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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 08:00

암살Choi Dong-hoon – 2015 – 140' -

1911. La Corée est alors sous domination japonaise, le gouverneur général Terauchi arrive en visite surprise à Séoul. Un homme, Kang In-guk est là pour quémander le droit d'exploiter l'or du pays mais avant qu'il obtienne une réponse une explosion retentit au premier étage, où se tenait la réunion. Du rez-de-chaussée un homme armée monte pour vérifier que le travail a été bien fait, que le gouverneur est bien mort mais Kang qui l'a pris sur ses épaules pour le faire sortir et le conduire chez un médecin, ainsi il lui sauve la vie, le résistant ne pouvant atteindre sa cible. Pour le collabo c'est la promesse d'un appui qui lui fera gagner beaucoup d'argent.

Heureusement l'envahisseur ignore que c'est son épouse qui a parlé, et qu'elle cache le résistant, blessé lors de l'attentat. Quand il l'apprend il donne l'ordre de les tuer. Celui-ci ne sera suivi qu'à moitié, son épouse sera abattu, le combattant, Yem Sek-in, capturé, emprisonné, pendant 10 jours, le temps qu'il s'évade.

1949, des policiers enquêtant sur certains crimes commis durant la guerre, évoquent cette évasion, la première du commissariat central. Yem est une légende, blessé de deux balles il a réussit à partir en Mandchourie. L'homme qu'ils interrogent était un compagnon d'armes de Yem mais les policiers s'étonnent que celui-ci ait tenté de l'abattre à Shanghai. L'homme reconnait qu'à l'époque il était un espion japonais.

Shangai

à Hangzou (Chine) Kim Won-bong, chef de réseau en Corée, rend visite à Kim Koo, vice président du gouvernement provisoire. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps et préparent une opération importante, l'élimination de plusieurs hauts dignitaires japonais. Yem lui est chargé de ramener plusieurs combattants encore emprisonnés, rien de bien difficile, qui devront servir dans l'intervention en question, ainsi que du caporal Ahn Ok-yun, épouse de Kim, et sniper de formation. Une compétence souvent utile en temps de guerre.

Tous doivent se retrouvent à l’hôtel Mirabeau, dans la concession française de Shanghaï. Ok-yun y boit un café quand l'inspecteur Merville passe pour un contrôle d'identité (en français dans le film), heureusement la jeune femme reçoit l'aide d'un client.

Elle en aura besoin car il y a un traître parmi eux qui veut faire prendre tout le monde en une seule fois, Kim Won-bong et Kim Koo inclus. En attendant direction Séoul, le café Anémone.

Après une intervention de la police nippone dans l'hôtel Mirabeau Kim Koo soupçonne le capitaine Yem d'être un espion. Il ne se serait pas enfuie du commissariat en 1911 mais l'aurait fait croire, devenant un traître pour sauver sa vie.

À Séoul le premier attentat est mis au point. Le parcours de la cible est connu, Ahn a une idée pour avoir plus de chances de réussite. Mais le plus étrange est que la jeune femme est aperçue par une japonaise du nom de Mitsuko. Celle-ci eue une jumelle morte depuis longtemps, or Ahn est son sosie.

N'est-elle que cela ?

Pour le savoir vous devrez regardez ce film. Il en vaut la peine avec un excellent scénario, une réalisation à la hauteur et qui eut les moyens de ses ambitions. Quand à la distribution elle est dominée par Jun Ji-hyun. Ai-je besoin d'en dire davantage. Je ne suis pas sûr de la véracité historique de ce film, mais qu'importe.

Assassination est le 12ème film à dépasser les 10 millions d'entrées en Corée, finissant à 12,7 millions, le plus grand succès de l'année 2015.

