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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 08:00

 Uninvited – Greydon Clark – 1988 – 86'

Tout commence dans un laboratoire secret en Floride. D'étranges, et suspectes, recherches y sont conduites. Profitant du relâchement de la surveillance dont il est l'objet par des scientifiques en tenues antiradiations, un chat parvient à s'évader. Or cet animal, après les expériences subies, souffre d'une tumeur.

En réalité la grosseur en question est un chat infernal qui a trouvé refuge dans un véritable félin.

L'animal est très heureux de savourer les joies de la liberté, il va être récupéré par une bande d'adolescent qui l'emmène sur le yacht de Walter Graham, mafieux bien connu, et de ses complices Mike Harvey et Albert.

La nuit le chat maléfique se laisse aller et tue Albert, il n'entend pas en rester là et va s'attaquer aux autres occupants du bateau, qui vont s'unir pour lutter contre lui.

Le résumé est bref, le film n'en mérite pas davantage, il est pourtant digne d'être regardé par qui est parti explorer les pires, ou les meilleurs, ratages de l'histoire du cinéma. Uninvited surfe sur la vague des films d'horreur de l'époque, misant sur un chat en guise de psychopathe meurtrier. L'idée est saugrenue, elle aurait pu donner quelque chose (bien que j'en doute) mais le réalisateur devait avoir un budget limité à quelques pièces jaunes, sinon comment expliquer des effets spéciaux aussi... spéciaux ? La créature étant, et c'est clairement visible, une moufle à moumoute. Soulignons l'interprétation, les bruitages, les mauvais raccords et, une fois n'est pas coutume, le doublage qui rajoute encore au résultat final.

J'ai dû en oublier, ce n'est pas grave, tout est raté.

Vous avez compris qu'il s'agit d'une perle, et pas de culture !

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 08:00

Habitude : Ligne de code social établie quand un comportement se répète plusieurs fois afin de laisser de temps de cerveau disponible pour... mais pourquoi au fait ?

Pecnocratie : Système prônant que n'importe qui mérite d'accéder au pouvoir et qu'il fera mieux que les autres.

Père : Homme espérant un enfant qu'il n'aura pas quand celui-ci eut un père qui ne fut jamais ce qu'il crût.

Perversificateur : Artiste assez talentueux pour glisser dans ses textes les désirs qu'il craint d'assouvir dans la réalité et dont il voudrait, peut-être, que d'autres les suivent.

Peuple : Traduction humaine du troupeau. Guidé par ses instincts et ses pulsions plutôt que par sa réflexion.

Phobocratie : Élite sociale et financière utilisant la peur, de la violence, du chômage, du dérèglement climatique, de tout et n'importe quoi, pour asservir, manipuler et exploiter une masse toujours en quête d'une cage assez grande pour la contenir, assez solide pour l'enfermer, assez rassurante pour qu'elle puisse y dormir.

Prière : Fourrage à illusions. À prendre régulièrement, comme un médicament, ou une drogue.

Protocolère : Intimer le respect en gueulant plus fort que les autres.

Pseiko : Individu obsédé par les montres, croyant qu'ainsi il pourra ainsi apaiser sa crainte du temps.

Pseudomiser : S'imaginer, et présenter, un soi si fort, disposant de tant de qualité que le vrai lui laisse la place. L'effet secondaire étant le risque de terminer sa vie dans un endroit calme aux mures capitonnés.

Psycausetoujourtumintéresse : Allongez-vous sur le divan, dos tourné vers la fenêtre, parlez de ce qui vous tracasse. Moi, pendant ce temps je fais... quelque chose d'intéressant.

Psychiatruc : Argument présenté de manière incompréhensible pour expliquer la cause de vos problèmes divers et souffrances multiples. Et que vous deviez payer si cher.

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 08:00
Vu de la ferme
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Vu de la ferme
Vu de la ferme
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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 07:55

Thomas Lilti – 2015 – 103'

Jean-Pierre Werner est allongé alors que le scanner l'observe de près, de très près, explorant son cerveau en tranches successives pour mettre à jour ses zones d'ombres. Il y en a une, et Werner en parle avec le Dr Nores, son oncologue, ami et collègue, lui-même est médecin, de campagne. Ce qui ne le met pas à l'abri d'une vilaine tumeur. Celle-ci pourtant est curable, Werner écoute le diagnostic, le traitement à suivre, ses chances de survie, supérieures à 50%, pas mal. Il remarque une tache sur la blouse de son condisciple, l'esprit parfois semble écouter et se fixe ailleurs. Autre conseil : lever le pied. Jean-pierre travaille trop et c'est néfaste pour lui. mais Werner n'a rien d'autre à faire, il sait que ses malades ont besoin de lui, qu'il ne peut pas s'arrêter.

