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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 09:00

(Dumb-Hounded) Tex Avery – 1943 – 7'41''

Désormais chez MGM depuis 1942 Frederick Bean Avery peut prendre le surnom de Tex en hommage à son état natal. L'équipe autour de lui est solide et il crée avec elle l'année suivante son personnage le plus célèbre qui dans sa première histoire ne porte pas de nom. Il endossera celui de Droopy pour sa cinquième aventure, en 1949 alors que officiellement sa première appellation était Happy Hound. Dès Dumb-Hounded son caractère et son comportement sont présent.

Il est imperturbable, semble ne faire aucun effort alors qu'il poursuit un loup qui vient de s'échapper. Celui-ci fait son maximum mais ne parvient pas à se débarrasser de ce limier qui n'a pas le physique de l'emploi. Et encore moins dans cette première aventure où il y a encore beaucoup du chien en lui. Il deviendra rapidement plus ''humain'', nonchalant, avec cet apparence de désintérêt qui ne fait que tromper un adversaire qui contre lui n'a aucune chance.

Droopy fin limier
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 09:00

Science et Avenir 791

(Bernadette Arnaud)

Dès les premiers temps du christianisme les apocryphes, particulièrement ceux du courant gnostique, furent pour les autorités ecclésiastiques considérés comme hérétiques. Madeleine Scopello rappelle que ''pour les disciples de cette doctrine qui se percevaient comme les véritables chrétiens, le monde était le résultat d'un piège que seule l'étincelle de la connaissance – la gnose – pouvait sauver''. Les gnostiques s'interrogent sur les rapports entre l'homme, l'Univers et un dieu différent de celui de la bible, considéré comme trompeur, provocateur de déluges et de catastrophes, laissant l'homme esclave, attaché aux lourdes chaînes du destin. Il ne peut être le dieu d'absolue bonté annoncé par Jésus. Plus tard les manichéens, s'appuyant sur la religion des Deux Principes – le Bien et le Mal – fondée par Mani au IIIe siècle, opposaient deux dieux, le premier, de lumière et de perfection, et un dieu créateur, négatif. Ce courant aussi fut combattu par les pères de l'église.

 

L'évangile selon Thomas (codex II de Nag Hammadi, Musée copte du Caire). Il s'agit d'un recueil de 114 ''Logia'', paroles et paraboles de Jésus. Il fait l'objet d'une attention particulière de la part de sectes ésotériques en raison d'une phrase : ''Celui qui trouvera l'interprétation de ces paroles ne goûtera pas la mort''. Y est précisé également qu'homme et femme deviendront un seul être androgyne au royaume céleste, la reconstitution de l'unité primordiale étant considérée comme la perfection. Dans la fiction littéraire, cet apocryphe aurait été écrit par l'apôtre Thomas qu'une parenté symbolique unit à Jésus : en syrique, Tauma signifie, le jumeau.

 

L'évangile de Judas (Codex Tchacos, fondation Martin-Bodmer, Genève). Après d'invraisemblables tribulations le texte, restauré, pu être enfin étudié. Il s'agit d'un manuscrit sur papyrus en dialecte sahidique du IVe siècle dont l'original grec, perdu, devait avoir été écrit au IIème. Irénée, évêque de Lyon mentionne un écrit de ce nom dans son ouvrage Contre les hérésies. Composé de 25 pages, ce document viendrait de la région de Minîeh. Les circonstances de sa découverte sont imprécises. Certains chercheurs y voient une tentative de réhabilitation de Judas, celui-ci n'ayant trahi Jésus qu'à la demande de ce dernier ; pour d'autres, cette interprétation est excessive. Les auteurs de cette fiction gnostique auraient appartenu à la secte des caïnites.

 

Le Traité de l'interprétation de l'Âme (Codex II de Nag Hammadi, Musée copte du Caire). Cette nouvelle romanesque narre l'aventure de l'âme sur Terre à partir du moment où elle chute de son univers céleste pour être emprisonnée dans un corps. Elle s'adonne alors à l'idolâtrie et se prostitue, aléas symbolisant le monde et ses tentations. Elle a chuté parce que sa curiosité lui fit quitter le ''plérôme'' céleste, univers formé par l'ensemble des éons (les émanations divines) que le gnostique réintégrera à la fin de son aventure terrestre.

