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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 08:27
Tchin !

Tchin !

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:23

Avocacteur : Pouvoir faire croire à d'autres que l'on croit à ce que l'on dit.

Déchettri : Autrefois appelé élection !

Déprimates : Autres anthropoïdes constatant le comportement du (pseudo) sapiens.

Gamméeléon : Feint de ne pas être ce qu'il hait.

Génhéros : Soldat ayant gagné ses étoiles sur le courage des autres.

Gourou : Arrive à plumer des moutons.

Gouvernemental : Mode de pensée unique valable pour tous, sauf ceux qui le professent.

Hadèsespérance : Préférer l'enfer pour éviter ceux qui veulent aller au paradis.

Humourtrier : C'est drôle, c'est cruel, c'est fait pour !

Infectivore : Goût médiatique pour des productions frelatées.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:18

En 1976 Richard Dawkins publie ''Le Gène égoïste'' dans lequel il postule que nos gènes ont pour but de favoriser leur capacité à se répliquer pour survivre. Il exprime, d'une autre manière, la théorie de Darwin sur l'évolution du vivant transformant l'idée de ''survie du plus fort'' en ''survie du plus stable'' celui-là pouvant se répliquer. Ils ont façonnés des robots organiques, nous, pour s'assurer un environnement leur permettant de se reproduire. Les plantes et animaux étant des convoyeurs temporaires assurant leur survie millénaire.

Ce n'est plus l'espèce qui importe, ce n'est plus l'individu, l'un et l'autre sont au service d'un deus ex machina qui organise le vivant autour de lui afin de favoriser sa survivance.

''Nous sommes des machines à survie, des robots programmés à l'eveugle pour préserver les molécules égoïstes appelées gènes.''

Ainsi s'explique(raient) les comportements des êtres vivants, du chant du rossignol à la couleur des poissons tropicaux. Il n'y a pas de volonté conscience, de morale, de notions de bien ou de mal, ce sont là des créations de l'homo sapiens confronté à une réalité qu'il perçoit sans pouvoir l'expliquer, et encore moins la comprendre. Ce livre étant une tentative pour éclairer un mécanisme consubstantiel à la vie sans qu'il soit besoin d'une motivation extérieure.

Dawkins ne s’arrête pas là, il invente également le ''mème'' (oui, avec un è), équivalent du gène mais dans le monde culturel plutôt qu'organique. Là aussi les idées naissent, vivent, et meurent, certaines s'imposent un moment, avec des effets secondaires parfois terribles, d'autres traversent le temps, preuve de leur utilité, pour la survie du gène dont il est l'expression.

Que le gène soit égoïste ne signifie pas que chaque individu combatte tous les autres mais qu'ils en privilégient certains, ceux avec lesquels il présente une parenté génétique, partielle, par le fait de la reproduction sexuée qui permet aux gènes de se mélanger. La génétique est un domaine se complexifiant à mesure qu'on l'approche, ce n'est donc pas ici que je vais tenter de le résumer. Il ne manque pas de publications permettant d'être au fait des nouvelles découvertes.

Aujourd'hui l'homo sapiens a évolué au point de pouvoir lutter contre ses gènes pour refuser de se reproduire, ce qui ne sera pas grave puisque ceux qui ont une idée différente eux se reproduiront.

Dès sa sortie ce livre posa bien des questions en suggérant que nous n'étions ni le centre de l'univers, ni celui du système solaire, ni celui de la création. Qui sait quelles formes de vies peuvent exister ailleurs qui diffèrent tant de nous que les concevoir est difficile et les rechercher impossible. Et réciproquement !

Un livre à lire et relire, quand mon mal de tête sera moindre je lirai les autres publications de l'auteur.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:16

Le soir est tombé et la famille est réunie devant la télévision, chacun parle de sa journée, du travail, de l'école, des contraintes et obligations diverses. Rien qui sorte de l'ordinaire pour l'un ou l'autre. Évocation du passé, évaluation du présent, estimation de l'avenir, ainsi vont les discussions où chacun parle à son tour avant de faire semblant d'entendre les autres.

