Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 08:27

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

Le Geipan

La vérité est ici (Muriel Valin)

Les témoignages sur les phénomènes extraterrestres sont analysés par le Geipan, un groupe d'études basé à Toulouse dans les locaux du CNES.

Le CNES de Toulouse étudie les véhicules ou les systèmes orbitaux, le Geipan (Groupe d'études et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés) lui, s'il occupe le même bâtiment, se penche sur les ovnis. Il a été créé en 1977 et occupe aujourd'hi deux personnes à plein temps plus une vingtaine de bénévoles et quelques contractants qui receuillent les phénomènes inexpliqués survenus dans le ciel français, les étudie puis communique avec le grand public via un site internet. C'est la seule structure de ce genre en Europe, dans le monde il faut aller au Chili pour trouver son pendant.

''Notre objectif est de ne pas laisser les témoins de quelque chose de bizarre seuls face à l'insolite, l'inexpliqué et l'étrange'' précise Jean-Paul Aguttes. ''Quand une personne se retrouve isolée avec son observation, cela peut déclencher de grosses émotions chez elle. Elle risque de chercher des explications par elle-même par des sources pas toujours sérieuses... D'où l'importance de notre démarche de communication et d'enquête''.

Des centaines d'associations d'ufologie sont prêtes dans le monde à recueillir les témoignages de ceux qui ont observé des phénomènes sans les comprendre. Ces associations défendent souvent un postulat tranché : soit pour soutenir que notre planète est souvent visitée par des êtres venus d'ailleurs, soit pour certifier que c'est impossible. Le Geipan se veut neutre et propose à qui s'adresse à lui un protocole bien établi : d'abord vérifier si son observation ne correspond pas à une confusion classique, puis, si c'est négatif, elle peut envoyer un témoignage écrit qui sera étudié par les experts.

Chaque année le Geipan reçoit environ 500 messages dont une moitié est rapidement explicitée. La seconde demande une étude approfondie. Des enquêteurs peuvent être dépêchés sur place pour mener leur enquête et recueillir d'autres témoignages. Ce sont souvent des bénévoles précise Jean-Paul Aguttes. ''Je rencontre tous les candidats, ai un entretien avec chacun, les teste avec des exercices d'analyse de cas et vérifient s'ils ont une démarche rationnelle et méthodique. Leur conviction ne doit pas influencer l'enquête''.

En outre une quinzaine de scientifiques sont invités à se pencher sur des cas complexes et à donner leur avis. Chaque cas est ensuite classé dans une catégorie de PAN (phénomène aérospatial non-identifiés) : le PAN A compile les phénomènes identifiés, le PAN B, ceux qui le sont probablement, le PAN C, les non identifiables, et le PAN D, les non-identifiés. Un tiers des cas étudiés par le Geipan sont dus aux lanternes thaïlandaises, ces lampions lancés en grappe vers le ciel prolifèrent en France depuis 2007. Hors ces cas 10% restent inexplicables. Surtout aujourd’hui avec la prolifération des drones.

Comment progresser dans l'avenir ? Les demandes augmentent, de quels nouveaux moyens se doter ? Deux projets pourraient l'aider. D’abord un réseau de 100 caméras pointées vers le ciel, baptisé Fripon cet outil est en voie de déploiement, et fut conçu pour traquer les météores et leur trajectoire. Ensuite la mise en place d'un groupe de travail consacré à l'étude des cas inexpliqués en France, mais aussi dans le monde.

Jean-Paul Aguttes ajoute ''Si nous voulons faire avancer la science autour des phénomènes inexpliqués, nous avons intérêt à creuser dans différentes directions et à étoffer les partenariats.'' Outre l'accroissement des moyens l'idéal serait une collaboration scientifique à l'échelle internationale.

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 08:00

L'espoir est la drogue des pauvres.

Ce que je suis n'est pas dans mes gènes.

Nous sommes toujours dans la jungle, celle des pensées intérieures. Un monde où l'évolution existe aussi, également implacable.

