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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:00

 A Chump at Oxford – Alfred J Goulding – 1940 – 63'

Stan Laurel et Oliver Hardy essaient de s'en sortir mais constatent leurs difficultés à conserver un emploi. L'évidence leur saute aux yeux : c'est parce qu'ils n'ont pas fait suffisamment d'études.

 

Ils se font embaucher comme domestiques en se faisant passer pour un couple, Laurel se travestissant en femme. Une fois encore leur incompétence et leur maladresse vont provoquer tant de catastrophes qu'ils se font encore une fois mettre à la porte.

Ils deviennent donc balayeurs, assis sur le perron d'une banque, ils contribuent, sans le vouloir, à l'arrestation d'un voleur. Le directeur reconnaissant en guise de récompense leur paie les meilleures études qui soient : Oxford…

Arrivés à Oxford, ils sont la risée des autres étudiants qui, en guise de bizutage, les égarent une nuit entière dans un labyrinthe végétal avant de les conduire à leur chambre, qui est en fait le logement du doyen de l’université, qui n'est pas un comique. Laurel est reconnu par un ancien serviteur qui nous apprend qu’il fut par le passé Lord Paddington, le meilleur élément qu’Oxford ait jamais connu, rendu amnésique à la suite d'un coup sur la tête et disparu depuis des années ! Le Doyen confond Laurel avec le Lord et lui propose un rendez-vous avec Einstein, illustre professeur à Princeton. Mais Hardy qui veille au grain se méfie il craint que son ami ne confonde Einstein, et Frankenstein !!!

 

Par chance un nouveau coup sur la tête redonne à Stan son identité, et son intelligence, passée. Hardy se rend à l’évidence, admet son infériorité devant un homme qu'il croyait connaître et dont il se pensait l'égal. Au moins n'aura-t-il plus à chercher d'emploi, en devenant majordome de Lord Paddington.

Curiosités du film, le début est un court métrage autonome qui fut rallongé avec une suite qui s'y raccroche tant bien que mal ; et la fin voit Laurel et Hardy intervertir leurs rôle, il n'est plus le lunatique ne comprenant rien à ce qui se passe, mais un homme méprisant et désagréable, transformant son ''ami'' en souffre douleur.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 07:20

- Howard, est-ce un succès pour vous de faire partie de l'actualité 8 décennies après votre décès ?

- Succès ? Surprise peut-être, écrire n'était pour moi qu'un divertissement. Être connu, populaire comme disent certains, ne fut jamais mon ambition. Posture peuvent-ils penser. Mais non, quelle importance, quelle utilité, peut avoir la célébrité, sinon des contraintes à supporter, des compromissions à accepter, bref, tout ce que j'ai toujours détesté, pour ne pas dire méprisé. Je viens d'un autre temps, d'un autre siècle, d'un lieu hanté, non de figures fantastiques mais de notions que beaucoup taxeraient, à raison probablement, d'archaïques. J'étais déjà vieux de mon vivant, alors maintenant...

- Néanmoins votre œuvre a survécu.

- Combien d'auteurs qui le voulurent n'y parvinrent jamais, alors moi qui n'y pensais pas, faute de temps peut-être, en profite, c'est l'ironie, si j'ose dire, de la chose, et la démonstration qu'il est impossible de planifier un avenir sur lequel nous n'avons pas de prise.

- Votre œuvre est disséquée par des ''spécialistes'', des hommes, depuis Derleth et Wandrei, ont fait le maximum pour lui donner la place qu'ils estimaient, et je les rejoins, lui revenir de par sa qualité.

- En regard de celles de beaucoup je veux bien le croire.

- On dirait que ça vous amuse ?

- Nous en revenons à cette notion de succès, à mon époque les vedettes littéraires de mon domaine trustaient les illustrations et les couvertures. Qui s'en souvient aujourd'hui. C'est la relativité de l'ambition.

- La vôtre fut seulement de produire des textes de qualité.

- Ce qu'ils ne sont pas tous, je le reconnais. Mes débuts sont pleins des exemples que j'aie suivi, j'espère que les suivants, quelques-uns au moins, ont une touche personnelle.

- Dommage que vous n'ayez pu continuer votre travail.

- Les regrets ne servent à rien et peut-être cela se serait-il retourné contre moi.

- J'en reviens à ces commentateurs qui analysent chacun de vos mots dans vos textes et lettres, qui étudient vos faits et gestes, vos déplacement, votre régime alimentaire, votre famille, votre éducation et ses conséquences sur vos récits, votre mariage, vos pensées...

- Cela fait partie du ''jeu''. Mes textes me reflètent mais des réflexions esquissent les portraits de ceux qui les font. Comme ces mots sont plus vôtres que miens.

- J'essaie au moins de vous trahir un minimum, et en vous animant ainsi de mieux vous comprendre pour vous approchez.

- Vous êtes meilleur juge que moi. Se voir, honnêtement, est difficile ; pour ne pas dire impossible.

- Quelle représentation pourrait avoir Cthulhu aujourd'hui, dans notre monde moderne et connecté ?

- Votre monde est justement le Sien, Ses tentacules qui s'étendent partout, des millions d'êtres qui se tournent vers Lui chaque jour... Qu'importe la représentation physique, celle que j'ai pu donner était fonction de mes références, de l'époque, et de celles de mes contemporains. Ceux qui L'ont cherché ne pouvaient Le trouver, Il transcende les dimensions. Nos mots, sens et capacités sont trop faibles et doivent se contenter d'approximations lointaines. Lesquelles sont déjà dangereuses. Il est des créatures, des formes de vies qui nous dépassent comme nous dépassons les bactéries, et que nous ne savons pas remarquer. Sauf rares exceptions qui voient s'ouvrir une porte par l'entrebâillement de laquelle ils distinguent des formes qu'ils n'oublieront jamais, la plupart deviennent fou, quelques-uns finissent artistes, mais ils appartiennent à la première catégorie.

- Être à la mode vous convient ? Et votre anniversaire aujourd'hui ?

- Où je suis cela ne m'importune pas le moins du monde. J'ai, comme vous je pense, oublié ces rituels obsolètes et fabriqués. Le hasard, le destin, ou pire encore, pourtant fit bien les choses si je ne me trompe.

- Et où êtes vous Howard.

- Approchez-vous, je vais vous le dire à l'oreille...

     

    À suivre. Peut-être !

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    19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 08:00

    DOSSIER Pour la SCIENCE 92

    Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

    (Douglas FOX)

    Les lois de la physique empêcheraient notre cerveau d'évoluer en une machine à penser plus efficace, figeant sa taille et les performances de nos neurones.

    Le biologiste Espagnol Santiago Ramón y Cajal comparait les circuits du système visuel des insectes aux mécanismes d'une montre suisse. Il admirait moins les mammifères qu'il comparait à une grosse horloge franc-comtoise pleine de vide ! De fat, une abeille avec son cerveau de 1 milligramme peut effectuer des tâches aussi complexes qu'un mammifère.

    L'abeille étonne par ce qu'elle peut faire, de l'autre côté, un éléphant avec son cerveau 5 millions de fois plus volumineux ressemble à un empire mésopotamien miné par son organisation tentaculaire. L'influx nerveux traverse son cerveau 100 fois moins vite que chez l'insecte. Il est lent et gaspille ses ressources à chaque pas. L'humain est entre les deux ce qui n'empêche pas les lois de la physique d'imposer ses contraintes sur nos capacités mentales.

    L'évolution aurait pu prendre d'autres chemins menant à l'augmentation de neurones ou l'accélération des échanges d'informations entre eux. Notre intelligence en eut été augmentée mais diverses études indiquent qu'ils n'auraient été que des impasses en se heurtant à des limites physiques.

    L'intelligence est difficile à définir, divers tests indiquent pourtant que l'humain est l'animal le plus intelligent [des auto-tests pour une auto-évaluation!]. En évoluant notre cerveau s'est-il approché d'une barrière infranchissable dans la façon de traiter les informations, et, y a-t-il une limite physique à l'évolution d'une intelligence neuronale ?

    L'idée que l'intelligence est relative à la taille du cerveau est fausse. Ce dernier augmente en ratio avec le corps pour assurer les fonctions de celui-ci. Le Néerlandais Eugène Dubois élabora une relation mathématique entre la taille du cerveau et celle du corps en supposant que leur disproportion indiquerait une intelligence plus grande. Il recensa les poids des corps et des organes de 3690 animaux. Ses successeurs conçurent l'outil dont il rêvait : le quotient d'encéphalisation, le rapport entre le poids réel d'un cerveau et celui prédit par la relation allométrique (le poids du cerveau croît proportionnellement avec celui du corps élevé à la puissance ¾). Chez l'homme ce quotient est de 7,5, pour les dauphins il est de 5,3, chez les chimpanzés, de 0,4.

    Pour un cerveau, la taille a de inconvénients, d'abord la consommation d'énergie. Chez l'homme, pour 2% du poids il consomme 20 % des calories, chez les bébés c'est 65% !

    Quand un cerveau grossit les neurones en font autant, en nombre et en taille mais leur densité diminue avec pour effet des distances entre neurones pus grandes et des axones plus longs, mais plus épais pour une vitesse d'influx supérieure. D'autre part il se subdivise en aires affectées à des fonctions spécifiques. Une spécialisation compensant les problèmes de connectivité liés aux grands cerveaux. De même pour la spécialisation des hémisphères visant à réduire la quantité d'informations qui passe de l'un à l'autre. La complexification d'un cerveau volumineux n'est peut-être qu'une série d'artifices pour résoudre un problème de connectivité.

    La matière blanche (axones) augmente plus vite que la grise. Le câblage croit au détriment du volume dédié au traitement des informations. Un grossissement sans fin n'est donc pas soutenable pour l'évolution. Observant la taille des neurones chez 41 espèces de mammifère Suzanna Herculano-Houzel découvrit que les neurones du cortex des primates diffèrent de ceux des autres mammifères. Seuls quelques-uns des neurones corticaux grossissent permettant au cerveau de rester dense. Un cerveau humain fait 1,4 kg, si un rongeur avait suivi la même la loi pour obtenir le même nombre de neurones il aurait un cerveau de 45 kg. L'important tient dans la vitesse de transmission de l'influx nerveux, les individus ayant les voies de communication les plus rapides au sein de leurs aires cérébrales semblent être aussi les plus brillants. Plus les chemins entre deux aires sont courts et plus le réseau de communication dans le cerveau est efficace, plus l'individu à un QI élevé.

    Un cerveau qui grossit limite le nombre de connexions directes entre les aires, le cerveau humain possède peu de ces communications longues distances mais elles ont une influence disproportionnée sur l'intelligence. Les cerveaux limitants ces voies perdent en performance. On ne simplifier à outrance le câblage : c'est le prix de l'intelligence. L'évolution devrait aller vers des neurones plus petits pour une élévation de l'intelligence et des axones transmettant les signaux sans s'épaissir. Une barrière pourtant se dresse, cachée dans les canaux ioniques des protéines permettant la création et la transmission des influx nerveux. Ces canaux s'ouvrent et se ferment selon leur environnement en changeant de configuration.

    Le cerveau d'une abeille, d'une pieuvre, d'une vache, sont différents mais ont la même organisation. Une convergence évolutive montrant qu'une solution anatomique ou physiologique est à maturité et laisse peu de place à l'amélioration.

    Les grands singes ont des cerveaux entre 20 et 40 milliards de neurones qui consomment 9 % des calories consommées, obligeant les individus à rechercher de la nourriture jusqu'à 8 heures par jour. Les humains ont un cerveau de 86 milliards de neurones qui consomme 20 % des calories. Mais ils ont trouvé une solution : le feu. Une innovation qui rend digeste les végétaux, permet d'extraire les riches graisses des carcasses animales. Ainsi nos cerveaux passèrent de 40 (Homo abilis) à 60 milliards de neurones (Homo erectus).

    L'esprit humain peut croître sans évolution biologique.à travers des interactions sociales ou la mise en commun de notre intelligence. À quoi s'ajoute la technologie. Internet pourrait être l'extension ultime de l'intelligence hors de nos corps. La collectivisation de l'intelligence humaine (via la culture et les ordinateurs) a peut-être freiné l'élan d'une évolution biologique vers plus d'intelligence.

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    18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:00

    Le Double lovecraftien – William SchnabelLa Clef d'Argent

    2002

     

    Les qualificatifs associés à Lovecraft sont nombreux, solitaire, asexué, pathologique, raciste, fasciste, névrosé, étrange... certains évoquèrent son homosexualité latente. Ceux qui le connaissaient le décrivent comme un ''gentleman'', un ''ami fascinant'', non pas bizarre mais ''différent''. Ambiguïté pimentant la lecture de Lovecraft et invitant le lecteur à éclaircir certains aspects de ses récits.

    Impossible d'évoquer Lovecraft sans parler de sa ville natale ''Je suis Providence'' aimait-il à répéter. Sa famille eut une grosse influence sur lui, son père d'abord, mort des suites de la syphilis dans l'hôpital psychiatrique où il résidait depuis plusieurs années. Une source de honte pour la famille Phillips, de vieille souche du Rhode Island dont certains membres semblent s'être mariés entre eux. Évoquant ses recherches généalogiques Howard parle souvent de pureté raciale. Un motif qui reviendra dans ses contes, associé à celui de la dégénérescence héréditaire et de l'inceste.

    Lovecraft préférait son grand-père maternel, Whipple Van Buren Phillips. Inutile de résumer ici la biographie de Howard, l'auteur ne peut y renoncer puisque justement c'est cette vie qui l'amène à imaginer le besoin de l'auteur d'avancer masqué, aussi bien dans son œuvre que dans sa vie. Chez un auteur la création s'appuie, plus ou moins, sur sa vie, celle-ci pouvant expliquer ses choix, ses orientations, les chemins suivis. Il est patent que les personnages de Lovecraft sont ses incarnations, ceux qui sont confrontés à une pénible réalité, chez eux ce sont des créatures cosmiques et implacables, chez HPL c'était... autre chose, mais déjà, encore, toujours, une menace. Comment ne pas voir dans ses contes l'expression d'angoisses, de fantasmes, de frustrations, comme chez la plupart, sinon tous, les écrivains. Pour autant ceux-ci ne suffisent pas à expliquer une énergie créatrice si puissante bien que cette dernière s'en nourrît.

    Oscar Wilde, Stevenson, et combien d'autres, exploitèrent ce thème en rédigeant des textes remarquables par le fond comme par la forme. N'est-il pas possible de regarder plus loin que ses géniteurs pour trouver dans un passé plus ancien des visages, des ombres, des formes fascinantes et inquiétantes dont il peut être dangereux de s'approcher mais plus encore de les reconnaître.

    Pourquoi ne pas souligner ce que recherche de lui-même le lecteur de Lovecraft, ce que l'un et l'autre partagent d'expériences communes faisant que le premier se retrouve dans les expressions du second, qu'il cherche également à distinguer une forme dans un miroir ? Mais la première reste flou alors que le second demeure obscur. L'homme-œuvre est un Janus dont il est impossible d'arracher un visage sans le décapiter.

    Si je vous parlais de moi, de ce que je peux comprendre au travers des personnages de Lovecraft... le problème, mais en est-ce vraiment un, étant que je me sens plus proche de Nyarlatothep, et autres, que des pauvres sapiens cherchant à intégrer une réalité qui les dépasse.

    Si je... mais ce n'est pas le sujet. Lisez donc ce livre, qui sait si au travers des pages vous ne distinguerait pas quelqu'un, ou quelque chose, qui vous ressemble.

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    17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 08:00

    Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits... Mais pas en intelligence, aptitudes, compétences, capacités, utilité...

    La nature adapte ses créatures à leur milieu, cela vaut aussi pour les parasites. Un lierre parasite un autre végétal, cela vaut aussi pour les sociétés homo sapiens.

    Je n'ai jamais été à la bassesse de mes ambitions.

    Une religion est un puzzle dont chaque pièce est absente pour ressembler à l'image qu'elle représente.

    Je suis le Diable, pas son avocat.

    Je suis désespérément en manque de désespoir.

    JE est inconnu à cette adresse.

    Passer de l'amour à la haine c'est inverser les polarités.

    Sapiens veut dire savoir, pas compréhension.

    La misère possède rarement qui ne la mérite pas, à l'inverse de la richesse.

    L'Humanisme enterrera l'humanité.

     

    Les croyants sont des aveugles, ou des myopes, qui veulent interdire de voir aux autres.

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    16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 08:00
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    15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:00

    DOSSIER Pour la SCIENCE 92 

    Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

    (Michel HABIB)

    Les surdoués pensent-ils différemment ? Leur cerveau serait plus fortement connecté et suivrait une maturation accélérée pendant enfance et adolescence.

    En 2013 Maximilian a dix ans, il est suisse et vient de passer son baccalauréat de mathématiques et va entrer à l'université. Son père est professeur de maths comme le père de Mozart était musicien. Pour autant les enfants dans ce genre d'environnement qui deviennent des prodiges relèvent de l'exception, moins de 1 sur 10 000.

    Le génie est l'exemple d'une faculté issue de la rencontre d'un milieu et d'un 'don'. Les neurosciences s'intéressent aux cerveaux de ces êtres. Fonctionnement différent, agencement particulier des neurones ou des aires cérébrales ?

    Le Centre américain de la santé mentale du Maryland, conduite par Jay Giedd, a examiné le cerveau de 307 individus à divers moments de leur vie. S'intéressant à l'épaisseur du cortex, la partie externe du cerveau où sont traitées les informations sensorielles et motrices, et où elles sont combinées pour donner lieu à des raisonnements et des intentions. Au fil des ans il vit se dégager trois tendances. Les personnes d'intelligence normale (QI entre 83 et 108) voient leur cortex s'amincir entre 7 et 19 ans. Les personnes d'intelligence élevée (entre 109 et 120) voient leur cortex s'amincir également mais d'une épaisseur plus grande au départ. Enfin, les personnes d'intelligence supérieur (121 à 149, en grande partie des surdoués) présentent un profil différent. À 7 ans leur cortex est plus mince. De 7 à 11 ans il s'épaissit rapidement pour ensuite s'amincir comme les autres, mais plus vite.

    L'épaisseur du cortex dépend du nombre de neurones et de la quantité de connexions les reliant. Il atteint son maximum entre 1 et 2 ans pour les neurones, et 2 à 3 ans pour les synapses. D'autres facteurs modulent l'épaisseur du cortex, par exemple la quantité de cellules gliales et la gaine isolante à base de lipides entourant les prolongements (axones) des neurones. Une fois le maximum atteint, le nombre global de neurones tend à diminuer, comme celui des synapses.on pense que l'élimination de certaines synapses permet l'apprentissage en créant des voies privilégiées de traitement de l'information. Normal donc que le cortex s'amincisse chez les personnes d'intelligence moyenne ou élevée.

    Les mécanismes à l’œuvre dans le cerveau en phase de construction sont multiples et étroitement imbriqués. Une certitude demeure : le cortex des surdoués semble plus changeant et plastique que celui des personnes d'intelligence normale. Des facteurs génétiques expliqueraient cette différence biologique mais trouver les bases génétiques de l'intelligence est difficile. L'environnement de l'enfant est important. L'épaisseur du cortex n'est pas la seule différence notable chez les surdoués, les voies de communication entre les parties du cerveau joue un rôle important. Connexions formées de faisceaux de fibres ressemblant à des câbles optiques visible grâce à l'imagerie par tenseur de diffusion.

    Le développement de ces fibres de substance blanche semble lié à l'intelligence : plus le QI est élevé plus ces structures semblent développées, principalement du faisceau arqué et surtout de sa partie moyenne nomme territoire de Geschwind, plaque tournante des informations sensorielles, dont les neurones se projettent sur les aires impliquées dans la motricité. La substance blanche véhicule l’information sur de grandes distances au sein du cerveau, faisant travailler ensemble des territoires distants. La communication renforcée entre les parties frontales et pariétales du cerveau semble constituer une composante clé du très haut potentiel intellectuel. Les réseaux fronto-pariétaux sont actifs particulièrement lors de tâches faisant intervenir l'intelligence ''fluide'' (qui permet des réponses multiples à un problème) par opposition à une forme d'intelligence ''cristallisée'' qui suppose de trouver la solution unique à un problème.

    Pourquoi le développement particulier de telles connexions entre l'avant et l'arrière du cerveau procure-t-il des capacités mentales hors du commun ? Être surdoué c’est avoir un cerveau où certaines connexions seraient peut-être plus robustes ou efficaces se traduisant par un fonctionnement cérébral particulier dans certaines tâches.

    Au repos aussi leur cerveau fonctionne autrement. L'approche dite de ''connectivité au repos'' montre une plus forte connectivité dans le lobe frontal et entre les lobes frontaux et pariétaux, y compris lorsque ces sujets ne font rien de particulier. ''La vertu ne s'apprend pas plus que le génie'' disait Schopenhauer, l'innéité de ces hauts potentiels pose encore question. La génétique n'indique pas de gènes sous-tendant ces particularité.

    Heureusement génétique et neuroscience ne nous ont pas encore livré le code du génie.

    L'hérédité biologique du génie peutt avoir des inconvénients. Dean Keith Simonton passa en revue plusieurs études et mis au jour un lien entre génie et maladie mentale. Des écrivains auraient leur place dans la catégorie ''psychopathologique''. Les artistes très créatifs apparaissent égocentriques, froids, impulsifs, agressifs et obstinés. Les scientifiques les plus éminents sont réservés, solennels, intrinsèquement inquiets, précis et critiques. Les génies ne constituent donc pas un groupe ''normal''. En 2009 Szabolcs Kéri constata que ces individus portaient une version atypique du gène de la neuréguline 1. variant génétique associé à un risque élevé de développer une maladie mentale.

    S'aventurer dans des territoires inconnus et revenir souvent sur ses pas est un trait commun aux génies créatifs. Ils consacrent un temps considérable à maîtriser leur technique mais poursuivent aussi d'autres intérêts. Leur ouverture aux idées nouvelles et l'éventail de leurs centres d'intérêts les stimulent et peuvent enrichier les variations aveugles.

    Schopenhauer disait ''Le talent atteint une cible que personne ne peut atteindre ; le génie atteint une cible que personne d'autre ne peut voir.'' Les grands esprits utilisent les mêmes flèches que tout le monde, mais les leurs atteignent des mondes inconnus.

     

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    14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 07:42

    몬스터Joo Sung-woo – MBC – 2016 – 50 épisodes 

    1% de la population opprime, et oppresse, les 99% restant, d'un côté un PDG et ses enfants qui traversent le hall de leur building alors que leurs employés s'inclinent à leur passage, de l'autre un mendiant jouant de l'harmonica dans le métro pour récolter quelques pièce alors que les voyageurs se moquent de lui et le font tomber.

    Cet homme pourtant ne prévoit pas de mourir même s'il vole la gamelle d'un chien pour se nourrir. Il doit vivre pour prendre sa revanche sur ceux qui lui ont tout pris.

    6 ans plus tôt la famille est réunie pour l'anniversaire de Lee Guk Sheol, quand un homme entre et donne une enveloppe au chef de maison. Celui-ci ayant vu ce qu'elle contient affirme qu'il doit partir. Quelques heures plus tard Guk Sheol et ses parents rentrent chez eux quand les freins de leur voiture lâchent. Après avoir évité un camion la voiture se retrouve en équilibre au-dessus du vide. La mère parvient à faire sortir son fils mais elle ne peut en faire autant, sa jambe étant coincée.

    Quand un véhicule s'arrête elle espère être sauvée par la personne en rouge qui s'approche, mais celle-ci au contraire pousse leur auto dans le vide, et s'en va, accordant juste un regard à l'adolescent au visage en sang sur la route. Il se réveillera plus tard, à l'hôpital, les yeux enveloppés de bandages, apprendra le sort de ses parents et qu'il restera aveugle. Sa tante n'est pas peinée parce qui lui arrive, elle était en désaccord avec les défunts à propos de la gestion de leur hôpital, d'un industriel pharmaceutique, Dodo, désireux d'y investir, pour, au passage, s'assurer des tests de médicaments favorables à ses productions. Par coïncidence, et fort opportunément, le laboratoire s'occupant de ces vérifications a brûlé, elles vont devoir être reprises... Quelle chance !

    Guk Sheol reste seul, ce n'est pas sa ''famille'' qui va l'aider, et l'investissement de dodo va pouvoir se réaliser.

    Il va grandir, seul, aveugle, mais depuis qu'il a perdu la vue son audition s'est accrue dans des proportions considérables, il peut entendre des murmures tenus très loin de lui. Ça tombe bien puisque ses employés s'évertuent à le voler. Étant l'héritier il peut aisément les faire licencier. Mais sa plus grande crainte est que sa tante ne le fasse tuer avant son anniversaire suivant, à sa majorité il sera l'héritier effectif.

    Lors d'une visite à l'hôpital Sudo, le sien, il est pris à parti par un malade qui se trouve être le fils, souffrant d'une maladie rare, de M. Cha, chef de ses gardes du corps. Dommage pour celui-ci qui sera renvoyé sur le champ malgré sa demande de pardon. Le hasard, aidé des scénaristes, est malicieux, la fille du garde, sœur de l'agresseur, Jeong Eun, est engagée dans la résidence de Guk Sheol. L'un reconnaissant l'autre immédiatement mais la jeune femme ne fait pas l'erreur de mentir. Elle est donc engagée et entre au service du jeune homme, en devant l'appeler ''jeune maître'', c'est plus chic.

    La tante continue à chercher comment évincer son neveu, d'abord en demandant à Jeong Eun de lui rapporter fidèlement ce qu'il fait. Mais Guk Sheol a tout entendu et renvoie la jeune fille, qui en profite pour lui dire ce qu'elle pense de lui.

    La signature avec l'entreprise Dodo arrive, Guk Sheol veut l'empêcher mais son avocat le trahit et le fait enfermer. Seul et aveugle que peut-il faire, sinon s’enfuir par la fenêtre, et, alors qu'il cherche un taxi tombe sur Jong Eun qui accepte de le conduire. Ainsi arrivera-t-il juste à temps pour empêcher la signature.

    Mais le traître n'est pas la tante, c'est son époux ! S'il n'avait pas une maîtresse, se prêtant ainsi au chantage, il aurait peut-être agit autrement et quand son épouse le menace d'une enquête il affirme qu'il l'accusera d'être la responsable de tout.

    Guk Sheol voudrait réengager Jeong Eun mais celle-ci l'évite, alors il fait rendre à M. Cha son ancien travail et au fils de celui-ci sa place à l'hôpital.

    Rien ne va plus pour la tante de Guk Sheol, elle veut surprendre son mari, Il Jae, avec Jin Soo, sa maîtresse, le faire accuser d'adultère, et divorcer sans rien lui devoir. Les deux femmes se battent, la tante bascule dans l'escalier. Et meurt sur le coup !

    Jeong Eun est revenue auprès de Guk Sheol. Byun Il Jae est débarrassé de son épouse il lui reste Guk Sheol. Il va mettre au point un plan diabolique, une machination pour détruire sa cible, utiliser un faux tueur pour déstabiliser le jeune homme et l'attirer dans un piège où il serait soumis à un virus mutant, le MK2, idéal pour éliminer un gêneur. Jeong Eun et Guk Sheol cherchent l'imperméable rouge que l'assassin affirme être là. Le poison est libéré, les jeunes gens sont enfermés, intoxiqués. Mais M. Cha qui passait par là se rend compte de ce qui se passe et intervient juste à temps. Guk Sheol comprend de quel virus il s'agit, il sait qu'il y a un vaccin dont sa mère lui avait parlé, mais une seule dose qu'il destine à son amie, qui refuse et la lui injecte.

    Au final 7 personnes ont été atteintes par le virus qui s'est répandue quand M. Cha a ouvert la porte pour sauvez sa fille. Le faux tueur Go Joo Tae est finalement arrêté, le corps de la tante retrouvé. Le premier affirmera, il est bien payé pour cela, que c'est Guk Sheol qui l'a payé la tuer.

    Le jeune homme est arrêté, emprisonné dans la même prison que Go, il espère lui soutirer des renseignements alors que le faux meurtrier a pour mission d'en devenir un vrai, en le tuant. 4 millions de dollars sont autant de motivations.

    Bref tout s'annonce mal mais Guk Sheol ne va pas se laisser faire. Il est handicapé mais intelligent, ça l'aidera, et il en aura bien besoin.

    Cha Jeong Eun se réveille, le vaccin tiré du sang de M. Lee s'avère efficace, en revanche Go se découvre infecté, seul le sang de celui qu'il devait tuer peut le sauver, un comble ! Et un moyen de pression pour le jeune homme. Go avoue que M. Byun était son commanditaire et qu'il l'a entendu affirmer qu'une opération rendrait sa vue à Lee. Malheureusement Go meurt avant d'avoir témoigné. Byun ne manque pas d'imagination et monte un autre stratagème pour faire accuser son neveu. Il va le faire s'échapper, le récupérer et le pousser à se jeter dans le fleuve Han.

    Ils n'ont pas remarqué qu'une jeune femme les avait observé.

    Pas de suspens, Guk Sheol a survécu, il va devoir survivre dans la rue, dans une décharge publique. Un nouveau nom, une nouvelle vie mais toujours le désir de prendre sa revanche, aidé de Ok Chae Ryun, la jeune femme qui avait tenté de l'aider sur le pont avant de le voir sauter. Ils vont avoir 48 épisodes devant eux.

    J'avoue que c'est un peu long.

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    13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:00

    The Flying Deuces – A. Edward Sutherland – 1939 – 69'

     

    Laurel et Hardy sont en vacances, en France, à Paris. Ils sont installés dans un hôtel où Oliver fait la connaissance de Georgette, la fille du patron. Il tombe sous le charme de celle-ci, imagine l'avenir, rêve de... rien, puisqu'il apprend que celle-ci est fiancée, à François. Sous le coup de la déception Hardy veut se suicider, en se jetant dans la Seine, lesté d'une lourde pierre, mais François lui propose plutôt de s'engager dans la Légion étrangère, lui-même étant déjà officier dans cet unité.

    Ce qu'il fait, en compagnie de son inséparable ami.

     

    Autant dire que la situation va les surprendre et qu'ils auront du mal à se faire à la discipline militaire, horaires, manœuvres, exercices... À tel point qu'ils seront condamnés à mort. Ils échappent, de peu, au peloton, en avion mais, le destin est cruel, celui-ci a un accident et s'écrase. Hardy voulait mourir, son vœu va être réalisé.

     

    Heureusement, nous sommes dans une comédie. Quand il rentre chez lui, seul, suivant un interminable chemin de terre, Stan retrouve son ami, réincarné en cheval. Impossible de ne pas le reconnaître, celui-ci porte un chapeau melon et une moustache.

    Un film du duo ne pouvant se terminer autrement. Laurel aura toujours été le porteur d'émotion du binôme, celui par qui la poésie pouvait passer sur l'écran, entre deux gags, subis plus que joués, par son complice. Le moyen surtout de souligner le talent de Laurel. Plutôt que suivre l'action, observer son jeu suffit souvent à rendre intéressant un film qui ne serait qu'un parmi la centaine tournée par nos compères.

    Pas un chef d’œuvre, réussir le passage du muet au parlant avait déjà été réussi, au fil des années pourtant les gags finissent par se ressembler, se caricaturer. La mort de Oliver, permet de changer le point de vue sur cette réalisation. Le spectateur s'attend à voir sortir nos héros, titubant, noir de suie, les vêtements en lambeaux. Et non !

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    12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 08:00

    DOSSIER Pour la SCIENCE 92

    Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

    (James FLYNN)

    Plusieurs études montrent que le QI humain a crût pendant le XXe siècle. Quelle est la part des gènes, de l'environnement, de l'évolution de la société dans ces résultats ? Quelles facettes de l'intelligence sont-elles concernées par cette augmentation ?

     

    Les études menées depuis plusieurs décennies montrent l'augmentation du QI de la population. L'intelligence humaine progresse, et, surtout, cela se poursuivra-t-il dans l'avenir ?

    Les enfants d'aujourd'hui sont-ils nettement plus intelligents que leurs parents ? Les tests de QI sont-ils de bonnes mesures de l'intelligence ? Nombres de paradoxes naquirent de ces interrogations, aujourd'hui nous sommes capables de les résoudre, de mieux apprécier la nature de l'intelligence autant que le gouffre qui sépare notre esprit de celui de nos ancêtres.

    Comprendre l'intelligence c'est comme comprendre l'atome, il faut déterminer ce qui en réunit les composantes comme ce qui les sépare. Le premier facteur est celui de ''l'intelligence générale'' noté G. le second, concerne les ''compétences cognitives''. Le meilleur test d'évaluation de ces facteurs est le test de Wechsler pour enfants, ou WISC, utilisé depuis 1947, du nom du psychologue David Wechsler.

    Pourtant si entre 1971 et 2002 les élèves de CM et de 4e ont progressé en lecture de 4 points de QI, en terminale on n'enregistre quasiment aucune progression. Preuve que les enfants peuvent lire plus jeunes la littérature préadulte mais qu'ils ne sont pas mieux préparés à la littérature adulte. Entre 1973 et 2000 les progrès en mathématiques correspondent à 7 points de QI. En terminale le gain s'annule. Les enfants maitrisent les compétences calculatoires plus jeune mais n'ont pas progressé dans le raisonnement mathématique.

    Portant ces résultats vers le passé nous aurions un individu en 1900 ayant un QI moyen compris entre 50 et 70, quand à Aristote il serait à – 1000 ! bien sûr il n'en est rien dans les deux cas. Nos ancêtres n'étaient pas moins intelligents que nous, leur intelligence était ancrée dans leur quotidien.

    L'intelligence est en partie génétique et pourtant l'intelligence globale dans les test semble déterminée par des changements sociaux. Le progrès économique a créé une classe moyenne avec de nouvelles attentes relatives à la stimulation intellectuelle des enfants ; à l'accession à des métiers bien payés où ils doivent faire preuve d'inventivité » ; à des loisirs plus exigeants sur le plan cognitif. Tout le monde souhaite améliorer ses performances, ce qui rehausse la moyenne ; tout le monde cherche à se hisser au-dessus de cette nouvelle moyenne, ce qui la remonte. Il en résulte une élévation spectaculaire des compétences cognitives en une seule génération.

    En fait il est difficile de parler d'intelligence, et plus encore de sa mesure. Les données doivent être interprétées avec une connaissance avisée des changements sociaux qui mettent l'accent sur l'une ou l'autre composante de l'intelligence. Il est probable que l'intelligence générale, capacité mentale située au carrefour des composantes de l'intelligence, est restée à peu près identique depuis des siècles.

    Quand à la progression du QI certaines prétendent qu'elle s'est arrêtée dans les années 1990, du moins dans les pays industrialisés.

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