiée fut L'Arbre nu, en 1970, après quoi elle ne cessa plus de l'être, prenant une place de plus en plus importante dans les Lettres de son pays. Sa dernière œuvre fut une paire de livres d'histoires pour enfant édités en 2009.

Inutile de faire un copier/coller malhonnête, le plus simple pour en savoir davantage est d'aller , excellent site sur la littérature coréenne, ou ici, blog tenu par des étudiants en français que je félicite pour leur travail qui m'en apprend beaucoup sur leur pays.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:07

Depuis bien trop longtemps je fais face à ma tombe,

Attendant le moment où elle m'accueillera,

Qu'alors mon cœur s'arrête et qu'enfin je succombe,

las d'un chemin si long sans plus de joie qu'un rat.

 

Tas d'instincts me guidant sans me dire vers quoi,

Avançant lentement telle une marionnette,

Obéissant aux fils qui régissent son choix,

Ni pensée, ni vouloir ; pas plus qu'un corps sans tête.

 

La poussière en linceul un jour recouvre tout,

Dormir, enfin calmé, accéder à mes rêves.

Le temps est-il cruel d'être là jusqu'au bout ?

 

Ce prix peut sembler haut mais qui gagne une trêve

Sans devoir jouer jusqu'à son ultime atout ?

Tant pis si de la vie je fus un piètre élève.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 06:07

S'il est un livre qui permet de faire connaissance avec Shin Kyong-suk c'est bien La Chambre solitaire (외딴방Œttanbang). ce roman, paru en 1995, décrit la vie d'une jeune fille qui à 16 ans quitte son île de Jeju pour travailler en usine à Séoul. Son univers se limite à une chambre qu'elle partage avec sa cousine qui travaille au même endroit et son frère. À force de travail elle est choisi par son entreprise pour suivre des cours du soir puis accéder à l'université. Malgré sa pauvreté mais à force de volonté et avec le soutien de sa famille elle réalisera son rêve : devenir écrivain.

Shin nous propose de l'accompagner alors qu'elle progresse, lentement mais sûrement, vers la réalisation de son ambition au long des années 80, une période difficile pour la Corée. L'année précédente le président Park Chung-hee (père de l'actuelle présidente) a été assassiné après avoir fait entrer son pays dans le monde moderne non sans imposer quelques limitations aux libertés individuelles ou publiques. Parallélement à l'évolution de l'héroïne voyant dans les études l'unique moyen de réussir nous suivons les changements intervenant le pays. La compétition existe tôt dans le système scolaire coréen et ne fait que s'amplifier. Le diplôme est indispensable et les familles s'unissent pour que le, ou la, meilleur(e) puisse aller aussi loin que possible.

Shin Kyung-sook est née le 12 janvier 1963 dans la province de jeolla, quatrième d'une fraterie de dix enfants. Fermiers, ses parents firent le maximum pour que leurs enfants puissent faire des études mais à 16 ans elle partit pour Séoul où vivait son frère le plus âgé, travailla dans une usine d'électronique pour pouvoir aller au lycée puis accéder à l'université et au Seoul Institut of Arts. Elle fit ses débuts littéraires en 1985, publiant romans, essais et recueils de nouvelles.

Aujourd'hui elle est un des auteurs les plus importants de Corée.

 

 

Elle obtint en France pour La Chambre solitaire qui met en lumière des œuvres peu mises en lumière. Ce fut son premier livre traduit en français par Jin Jeong-eun et Jacques Battiliot.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 06:07

Je n'ai rien pu choisir, ni de l'un, ni des autres ;

Le premier m'est légué par une hérédité

Dont je sais seulement qu'elle est vide d'apôtre,

Que beaucoup de démons semblent s'y insérer.

 

Les secondes, de vie, n'en auront pas eu plus,

Je crains que dans mon sang coule un violent poison ;

Mon destin est une tunique de Nessus,

Impossible à quitter sous peine de Passion.

 

Nulle moisson à venir que des épis stériles,

Des fleurs ne promettant que des fruits incertains

Aux saveurs étrangères et senteurs infantiles

D'un passé prisonnier dans un miroir sans tain.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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