Une fourmi consciente n'en resterait pas moins une fourmi.

Je suis un transpsycho !

Nul ne connaît mieux les monstres qu'un monstre.

La lucidité fit prendre conscience de l'obscurité dépassant le faible espace qu'elle peut éclairer.

Chaque nouveau jour est la promesse d'une nouvelle nuit à venir.

Une bonne loi se doit de déplaire à tous.

Non, l'usage de drogue ne rend pas idiot, il faut l'être avant d'en prendre.

Dire : ''je ne joue plus'', c'est entamer une nouvelle partie.

Google c'est l'arbre du savoir immédiat.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 11:18
ANNE DANGAR
ANNE DANGAR
ANNE DANGAR
ANNE DANGAR
ANNE DANGAR
Partager cet article
Repost0
26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 07:45

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

OVNIS

Il est humain d'y croire (Valérie Devillaine)

Qui prétend avoir vu une soucoupe volante est rarement un farceur, notre cerveau a bien des raisons, sociologiques et neurologiques de ''voir'' des extraterrestres. À l'origine d'un témoignage il y a l'observation d'un phénomène céleste inconnu. Peu d'entre nous ont l'habitude de le regarder et on s'étonne vite de ce qui, pour un spécialiste, est aisément explicable. Il ne s'agit pas d'ignorance mais il y a loin entre la photo d'un livre scolaire ou d'un site internet et la réalité. L'observateur face à un spectacle insolite a besoin de le classifier pour se rassurer, ou de modifier son système de valeur ''maintenant j'y crois !'' expliquent Françoise Levallois-Perret et François Cavé dans une étude de 1981.

Des mécanismes neurologiques peuvent amener à prendre une lumière pour un vaisseau extraterrestre. Comme l'autocinétique : l'illusion d'optique par laquelle un point lumineux fixe semble se déplacer, celle-ci serait due à une mauvaise interprétation de mouvements involontaires du globe oculaire.

Autre explication : le conformisme, si la couverture médiatique d’observations d'ovnis pousse à croire qu'il y en a dans une région, la population sera portée à interpréter toute vision inhabituelle comme un ovni. Il est probable que des observations relèvent d'autres processus neurologiques : les hallucinations, ces perceptions sensorielles réelles, mais sans stimulus extérieur. 5 à 10 % d'entre nous en feraient l'expérience au moins une fois dans leur vie. Elles peuvent aussi être causées par une fièvre élevée, la prise de drogues ou médicaments, la maladie de Parkinson, la schizophrénie, une intoxication...

Quelle que soit l'origine de ces observations (illusion, méprise, hallucination) pourquoi leur attribuer une origine extraterrestre ? Pour le psychologue social Pascal Morchain personne ne voit le monde tel qu'il est : ''Notre œil n'est pas une caméra, notre cerveau interprète ce qu'il voit en fonction de ce qu'il a appris à voir et de ce qu'il est porté à croire. Une personne religieuse labellisera vite un événement extraordinaire comme un miracle''.

Carl G. Jung a fait de ce phénomène l'objet d'un ouvrage : Un mythe moderne. Sans se prononcer quand à l'existence matérielle des soucoupes volantes il en étudie la ''composante psychique d'un poids essentiel''. ''Un tel objet – par son imprécision et son évanescence même – peut provoquer mieux que tout autre des imaginations conscientes ou des phantasmes inconscients. Il se crée autour des soucoupes une légende tellement impressionnante qu'on est tenté de l'interpréter comme étant à 99% une édification psychique.'' les témoignages sont le support d'un phénomène psychologique reflétant l'inadéquation de l'homme moderne à lui-même et au monde, et la détresse qui en résulte. Pour le psychologue Jean-Michel Abrassart il s'agit là du fruit ''de la culture américaine, imprégnée de science-fiction et de guerre froide, qui s'est répandue à l'ensemble du monde occidental. L'interprétation extraterrestre 'naturalise' ce qui était autrefois interprété comme un phénomène surnaturel : fées, elfes, anges, démons...''