Nores ne se le tient pas pour dit et envoie une consœur, Nathalie Delezia, médecin récemment diplômée, sur le tard, après avoir exercée pendant 10 ans comme infirmière. Werner la regarde venir, devine qui l'envoie, et n'entend pas se laisser faire. Il va donc être désagréable avec la jeune femme, l'envoyer se faire récuser, affronter des jars, même sa mère, qui a plus besoin d'aide pour sa maison que pour sa santé. Il ne veut pas se dessaisir de ses patients, tout juste consent-il à ce qu'elle l'aide pour ses tournées. Mais Nathalie ne se laisse pas faire, elle accepte, plie mais ne rompt pas, petit à petit elle va faire preuve de sa compétence, jusque dans un camp gitan, dans une situation dont elle se sort à son avantage. Elle sait parler, écouter, être proche, mais pas trop.

Tout semble s'arranger, jusqu'à ce qu'elle fasse, en l'absence de Werner occupé à sa chimio, hospitaliser un vieil homme de 92 ans auquel Jean-Pierre avait promis que ça n'arriverait plus. À son âge cela lui ferait plus de mal que de bien !

C'est la rupture, Nathalie est renvoyée sur-le-champ, logique !

 

Un incident va se produire, le maire du village qui avait dû trouver malin de faire des travaux la nuit se donne un coup de meuleuse, se tranche la fémorale et appelle au secours Werner, qui le trouve tant bien que mal à cause de l'obscurité et de la pluie. Seul il ne peut rien faire, les pompiers sont loin, il doit appeler au secours le Dr Delezia...

Grandeur et servitude du médecin de campagne, disponible 24 h sur 24, qui connait tout sur chacun et influence la vie des uns et des autres, s'adaptant aux personnalités, donnant des conseils, orientant pour des aides sociales, il est un pivot de la communauté comme il ne l'est plus en ville depuis longtemps.

Jean Pierre Werner est désagréable, cassant, mais sait s'ouvrir, brièvement, conscient des difficultés de sa tâche, de la solitude pesante qui rend, finalement, agréable, une aide, une présence, surtout féminine. Nathalie Delezia est souriante mais solide, combattive et amicale. L'ensemble, malgré le cancer, finalement secondaire, est optimiste, laissant penser que la bonne volonté n'est pas une valeur disparue. Autour du ''couple'' principal gravitent de nombreux personnages qui dessinent autant de caractères, sympathiques ou déplaisants, donnant à cette réalisation un souffle vivifiant. Est-ce utile de souligner la qualité de la distribution ?

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 08:00
Une lecture indispensable
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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 08:00

Tom Ford – 2016 – 127' 

 

Susan Morrow a quarante ans, et probablement quelques poussières, mais ça ne se voit pas, enfin, pas trop. Elle est belle, élégante, froide comme la certitude. Elle est galeriste dans le quartier chiantc de Los Angeles et les œuvres qu'elle vient de présenter semblent avoir reçu l'approbation de la critique, ce qui dans ce milieu ne veut pas dire grand chose. À dire vrai elle s'ennuie, cherche un sommeil qui la fuit, un bonheur dont elle ne connaît que le mot. Elle est (re)mariée avec un beau jeune homme, Hutton Morrow, qui voyage beaucoup pour affaires, et ne dort pas souvent seul quand il est loin d'elle, mais qu'importe. La galerie est dans une situation financière compliquée et il importe de sauvegarder les apparences.

Le weekend est là, Susan va sans doute le passer seule, à s'ennuyer. Mais non, elle reçoit une grosse enveloppe, laquelle contient un tapuscrit, un roman de son premier mari, Edward Sheffiel, dont elle n'avait plus eu de nouvelle depuis longtemps. Elle l'avait épousé jeune, pour fuir sa famille, pour ne pas ressembler à sa mère, et le temps avait finalement donné raison à celle-ci qui lui avait dit, d'abord que ce mariage ne tiendrait pas, Edward était bien gentil mais incapable de lui apporter ce qu'elle voulait, ensuite qu'elle finirait par lui ressembler, quoi qu'elle en pense.