 

L'évangile selon Marie (Codex de Berlin). Un texte figurant dans un ensemble de trois traités retrouvés en Haute Égypte, acquis en 1896 par le philologue Karl Reinhardt, dans le cimetière chrétien d'Akhmin. Identifié par le coptologue Carl Schmidt, le codex fut acheté par le Musée de Berlin. Il dépeint la vision que Marie-Madeleine soutient avoir eue, alors que les disciples n'avaient rien perçu, et interroge le Christ sur le sens à donner à cette vision.

 

 

 

L'étranger (Codex II de Nag Hammadi, Musée copte du Caire). Le compte rendu d'un voyage au ciel pendant lequel un initié, Allogène (étranger) reçoit une série de révélations sur les entités intelligibles. Influencé par la philosophie platonicienne et la mystique juive ce traité fut lu et réfuté à Rome à la fin du IIIe. Son thème est fondamental dans la doctrine de la gnose : en effet le gnostique se perçoit étranger au monde de la matière et dieu lui-même est étranger à la création. L'homme qui ''connaît'' possède une étincelle de lumière cognitive venu de ce dieu étrange, grâce à laquelle il peut remonter vers sa patrie céleste.

L'évangile de la Vérité (Codex I de Nag Hammadi, Musée copte du Caire). Également appelé L'annonce de vérité, il s'agit d'un sermon qui devait sans doute être lui devant une assemblée sur le thème de l'homme perdu dans le brouillard du monde vu comme un cauchemar sans fin. En plein désarroi l'homme, grâce à une parcelle de lumière, sort de cette situation incertaine. Un texte complexe, de compréhension difficile il identifie Jésus au sauver grâce auquel l'homme entrevoit la liberté. Jésus est présenté comme une entité transcendante, qui ne s'est pas incarnée et qui n'a pas souffert sur la Croix.

L'Apocalypse de Jacques (Codex de Nag Hammadi, Musée copte du Caire). Un texte de révélation dont le plan est difficile à cerner. On y raconte ce qui attend l'âme après la mort, pendant son voyage de retour vers sa patrie céleste. Elle devra surpasser de nombreux obstacles pour franchir les sphères que dirigent les forces du mal, les ''archontes'' dont la présence nuit à la progression des âmes dans leur ascension. À chaque passage l'âme devra répondre à des questions posées par des ''douaniers'' célestes. Une mauvaise réponse les renvoie sur Terre. Une autre version de cette apocalypse se trouve dans le codex Tchacos.

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 09:00

Arrival – Denis Villeneuve – 2016 – 127' 

 

Louise Banks se souvient de sa fille, de la naissance de celle-ci à son décès des suites d'une courte maladie. Elle est aussi professeur de langue. Ce jour là les étudiants sont rares, quand à ceux qui sont dans l'amphi leurs téléphones se mettent à sonner, jusqu'à ce que l'un d'eux lui demande de mettre la télévision sur une chaine d'info. Elle hésite deux secondes puis le fait.

Un sujet domine l'actualité, l'apparition de 12 vaisseaux extraterrestres en autant d'endroits de la Terre.

 

Elle est dans son bureau quand des militaires entrent sans frapper. À leur tête le colonel Weber lui rappelle qu'elle travailla pour l'armée dans le passé, comme traductrice, et à ce titre bénéficiait d'une habilitation top secret toujours valide. Il vient lui parler de ces vaisseaux, appelés ''coquilles'' à cause de leur forme, et lui fait entendre un enregistrement en lui demandant ce qu'elle en pense puis de les suivre. Elle refuse.

Il ne faudra pas longtemps pourtant pour que le colonel Weber revienne, en pleine nuit. Cette fois elle acceptera.

Elle va apprendre qu'un début de communication a été établi, c'est justement pourquoi elle est conviée, il faut quelqu'un susceptible de communiquer dans un langage sans référence. Pour ce faire elle est accompagnée d'un physicien Ian Donnelly dont le but est identique en usant de la science comme medium.