L'examen de centaines de témoignes montre des points communs : indications de temps et de lieu, éléments de contexte, souvent une activité banale, l'intervention de l'événement, une description de la chose vue, des comparaisons, des évaluations négatives, une présentation du témoin visant à crédibiliser ses propos, la sollicitation d'une enquête. S'ajoutent une dimension mystérieuse : le phénomène observé s'est finalement soustrait à la vue du témoin. Ces textes sont à rapprocher des récits fantastiques non-littéraires et rappelleraient, selon le sociologue Arnaud Esquerre, des récits antérieurs : ceux mettant en scène des fantômes.

D'autres les rapprochent des mythes et légendes anciennes. Wiktor Stoczkowski, anthropologue au Collège de France, s'est intéressé à la croyance selon laquelle la vie sur Terre serait d'origine extraterrestre, à travers la théorie des anciens astronautes. Une théorie qui s'inspirerait de la littérature fantastique, elle-même héritière de l'occultisme et même du gnosticisme des débuts de l'ère chrétienne.

La croyance dans les engins volants extraterrestres succéderait à d'autres : mythologie, religions, fantômes, avec pour avantage sa modernité et son caractère technoscientifique n'impliquant aucun phénomène surnaturel ou paranormal. Restent les tenants de la théorie du complot pour qui ces explications sont des mensonges propagés par ceux qui nous cachent la vérité.

En 1956 Leon Festinger publiait, avec Henry Riecken et Stanley Schachter, L'Échec d'une prophétie sur une secte prédisant la fin du monde, celle-ci n'ayant pas eu lieu la croyance a persisté, au contraire, les prières des adeptes avaient réussi à l'empêcher. Il mettait ainsi à l'épreuve sa théorie de la dissonance cognitive : Quand les faits contredisent les cognitions, nos neurones cherchent à ces contradictions une explication ''rationnelle''.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 08:00

Vous connaissez la Fantasy, genre littéraire que certains font remonter à l'antiquité avec l'Épopée de Gilgamesh, l’Iliade et l'Odyssée en passant par les textes arthuriens, les Mille et Une Nuits... au moins en ayant entendu parler de Conan, le héros cimmérien de Robert E. Howard et surtout Le Seigneur des Anneaux de Tolkien porté au grand écran avec un immense succès par Peter Jackson.

En revanche je soupçonne que vous ne connaissez pas Lord Dunsany. Et pourtant, au vingtième siècle, avant Howard et Tolkien, c'est lui qui sut, après George Macdonald ou William Morris, écrire des romans relevant de ce style et qui connurent un grand succès.

Ce jour étant le soixantième anniversaire de sa disparition c'était l'occasion de revenir sur cet écrivain qui fut un des inspirateurs de Lovecraft et dont l’œuvre est injustement méconnue.

Edward John Moreton Drax Plunkett (ouf!) naquit le 24 juillet 1878 au 15 Park Square à Londres. En 1899 il hérita du titre de baron de Dunsany et des propriétés afférentes. Son premier recueil de nouvelles paraît en 1905, une soixantaine suivront jusqu'à sa disparition en 1957 des suites d'une appendicite.

Pour retenir deux ouvrages je citerai celui de 1905, Les Dieux de Pegana, recueil de nouvelles décrivant la légende de la création du monde et des dieux. Textes venus de ses rêves, comme HPL. Dans ces mondes extraordinaires les dieux sont versatiles, les humains subissent leur ire ou moquerie quand leurs rois sentent le passage du temps les réduire en poussière sans qu'ils puissent rien y faire. Quand aux esprits du mal ils voient l'homme dans le singe, un regret pour le premier, une honte pour l'autre !