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 07:37

Pour la Science 471 – Janvier 2017

Frank Postberg, Gabriel Tobie et Thorsten Dambeck

À mi-chemin entre les Bermudes et les Canaries, dans l'obscurité, à près d'un kilomètre sous la surface, la nature édifia une métropole sous-marine de tours de calcaires hautes comme des gratte-ciel abritant des multitudes d'escargots, de crabes et de moules. Ces tours sont formées par la précipitation des minéraux contenus dans l'eau chaude alcaline jaillissant des évents hydrothermaux parsemant le fond de l'océan.

Les biologistes ont découvert cette ''Cité'' à l'aide de submersibles et de caméras contrôlées à distance au début des années 2000 et l'étudient depuis afin de comprendre comment les cheminées hydrothermales peuvent, loin de la lumière du Soleil, faire vivre des écosystèmes florissants.

Les planétologues exploitant la sonde spatiale Cassini ont découvert que pourraient exister de telles cheminées hydrothermales dans l'océan souterrain d'Encelade, une petite lune glacée de Saturne. Serait-il possible que la vie y soit présente grâce à elles. Plus largement, la présence de ces cheminées constitue une énigme irrésistible pour les chercheurs. Outre l'eau, l'ingrédient nécessaire à leur activité est la chaleur mais les entrailles brûlantes de cette lune glacée sont difficiles à expliquer.

Encelade a un diamètre d'environ 500 kilomètres, c'est trop petit pour retenir la chaleur primordiale laissée par sa formation. Il y a donc une autre source de chaleur à l’œuvre, un vrai mystère.

Les premiers indices furent observés en 2005 quand Cassini détecta un énorme panache de vapeur d'eau et de grains de glace s'élevant à plusieurs centaines de kilomètres dans l'espace et originaire du pôle sud de la lune. Les spécialistes estiment qu'Encelade projette de l'eau dans l'espace depuis au moins dix millions d'années. Il apparut qu'existait un océan à l'intérieur de la lune de Saturne. Son eau est alcaline et contient du chlorure de sodium indiquant qu'il est probablement posé sur le noyau rocheux et qu'il en lessive les minéraux. La croûte aurait une épaisseur d'environ 35 kilomètres au niveau de l'équateur mais de 5 aux alentours du pôle sud.

Cassini observa des nanoparticules de silice pure éjectées d'Encelade, des expériences en laboratoires confirmèrent le mécanisme de leur formation impliquant la présence de cheminées hydrothermales dans un océan intérieur à Encelade et les conditions de celui-ci : son alcalinité, sa température... Comparaisons faites il apparut que la Cité perdue terrestre pourrait exister à l'intérieur de la lune de Saturne.

Sa petite taille et sa faible gravit lui confèrent une dynamique interne très différente de celle de planètes aussi grosses que la Terre, ainsi les compactions et consolidation faible du matériau constituant son noyau permettant ainsi à l'eau de circuler à travers la roche poreuse produisant des processus hydrothermaux au cœur même de la lune.

Une source possible de chaleur est le rythme des marées, déformations dues à la variation des forces gravitationnelles subies par le corps en orbite créant une friction produisant de la chaleur.

Cet océan est-il un phénomène transitoire limité à quelques dizaines de millions d'années ou une caractéristique présente depuis des milliards d'années ? Le système Terre-Lune ressemble à celui de Saturne-Encelade et l'influence de l'une sur l'autre est comparable. De récents calculs des mouvements des lunes de Saturne indiquent que l'excentricité de l'orbite d'Encelade est stable et durable provoquant des marées assez fortes pour maintenir un océan durant des périodes longues, persistance nécessaire à l’émergence de la vie. En effet à la fin des années 1980, Michael Russel avança que des sources hydrothermales alcalines auraient pu être le berceau des premiers organismes vivants sur la jeune Terre. Russel affirmait que ces sites offriraient un environnement clément et riche en énergie ou la chimie prébiotique aurait pu former les précurseurs des membranes, des métabolismes et des molécules autoreproductrices modernes. La découverte de la Cité perdue raviva l'intérêt envers cette hypothèse. La découverte d'un environnement similaire au sein d'Encelade, et possiblement sur d'autres lunes, indique que la vie ne serait pas confinée aux surfaces chaudes et humides de planètes rocheuses éclairées par le Soleil mais pourrait s’épanouir dans un éventail plus large d'environnements. De tels océans pourraient exister sur Ganymède et Callisto (lunes de Jupiter) ainsi que sur Titan et Mimas (lunes de Saturne) et même sur Pluton. La fécondité biologique de l'Univers airait été sous-estimé.