Et c'était vrai ; Susan avait dû en convenir, elle voulait une vie intéressante, elle voulait le confort, elle voulait un homme entreprenant, ambitieux, pas un simple fonctionnaire de l'existence qui se satisfait de ce qu'il mérite. Elle découvre un tapuscrit, intitulé Nocturnal Animals, un titre évoquant le surnom que Edward lui donnait parce qu'elle ne parvenait pas à dormir. Le texte lui est dédié et la lettre jointe porte l'espérance qu'il lui plaira. Qu'a-t-elle d'autre à faire que lire ?

Ce n'est pas de l'imaginaire que l'auteur a sorti son roman, Susan, qui se coupe en ouvrant l'enveloppe, y découvre bien des points communs avec sa propre histoire. Il y est question d'une famille, composée de Tony, de sa femme, Laura, de leur fille India qui voyage de nuit en voiture. Un autre véhicule les contraint à s'arrêter, trois hommes en descendent, qui embarquent la femme et la fille du chauffeur, celui-ci étant conduit et abandonné dans un trou perdu qu'il mettra des heures à quitter pour rejoindre une route puis une maison d'où il téléphone à la police.

À mesure que sa lecture avance Susan se souvient de son mari, des confidences qu'elle lui dit et qu'il n'a pas oublié. Retrouver son passé l'amène à considérer son présent, qu'elle est devenue ce qu'elle refusait, une bourgeoise qui serait bien plus belle sans le maquillage qu'elle plaque sur ses rêves croyant pouvoir les oublier ainsi.

Tom Ford connait le monde de la beauté factice, de l'art et de son marché qui met en avant la valeur monétaire alors que l'artistique reste à découvrir. Susan préféra pourtant le premier quand Edward préférait l'autre, ils étaient incompatibles et avec retard la galeriste comprend les limites de celui qu'elle préféra, et, par conséquent, des siennes ! Le réalisateur garde le sens des images fortes, de la beauté comme porteuse de mort, en le donnant ou en l'incarnant. La vie n'est jamais qu'une illusion que le temps gomme plus ou moins rapidement.

Amy Adams est une Susan magnifique, statue se lézardant à l'avancée de sa lecture, Jake Gyllenhaal incarne un Tony/Edward affrontant sa lâcheté, ses peurs, le drame pour découvrir la bête en lui-même, seule capable d'affronter celles qu'il a rencontré.

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 08:00
Les biquettes

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Meije

Meije

Tu veux ta photo ?

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Nos amis de la ferme
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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 08:00

Pitof – 2004 – 104'

Patience Phillips est une artiste discrète, timide, elle travaille pour la marque de cosmétiques Hedare Beauty. Celle-ci est sur le point de distribuer un nouveau produit, Beauline, capable d'inverser le cours du temps en effaçant les effets du vieillissement.

Un soir Patience est en retard pour apporter son travail, un dessin, au responsable de la compagnie, George Hedare. De ce fait elle surprend une conversation entre le Dr Ivan Slavicky et Laurel Hedare, épouse du directeur. Ils parlent des effets secondaires de Beauline, soulignant à quel point l'usage de ce produit sur une longue période peut être dangereux. Ils se rendent comptent que leur conversation a été surprise, Patience tente de s'échapper en passant par un conduit d'évacuation. Ses adversaires, pour se débarrasser d'elle, le mettent en marche et la jeune femme se retrouve éjectée à l'extérieur, elle tombe dans une rivière, et se noie.

Pas question pourtant que le film s'arrête là, elle est donc ''magiquement'' ramenée à la vie par un chat égyptien qui lui donne les talents de son espèce, proportionnés à sa taille, et l'envie irrépressible de se venger de ceux qui l'ont tuée.

On la comprend !

Une amie, Ophelia Powers, lui explique que le chat qui la ramena à la vie était le messager de la déesse Bastet. Patience, toujours soucieuse d'anonymat, on ne se refait pas, même post-mortem, enfile la nuit un costume lui donnant une vague silhouette féline. Sa présence permettra à Laurel qui a assassiné son mari, de l'accuser du crime. Catwoman va être désormais poursuivie par la police qui finira par la capturer, puis par la confronter à la veuve Hedare. Patience à cette occasion témoignera que Laurel est la seule responsable de la disparition de son époux.