Autre lecture indispensable, La fille du roi des elfes. Dans ce roman le Parlement des Aulnes demande au roi que le prince qui doit lui succéder soit enchanté. Une demande que le monarque entend, lui qui aime son peuple envoie donc son fils, Alvéric, vers le pays enchanté. Armé d'une épée par la sorcière sur la colline avec des flèches de foudre le jeune homme traverse la frontière et pénètre dans le pays enchanté. Après avoir franchi, non sans difficultés, la forêt envoûtée, il séduit Lirazel, la fille du roi des Elfes et la ramène avec lui au royaume d' Erl.

Tout se présente pour le mieux, le couple princier est populaire, Alvéric succède à son père et la venue prochaine d'un hériter qui devrait combiner les talents de ses parents est la promesse d'un futur idéal.

Bien sûr les choses ne peuvent pas être aussi simple. Le père de la princesse est mécontent du départ de sa fille, il envoie vers elle un troll porteur d'un message magique qui va la ramener dans son royaume.

Alvéric est affligé, il veut retrouver son épouse mais la magie du roi des elfes l'en empêche. Peu importe, il cherche ! De son côté Orion grandit et découvre les merveilles de la forêt enchantée.

Dunsany sait présenter de mondes semblant merveilleux quand on les approche et qui le sont moins sitôt qu'on y pénètre avec une langue fluide associant variété des termes et humour, dessinant décors et personnages en quelques lignes, montrant que les légendes anciennes n'ont pas disparues, et, même, n'était-ce que des légendes ? Ne serait-ce pas un sort lancé par le roi des elfes pour se protéger d'une curiosité qui troublerait leur quiétude ?

Attention, il ne s'agit pas, loin de là, de contes pour enfants, pour autant que ceux-ci soient toujours aussi simplistes qu'ils le paraissent, mais d'histoires où la violence et les passions humaines s'arment autant de fer que de magie.

Si ce billet donne à une seule personne l'envie de découvrir cet auteur alors il n'aura, pour une fois, pas été inutile.

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 07:23

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

MARS

Les prodiges de l'imagination (Mathilde Fontez)

Nombreux sont ceux qui, en scrutant les photographies de Mars, découvrent des indices témoignant d'une présence sur la planète rouge. Pourtant il ne s'agit que d'illusions propices à la paréidolie, la tendance qu'à notre cerveau à reconnaître à tout prix des formes.

L'association d'une forme connue à un stimulus visuel informe est la base du fameux test de Rorschach. La paréidolie touche les humains, les grands singes, et peut-être d'autres animaux. Cette tendance est donc une spécificité du vivant, ou plutôt, du cerveau ! Car cette illusion d'optique trouve sa source, non dans l'oeil mais dans le cortex. C'est lui qui s'empresse d'associer une perception nouvelle à d'autres, déjà répertoriées.

Que voyez-vous ?

Concernant la planète rouge, le phénomène remonte à la fin du XIXe siècle. Des astronomes pendent distinguer dans leur tlescope de gigantesques canaux, signe d'une civilisation plus évoluée que la nôtre. En fait, des traces aléatoires du relief martien.

Le 25 juillet 1976 la sonde Viking 1 prend un cliché sur lequel paraît une forme évoquant un visage humain de plus de 3 kilomètres de long... il fallut attendre Mars Global Surveyor le 5 avril 1998 pour avoir un cliché plus net montrant un simple monticule de terre aux ombres malicieuses, une mesa, une butte au sommet plat appelé Cydonia.

Bien sûr tous ne pas convaincus, la vérité ne s'impose jamais à tous.

D'autres détails troublèrent les esprits avides de découvrir une preuve de vie martienne. Il suffit d'une forme, d'un détail, d'une ombre... le rasoir d'Ockham est toujours utile, l'explication la plus simple est la bonne.

L'abominable homme de mars !