Les enfants racontent leur sortie de l'après-midi, celle qui est en projet pour la semaine suivante, ou une plus lointaine encore. Les parents hochent la tête en recherchant les images qui leur restent d'une époque pourtant pas si lointaine mais noyée dans le flou. Ils étaient enfants alors avant que le monde ne doive affronter une crise qui parut insurmontable. La vie s'adapte, change et reprend ses droits comme une rivière trouvant un nouveau chemin pour couler encore.

 

Quoi de plus banal que de tenir sa place, que de jouer le rôle que l'on croit être sien, dont on a hérité sans comprendre pourquoi ni s'il sert à quelque chose.

Comme s'il existait une question plus inutile que celle-ci !

 

Les paroles glissent sur le quotidien, semblables à celles de la veille et brouillon de celles du lendemain.

 

L'heure tourne, les bouches se ferment alors que les yeux se ferment. C'est ainsi que se passent les choses.

 

Les parents retrouvent leur chambre, les enfants, de même, les premiers dans un grand lit, les seconds dans des lits jumeaux, la lumière diminue progressivement alors qu'ils s'enfoncent dans un sommeil sans rêve.

 

Une fois endormis la dalle à micro-ondes intégrée à chaque lit se mit à ronronner pour les recharger alors que leurs biopuces étaient réactualisées.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:14

Elle est l'incarnation d'un amour impossible,

Après lequel je cours, chevauchant un mirage,

Je sais de source sûre qu'elle est inaccessible,

Quel que soit mon désir, ma colère et ma rage.

 

La douleur ressentie ressemble à un mensonge,

Je crois être vivant malgré les ouragans,

Mais je suis un fantôme emporté par un songe,

Pour ne pas regarder un vrai inélégant.

 

La peur pour éperon, l'angoisse faisant selle,

Mon cœur s'accélérant au rythme de la course,

Ne voyant du trajet que quelques étincelles

Et pour nous guider l'éclat de la Grande Ourse.

 

Un jour, son but atteint, elle s'arrêtera,

Le temps pourra poser sa main sur mon épaule,

Après qu'il m'eut touché de moi ne restera

Que cendres dispersés de l'équateur aux pôles.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 08:11

Planer au-dessus du monde,

Me repaître du spectacle,

M'emplir de vice et d'immonde,

Du néant le réceptacle.

 

Jamais je ne redescend

Vers votre Terre si toxique

Qu'elle a gommé le vivant,

Éradiqué l'héroïque.

 

Je vis de vent, de lumière,

Un souffle et je suis repu ;

Témoin envoyé par hier,

Vers un futur inconnu.

 

Être un fantôme ou une ombre,

L'alternative m'est offerte,

Souvenir d'un si grand nombre

Dont le succès fut la perte.

 

Tant de vies, autant de cendres,

Un sablier immobile

Retenant le temps dans l'ambre,

Prisonnier comme un fossile.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 07:54

Quelle meilleure idée pour réunir les deux plus grandes vedettes de films d'épouvante des années 1930 : Béla Lugosi et Boris Karloff, que de prendre une histoire d'Edgar Poe. En fait le titre seul est de Poe, et s'il est question de chat noir dans l'histoire c'est purement anecdotique.


 

Les Alison sont mariés depuis peu, pour leur voyage de noce ils ont choisi la Hongrie, là ils rencontre le Dr Werdegast qui vient visiter un vieil ami Hjalmar Poelzig, architecte de profession. Par manque de chance ils ont un accident de la route et sont hébergés par Poelzig dans le château qu'il fit construire sur un champ de bataille de la première guerre mondiale où moururent des milliers de combattants.

Histoire de respecter le titre sans doute celui-ci aime à s'entourer de noirs félins.

Werdegast (Lugosi) est de retour en Hongrie pour se venger de l'assassinat de sa femme et de sa fille après avoir passé quinze ans en prison, Poelzig (Karloff) est un architecte moderne et novateur et, par ailleurs, chef d'une secte satanique, et responsable de la mort de la famille de Werdegast.

Tout le film repose sur l'affrontement Lugosi/Karloff dans un cadre bien différent d'un film gothique classique, ce n'est qu'à la fin, dans les caves devenues de salles de tortures que nous plongeons dans l'ambiance classique d'une œuvre de poe. Deux acteurs au sommet de leur art dans des personnages taillés à leurs démesures, deux félins aux griffes attendant de sortir pour déchiqueter l'autre.