Patience pourra assouvir sa vengeance et continuera sa seconde vie sous l'apparence de Catwoman.

Michelle Pfeiffer devait reprendre son rôle mais refusa finalement, laissant la place à Halle Berry à laquelle le costume va très bien. Et c'est la qualité principale de ce film et la bonne raison de son passage à la postérité, la mauvaise étant le résultat global, de sa réalisation à l'interprétation. Halle fut nommée aux Razzie Awards et alla chercher son prix, preuve qu'elle est bonne joueuse.

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 08:00

Michel BUSSI – Presses de la Cité – 2010 

 

Trois femmes vivaient à Giverny. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles habitaient des lieux différents, avaient des âges allant de 80 à 11 ans. Ces trois personnes avaient une chose en commun : partir de Giverny. Ce village si connu à cause des impressionnistes.

Une seule aurait cette opportunité, si les autres mouraient. Et c'est la plus vieille qui raconte cette histoire.

Jérôme Morval est allongé, la tête dans l'eau, d'une blessure du sang coule et se perd dans l'Epte. Neptune s'approche, renifle, mais sa maîtresse le fait reculer, il est tôt mais les touristes ne vont pas tarder. Les jardins sont si bien entretenus, impeccables, un temple sacré, une cathédrale... À 6 h 02 l'illusion est parfaite, la ''prairie'' de Monet mérite encore ce nom, quelques heures plus tard elle ne sera qu'un parking. La campagne n'est qu'un décor d'hypermarché !

Tout les habitants de Giverny connaissent Neptune, peu savent à qui il appartient.

Laurenç Sérénac est inspecteur, c'est lui qui commence l'enquête, d'abord en délimitant un périmètre autour du cadavre avec cette bande plastique que les amateurs de séries connaissent bien. L'agent Maury, du commissariat de Vernon, s'occupe des premières constatations. L'inspecteur Sérénac est le nouveau patron du commissariat de Vernon, sans être commissaire mais en sortant de l'école de police de Toulouse. Morval est un ophtalmologue parisien connu. Le crime ne fait pas de doute mais pourquoi après avoir frappé la victime l'avoir traîné dans l'eau puis frappé à la tête avec une grosse pierre, laquelle dut être apportée elle aussi. Conclusion : un triple meurtre sur une seule personne, d'abord le coup de couteau dans le cœur, la tête fracassée, la noyade ! Serait-ce une vengeance, un rituel ?

Pile à cet instant Neptune fait irruption et vient se frotter à Sérénac.

Reste à fouiller le cadavre. Mouchoirs, clés, portefeuille, normal. Le carton extrait de la poche intérieur de la veste, une illustration des ''Nymphéas'' avec écrit au dos ONZE ANS. BON ANNIVERSAIRE, et en dessous : Le crime de rêver je consens qu'on l'instaure.

De sa fenêtre la vieille dame regarde les policiers, les badauds, se demandant si elle dois parler aux flics. Peut-être, mais pas tout de suite. Elle doit attendre d'être veuve complètement. Son mari agonise à l'hôpital, elle-même, se regardant dans la glace, peut se demander si elle est encore vivante. Avant de sortir elle redresse légèrement un tableau, ses ''Nymphéas'', en noir. En attendant d'aller rendre visite à ce qui reste de son époux elle se promène dans les rues, certaines que personne ne la remarquera.

Sérénaç et Sylvio Bénavides, son adjoint, tracent le portrait de la victime, un natif du coin qui y revint après avoir ''réussi'', avec deux passions dans la vie, la peinture qu'il collectionnait, rêvant d'acheter un ''Nymphéas'' et les femmes dont la rumeur dit qu'elles lui résistaient peu. Ce second point est une source de criminels possibles. Surtout le mari, jaloux, de sa dernière cible, l'institutrice du village. C'est le moment de rendre visite à la veuve, Patricia. Elle ne sait pas grand chose, et surtout pas à qui s'adressait la carte trouvée dans la poche de son époux. L'inspecteur se rend à la sortie de l'école, regarde sortir les enfants, puis remarque Stéphanie Dupain, debout devant la porte.

Elle est aussi belle qu'on le lui a dit et le policier n'est pas insensible à autant de fraîcheur, d'innocence apparente, c'est elle qui lui apprend que la phrase écrite au dos de la photo vient d'un poème d'Aragon : Nymphée. En revanche elle affirme qu'il ne se passa jamais rien avec le médecin.