La ''coquille'' se présente verticalement, sa base est à quelques mètres du sol, elle n'émet rien de perceptible par les instruments disposés autour d'elle. Un élévateur permet d'accepter à une trappe qui s'ouvre régulièrement, pour entrer dans un tunnel vertical. Louise et Ian sont dubitatifs, mais, une fois à l'intérieur il est possible de marcher le long du mur vertical comme si c'était à plat, la gravité extérieure n'a plus cours dans le vaisseau.

Elle va voir les étrangers, derrière une vitre, leur atmosphère est trop différente, surnommés ''heptapodes'' en raison du nombre de leur membres qui leur donne un air de pieuvres.

Reste le problème d'échanger avec eux. Puisqu'ils sont deux les scientifiques vont les surnommer Abott et Costello, ça permettra de les différencier.

Louise va avoir une idée, si la parole est inutilisable pourquoi ne pas utiliser l'écriture. Ensuite elle enlèvera sa combinaison pour se montrer et indiquer qu'elle fait confiance aux étrangers, elle pose sa main contre la paroi translucide, amenant ''Abott'' à en faire de même, sauf que sa main ressemble à une étoile à sept branches.

D'un côté Louise et Ian utilisent des ardoises blanches, de l'autre Abott et Costello dessinent au moyen d'un tentacule des formes circulaires mais riches en relief. Un premier pas important est fait, ils ont une écriture, reste à la décrypter.

Ce qui ne sera pas une mince affaire. La situation dans le pays devient tendue, émeutes et pillages se multiplient, le peuple a peur, et certains utilisent celle-ci pour demander au gouvernement d'agir, violemment. Dans les autres pays ayant reçu un vaisseau la situation est identique, en Chine et en Russie l'armée semble proche d'agir. Histoire de ne pas attendre une attaque, qui, si elle était prévue aurait déjà eu lieu.

Les échanges s'améliorent, le vocabulaire s'étoffe, jusqu'à ce qu'apparaisse un mot qui pourrait signifier ''arme'', ou ''outil''. Ce terme seul suffit à faire monter d'un cran la pression. Les nations désormais ne communiquent plus, chacune garde ce qu'elle sait, ce qu'elle comprendre ou croit comprendre. En Chine en particulier le général Shang, chef des armées, lance un ultimatum aux extraterrestres, ils partent ou l'assaut sera donné.

 

Louise cherche une solution, elle sait que les étrangers sont amicaux, qu'ils sont là pour partager leur langue, et que celle-ci est complexe, qu'elle transcende le temps, ils parlent d'avenir, de l'époque où ils reviendront, quand leur langue soit apprise. Si elle ne doute pas c'est qu'elle ressent des choses étranges, a des visions qu'elle finit par comprendre comme montrant ce qui l'attend, ce qu'il faut faire, et dire, pour éviter le conflit et favoriser la mise en commun du savoir. Quand les époques se superposent l'avenir peut éduquer le présent. Que demain soit inévitable ne doit pas l'empêcher de le vivre, au maximum.

Le don de Louise permettra la communication, vient-il d'un savoir, d'une sensibilité ? Peu importe au fond. Ici au moins pas d'effets spéciaux montrant des scènes de destructions gigantesque, le scénario joue plus sur l'intelligence que sur la violence, tant mieux. C'est l'absence de la première qui fait choisir la seconde, quand la peur de l'inconnu est trop grand. Et comment ne pas s'interroger sur des êtres maitrisant une telle technologie. La seule réponse est de mutualiser son savoir, de comprendre que le choix est simple, s'unir ou mourir.

 

Qu'en sera-t-il dans la réalité ? Peut-être faudrait-il une motivation venue d'ailleurs non comme un ennemi commun mais porteuse d'un objectif impliquant chacun. Au cinéma c'est possible.

Le côté lovecraftien des extraterrestres est plaisant. Curiosité, Lovecraft et Amy Adams sont nés un 20 août.