La petite sirène de Mars

 

La cuillère et le rat

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:00

Guillermo del toro – 2015 – 119'

Le ciel est bleu, n'est-ce pas le temps idéal pour un enterrement.. Edith Cushin a dix ans la première fois qu'elle voit un fantôme, celui de sa mère, tuée par le choléra ; alors que son père lui avait demandé de ne pas regarder le cercueil elle ne put s'y résoudre.

La nuit suivante, impossible de trouver le sommeil, regardant autour d'elle le décor de cette chambre qu'elle connaissait bien. Une ombre surgit au fond du couloir, s'approcha d'elle, de plus en plus près, jusqu'à poser une main gantée de noir sur elle en lui murmurant à l'oreille ''Prends garde à Crimson Peak''.

Quand elle se retourna en hurlant elle était seule.

Que voulait dire ce message ? Le saurait-elle avant qu'il soit trop tard.

14 ans plus tard, à Buffalo. Elle traverse la place du marché, entre dans un immeuble, grimpe les escaliers quand un homme l'interpelle. Un vieil ami revenu d'Europe depuis peu. Elle rejoint son bureau, jusqu'à ce que son patron la convoque. Ce n'est pas d'uns histoire de spectre dont il a besoin mais d'une histoire d'amour.

Alors qu'elle dîne avec son père celui-ci lui offre un magnifique stylo, espérant qu'il l'aide à améliorer son style, à gagner en efficacité.

Le lendemain elle croise un homme, Thomas Sharpe Baronnet, qui a rendez-vous avec le grand patron, un homme qui ne se gêne pas pour regarder son texte, le lire, et le trouver excellent. Cet homme est venu présenter une machine destinée à extraire l'argile des profondeurs, il espère démontrer que le prêt qu'il demande est justifié et serait rentable pour la banque. Mais les choses s'annoncent mal, les banquiers sont circonspects.

Seule dans sa chambre, occupé à lire sur son lit elle entend la poignée de sa porte être tournée frénétiquement, la porte s'ouvre, seule. Pourtant au fond du couloir elle revoit le fantôme aperçu 14 ans plus tôt. Le spectre la saisit par le cou et lui murmure à nouveau de prendre garde à Crimson Peak. Quand la porte s'ouvre à nouveau elle s'attend au pire mais découvre une bonne lui annonçant un visiteur, Thomas Sharpe. Celui-ci vient lui demander son aide, pour aller à une grande soirée où justement son père vient de partir en compagnie d'Alan, jeune médecin amoureux d'Edith, alors qu'elle avait refuser d'y aller. Autant dire que le ''couple'' fait sensation. Pas autant que la valse qu'ils dansent ensemble sur une musique interprété par Lucille, la sœur de Thomas.

Mais le père d'Edith voit d'un mauvais œil le rapprochement entre celle-ci et Sir Thomas qu'il soupçonne de n'être intéressé par sa fille que par intérêt. Il lui propose donc un chèque s'il repart, avec sa sœur, dès le lendemain matin. Et s'il parvient à se faire détester d'elle ce sera encore mieux.

Le lendemain matin alors que le père d'Edith se prépare il est agressé, et tué, violemment alors qu'Edith reçoit son manuscrit et une lettre de Thomas qui lui raconte la vérité sur son comportement de la veille. Commandité, et financé, par son père.

Mais Thomas n'est pas parti...

Elle apprendra le décès de son père juste après. Mais Thomas est là pour lui tendre une épaule secourable, et l'accompagner à l'enterrement.

Nul ne peut plus s'opposer à leur mariage, et au voyage que le jeune couple fera en Angleterre dans la maison de Thomas. Une maison immense, aux pièces innombrables et couloirs semblant sans fin. Bien sûr le toit est abimé, la pluie le traverse et le sol menace, d'autant que la mine est juste en dessous, mais il n'est pas question de renoncer à une demeure de famille.

La maison est étrange, des bruits viennent de partout, l'eau parfois devient rouge, l'ascenseur fonctionne seul, les mouches pullulent. Heureusement Fetch, un petit chien, apporte un peu de bonne humeur dans cette bâtisse froide et inquiétante. Les portraits même des parents de Thomas sont menaçant, leurs yeux vous suivent, vous observent, vous épient. Pire, ils vous voient.

