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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 09:00

Benoit Jacquot – 2016 – 86' 

 

Rey est cinéaste, connu, lors d'une soirée il rencontre une jeune actrice, Laura, qui fait une performance en public. Il la suit et lui propose de l'accompagner jusque chez lui, en moto. Elle n'hésite pas et ils ne vont plus se quitter, malgré la différence de génération et l'opinion de son entourage. Il veut même l'épouser !

 

Isabelle était sa muse précédente, ensemble ils firent 8 films, c'est elle qui le prévient que cet amour est impossible, que tout finira mal, qu'elle voudra un enfant, d'abord, et le quittera, ensuite. Il restera seul dans sa grande maison vide.

 

Il a toujours aimé rouler vite en moto, prenant trop de risques, aussi personne n'est vraiment surpris d'apprendre qu'il a trouvé la mort lors d'un accident. Pour autant que ça en soit vraiment un, ne serait-ce pas plutôt le suicide d'un homme qui voit le temps lui filer entre les doigts, d'un créateur qui connait des difficultés pour achever son dernier scénario ? La question restera en suspens.

Lors de la crémation ses amis sont réunis, c'est Isabelle qui dit quelques mots en souvenir du défunt, ils vécurent onze ans ensemble et personne ne peut le connaître mieux qu'elle. Laura ne dit rien mais s'amuse à faire sonner le portable qu'elle a placé dans le cercueil...

C'est elle qui ramène les cendres de Rey chez lui, chez eux, dans la maison où il voulait poser ses valises. Désormais elle habite là, isolée du monde, de ses amis, évitant de répondre au téléphone. Petit à petit elle va deviner une présence, entendre des bruits, sentir que Rey est là, qu'elle peut lui parler, lui donner même à manger, le laver, comme si d'être revenu d'entre les mots il devait tout réapprendre. Le manque est-il si fort qu'il lui fasse voir et entendre ce qui n'est pas, peut-être était-ce l'ambition de Rey, survivre dans l'esprit de la jeune fille par incapacité à trouver quoi prendre du réel. Fantôme avant sa mort, finalement celle-ci apportait peu de changements.

 

Tel Rey, Benoit Jacquot est souvent inspiré par une rencontre, cette fois c'est celle de Julia Roy, également scénariste, jeune, belle, blonde, assez dense pour donner de la force à l'absence de l'autre. Après tout qu'importe, le réel et l'illusion savent, parfois, s'entendre.

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 09:00

Jean Ray fut chargé de traduire les aventures de Harry Dickson, le roi des détectives, de l'allemand. Devant la pauvreté des histoires il ne put se satisfaire de ce seul rôle et se contenta de la couverture des fascicules pour en tirer une histoire de son cru.il commença par changer le nom du héros qui portait celui de la création de Conan Doyle, histoire de profiter de la gloire de celui-ci. Ray voulut éviter les ennuis et s'inspira du patronyme de l'aide du Holmes bis, Harry Taxson, pour en faire Harry Dickson. Le partenaire s'appelant désormais Tom Wills.

Jean Ray écrivait chaque histoire en une nuit, sans se relire, sans rature ni correction.

 

DANS LES GRIFFES DE L'IDOLE NOIRE

 

La rue est étroite et sombre entre des façades hautes, obscures et négligées. Sur cette rue s'ouvre la pension de famille tenue par Mrs. Chullingham. L'escalier intérieur est décrépit, la rampe, brisée, est rafistolée avec de la ficelle et des planches renforcent les marches fendues par le temps. La maison est le refuge de chats que personne ne chassent puisqu'il mangent les souris qui sans eux s'insinueraient partout.

Les chambres sont sommairement meublées : un lit de fer, une table de toilette, une chaise. Le bougeoir est compté en sus. La logeuse rappelle à Betty de porter à Mr Poole ses petits pains mollets. Betty opine et prend la direction du domaine de Mr Poole, une chambre donnant sur la cour, différente, confortable grâce à un large lit et des bibliothèques pleines de livres. Le bureau est encombrée de papiers, la lampe de cuivre n'attend que d'être allumée. Le locataire est dans son fauteuil tournant. Betty laisse la commande, récupère son pourboire, repart en souriant. Un client comme elle les aime, et cultivé en plus.

Alors que Betty prépare le repas du soir Mr Poole regarde par la fenêtre, au loin il aperçoit le campanile de St. Paul. Au moment de se servir du thé il aperçoit une enveloppe sous la théière. Il la prend, l'ouvre, un fragment de journal en sort.