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 09:00

Arnaldur IndridasonMétailié NOIR – Traduit de l'anglais par David Fauquemberg – 1999 

 

1945 – Islande

Il avance dans le blizzard, difficilement. Il a survécu au crash, comme d'autres, mais lui préfère affronter le froid plutôt qu'attendre d'hypothétique secours. Attendre c'était mourir de froid, autant tenter quelque chose. Il progresse, trimbalant la lourde valise attachée à son poignet par une paire de menottes. Deux frères, Karl et Jon, habitants d'une ferme, ont vu tomber l'avion mais ils durent attendre que la tempête se calme, 4 jours, pour aller jusqu'à Reykjavík avertir les contrôleurs aériens de la base américaine. Eux affirment n'avoir eu connaissance d'aucun vol dans cette région, l'US Army se charge de l'enquête. Les recherches vont être difficiles, le Vatnajökull est le plus grand glacier d'Europe et la neige qui est tombée sans discontinuer pendant plusieurs jours n'arrange rien, sans oublier la brièveté des journées et l'ignorance des militaires des bases du déplacement dans des conditions aussi extrême.

Seule la jante du train avant sera découverte, par les deux frères. Le colonel Miller, chef des équipes de recherches, ne voulait pas renoncer, il dut s'y résoudre pourtant, laissant les frères avec leurs interrogations : pourquoi pleurait-il devant son échec, que voulait dire ce mot, écrit sur la roue qu'il avait retrouvée : KRUPPSTAHL ?

 

1999 – Centre de contrôle, Bâtiment 312, Washington.

Mercredi 27 janvier.

Ce bâtiment était occupé par un service spécialisé dans l'analyse de clichés de l'Union Soviétique, de la Chine, de Cuba et des nations ''ennemies''. Depuis la fin de la guerre froide il portait son attention vers les bases terroristes du Moyen-Orient, les Balkans... La production de 8 satellites arrivaient sur les écrans des spécialistes dirigés par le général Vytautas Carr. Ce jour là il fixait les images soumises à son opinion par un analyste. La dernière retenait son attention, celle d'un glacier islandais.

Quand il demande si le service dispose d'un correspondant à Keflavik on lui répond qu'il n'y a personne. Il a une idée, envoyer Ratoff, et deux escadrons des forces spéciales. Et tant pis si les autorités locales ne sont pas coopératives. Le glacier avait-il, enfin, rendu sa proie ?

 

Ministère des Affaires étrangères, Reykjavík.

Jeudi 28 janvier.

Kristin est menue, le teint mat, des cheveux noirs et courts, un visage fin aux traits prononcés et des yeux marron, brillant, où se lisait détermination et confiance en soi. Après une confrontation avec un individu de fort mauvaise humeur elle répond à un appel de son frère, Elias, celui-ci lui parle de son voyage vers le Vatnajökull avec son équipe des björgunarsveitin de Reykjavík, des sauveteurs bénévoles chargés des secours en montagne. Des frères et sœurs ne pouvaient être aussi différents qu'eux, ce qui ne gênait en rien leur entente.

Ce même jour l'avion-cargo C-17 de l'US Air Force se posait à Kevlavik. Quinze minutes après un premier camion, un Mercedes-Benz sans marques distinctives, plein du matériel déchargé partait vers le glacier. Il n'était que le premier de 4, tous différent pour se fondre dans la circulation civile. Au passage Ratoff rend visite aux frères. Jon est seul depuis le décès de Karl mais en voyant arriver le militaire il sait que les recherches reprennent, une fois de plus, peut-être la bonne. Même si le colonel Miller, à titre personnel, était revenu quelquefois pour continuer sa quête avec un petit détecteur de métaux. Ils s'étaient demandé pourquoi cet avion obsédait tant les américains. Ratoff l'ignore, c'est inutile pour le retrouver.

 

Vendredi 29 Janvier

Kristin aimait vivre seule, elle déteste les contraintes. S'adapter à l'autre fut toujours un problème. Elias est sa seule famille et cela lui suffit, en apparence, depuis la mort de leur mère et l'éloignement de leur père. Quand Elias la rappelle les échanges sont difficiles à cause de l'éloignement, mais elle l'entend parler de trucs bizarres, de gens qui creusent dans la glace, des motoneiges, des soldats, armés... Avion est le dernier mot qu'elle entend avant que la communication ne soit interrompue.

Le général Carr de son côté est convoqué chez le ministre, les deux hommes ne s'aiment pas, le politicien semblant ennemi des opérations secrètes. Or celle que mène en Islande Carr en est une, et chère, il veut donc des explications. Le militaire lui explique donc qu'un Junkers Ju 52 s'est écrasé sur le glacer à la fin de la Seconde Guerre mondiale et que l'idéale eut été qu'il ne fut jamais retrouvé. Bien sûr le politicien lui en demande la raison, Carr lui parle alors de l'or de Walchensee, les dernières réserve du Troisième Reich, entre six et huit tonnes, qui aurait été volées par une bande de renégats de l'armée américaine. De l'or qui proviendrait des camps de concentration.

Le ministre est d'accord, cet avion ne doit pas être retrouvé.

Carr est satisfait, son explication, fausse, était crédible.

 

Ratoff lui est embêté avec ces jeunes gens qu'il a capturés, et plus encore par le fait que l'un d'eux ait téléphoné et transmis des informations secrètes à sa sœur, Kristin. Il ne donne qu'un ordre : suicide ! Deux hommes se rendent chez la jeune femme, la maîtrise et pendant que l'un la menace d'une arme l'autre rédige, en islandais, sur l'ordi de la jeune femme, une lettre d'adieu. Aurait-elle pu survivre à son frère ? Pile l'instant où un homme frappe à la porte, violemment. Celui qu'elle avait croisé plusieurs fois au ministère, toujours de méchante humeur. Cette fois pourtant il lui permet de s'enfuir. Elle seule pouvait courir sur la glace.

Les jeunes sauveteurs devaient regretter de s'être écarté du groupe pour tomber sur ce qu'ils n'auraient jamais dus voir. Dommage qu'ils aient eu un accident à soixante kilomètres de l'avion, c'est ce que dira Ratoff à Carr, avant de rajouter qu'il y a aussi une sœur, mais que tout est sous contrôle. Finalement le général se demande s'il a fait le bon choix, Ratoff était efficace mais en faisait parfois un peu trop. Il va lui falloir se rendre sur place. En attendant il doit honorer une vieille promesse. Ce qu'il fait en appelant Miller.

Kristin ralentit, personne ne semble la suivre, elle trouve une maison, emprunte le téléphone, prévient son père qu'il doit se cacher en lui racontant succinctement ce qui vient de se passer avant de partir pour Keflavik. User de sa carte la rend repérable mais comment faire autrement ? Elle se rend à la base militaire US où elle connait un homme. Steve, un soldat à qui elle raconte ce qui lui arrive, et qui doute de sa santé mentale. Il finira par la croire.

Néanmoins il est temps de mettre les autorités légales au courant, de certaines choses. L'important est que le mensonge soit assez gros pour cacher la vérité.

 

Peu de gens connaissent la vérité, Carr et Miller ne peuvent en parler qu'ensemble, et le premier met le second au courant des derniers développements, et dommages collatéraux, de la situation. Eux savent que l'Histoire n'est qu'un tissu de mensonges bâti sur une trame de crimes et de malheurs. L'avion une fois dégagé partira en Argentine, ensuite, ce que pourrait raconter Kristin n'aurait aucune importance. À elle de courir assez longtemps.

 

Y parviendra-t-elle, quel secret se cache dans cet avion ? Vous savez ce qui vous reste à faire si vous voulez le savoir. Un des premiers romans de Indridason, déjà dans son Islande natale. Les longues nuits semblent propices aux crimes, sa situation géographique, extrême et à la croisée des mondes, par où tout peut passer, où tout peut arriver. Ne vous plaignez pas de votre hiver, vous n'avez pas expérimenté celui des terres d’Islande, utilisez-le pour lire l'Opération Napoléon. Vous serez réchauffé.

Ou pas.