Alan de son côté ne se le tient pas pour dit, quelque chose l'intrigue dans le décès du banquier, mort trop brutale, trop opportune pour être due au hasard seul. Son dernier chèque ne fut-il pas au nom de Sharp ? De plus n'avait-il pas engagé quelqu'un pour enquêter sur cet homme, d'où il venait, ce qu'il pouvait dissimuler ?

Pour s'occuper Edith se promène dans la maison, explore, ouvre une porte, une autre, trouve des objets bizarres, aperçoit des formes remontant du sol et rampant vers elle.

Qui est Enola, à qui appartenait ce gramophone qu'elle découvre au grenier ? Que sont ces cuves fermées par des grilles ? Elle est trop curieuse pour en rester là, elle en ouvre une, fouille à l'intérieur sans rien découvrir mais sans va sans la refermer.

Mais Lucille a remarqué qu'il manque un clé à son trousseau...

Edith continue ses investigations, trouve des photos, écoute des enregistrements, entend cette voix lui disant que le thé est empoisonné.

Les fantômes ne sont pas les ennemis de la jeune mariée, au contraire. Mais la tempête se lève, juste au moment au Alan arrive. Désormais tous les acteurs sont en scène. Certains en sortiront avant les autres.

Une mise en scène moins grand-guignolesque aurait servi le film mais la sobriété n'est pas le style de Guillermo.

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 07:02

IDA

Paweł Pawlikowski – 2013 – 80'

Pologne, 1962, Anna est novice dans un couvent, orpheline très pieuse, elle est sur le point de prononcer ses vœux définitifs. La Mère supérieure l'incite à s'échapper quelques jours de l'austère couvent où elle vit une existence de silence depuis qu'elle y a été recueillie enfant, pour aller voir sa tante, une ancienne procureure stalinienne reconvertie en alcoolique.

Wanda, la tante en question la reçoit en petite tenue alors qu'un homme sort de sa chambre. D'abord distante elle finit par se rapprocher de la jeune fille puis lui révèle ses origines juives et que les autres membres de sa famille ont trouvé la mort pendant la guerre.

- Où sont-ils enterrés ? Demande la jeune fille

- Nulle part, répond Wanda.

Elle lui apprend également que son prénom de naissance est Ida.

- En somme, tu es une nonne juive !

 

Puisque le destin les réunis c'est l'occasion pour les deux femmes de partir ensemble sur les traces du passé, les lieux où vécurent les parents d'Ida, la ferme de son enfance. Il pourrait rester des témoins. Ce n'est pas si loin. Une enquête par des partenaires différents mais complémentaires : la débutante qui a tout à apprendre, l'ancienne qui se souvient de ce qu'elle fit lors de la dictature stalinienne, des personnes qu'elle condamna dont les traces se sont perdues à jamais, qui sont, elle aussi, enterrées ''nulle part !''

Mais la réception est glaciale, portes et bouches se ferment, nul ne semble, dans le village, avoir jamais connu les Lebenstein.

Petit à petit la vérité va se faire jour. Ida découvre une réalité dont elle ignorait tout, que la mère supérieure voulait sans doute qu'elle connaisse, que les humains sont médiocres, pour la majorité, pire, pour les autres. Elle rencontre aussi la musique, et un beau saxophoniste.

Elle ôte son voile, enfile robe et souliers que sa tante lui confie. Elle ressemble à quelqu'un qu'elle n'avait jamais rencontré : elle même.

Quand le musicien lui demande de l'accompagner :

- Et après ?

- Après, on achètera un chien et une maison, on aura des enfants.

- Et après ?

- Après, on aura des problèmes comme tout le monde.