Il sonne Betty, qui s'en inquiète. Son hôte la fait s'asseoir et lui demande si elle est bien native des Hébrides. Elle n'attendait que de pouvoir parler à Mr Poole et raconte sa vie son passé.

Son rêve se réalise quand Mr Poole lui demande de l'épouser.

Dans l'École des Langues anciennes Harry Dickson et John Brandini sont les seuls élèves de Miss Evelyn Drummond. Le premier parle au second du procès séculaire qui le concerne, une île, un château, une fortune, non imposable, de six millions de livres. Le verdict vient d'être rendu, en sa faveur. Il entre donc en possession de l'île Mâbar des Hébrides, et de l'héritage qui va avec. Une affaire remontant aux voyage de Marco Polo qu'un Brandin avait accompagné avant de s'installer aux Hébrides où il fit fortune en faisant le pirate.

Le hasard avait favorisé la rencontre entre Dickson et le dernier Brandini, le premier voulait améliorer ses connaissances des langues anciennes, faisant ainsi la rencontre du second. Après son succès Brandini reçoit un curieux message, une mise en garde faisant allusion à son voleur d'ancêtre, à l'Idole Noire dérobée en Inde, dans un saint monastère. Qu'il dépense l'argent mais ne touche pas les pierres, sinon... le message était signé Eibrâh. Un grand prêtre malabar du XIVe des environs de Goa.

Un avertissement motivant Brandini à aller aux Hébrides. Dickson pourrait l'accompagner. Le cours de Miss Drummond serait suspendu faute d'élève mais elle peut venir aussi.

Mr Douglas Warwick, ancien conservateur du château de l'île Mâbar les accueille, et apprend au nouveau châtelain que son domaine est hanté. Une tradition locale.

Voyage normal, jusqu'à la nuit précédent l'arrivée, passée dans un hôtel du port avant d'embarquer pour l'Île. Ayant entendu du bruit Dickson ouvre la porte de sa chambre et découvre une silhouette vêtue de noir dont seuls les yeux étaient visibles, flamboyant d'un terrible feu vert. Voulant s'en saisir le détective découvrit devant lui un couloir vide. Avant de s'endormir Miss Drummond avait invoqué l'Idole Noire en suivant de vieux manuscrits malabars. Tous arrivent pourtant à destination. Les premiers jours furent consacrés à l'installation, John Brandini imaginant les travaux nécessaires, Miss Evelyn passant son temps dans la bibliothèque, Tom Wills chassant les oiseaux de mer, Harry Dickson lui se promenait le long des falaises abruptes.

Chacun vaque à ses occupations, profite des lieux, Tom Wills persiste dans son opinion, il n'aime pas Miss Drummond.

Les jours passent, jusqu'à la visite d'un voisin, Kildater-Booh, qui vient vendre sa pêche mais surtout rendre visite à Brandini, dont il traite l'ancêtre, et premier propriétaire de Mâbar, de voleur. Pour lui le véritable propriétaire est Marco Polo, et, donc, le descendant direct du Vénitien. Il met en garde le maître de l'île contre l'Idole Noire, et ses servantes, les Lei. Sous le coup d'une émotion violente le marin se lève, indique un coin de la pièce, affirmant que l'Idole est là. Un coup de feu retentit, il tombe, gravement blessé.

Alors que Kildater-Booh est remmené chez lui par ses hommes Dickson et Wills enquêtent. Dans la chambre de Miss Evelyn ce dernier trouvera l'écrin d'un automatique, calibre 7, celui de la balle qui blessa le marin. Entre temps Brandini disparaît alors qu'il se trouvait dans la bibliothèque, puis Miss Evelyn.

Le mystère est complet. Dans la bibliothèque Dickson cherche la solution, il la sent proche, qu'il regarde au bon endroit. Fouillant il trouve un livre relatant les voyages de Marco Polo dans lequel il est question de l'Idole Noire et d'une province de Mâbar... Il est clair pour le détective que Brandin apporta sur cette île des coutumes infernales des Indes. Dans le même volume il découvrit une esquisse de l'Idole Noire : une effroyable face de Gorgone, un mufle de ténèbres prêt à mordre et à dévorer.

Continuant son exploration il trouve ce qu'il cherchait... et se met en danger. Où serait le plaisir sans celui-ci ? Il n'est pas seul, Wills l'aidera, mais aussi Marc Poole !

Les griffes de l'Idole Noire menacent de se refermer, Harry Dickson pourra-t-il l'empêcher ? Plus que le suspens c'est le talent de Jean Ray qui nous entraîne, si loin du monde, si près de l'étrange, dessinant le décor et les personnages qui s'y meuvent. Il suffit de se laisser porter par ses mots. Facile !