Il s'agit pour l'instant d'hypothèses, de spéculation. Une autre génération de sonde est à envoyer sur Encelade pour y effectuer des analyses in situ, et y faire des prélèvement à rapporter sur Terre.

Ces missions sont encore des rêves pour les astrobiologistes, peut-être plus pour très longtemps.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 07:24

Man Of Bronze – Kenneth Robeson – 1933 - traduction de Paul Forrestier, revue par Emmanuel Scavée

La mort rôdait dans l'obscurité, rampait le long d'une poutrelle d'acier au sommet d'un building dont le sommet était encore en construction. Il pleut, les gens rentrent chez eux sans penser à lever la tête, du reste ils n'auraient rien vu.

Un homme escalade les poutres, murmurant pour lui-même des langues que peu sur Terre connaissaient : C'est un ordre du Fils du Serpent à Plumes ! Cette nuit ! Cette nuit même la mort frappera ! Alors qu'il caressait une boîte noire recouverte de cuir.

Ayant trouvé une place où s'asseoir il sortit de sa poche de puissantes jumelles qu'il pointa vers un autre gratte-ciel, visant une fenêtre éclairée du 86e étage où il observa ce qui ressemblait à une statue de bronze aux yeux brillant comme de l'or pur.

Ressemblait seulement !

L'homme ouvrit sa boîte...

S'ignorant observé l'homme qui ressemblait à une statue se leva pour aller ouvrir la porte. Le monde connaissait son surnom Doc Savage. Il fit entrer cinq hommes, le premier était un colosse aux bras et mains énormes. Surnommé ''Renny'' le colonel John Renwick était un ingénieur célèbre. Ensuite vint William Harper Littlejohn, ''Johnny'', grand, presque famélique, l'un des meilleurs experts en géologie et archéologie. Puis ce fut le major Thomas J. Robert, ''Long Tom'', pale, chétif, mais un magicien de l'électricité. Entra ensuite ''Ham'', Théodore Marler Brooks, un des meilleurs avocats jamais sortis de Harvard, son inséparable canne noire cachait une épée. Le dernier était le plus petit, ressemblait à un gorille avec des bras plus long que les jambes, un buste épais, de petits yeux brillants comme des étoiles. ''Monk'', pour les amis, pour les autres, le lieutenant-colonel Andrew Blodgett Mayfair, chimiste hors pair.

Depuis leur dernière réunion le père de doc Savage était mort d'une manière mystérieuse. Jeune il avait amassé une fortune colossale qu'il avait ensuite utilisé pour aider, ou punir, qui le méritait. Son fils était son hériter, éduqué, entraîné pour cela, aussi fort physiquement que doué intellectuellement, excellant en arts comme en sciences.

Doc est triste, il était absent lors du décès, seul dans sa Forteresse de Solitude, lieu secret sur une île au fond des régions arctiques. Il demanda si quelqu'un avait noté quelque chose de suspect dans cette disparition. Johnny fut affirmatif en parlant d'assassinat. La mort avait été rapide, deux jours, et le corps montrait des taches rondes et rouges. Se retournant Doc ouvrit la porte d'un coffre aussi grand que lui dont la porte avait été tordue par une explosion. Je l'ai trouvé ainsi, dit-il. Mais il n'a pas réuni ses amis seulement pour parler de son deuil, il est temps de se mettre au travail, un labeur auquel ils consacreront leurs vies : poursuivre l’œuvre paternelle. Du coffre il sort un morceau de papier, le début d'une lettre que son père voulait lui envoyer sans en avoir eu le temps, il y était question, entre autre, d'une expédition entreprise à Hidalgo sur les traces d'une civilisation préhistorique en compagnie d'un certain Robertson.