 

Alors qu'elle attend la fin de son mari la vieille se dit qu'il met trop de temps à clamser. Débrancher les perfusions l'aidera. De son côté l'inspecteur regarde des photos, reçues anonymement, du mort en galante compagnie, y compris celle d'une jolie institutrice dont le mari, Jacques Dupain présente les qualités nécessaires pour faire partie des premiers suspects. C'est peut-être pour cette raison que Sérénac craint un drame dont la jeune femme serait la victime.

Tout le village, ou presque, est là pour assister à l'inhumation de Morval, du bon côté du cimetière, celui des vedettes, des riches, celui où repose Monet. En haut, loin, côté peuple, c'est le mari décédé d'une vieille femme du village qui est inhumé, sans que quiconque y prête grande attention. Elle regarde en se disant qu'un autre drame pourrait arriver à Giverny. Bientôt !

D'ailleurs, elle connaît le nom de l'assassin de Morval, du moins l'affirme-t-elle à Patricia.

Et si elle disait vrai ? Si l'assassin de Jérôme était bien...

Qui a tué Jérôme, qui est cette vielle ''sorcière'' qui observe un monde qu'elle méprise mais utilise ? Que va-t-il advenir de la si belle institutrice ? Tout cela, et le reste, et la solution, surprenante, de l'énigme, vous le saurez en lisant ce roman de Michel Bussi, le premier que je lis de cet auteur. Si vous aimez Giverny, si vous avez envie de vous promener dans les ombres d'un décor que Monet n'avait pas imaginé, alors ce roman est fait pour vous, il semble si simple, si facile à suivre, que vous aussi vous perdrez.

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 08:00

Henri Vernes – Gérald Forton – Lefrancq – 1968 

 

Alors qu'il séjourne à Paris, Morane reçoit une lettre de son amie Angelina Nosferat qui lui demande de venir à son secours dans son château où elle étudie les recherches du comte Zvor Nosferat qui aurait trouvé l'élixir de longue vie. Ils atteignent leur destination non sans avoir au passage vu de près d'étranges loups insensibles aux balles. Les habitants du coin ne s'en étonnent pas, ce sont des loups-garous, tous sont sûrs que le comte Zvor est revenu. Normal puisqu'il est immortel.

Alors que Morane, et Ballantine, séjournent dans l'hôtel du patelin des bruits les réveillent, grattements semblant ceux d'un animal. En fait le monstre ressemble à une main, une énorme main d'acier qui s'échappe dans la neige.

Le lendemain, enfin, ils peuvent se rendre au manoir de la comtesse Angelina ou un portier ressemblant à la créature de Frankenstein les accueille.

Celui-ci les laisse dans un salon où vient les rejoindre la propriétaire du domaine. Surprise, Angelina nie leur avoir écrit puis s'absente. Restés seuls nos amis attendent, une heure, avant d'entendre un appel à l'aide. Se précipitant ils retrouve la main de fer de la nuit précédente. À deux, armés d'épées, ils parviennent à la mettre en pièces avant de découvrir une oubliette qu'ils décident d'explorer. Ils y seront assaillis par l'étrange valet des Nosferat. Seul, contre deux experts en combats rapprochés, il n'avait aucune chance.

Dans une cellule ils retrouvent leur amie Angelina qui leur parle de l'homme étrange aux yeux jaunes qui est venu pour s'emparer des recherches de son ancêtre. Mais Bob et Bill ont déjà reconnu leurs vieux adversaires, les Dacoïts.

Se réfugiant dans le bureau de Zvor ils y retrouvent l'homme aux yeux jaunes : Monsieur Ming ! Celui-ci les avertit qu'il va les tuer, sauf Angelina, dont il attend un aveu. Celle-ci veut bien confier le secret de sa famille mais en échange de la vie sauve pour elle et ses amis. Pour cela elle traduit un texte gravé sur un mur et qui détient la clé du mystère. Ming écoute, sans voir Angelina faire une manipulation qui ouvre une dalle sous ses pieds et le précipite dans le vide.

Pensant leur maître mort les Dacoïts fuient. Le trio est tiré d'affaire, reste à libérer les domestiques, et à trouver une deuxième Angelina. Comment savoir laquelle est la vraie.

Heureusement quelqu'un saura faire la différence...

Morane vs Ming, le premier a des chances de gagner, qu'importe, le second aura sa revanche la prochaine fois, ou celle d'après, ou...

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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