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 09:01
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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 09:00

Picnic at Hanging Rock – Peter Weir – 1975 - 107' 

 

1900, c'est la Saint Valentin, les jeunes filles du lycée Appleyard, établissement chic réservé à une clientèle triée sur le volet, sont autorisées à sortir pour un pique-nique à Hanging Rock, un lieu réputé, site aborigène sacré, une imposante masse de roche volcanique située au cœur du désert australien. La directrice du lycée, Miss Appleyard se veut l'incarnation de cette bourgeoisie victorienne, fière de ses valeurs, des contraintes, morales et physiques, qu'elle s'impose. Elle veille sur ces jeunes filles pour en faire des parfaites copies d'une image déjà jaunies, ce qui ne l'empêche pas d'imposer le corset et de surveiller chaque tenue, chaque mot. Elle épierait chaque pensée si elle pouvait.

 

Les élèves passent leur temps en cours puis dans leurs chambres, rêvassent, lisent des poèmes, évoquent parfois leurs rêves sans oser parler à haute voix de ce à quoi elles aspirent vraiment. Tout est calme, serein, s'annonce idyllique, comme cela se doit. Du reste que pourrait-il arriver ?  Miss Appleyard parle géologie, prévoit un devoir prochain, tout en demandant à ses ouailles de ne pas s'approcher du rocher, qui sait quels comportements inappropriés sa proximité pourrait susciter. Miranda est la vedette du lycée, la plus belle, la plus appréciée de la directrice, avant de partir en excursion elle confie à son amie Sara son intention de quitter cet endroit. De son côté Sara est punie, elle n'a pas le droit d'accompagner ses condisciples en ballade, qu'elle soit pauvre et orpheline ne plaide pas en sa faveur.

Le jour de la sortie est bien choisi, symbole d'une relation idéalisée mais désexualisée, comme la directrice qui ne doute pas d'être plus forte que la nature, de l'avoir comprise et soumise. Grossière erreur, que tant font encore de nos jours. Bien sûr, et nous le savons dès les premières images, les choses vont mal tourner, l'image est trop belle pour être vraie, elle est un masque que des jeunes filles veulent prendre pour leur vrai visage. La chaleur est trop forte pour supporter les tenues, la roche est trop brûlante pour qu'elles n'en ressentent pas les effets.

Miss McCraw, la sous-directrice, va disparaître, en compagnie de Miranda, Irma et Marion. La geôle culturelle reprendra dans ses murs glacés les esprits qui crurent lui échapper, qui virent, l'espace d'un moment, peut-être seulement d'un rêve, une vie digne de ce nom.

Êtes-vous libre ou satisfait de seulement croire l'être ?

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:00

 

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 08:57
                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Henri Vernes – Gérald Forton – Claude Lefrancq Editeur – 1966

                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Dans une boutique du vieux Londres un brocanteur remet à une cliente, Alicia Ferlin, un paquet soigneusement ficelé. Ni l'un ni l'autre n'aperçoivent de l'autre côté de la rue un homme qui les observe à travers la vitrine, un homme au visage dissimulé par des bandages. Il suit la cliente dès que celle-ci sort de l'échoppe. Prise dans une cohue elle est heurté par un homme, le paquet s'écrase au sol. Morane, c'était lui, le ramasse, le rend à la jeune femme qui sous-entend que le vase chinois a dû souffrir de cette chute. Bob lui propose de regarder les dégâts pour tenter de les réparer.

Lui et son ami, Bill Ballantine ont remarqué les hommes aux visages bandés de soie.

 

Finalement le base a moins souffert que prévu, Morane promet de le réparer. Ils discutent à trois quand des hommes aux visages couverts de soie font irruption. Nos amis ne s'en laissent pas compter et les mettent en fuite, non sans récupérer quelques bandelettes, et une question : que voulaient-ils ?

                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Le vase probablement, et ses inscriptions. Le professeur Hooligsby pourra les aider. Mais lors de la rencontre c'est d'abord une pierre enveloppée d'un papier portant le symbole des Mandarins de la paix suprême, qui atterri dans le bureau du prof, puis des hommes bandés qui défoncent la fenêtre. La police finit par intervenir mais le professeur et Morane ont disparu.

                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Quand il se réveille Bob est face à des hommes masqués qui lui demandent où est le vase et la signification des sinogrammes. Refusant de répondre il est promis à périr dans l'incendie du local où il se trouve. Jamais à court d'idée il parvient à se libérer puis à s'échapper au moyen d'une pelleteuse puis avec une des voitures de ses ravisseurs. Ainsi peut-il rejoindre ses amis, dont Sir Archibald, le chef du Yard.