Il faut le retrouver déclare Ham. Impossible répond Doc, il est mort en même temps, et de la même manière que mon père.

Alors qu'il est va chercher une lentille spéciale pour lire un message que son père aurait pu écrire sur une fenêtre comme il aimait à le faire, une détonation résonne, la vitre explose, la balle traverse la porte du coffre et se fiche dans le fond.

Quelques secondes et un second projectile traverse le mur.

En rampant tous parviennent à quitter la pièce. N'y revenant que lorsque Doc fut sûr que le danger était passé. Retirant la balle du mur il reconnut un calibre réservé à la chasse à l’éléphant, ce qui pouvait expliquer qu'il n'y ait eu que deux coups tirés. Finalement, malgré le tir la vitre révéla son message : ''Papiers importants derrière brique rouge''. Première chose à faire pourtant, tenter de vérifier si le tireur a laissé quelques traces. Ils trouvèrent d'abord le gardien, attaché, qui ne remarqua de son agresseur que les bouts des doigts, rouges, comme s'il les avait trempés dans le sang. Alors qu'ils sont tous sur les lieux de l'attentat, Doc remarqua qu'une allumette venait d'être frottée dans l'appartement qu'ils venaient de quitter.

 

De retour ils trouvent une enveloppe rouge. Avec précaution Doc Savage l'ouvre et lit le message qui lui est destiné :

Savage,

Renoncez, sinon la Mort Rouge frappera une fois de plus.

 

Ainsi commence la première aventure de Doc Savage, héros né en mars 1933 dans un magazine éponyme. Il est la création de Henri Ralston et John Nanovic mais la majorité des 190 aventures du Doc furent écrites par Lester Dent, jusqu'en 1949. Kenneth Robeson est un nom collectif puisque d'autres auteurs rédigèrent des histoires de Savage et de son groupe.

L'homme de bronze est son surnom, il combine le talent de Sherlock Holmes, le physique de Tarzan, la culture scientifique de Craig Kennedy et la droiture de Abraham Lincoln.

 

Ces histoires ont vieillies mais certaines inventions imaginées devinrent réalités. Elles restent amusantes pour faire un tour dans le passé, comme relire ce roman me permit de me souvenir de l'époque où je le découvris, par hasard probablement, dans une édition de Marabout parue en 1967. Je l'ai lue plus tard.

Y aura-t-il d'autres articles sur les romans suivants, qui sait. Quand à vous, pour connaître la fin de ce roman, facile à imaginer, vous devriez pouvoir le faire sur le Net. Doc Savage ne manque pas de fans.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 07:30

L'explication ne mène pas à la compréhension, elle lui substitue un raisonnement qu'il suffit d'apprendre.

La différence entre l'insecte et le sapiens est quantitative, pas qualitative.

Contrôler les gènes ne sera pas maîtriser leurs effets.

Le code moral veut régler le comportement social comme le code génétique règle le développement organique.

Vouloir le ''succès'' du bien c'est espérer que le balancier de l'horloge s'arrête d'un côté.

Aujourd'hui une photo se fait, elle ne se regarde plus.

Le gibier humain accuse son prédateur de sa propre faiblesse qu'il ne peut pas comprendre. La culpabilité est son moyen de défense pour survivre.

La pensée engendre la peur.

Dieu est mort, veut dire, Dieu EST LA Mort !

Il y a tellement de lettres en trop dans psychanalyse.

Il n'y a pas de réponse introuvable si la question est bien posée.

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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 08:00

En ce mois d'août un spécial rock anatolien pour fêter la victoire d'Erdogan.