Ida connaît le monde, désormais elle peut faire son choix en toute connaissance de cause. Une chance rarement offerte.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 07:14

Franck Thilliez – 2008 – pocket

Stéphane s'arrête au milieu de l'escalier, se retourne, continue sa descente vers le rez-de-chaussée. L'interrupteur du salon ne remplit pas son office mais ses doigts laissent une traînée de sang sur le plâtre. Il descend encore, jusqu'au sous-sol. Même son chat ne le reconnaît pas !

En faisant un faux mouvement le rayon de sa lampe éclaire les traces de piqûres sur son avant bras droit. Il saisit une craie, écrit sur les murs sans apercevoir la silhouette armée derrière lui.

Vic Marchal est satisfait, enfin il va travailler sur un vrai crime de sang, à Saint-Ouen. Passant du coq à l'âne il murmure à Céline, sa femme, qu'il a pensé à un prénom pour leur futur enfant : Tao, création en vietnamien. Céline est d'origine vietnamienne, elle a aussi un mauvais pressentiment pour le bébé, aucun rapport entre les deux.

Stéphane Kismet s'observe dans la glace, se regarde, aucune trace de piqure, de griffure. Pendant son petit déjeuner, avec Sylvie son épouse, il regarde la forêt de chênes et de hêtres puis évoque son rêve de la nuit, si précis qu'il s'en souvient. Sans doute a-t-il du mal à oublier ! Et puis il a une pulsion, il entraîne sa femme à la cave, il doit vérifier quelque chose. Sylvie déteste ces souterrains où Stéphane dont Stéphane a fait son univers, où il crée ses monstres : Darkland. Pourquoi se souvient-il de ce rêve alors qu'il a oublié tous les autres ? Il lui reste quatre jours pour terminer le modèle d'une femme égorgée. C'est court, même pour un expert comme lui. Avant de commencer il note son rêve, habitude prise lorsqu'il fut diagnostiqué somnambule à l'âge de 7 ans. Il regarde autour de lui le décor de son rêve et de son travail, le tas de charbon, il le fouille machinalement, et trouve un morceau de craie.

Le lieutenant Vic se dépêche mais les embouteillages parisiens ne l'aident pas. Il arrive donc en retard, partout les différents services de police s'activent. Son surnom de V8 reste à justifier !

Il retrouve le lieutenant Joffroy puis le commandant Mortier qui lui propose de voir le corps. Impossible de refuser.

Et difficile de le supporter.

Mais le plus déplaisant ce sont ces dix-huit poupées que le tueur a prit le temps de disposer autour du cadavre, dont, une seule, a été volontairement déformée. Autre fait étrange, l'odeur, alors que le crime fut commis la nuit précédente. Enfin il fait connaissance avec la morte, Annabelle Leroy, ex star du X reconvertie dans la prostitution de luxe. Elle a été torturée, le tout fut filmé à en croire les marques de trépied visible sur le sol.

Avec Wang, son coéquipier, d'origine asiatique comme son nom l'indique, ils doivent aller prévenir la ''copine'' de la défunte, Juliette Poncelet, actrice de X elle aussi mais en activité malgré un physique nettement plus enrobé, lequel devait convenir avec sa spécialité : la domination. Ils connaissent mieux la victime, son acrotomophilie, son goût pour les ténèbres, le plaisir qu'elle prenait à faire souffrir.

Stéphane se voit dans le rétro, les griffures sur son visage, il caresse son crâne rasé, le masque en latex et les vêtements tachés de sang à côté de lui. La radio rapporte des morts, des enquêtes, la recherche d'un homme qui pourrait lui ressembler. Voilà ce que c'est de s'endormir sur son lieu de travail. Encore un rêve dont il garde le souvenir, cette même veste kaki de pêcheur, mais pourquoi une arme, un mouchoir rose d'enfant, et cette plaque d'immatriculation 8866 BCL 92, d'une Porsche rouge roulant sur la route vers Sceaux. Et pourquoi portait-il les vêtement de Darkness, un de ses personnages ? Sa femme est effrayé de le voir s'enliser dans ses illusions au point d'y croire, il fréquente trop ses monstres et va finir par leur ressembler.