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 09:00
Paray-le-Monial
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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 09:00

Clint Eastwood – 2016 – 96' 

 

Chesley Sullenberger est anxieux, il va passer devant la commission chargé de statuer sur la décision qu'il a prit quelques temps plus tôt. Tout s'est passé le 15 janvier 2009, le vol 1549 US Airways décolle de New York, tout semble bien se passer, mais ça ne va pas durer. Un vol d'oies sauvages vient percuter l'avion, de nombreux volatiles pénètres à l'intérieur des réacteurs. Dans le cockpit le pilote, que tout le monde appelle Sully, et son copilote Jeff Skiles constatent qu'un réacteur s'est arrêté, deux secondes plus tard c'est au tour du second d'en faire autant. Impossible de les faire redémarrer. L'avion est bas, il faut décider de la meilleure chose à faire. Le contrôleur aérien lui propose de revenir à La Guardia, la piste 13 lui est ouverte, mais Sully décline, impossible de faire demi tour sans risquer de tomber sur la ville, avec les conséquences que l'on imagine. D'autres aéroports sont disponibles à proximité, mais tous sont trop loin sans avoir une minimum de poussée supplémentaire, or les deux réacteurs restent inertes, le vol 1549 n'est en l'air que par la vitesse qu'il a déjà prit, et cela ne va pas durer longtemps.

Il ne reste qu'une solution, utiliser l'Hudson et amerrir, en essayant de limiter les dégâts. Tous savent que dans ce cas il est rarissime que les choses se passent bien d'autant qu'il fait froid. Sully avertit les passagers de se préparer à l'impact. Celui-ci a lieu.

Il est brutal, mais tout se passe bien, l'avion reste sur l'eau, les membres de l'équipages font leur métier, dirigent les passagers vers les sorties, les ailes peuvent les aider à attendre les secours et les toboggans aussi, ils flotteront.

Le commandant de bord est le dernier à partir.

 

Le comptage qu'il a demandé arrive enfin : 155. aucune victime. Il est considéré comme un héros pour avoir réussi une première mondiale dans une situation que personne n'avait prévu, ni répété.

Les médias mondiaux s'emparent de l'affaire, le Conseil national de la sécurité des transports amène pourtant un bémol à ce bel ensemble en affirmant que la décision était mauvaise, qu'il aurait eu le temps de revenir, de se poser, de sauver l'avion.

Et, donc, d'éviter que l'assurance n'ait à le rembourser !

 

Les simulations le confirment. Mais Sully affirme qu'il savait que c'était impossible, qu'il n'avait aucun choix, de ce fait sa décision était facile à prendre. Il va demander à ce que plutôt que des ordinateurs ce soient des pilotes qui soient mis dans la même situation. Proposition acceptée, et là encore les simulations montrent que le retour était possible. Sully va avoir une idée, forcément. Pour ces pilotes tout était simple, ils savaient ce qui allait arriver et n'ont pas eu à hésiter. De plus ils purent recommencer encore et encore, et réussir, au 17ème essai.

Ce que les ''experts'' avaient oublié, c'est le facteur humain, le temps pris pour essayer de relancer les réacteurs, pour communiquer avec la tour, pour se concerter et, finalement, décider. 55' qui ont tout changé.

Sully risquait sa réputation, sa carrière, et sa retraite de pilote.

Happy End ! Mais il ne pouvait en aller autrement.

 

Le film est parfaitement réalisé, Eastwood sait où il veut aller, comment y parvenir, dirigeant le spectateur comme ses acteurs. La réalité fut pourtant autre, le doute ne plana, chacun son tour, pas longtemps et les enquêteurs reconnurent que Sully fit les bons choix et qu'ainsi il saura la vie de 155 personnes.

Clint aime opposer les gens ''normaux'' aux autorités, montrant combien les premiers sont du bon côté, qu'importe la vérité.

Dommage qu'ici il ait fait, comme c'est son cas en politique, le mauvais choix.

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 09:00

Sciences et Avenir N 791

(Bernadette Arnaud)

Le Christ eut-il une épouse ? La polémique bat son plein depuis l'authentification d'un fragment de papyrus paléochrétien du IVe siècle.