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 07:30
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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 07:34

Kevin Williamson – 2017 – ABC

Londres, 1893. un homme présentant bien, portant une mallette de cuir sous-entendant qu'il est médecin hèle une prostituée en lui montrant une belle somme d'argent. Comment refuser ?

Chez lui le jeune HG Wells reçoit quelques amis et fait la publicité du socialisme, le seul chemin vers l'utopie (donc vers nulle part). Ses amis se moquent, lui recommandent de sortir, d'oublier son divorce, trop de temps libre lui monte à la tête.

John Stevenson, le dernier invité arrive, il se sert rapidement un verre, il en a bien besoin...

Wells embraye sur un autre de ses chevaux de bataille, le voyage dans le temps,, justement, il vient de construire une machine dans sa cave. Il la présente à ses camarades, explique comment elle fonctionne. Mais personne n'y croit, sauf peut-être le Dr Stevenson. Wells est sur qu'à cinq générations de là, dans le futur, l'utopie sera réalité. Le médecin propose à Wells de partir, mais l'écrivain n'a pas fait tous les tests indispensables, ce qui fait rire son ami qui lui fait remarquer que son œuvre serait bien meilleure si sa vie était plus aventureuse.

Alors que tous se retrouvent au salon des policiers frappent, c'est que l'Éventreur vient de frapper tout près. Les bobbies cherchent, et la servante fait remarquer que le Dr Stevenson est absent mais que sa mallette est toujours là. L'inspecteur l'ouvre, et y trouve un couteau et un linge taché de sang.

Le Dr a disparu, la machine aussi !

Elle reviendra, vide. Wells comprend que son ami (!) s'est enfui grâce à elle, c'est donc à lui de le pourchasser. Il hésite un moment puis déclenche le mécanisme. Quelques secondes sont nécessaires avant le ''démarrage''.

HG se retrouve dans sa machine, entendant une voix affirmer qu'elle a été retrouvée dans son sous-sol et qu'elle fut à l'origine de son fameux roman ''La Machine à explorer le temps''. Quand il sort de son engin un vigile lui saute dessus. Il se retrouve dans le bureau de Jane Walker, conservatrice assistante qui le prend pour un acteur tentant de se faire de la publicité en se faisant arrêter. Jane ne lui fera pas ce plaisir !

Même s'il est le deuxième homme apparaissant dans une tenue excentrique, et ancienne. Heureusement un vigile le renseigne sur l'hôtel indiqué à ce visiteur. Dans la rue Wells trouve que les choses ont beaucoup changé, pas forcément en bien.

Stevenson s'adapte à un monde plein de promesses agréables.

Pour Jane Walker les choses sont plus compliquées, la propriétaire de la machine est mécontente que 2 hommes soient apparus aussi soudainement dans son engin, sans que l'une et l'autre devinent comment ils ont fait.

Pour Wells, quand il découvre son nouvel environnement, les guerres, les tueries et autres crimes et attentats divers, le réveil est difficile. Son utopie ne s'est pas réalisée, loin de là. À l'inverse de Stevenson qui se sent comme un pois(s)on dans l'eau et n'hésite pas à l'afficher quand ils se retrouvent au bar de l'hôtel.

Wells veut ramener son partenaire, qui refuse et demande la clé empêchant le retour de la machine sinon il tuera Herbert. Celui-ci réussit à s'enfuir mais se fait heurter par un taxi.

Il se retrouve à l'hôpital, où Jane Walker a été appelée. Il n'avait aucun papier, seulement la carte de visite de la jeune femme. Celle-ci se rend vite compte qu'il n'a nulle part où aller, et l'invite chez elle, en attendant.

Le lendemain il découvre que l'éventreur a frappé, laissant une clé dans la bouche de sa victime, un avertissement ! Seul Wells ne peut pas grand chose, il doit convaincre miss Walker avec le moyen dont il dispose : sa machine. Un saut de 3 jours dans le futur devrait suffire. Et ça marche, l'évidence s'impose à la conservatrice.

Tout serait parfait si dans le journal elle ne découvrait une troisième victime de l'éventreur, elle même !

Une fois de plus la télévision transforme un film en série, le premier était excellent, la seconde... reste à découvrir. Le principe est le même, une poursuite à travers le temps, jusqu'au XXIème siècle cette fois avec plus de tentatives d'explications scientifiques, plus de complications pour nourrir les épisodes mais toujours la même relation entre H.G. et Jane. Et si vous pensez qu'avec sa machine Wells aurait pu reculer dans le temps juste pour retenir John alors que la police arrivait vous avez raison, mais ce serait trop facile.

À découvrir, avant de regarder une nouvelle fois le film original.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 07:30

J'ai vu un sablier, il était plein de mots

Symbolisant le temps s'enfuyant devant moi,

Secondes s'engouffrant dans cet étrange pot,

Une cage d'instants ne laissant pas de choix.

 

Je voulus l’attraper, en prendre le pouvoir.

Mes mains ou mon esprit ne purent s'en saisir,

Les premières sont passées au travers d'un miroir,

Le second n'entendit qu'un grand éclat de rire.

 

Penché sur le papier à l'instar d'une fenêtre,

Des phrases s'écoulaient, le sang d'une blessure,

Jamais cicatrisée pour qui s'imagine être

Mieux que le spectateur dans une salle obscure.

 

Un jour, bientôt, demain, viendra le mot ultime

Glissant par le présent vers un passé vorace,

Ogre ne laissant rien, ni le bien ni le crime,

Dissolvant des espoirs dont le néant se lasse.

 

Pourrais-je constater le vide envahissant,

L'ombre en vague infinie effaçant ce qui fut

Ou serais-je gommé comme un simple passant

Visible en un clin d’œil et qui a disparu ?

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 07:29

Pour la Science 471 – Janvier 2017

Stephani Sutherland  Image associée

Nicole Burwell ne s'est pas méfiée de ce petit point rouge sur sa jambe bien qu'il la démangeât. Elle prit un antihistaminique, de la diphénhydramine et dormit durant le trajet pour rentrer à Claremont (Californie). Rien n'y fit, la rougeur s'amplifia, la démangeaison également, et ce n'était que le début.

Nicole n'est pas la seule, un quart des adultes souffriront de démangeaisons durant plus de six semaines au cours de leur vie. Celles-ci peuvent être dues de nombreuses maladies de peau, à l'insuffisance rénale, à une lésion nerveuse due à un herpès ou au diabète, à des acariens creusant des galeries dans la peau, à une réaction allergique à un médicament, une grossesse... elles peuvent provoquer une infirmité et même pousser au suicide. Les médecins commencent juste à comprendre que les démangeaisons peuvent être un problème grave.

Les démangeaison ne se valent pas, aiguës elles font office de sentinelle contre les insectes rampants ou les plantes vénéneuses. Jusqu'à récemment les chercheurs ignoraient comment cette sensation est engendrée au niveau de la peau, et plus encore ce qui en causait les formes chroniques. De récentes recherches démontrent la présence sur des terminaisons nerveuses de la peau de nouveaux récepteurs moléculaires détectant la présence de pruritogènes. Une partie du système nerveux est dédiée aux démangeaisons, elle s'étend de la couche externe de la peau au centres nerveux supérieurs.

Se gratter endommage la couche externe, protectrice de l'épiderme. Des cellules immunitaires libèrent alors de l'histamine activant des récepteurs présents sur les minuscules terminaisons des nerfs sensitifs de la peau et déclenchant la démangeaison.

Le rôle de l'histamine apparaît moins important depuis une décennies avec la découverte du rôle des protéases comme facteurs de démangeaisons. De même un médicament comme la chloroquine provoque des démangeaisons comme le pois de Mascate, restait à déterminer de quelle façon.

Certains neurones seraient-ils spécialisés en démangeaisons ?

Un lien semble établi entre douleur et démangeaison, la différence étant dans l'intensité de la stimulation. Faible elle provoque une démangeaison, forte, c'est une douleur. Confirmation fut apportée de neurones spécifiques des démangeaisons et que ces cellules utilisent certains des capteurs présents dans les neurones sensibles à la douleur. Les cellules même de la peau contribuent aux démangeaisons en libérant des pruritogènes qui activent ces neurones. Les circuits complexes de la démangeaison s'étendent jusqu'à la moelle épinière.

Nicole Burwell a finalement été libérée de ses problèmes à la fin de 2013 après avoir consulté un dixième médecin qui montra qu'elle était allergique à un conservateur présent dans des produits cosmétiques et d'hygiènes. Son cas illustre pourtant que les démangeaisons sont mal connues des professionnels de la santé : un test simple suffit pour trouver une solution facile, après trois ans de souffrances. Il est donc important de trouver les causes sous-jacentes de ce mal dont la complexité moléculaire n'est pas encore totalement élucidée.

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 07:30

Nicolas Silhol – 2017 – 94' 

Émilie Tesson-Hansen est responsable des ressources (in) humaines dans un important groupe agroalimentaire. Elle fait son travail suivant les consignes qui lui dont donnés par le directeur des relations humaines de sa boite. Son ancien professeur qui l'a engagé pour repérer les éléments rétifs et les ''convaincre'' de quitter l'entreprise. Elle y a plutôt bien réussi jusque là, mais sa nouvelle cible, M. Dalmat, pourtant au placard depuis un an, coincé à côté de la photocopieuse et n'ayant rien d'autre à faire que dessiner des caricatures d'Émilie accepte mal la situation.

Une fois de plus il demande un rendez-vous, pourquoi sa mutation est-elle refusée une fois encore, pourquoi refuse-t-on de l'écouter ? Il suit la jeune femme dans la rue, l'interpelle, l'interroge, celle-ci finit par lui avouer que tout est simple, le but est de le faire démissionner, il n'a plus sa place dans la maison et devrait la quitter rapidement, et de lui-même.

Le lendemain Dalmat se suicide en sautant dans le vide et dans la cour du siège parisien d'Ansen. Pour tout le monde c'est un choc, mais c'est aussi un événement médiatique qu'il va falloir gérer en évitant une mise en cause de l'entreprise et de ses méthodes de management. Madame Tesson-Hansen essaie de faire bonne figure, de sauvegarder son attitude de tueuse mais elle sent vaciller ses certitudes, d'autant qu'une enquête est mandaté par la direction du travail et qu'une inspectrice va fouiller partout pour découvrir si la victime n'aurait pas été harcelé et poussé à se défenestrer. Bien sûr le but était qu'il quitte le groupe, mais par la porte !

À force de rencontrer l'inspectrice du travail Émilie semble prendre conscience de son rôle, jusqu'alors elle n'avait jamais douté, pour elle cela paraissait être un jeu, presque virtuel, elle ne revoyait pas les individus qu'elle poussait dehors, cette fois il y a une vraie victime, un vrai cadavre et elle s'aperçoit qu'elle pourrait être désignée responsable pour sauver la face de son employeur.

Une telle situation pourrait-elle arriver alors qu'un avertissement prévient le spectateur que les personnages sont fictifs si les méthodes sont réelles ? Émilie n'est-elle pas trop rapide à évoluer, une tueuse changerait-elle de point de vue si promptement ? Le propos de l'auteur est bien sûr de montrer comment ça marche avec une héroïne capable de passer de l'ombre à la lumière. Céline Sallette est parfaite, elle sait être dure, tranchante, implacable avant d'aller vers plus de compassion, prenant en compte la vérité de son rôle dans le tri des employés pour assurer plus de productivité, d'efficacité, d'esprit de groupe tendu vers le même but : faire gagner plus d'argent à leurs employeurs, et à eux par la même occasion.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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