Si ce n'est déjà fait !

Des mots de son rêve pourraient l'aider, et Google n'est pas toujours une mine de temps perdu. Le musée Dupuytren est parfait.

Vic va faire un tour à l'Institut médicolégal, y retrouve son commandant, l'occasion de faire le point de l'enquête, du caractère de la victime, de la façon dont elle est morte, et du lien, évident, entre les deux. Le tueur a tout fait pour que le supplice dure et le visage de la victime donnait l'impression qu'elle voyait le diable en personne.

Chez lui le jeune policier est mal reçu par son épouse qui entrevoit leur futur, lui, dehors, elle, à l'attendre en s'occupant de leur(s) enfant(s). Un destin qui ne lui plait pas du tout.

Finalement Sylvie s'est laissé convaincre par Stéphane pour suivre la piste de ses rêves, lui ne peut pas conduire, pas après ce qui est arrivé deux mois plus tôt. Ils trouvent pourtant trace de la voiture, de la maison, celle d'un collègue de travail, tout simplement. Direction le musée et sa collection de ''monstres'', et sa serrure neuve qui laisse penser à Stéphane qu'il fut cambriolé. De quoi alimenter son délire. En partant ils croisent une voiture de police, sirène hurlante et gyrophare en action, conduite par un asiatique... Il voudrait tellement comprendre ce qui s'est réellement passé le jour de l'accident, pourquoi il a perdu le contrôle de son véhicule et fauchée la petite fille qui passait par là, avec ses parents. L’hypnose aurait pu l'aider mais ne peut rien expliquer, ni ses antécédents, ces incidents qui l'amenèrent à tuer déjà, et à fréquenter les hôpitaux psychiatriques sans que rien ait changé.

 

Vic et Wang enquêtent sur des acrotomophiles s'en étant pris à eux-mêmes pour satisfaire leurs pulsions, ils cherchent aussi Raymond Réré, le clodo passant le plus clair de son temps en face de chez Leroy. Il raconte ce qu'il a vu, une fée qui volait, des nains qui l'accompagnaient... un témoignage à prendre avec des pincettes.

Franck Thilliez compose ses romans comme des puzzles diaboliques, il pose ses pièces, ses chapitres, et les interactions entre les personnages dessinent un tableau sur fond d'atrocités crédibles, de réalités puisées au fond de l'âme humaine pour nourrir son œuvre et apaiser la faim de ses lecteurs.

Ça tombe bien, j'en fais partie.

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:00

Pour quelle autre princesse aurais-je pu combattre,

Affronter cent dragons et bien plus de dangers ?

Sinon pour celle qui sut forcer mon cœur à battre

D'un regard prometteur apte à m'encourager.

 

J'ai traversé les mers et leur lot d'ouragans,

Survécu aux déserts, à la soif et la fin,

Tel Jason et sa quête, emporté par le vent

Rien ne me résistait, d'ici jusqu'aux confins.

 

De multiples trophées accrurent ma collection,

Jusqu'à ce que je n'ai plus rien à conquérir.

Sinon l'âme et le corps du fruit de ma passion,

Mon vrai but n'était pas de bâtir un empire

 

Mais d'affirmer à tous que mieux que la naissance,

La valeur est en soi, et peut se démontrer.

Ce qui est important ce n'est pas l'apparence,

Pas l'argent ni les titres, ni même l'hérédité.

 

Mon retour ne fut pas ce que j'en espérais.

Tous pourtant appréciaient mes triomphes et victoires.

C'était moi le problème, comment être accepté

Sans avoir apparat, gadgets et accessoires.

 

Ma muse quand à elle était dans d'autres bras.

Que vaut un cœur humain prisonnier d'une armure,

Préférant un passé que moi je n'avais pas ?

Le choix de l'ambition valait bien un parjure.  

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives