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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 08:00
Saint-Louis des Français (Rome)
Saint-Louis des Français (Rome)
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Saint-Louis des Français (Rome)
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 08:00

Âmnésie : Oubli, volontaire, que nous avions une conscience, tiens, d'ailleurs, c'est quoi une conscience, elle est où la définition ?

Âmniotique : Climat rassurant fait d'une douce température et d'un environnement hostiles aux interrogations.

Amour : Cocktail hormonal dissolvant la lucidité pour permettre de nouvelles associations de gamètes.

Automobiliste : Individu qui peut passer d'une position assise temporaire à une position allongée définitive le temps de répondre à son téléphone.

Crédoxomane : Individu ayant besoin de sa dose de rites à intervalles réguliers.

Crédoxomanie : Dépendance à l'a consommation de rites et rituels plusieurs fois par jour. Atteint principalement les individus à la personnalité faible. Se transmet souvent par l'éducation.

Droit : Argument du gibier pour échapper au prédateur en lui disait que ce qu'il s'apprête à faire n'est pas autorisé... par les représentants des proies qui l'utilisent pour exploiter les victimes en prétendant les défendre.

Empothéose : Incroyable d'avoir un tel talent pour dire et faire ce qui ne convient pas.

Ensangble : Quel goût commun peut-il être plus fort que celui du sang, que l'on fait couler.

Étiquotest : Regarder attentivement, jusqu'à l'excès, les renseignements disponibles sur chaque produit pour être sûr de faire le bon achat.

Excarnation : N'avoir de personnalité que celle que l'on rencontre avec le risque de conserver un peu de chacun comme un puzzle aux pièces incohérentes.

Grhaines : Petites pensées rances aimant les esprits bornés pour y croître et proliférer jusqu'à l'envahir totalement et qu'il considère qu'elles seules sont valides, permises, justifiées.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:00

Fantastique, mythe et modernitéColloque de Cerisy

Éditions Dervy 2002

Ce colloque qui a lieu chaque année à Cerisy-la-Salle réunit pendant l'été, artistes, chercheurs (en quoi?) étudiants... dans le but de confronter idées et points de vues sur des sujets culturels et scientifiques. En 1995 Lovecraft était le principal sujet d'intérêt des intervenants avec pour ambition de faire le point sur cet auteur, 30 ans après la parution du Cahier de l'Herne qui lui fut consacré, à la lumière des travaux les plus récents. Étudiant les divers aspects d'une œuvre située à la confluence de traditions diverses, d'époques en mutations, d'idées nouvelles devant s'imposer au début du vingtième siècle.

HPL se revendiquait l'héritier de divers auteurs, Poe, Machen, Lord Dunsany... s'opposait à la littérature réaliste de son temps et cherchait à retrouver le style du XVIII ème siècle.

L'intérêt de ce volume est de regrouper des points de vue divers sur Lovecraft, ses relations avec la mythologie comme avec une science ouvrant de nouvelles voies.

Cinq parties peuvent regrouper les angles d'approches, d'abord le texte, inaugural, de Maurice Lévy, qui ne craint pas d'en évoquer les limites et défauts, d'y trouver dérives et délires, tout en en soulignant l'importance et l'originalité ; Donald Burleson en rappelle les thématiques principales et comment elles peuvent être placées dans la mouvance de Jacques Derrida et de la théorie de la déconstruction (!). Gilles Menegaldo met en lumière la figure tutélaire de Poe sans que Howard en soit l'héritier ou le continuateur.

Alain Chareyre-Méjan est philosophe et spécialiste d'esthétique, il montre l'importance du son, du cri, dans la fiction de Lovecraft. Roger Bezzoto postule que le monstrueux, non seulement renvoie à l’effroi, mais fonctionne comme discours articulé à une rhétorique. Le montre lovecraftien induit une originalité dans sa prolifération même.