Le 18 septembre 2012 Karen L. King, historienne du Harvard Divinity Institute de Cambridge annonça lors du 10e congrès international d'études coptes avoir déchiffré les quelques mots en langue copte présent sur un fragment de 4 cm sur 8 cm d'un dialogue entre Jésus et ses disciples.

 

La quatrième ligne de ce texte souleva aussitôt la polémique : ''… Jésus leur dit, ma femme... '' Rien de plus, la phrase étant coupée net. Stupéfaction dans l'enceinte de l'Augustinianum institutum Patristicum, un centre de recherche de la faculté de théologie de l'Université pontificale du Latran à Rome. Aucun texte antique reconnu par l'église n'indique que Jésus ait pu avoir une ''femme'' (''himé''). Le retour du Da Vinci code.

10 jours plus tard le Vatican répliqua dans les pages de L'osservatore romano, contestant l'authenticité du papyrus. L'origine de celui-ci étant floue. Son propriétaire serait un collectionneur vivant aux USA mais exigeant l'anonymat absolu. Il s'agit probablement de la copie copte d'un écrit grec. D'autres spécialistes, papyrologue ou expert en copte attestent de l'authenticité du document. Les tests scientifiques démontrent qu'il ne s'agit pas d'un faux.

 

Ce nouvel évangile ne prouve pas que Jésus était marié au sens où nous l'entendons aujourd'hui, explique Karen L. King. Il est par contre le seul texte connu à ce jour évoquant explicitement une épouse de Jésus. Jean-Pierre Mahé rappelle qu'il faut replacer une interprétation dans son contexte : Il est rare qu'un texte signifie exactement ce qu'il dit littéralement. Ainsi, si tant est que ce papyrus dit à a femme de Jésus soit authentiqua, il peut témoigner de la pensée du courant gnostique de la seconde moitié du IIe siècle : certains adeptes ont voulu établir l'hypothèse que Jésus avec une compagne spirituelle. Idée retrouvée dans un autre évangile gnostique, l'évangile de Marie, dont plusieurs fragments ont été publiés : Marie y est incontestablement présentée elle aussi comme une sorte de conjointe spirituelle du Christ. On pourrait interpréter ce terme au sens d'une moitié d'âme, complète Madeleine Scopello.

 

Le système gnostique connaissait la notion grecque du suzugos, le partenaire, le double. Pour la spécialiste, toute allusion charnelle constitue une grave erreur d'interprétation. Pour les gnostiques les femmes ont joué un grand rôle dès les premières heures du christianisme. Jésus confiait sa parole autant aux femmes qu'aux hommes. Un rôle que l'église restreindra peu à peu en opposition avec les gnostiques qui continuent à accueillir les femmes dans leurs cultes. Les spécialistes des hérésies verront là un signe de laxisme sexuel, Tertullien les traitant de ''prostituées''. Tous les coups, et mensonges, sont permis pour détruire son adversaire.

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 09:00

Blitz Wolf – 1942 – Tex Avery – 9' 

L'histoire des Trois Petits Cochons est bien connue, ici sa relecture sert à un film de propagande anti-nazi. Pour cette réalisation Tex Avery fut candidat à l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation.

Nos gorets vont affronter Adolf le Loup dont l'ambition de conquérir Pigmania est évidente. Au début deux ont construit une maison en paille, ils ne risquent rien puisqu'ils ont signé un Pacte de non-agression avec Adolf. Sergeant Pork en revanche a édifié une maison en dur et la renforce avec barbelés, bunkers, obusiers et tranchées. Pas de surprise, le loup attaque. Les premières maisons ne résistent pas longtemps et leurs habitants se réfugient dans la troisième, celle qui peut et qui va résister à l'assaut du loup.

Vous me direz que les tranchées font références à la première guerre mondiale, et vous avez raison, mais ici le propos n'est pas de respecter l'Histoire mais de l'utiliser à destination d'un public qui la connais mal.

Je ne vous dévoile pas la fin, ce serait dommage.

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 09:00
Paray-le-Monial - 03
Paray-le-Monial - 03
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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 09:00

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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