Fettes, élève du Dr MacFarlane, désire soigner une fillette paralysée mais nous sommes en 1831, impossible de modéliser l'intervention, pour la préparer il faut ''répéter'' sur un cadavre. Dans ce but ils font appel à John Gray dont la profession, non reconnue comme telle cependant, est de trouver des corps dont les médecins disposeront pour s'entraîner et reconnaître le terrain d'opérations à venir.
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Ainsi est la médecine de l'époque, une science en pleine évolution qui ne veut pas s'arrêter de repousser les limites du savoir et celles du pouvoir.
Le problème est que tous les défunts ne sont pas utilisables. Quand le modèle demandé est manquant il n'est pas question de renoncer...
Le scénario de Val Lewton est basé sur une nouvelle de Robert Louis Stevenson elle-même inspirée d'un fait divers survenu à Edinbourg en 1827 où deux irlandais, Burke et Hare tuèrent 17 personnes pour en revendre les dépouilles au Collège de Médecine.
Question toujours posée de la nécessité d’évoluer, d'apprendre, et des moyens nécessaires pour cela. Aujourd’hui encore des années sont nécessaires avant qu'un médicament soit mis sur le marché, quand bien même cette attente laisserait-elle mourir des dizaines de malades.
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Robert Wise est alors au début de sa carrière, son style s'inspire encore, un peu, de l'expressionnisme allemand et sa maîtrise du montage, son premier métier, est perceptible dans le rythme qu'il donne à sa réalisation.
Le récupérateur de cadavres vaut aussi pour son interprétation dominé par Boris Karloff qui conserve à son personnage, malgré ses exactions, un aspect humain loin du monstre que l'on s'attend à trouver dans ce rôle d'un serial-killer, comme on ne disait pas encore. Il retrouve ici, dans leur dernier tête à tête, Bela Lugosi, malheureusement, celui-ci étant malade son rôle sera réduit au minimum. J'aurais l'occasion de parler de leurs autres confrontations sur pellicules.
Un classique du fantastique, un peu bavard peut-être, mais dont le charme inquiétant a traversé le temps malgré un budget limité. Idéal pour une soirée hivernale, surtout si la neige vous retient chez vous.
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