Denis Mellier remet en cause les reproches d'excès souvent fait au natif de Providence, lesquels ont pour but de provoquer une véritable peur cosmique chez le lecteur. Excès et visibilité étant les signes d'une poétique.

Max Duperray met ses pas dans ceux de Randolph Carter, héros du cycle de Kadath, observe l'esthétique et le sublime du texte, plaçant en évidence le motif du visage, et du masque, comme but ultime de la quête. Pour Michel Graux la plupart des textes de HPL ne sont que des récits de meurtres déguisés en récits fantastiques. Le ''monstre'' justifiant la mort du narrateur.

Michel Meurger analyse un corpus de nouvelles et propose un renversement de perspective en regardant non vers le futur mais vers le passé lointain de notre planète. Il repère des motifs récurrents : civilisations anciennes, architecture gigantesque, immensité du savoir, régression et décadence. William Schnabel examine différentes modalité du double en se fondant sur l'analyse de plusieurs textes, ''L'Affaire Charles Dexter Ward'' ou ''L'Abomination de Dunwich'', éclairant la hantise de l'écrivain comme si le double répondait à un besoin inconscient.

La quatrième partie est centré sur le rapport entre ésotérisme et fiction, étudiant d'autres écrivains, tels C. A. Smith ou R. E. Howard prouvant que dans les années 1920 et 1930 un contexte favorisant l'exploitation littéraire d'un savoir ésotérique. De multiples intervenant explorent cette voie, quand à la cinquième et dernière partie elle est consacrée à la relation entre les contes de Lovecraft et le cinéma

21 spécialistes éclairent d'un nouveau jour les créations du Maître de Providence au fil d'interventions passionnantes réunies dans ce livre dont la couverture est due à Philippe Druillet.

Rien n'étant parfait, dans le monde de l'édition comme dans tous les autres, il est amusant de noter la faute, grossière, commise sur la tranche.

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Olivier HOUDÉ)

Nos capacités cognitives sont quantifiées, examinées, testées. Les neurobiologistes nous trouvent 8 intelligences et nous serions de plus en plus intelligents au fil des générations. On commence à percer les secrets du génie. Où s'arrêtera le cerveau humain ?

 

Du psychologue suisse Jean Piaget, qui affirma le premier que l'intelligence humaine représente l'optimum de l'adaptation biologique et qu'elle atteint son point d'excellence dans le développement de l'enfant, par la logique et les mathématiques, nous avons une conception monolithique de l'intelligence : les capacités logiques et mathématiques seraient le miroir général du potentiel intellectuel de chacun.

Une vision qui évolue. D'autres psychologues et spécialistes de l'éducation défendent une conception moins unilatérale et plus ouverte de l'intelligence tout en soulignant qu'elle constitue une propriété biologique de notre cerveau. Notre intelligence s'exprime sous des formes multiples et relativement autonomes, l'intelligence logico-mathématique, mais aussi visuelle-spatiale, interpersonnelle, corpotelle-kinesthésique, verbo-linguistique, interpersonnelle, musicale rythmique et naturaliste-écologiste. Ainsi se présente la théorie de Howard Gardner. Ces intelligences sont-elles à l’œuvre dans notre tête ? Peut-on les voir fonctionner ?

Gardner et Piaget s'accordent sur un point : l'intelligence, unique ou multiple, est une fonction du cerveau. Les progrès de l'informatique, des sciences cognitives et de l'imagerie cérébrale montrent en images numériques tridimensionnelles des réseaux cérébraux de l'adulte ou de l'enfant. On voit qu'à chaque bloc correspond une intelligence, la multiplicité des intelligence est donc, dans notre cerveau, une réalité. Quand à savoir ce qui détermine le talent de tel ou tel individu pour une forme d'intelligence, mystère ! Il est clair que l'environnement précoce renforce et développe fortement l'affinité d'un enfant, puis d'un ado, pour l'une ou l'autre faculté. La plasticité neuronale, stimulée dans la famille et à l’école, rendra chaque cerveau unique. Il devient possible de promouvoir une conception dynamique de l'éducation des facettes du potentiel humain.

L'imagerie cérébrale nous apprend qu'une partie de notre cerveau, le cortex préfrontal, est impliquée dans de nombreuses formes d'intelligence. De nouvelles pédagogies permettraient d'exercer cette zone de convergence afin de renforcer les passerelles entre les multiples potentiels du cerveau. Bref, d'apprendre à jongler avec ses intelligences. Il en manque une dans la théorie de Gardner, celle qui permettrait de choisir celle qui est adaptée à chaque situation. Une capacité au-dessus des autres, une méta-intelligence, de sélection. Acceptant que coexistent diverses intelligences il faut une fonction biologique d'arbitrage. Pour moi, le ressort de cette intelligence est la résistance cognitive, la capacité d'arbitrage de notre méta-intelligence.

Le développement des cortex frontaux est donc un enjeu social et civilisationnel. Et il ne coule pas de source !

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:00

TEXTE : HENRI VERNES – DESSINS : GERALD FORTON – DARGAUD S.A. ÉDITEUR – 1967

Il pleut sur la Dordogne et sur le vieux monastère appartenant à Bob Morane. Bill Ballantine ronchonne, heureusement il a du whisky pour s'occuper. Alors qu'ils se préparent à aller se coucher on sonne à la porte. Le professeur Hunter demande à voir le commandant. C'est un vieil ami, un scientifique qui mit au point une machine à explorer le temps basée sur les vibrations de la lumière avec laquelle nos amis vécurent une étonnante aventure [mais non réalisée en bédé avant celle-ci]. Le savant améliora son engin et vient demander à B&B de la tester pour lui, il vient en effet d'avoir un accident qui l'en rend incapable.

Morane accepte, évidemment !

L'appareil est apporté en pièces détachées, monté, prêt à l'action.

Un essai est prévu pour le lendemain mais la nuit même un homme s'introduit dans l'espèce de soucoupe, tente de l'activer, mais il ignore qu'une pièce manque sans laquelle il ne fonctionne plus. Pour en savoir plus il se cache dans l'engin.

L'heure est venue du test, Morane fait décoller l'engin au-dessus du monastère, active le système de déplacement temporel... et se retrouve au Moyen-âge. Les aventuriers atterrissent puis partent en exploration de la région, suivi de peu par l'intrus qui a compris qu'une pièce manquait.

C'est l'hiver, la neige recouvre la région, les loups sont en manque de proie et portent leur curiosité vers nos amis qui luttent tant qu'ils peuvent. Le combat tourne à leur désavantage mais une troupe de cavaliers menés par une belle jeune fille vêtue de noir et au visage triste survient et font déguerpir les canidés.

Ils se présentent comme des seigneurs étrangers ayant fait vœu de se rendre en Terre Sainte en voyageant tels des troubadours. La cavalière se présente : Comtesse Yolande de Mauregard, puis les invite à égayer les soirées tristes et froides de son château. Alors qu'ils s'y rendent ils notent que les manants croisés semblent craindre la jeune femme. Le soir c'est l'heure du spectacle mais les invités s'amusent peu. Yolande demande alors s'ils savent chanter. Morane s'exécute, avec des chansons de son époque, forcément inconnues de tous.

L'épée du Paladin

L'ambiance se réchauffe, finalement la belle comtesse raconte son histoire et pourquoi on l'appelle la Princesse Maudite. Cela remonte au temps de Charlemagne quand celui-ci fut trahit par Ganelon, lequel par la suite aurait épousé une Mauregard dont Yolande serait la descendante, comme celle du traître.

De son côté le clandestin s'ennuie et décide de se rendre au village. Dans l'auberge il surprend une conversation où il est question de deux hommes accueillis par la Comtesse. Pour notre homme c'est l'occasion qu'il guettait. Il se fait passer auprès d'ennemis de Yolande, les seigneurs de la Hénaurmerie, de son état de chasseur de sorciers, une opportunité que ne vont pas laisser passer Norbert, Sigbert et Ostrebert !

La rumeur commence à courir puis une troupe menée par les Hénaurmes s'approche. L'assaut est donné, violent, mais les agresseurs sont forcés de reculer.

L'épée du Paladin

Mais ce n'est que partie remise. La seule solution est de prouver que Yolande n'est pas la descendante de Ganelon, et la machine à voyager dans le temps va les aider. Bob et Bill sortent discrètement du château et se mettent en route. Ils assistent au piège tendu par les sarrasins qui tuent Roland et sa troupe. Les troupes de Charlemagne arrivent trop tard mais se lancent en chasse des assassins, laissant l'épée de Roland dont Morane entend s'emparer. De leur position Morane et Ballantine voient s'approcher les envahisseurs et vont avertir les Francs, assurant ainsi leur victoire. Pour prix de leur aide ils ne demandent qu'un acte signé de l'Empereur certifiant que l'épouse du traître était une Beauregard et non une Mauregard.

L'épée du Paladin

Retour vers Yolande, avec le précieux manuscrit qu'ils transmettent au roi Charles V qui s'ennuyant après avoir mis les anglais en déroute décide de venir en aide à la Comtesse. Les frères de la Hénaurmerie doutent et Morane leur montre l'épée de Roland comme preuve. Sans se démonter les triplés demandent une preuve, cette épée fracassa un rocher, elle peut le refaire. Le roi accepte l'épreuve et Morane s'approche du bloc, lève sa lame, craignant pour son avenir. Et l'incroyable se produit, la bloc est vendu. Mais ça ne suffit pas à nos trois forbans qui demandent le jugement de dieu.

Pas de suspens, une fois encore Bob et Bill seront vainqueurs !

 

Mais l'heure du départ approche, impossible pour nos voyageurs du temps de rester. Sur le chemin de retour ils sont agressés, assommés, la pièce de la machine est ainsi récupérée par leur passager. Quand ils reprennent conscience c'est pour constater que la machine a disparu. La nuit tombe, impossible de repartir chez Yolande. Ils s'endorment.

 

L'épée du Paladin

Morane se réveille dans son lit avec l'impression d'avoir rêvé et la bouche sèche. Il se lève, se fait mal en marchant sur quelque chose dans le noir puis se rend dans la salle de bains où il trouve qu'il a une sale tête.

C'est à cet instant que l'on sonne à la grille. Le professeur Hunter voudrait voir le commandant Morane. Ballantine se réveille, après avoir fait le même songe que son ami, de plus il est vêtu de la tenue qu'il avait dans ce rêve.

 

Le plus incroyable est encore qu'en rentrant dans sa chambre Morane voit l'objet sur lequel il a marché : l'épée de Roland ! L'épée du Paladin !

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:09

Way Out West - James W. Horne – 1937 – 66'

Stan et Oliver vivent en ville quand un de leurs vieux amis sur le point de mourir leur demande de retrouver sa fille qui est serveuse dans un saloon d'une petite ville du Far West. C'est important puisqu'il s'agit de l'héritage de celle-ci, à savoir le titre de propriété d'une mine d'or.

Impossible de refuser cette mission. Les voici donc en route pour un monde qui leur est étranger.

Ils arrivent, après moult pérégrinations, à destination, accompagnés d'une mule (!), et se rendent directement dans le saloon et, toujours directs et croyant en la bonne fois des gens, ils exposent le motif de leur venue et demandent à voir Mary Roberts.

Mickey Finn, le patron voit tout de suite quel bénéfice il pourrait tirer de la situation et au lieu d'aller chercher la personne désirée il fait venir son épouse qu'il présente comme l'héritière.

Nos amis ne doutent pas de rencontrer la bonne personne et lui confient le précieux papier.

 

C'est le point de départ d'une suite de gags sur fond de musique country, qui vont voir Laurel et Hardy mettre la pagaille partout pour finalement rendre à Mary ce qui revenait à Mary.

 

Le burlesque ne se limite pas à un scénario mais surtout à le mise en scène, rythmée, et à l'abattage de ses vedettes. Ici le duo est au mieux de sa forme, parfaitement servi et mis en valeur par la mise en scène. Ça ne sera pas toujours le cas au long de leur carrière. Et je ne suis pas spécialement fan des comiques de cette époque. Pour la petite histoire, si Laurel et Hardy ont toujours un accent en français c'est qu'ils, au début de leur carrière du moins, se doublaient eux-même dans plusieurs langues étrangères. Leurs voix, avec accent, sont indissociables de leurs personnages, et rajoutent beaucoup à ceux-ci.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:00

DOSSIER Pour la SCIENCE 92 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

(Dietrich STOUT)

Le cerveau humain est l'organe le plus complexe de la Terre. Peut-être grâce à la taille des pierres en outils... Cette activité aurait favorisé le développement de capacités mentales particulières. Pour le vérifier il ''suffit'' de reproduire les activités de fabrication des outils et d'observer l'activité cérébrale qu'elle suscite. ''Après 300 heures d'entrainement au taillage du silex, je peux me targuer d'approcher les compétences des tailleurs de l'Acheuléen''.

En 1990 Nicholas Toth et Kathy Schick proposèrent d'observer ce qui se passe dans le cerveau lorsqu'on fabrique un objet de pierre taillée. Dans la laboratoire de Dietrich STOUT, Nada Khreisheh consacre 20h par semaine à entraîner 20 étudiants dont chacun recevra 100 h d'instruction à l'art ancestral de la fabrication des haches. Chaque session est filmée pour analyser les meilleures techniques d'apprentissage. Les objets sont rassemblés pour mesurer l'amélioration des compétences. L'IRM est là pour examiner les changements dans la structure et le fonctionnement de leur cerveau.

Le premier point acquit fut la difficulté de fabriquer un outil de qualité. Tailler une hache requiert la maîtrise d'une technique de percussion impliquant de manier un ''marteau'' de pierre, d'os ou de bois. Il faut frapper fort, précisément pour obtenir une forme particulière. La moindre erreur met en péril tout l'ouvrage. Une pratique aussi assidue que rébarbative est indispensable. L'IRM montre, par exemple, qu'une compétence dans le contrôle de la force, se traduit par une augmentation d'activité du gyrus supramarginal dans le lobe pariétal.

Pour améliorer l'étude il fallait une autre technique, l'imagerie par tenseur de diffusion, forme d'IRM mettant en évidence les fibres de matière blanche qui font office de câblage entre les différentes aires du cerveau. En 2004 l'équipe de Bogdan Draganski utilisa cette méthode pour caractériser les changements structuraux dans les cerveaux de volontaires apprenant à jongler. Résultats qui remirent en cause l'idée selon laquelle la structure du cerveau adulte est fixée une fois pour toute. Fabriquer des outils pouvait-il entraîner le même type de changements anatomiques ?

Indiscutablement, bien qu'il soit impossible d'accéder au cerveau de nos ancêtres. Étudiant nos cousins chimpanzés, nous avons établi des cartes cérébrales de la matière blanche contenue dans nos cerveaux humains et les leurs. Les circuits neuronaux identifiés comptaient parmi ceux dont le développement était le plus clairement supérieur chez l'humain par rapport au chimpanzé. Constat soutenant l'idée que la fabrication d'outils au paléolithique aida à façonner l'esprit des hommes modernes.

Pourtant les outils n'offrent qu'un maigre aperçu de la vie de nos ancêtres, pourtant les qualités nécessaires pour les tailler pouvaient s'exprimer ailleurs. L'aptitude au contrôle de soi est au cœur de nombreuses facultés cognitives. L'imitation était la base de l'enseignement, l'apport du langage fut également capital pour la transmission du savoir.

Aujourd'hui les neuroscientifiques considèrent que la plupart des régions du cerveau réalisent un traitement de l'information qui sous-tend une série de comportements. L'aire de Broca, située dans le gyrus inférieur gauche, ne participe pas seulement au langage mais aussi à la musique, aux mathématiques et à la compréhension d'actions manuelles complexes. La fabrication d'outils, associé à la production de gestes communicatifs, pourrait avoir servi de socle évolutif à l'apparition du langage.

L'hypothèse est au banc d'essai. Un peu de patience.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:00
Saint-Louis-des-Français (Rome) Le Caravage en travaux
Saint-Louis-des-Français (Rome) Le Caravage en travaux
Saint-Louis-des-Français (Rome) Le Caravage en travaux
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:26

살인의 추억 (Salineui Chueog) – Kim Won-suk – 2016 – tvN 

Le 29 juillet 2000 des enfants jouent dans la cour de l'école, sauf une petite fille, seule, sa raquette de badminton à la main. Personne ne s'amuse avec elle. Un garçon est aussi solitaire, mais n'est pas intéressé non plus. À la fin des cours il pleut, les deux enfants se retrouvent à attendre, le petit garçon s'en va, tenant son parapluie à la main, une femme vient chercher la petite fille.
 

Il mange seul chez lui, regarde les informations, il y est question de la disparition d'une élève, enlevée sur le chemin de l'école à Jinyang : Kim Yoon-jung, 11 ans. Il la reconnaît tout de suite.
Le lendemain les journalistes grouillent, il ne dit rien, un suspect, Seo Hyung-joon, est arrêté, il voudrait raconter ce qu'il a vu à la police mais personne ne l'écoute.  Seo est en fuite et la police ne trouve rien. Seule la mère de la fillette manifeste, debout près du commissariat, un panneau à la main. Mais le temps passe et le délai de prescription approche...

Dans un bar deux hommes parlent psychologie, comment déduire un caractère par l'observation du comportement. Ils évoquent les couples de vedettes susceptibles de se former quand une policière, l'inspecteur Cha Soo-hyun, de la brigade des homicides intervient pour accuser l'un des deux, Park Hae-young, de fouiller les poubelles, une plainte a été déposée contre lui pour cela. Ce n'est qu'un passe-temps pour Park, et s'il renseigne un journaliste ce n'est pas pour de l'argent. Mais le but de Cha, et de son partenaire, est différent. 
Hae-young est lieutenant, ses collègues lui font la leçon sur ce que devrait être son métier. Quand il s'en va il croise dans le couloir le petit garçon qu'il était, 15 ans plus tôt, quand il était solitaire et que personne ne l'écoutait.

En 2000 l'enquête continue, en vain. Lee jae-han, un policier a trouvé un message de l'enfant, un simple papier tombé sur le sol, signalant que le kidnappeur est une femme. Lee pense que les investigations sont mal conduites et enquête de son côté, solitaire comme l'enfant. Il a également reçu un message affirmant que Seo a été assassiné et ce crime déguisé en suicide.

En 2015 Park Hae-young ne peut pas partir, un camion bloque son véhicule. Il appelle le numéro inscrit sur la carrosserie, en vain. Soudain il entend la voix d'un policier lui parlant du suicide déguisé de Seo, d'un hôpital psychiatrique, une voix venant d'un talkie-walkie dans un sac de déchets à l'intérieur du camion. Il le prend, écoute, mais ignore que le message vient de l'an 2000, quand il s'interrompt brusquement. Le policier vient d'être assommé. Par instinct il emporte l'appareil. Il finit par sortir, et croise la mère de Kim Young-jung, seule, toujours debout avec sa pancarte, demandant que l'enquête aboutisse. Ayant rejoint son bureau il constate que le talkie est d'un vieux modèle, et, surtout, qu'il n'a pas de pile ! Il se souvient pourtant des derniers mots entendus.

Il fourre l'appareil dans son sac et part pour l'asile, désaffecté mentionné par l'enquêteur. La grille escaladée il entre puis explore le bâtiment, dans la cour il s'approche d'une grille. Sans savoir que le policier se tenait là, 15 ans plus tôt. Il regarde, sursaute en découvrant un squelette. Lui reste à appeler l'inspecteur Cha.
Les ossements sont ceux d'un jeune homme, dont le pouce a été tranché par un scalpel. Ceux de Seo !

Hae-young ne sait plus que penser, il a fait des recherches sur le policier, Lee Jae-han s'était nommé, pensant parler à un lieutenant Park. Trois fonctionnaires portent ce nom, aucun ne peut être celui qu'il a entendu. Cha Soo-hyun ne comprend pas, comment le jeune homme savait-il où chercher, et que le squelette serait celui de Seo Hyung-joon.
Il reste 29 heures avant que le crime soit prescrit. Ce qui arrangerait le commissaire Kim Bum-joo.

Park Hae-young peut enfin parler de ce qu'il a vu en 2000, peut-être cette fois sera-t-il entendu. Kim Bum-joo lui affirme que le criminel s'est suicidé une fois son crime commis, que l'affaire est close, définitivement.

Il reste 27 heures. Il faut précipiter les événements, Park fait une déclaration publique affirmant que le kidnappeur est une femme, une infirmière de l'hôpital Sunil, et qu'elle a aussi tué Seo, lui coupant le pouce pour laisser son empreinte et ainsi le compromettre. Utilisant sa connaissance de la psychologie il peut faire le portrait de la criminelle.

Le compte à rebours est lancé. Il faut attraper la vraie criminelle, et la faire avouer.

Park se souvient de cette après-midi pluvieuse, que peut-il faire de plus que déposer une fleur en mémoire de Yoon-jung.

Une polémique sur le délai de prescription éclate, le mieux ne serait-il pas de créer une brigade spécialisée sur les affaires non résolues ? Les citoyens veulent des réponses. 

La brigade va être créée, Cha à sa tête. Elle voudrait savoir ce qui est arrivé à l'inspecteur Lee, celui qui téléphona en 2000 et qu'elle avait connu alors qu'elle débutait. Aurait-il été tué par l'infirmière ? 

Pour corser l'affaire Park reçoit un nouvel appel de Lee Jae-han. Il parle de 1989, du passé qui peut encore changer. 
Ça va recommencer !

Le bureau de la nouvelle équipe est dans un coin, les dossiers s'y entassent. Il ne manque plus que la venue d'un ''profileur''. Leur première affaire sera celle des meurtres en série de Gyeonggi Nambu. L'affaire non élucidée la plus célèbre de Corée. dix victimes attendant l'arrestation de leur meurtrier. Un moyen pour le commissaire Jang de démontrer l'inutilité d'une brigade qu'il fut obligé de monter. Il va y intégrer Park Hae-young, jeune, sans expérience, l'idéal pour plomber l'enquête.

Signal est un drama inspiré de Cold Case et de Frequency, de la première il prit le principe de rouvrir des affaires classées, des seconds (film et série), la communication à travers le temps pour retrouver aujourd'hui un assassin qui put s'échapper hier. Sans oublier Memories of Murder, sur la traque d'un serial killer.

Celui-ci échappe à la plupart des codes des dramas coréens, il y gagne en réalisme, en suspens. La mise en scène suit les comédiens, se met à leur place, les couleurs vives sont absentes, tout est fait pour donner de la crédibilité au scénario. Impossible de passer sous silence les acteurs, cette fois pas de jeunes star venue d'un groupe de K-pop, même si Kim Hye-soo est ravissante. 

Le résultat y gagne. Inutile d'être un dramaddict pour le regarder.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:00

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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