                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Morane et Ballantine prennent ensuite la direction de la villa du professeur dans l'espoir d'y trouver un renseignement, en fait ils y reçoivent un coup de fil leur intimant de se rendre au 62 Orient Street, sans prévenir la police. Une invitation impossible à refuser. Faisant un détour ils s'introduisent par le toit et trouve le professeur ligoté sur une chaise. S'échapper demandera aux trois hommes imaginations et courage, heureusement ils n'en manquent pas. Bob et Bill devront user de fausses bandelettes pour surprendre leurs ennemis et voler une voiture.

                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Leurs aventures ne sont pas terminées, une fois à l'abri ils apprennent que c'est Mlle Ferlin qui a disparu. Une lettre leur demandera plus tard de leur remettre le coffret de l'empereur Yu.

                                                                                                                         LES MASQUES DE SOIE

Et le terrible secret qu'il contient. La formule d'un explosif dont la puissance et les effets seraient proches d'une bombe atomique mais d'une fabrications moins onéreuse et plus aisé.

Malheureusement celui-ci a disparu du British Museum. Un vol qui vient juste d'être commis, peut-être est-il encore possible de rattraper les criminels. Encore une fois Morane se fait assommer et enlever, avec Bill pour lui tenir compagnie.

Ils vont découvrir que...

Le terrible secret de l'empereur Yu tombera-t-il entre les mauvaises mains qui en rêvent ? Morane et ses compagnons peuvent-ils laisser cela arriver ? Vous devinez les réponses.

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 09:00

Hier, l'espoir existait encore, l'avenir avait un sens auquel nous pouvions feindre de croire, sécularisés dans un quotidien banal, supportable, presque enviable malgré les orchidoclastes promoteurs de solutions bancales, vendeurs de promesses qui laisseront dans l'esprit de qui les crus une odeur de centres digne de Pandémonium.

 

Hier n'est plus qu'un mot, un vide grandissant derrière nous, l'incitation à avancer, mais vers quoi ? Faut-il se comporter en boloss, gorgés de vanité dans un costume à la mode, sourire porcelaine et regard vide ? Faut-il snober le présent, emporté par le cyclone médiatique des jeux télévisés, des séridicules, des feuilletomberaux menant à des lendemains identiques ?

 

Hier murmurant, quand les nouveaux jours sont taiseux, il peut être hilare des promesses qu'il nous fit, que nous crûmes, de nous voir barboter et surnager dans le flot indifférent du temps.

 

Hier remettait à demain, gageons que celui-ci sera amnésique.

 

Tant mieux.

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 09:00

C'était, c'était... mais est-ce déjà du passé,

Cliché flou d'autrefois à l'odeur de cerise.

Flaveur miroir gorgée d'émotions effacées

Par les remous brutaux hantant les jours de crise.

 

Des bulles d'or, pétillant, brillantes vers la surface,

Cœur de champagne rosé plutôt que la bière

D'un lion fatigué des jours et nuits qui passent

Rêvant de lendemains pareils à des hiers.

 

Alternances stendhaliennes, le rouge et puis l'espoir,

De peut-être vaincus engloutis dans l'acide.

Photos jaunies d'une vie qui s'approchant du soir

Ne voit plus que l'obscur, n'aspire plus qu'au vide,

 

À tisser son linceul d'une aiguille tremblante,

Et ne plus rien savoir, et n'accepter ici

Qu'une pâle lumière, glacée et apaisante

Sourire de la lune qu'un vitrail magnifie.

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 09:00
Paray-le-Monial
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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 09:00

Ce n'est pas à travers les portes de la perception qu'il faut passer mais au travers des murs.

Je suis un parasite se rêvant prédateur.

La réalité est un film avec de mauvais acteurs.

Je suis un rat qui a toujours pu fuir.

Si en moi la pulsion de mort avait été plus forte, vers qui l'aurais-je dirigée ?

Le tueur agit par obsession, le prédateur par besoin. L'un peut parfois être l'autre, et réciproquement.

Vouloir lobotomiser un intégriste c'est tenter de couper les jambes d'un cul-de-jatte.

Combien se satisfont de mener une masse de blatte.

Bien sûr que ma vision du monde est étroite, mais moins que la vôtre.

Évidemment j'ai fait des tests sur des animaux, maintenant je peux essayer sur un rat, demain sur un chien.

Parfois le mal et le pire s'équilibrent.

L'intelligence seule voit l'intelligence.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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