La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on, mais qui avec le temps empoisonne l'esprit du vengeur à qui il ne restera plus rien une fois celle-ci accomplie. Lugosi prendra grand plaisir à assumer la sienne dans un final sadocalyptique qui verra les deux personnages disparaîtront ensemble. Comme s'il aurait pu en aller autrement.

Un classique de l'épouvante dont le noir et blanc conserve la puissance, impeccable d'un bout à l'autre, sans temps morts (si j'ose dire), et qui sait rendre l'atmosphère des contes du grand Edgar faute d'en respecter l'histoire.

Edgar G. Ulmer n'est pas le plus connu des réalisateurs mais dans cette œuvre il montre l'étendue de sa maîtrise des cadrages, de la lumière et du montage. La musique signée Liszt, Schumann, Tchaïkovski, Schubert, Bach et Beethoven est parfaitement choisie.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:07

J'ai peur de son galop, peur aussi qu'elle arrête,

De me retrouver en un endroit inconnu,

Un décor paraissant arraché de ma tête,

Souvenir effrayant que j'espérai perdu.

 

Est-ce-là son destin, me contraindre au duel

Face à un adversaire au courant de mes crimes,

Délires et perversions, damnation éternelle,

Combat désespéré en surplombant l'abime.

 

Elle galope au-dessus d'un gouffre sans limite,

Sachant qu'il ne m'est pas permis de l'arrêter,

Cela signifierait qu'ici aussi j'évite

D'affronter l'ennemi qui aime à me hanter.

 

Précipice effrayant emplis de mes erreurs,

Des espoirs avortés, des ambitions reniées,

Exhalant les relents toxiques de mes peurs,

Qui m'asphyxifierait si je ralentissais.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:05

Cette nuit était étrange, emplie d'un silence oppressant, ce fameux calme qui précède la tempête. Dans les rues les gens marchaient vite, baissaient la tête, ne semblant se soucier que de rentrer chez eux pour se débarrasser d'un poids perceptible mais inexplicable. La nuit s'approchait, gommant la lumière.

La dévorant peut-être !

Je crains de m'endormir, de quitter ce monde et cette obscurité qui me protège, sur laquelle je jette des émotions nourries de phrases pour en récolter les échos que je jette sur des pages noires.

Quelle autre couleur de papier me conviendrait-elle mieux que celle-ci, et l'encre rouge que j'utilise, lisible quand elle reflète la lumière. Chaque mot coûte, chaque mot compte, chaque mot prend, vole, Un peu de moi.

Un peu ?

Le silence est omniprésent, prédateur de l'instant, vampire du temps qui s'efface ; suaire inévitable sous lequel j'aspire à me glisser depuis si longtemps pour le sentir m'envahir et que s'éteignent les voix qui me hantent depuis toujours, depuis ma première pensée, qui précéda, de peu, mon premier cri.

Je sais que le matin ne viendra pas, pour moi, la nuit va s'étirer en un désir dont la réalisation sera la fin.

Un univers de mots qui, comme l'autre, touche à sa fin, s'estompe dans les ténèbres et un froid qui m'emportera. Quel autre suaire serait-il à ma mesure ? Au moins ai-je l'avantage de la pensée, de l'imaginaire qui se fiche de l'espace, du temps, du passé comme de l'avenir.

Cette nuit appartient au passé, et moi aussi, ces mots sont les empreintes oubliées sur le sable en attendant qu'un jour nouveau les efface et me rende à l'oubli. Rien ne me convenait mieux.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 09:03

La robe est mordorée, les iris sont d'azur,

Un regard fulgurant et des sabots d'airain,

Le portrait idéal de l'étrange monture

Qui m'a emporté loin quand mourut le matin.

 

Sait-elle où nous allons, notre destination,

Ou est-ce le chemin qui vaut par ce qu'il est ?

Elle est ce feu ardent, sombre de la passion,

Allant droit devant lui tant qu'il peut dévorer.

 

Je vois autour de moi des fleurs à récolter,

Des odeurs à goûter, des corps à découvrir,

Elle accélère alors, pas moyen de stopper,

Comme si s'arrêter signifierait mourir.

 

Suis-je son prisonnier, sommes-nous un centaure,

Liés à tout jamais par quelque aléatoire,

Allant vers le néant par un champ de remords,

Pénétrant un ailleurs infini, illusoire ?

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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