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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 09:00

To Say Nothing of the Dog - Connie Willis - 1997

 

En 2057, les historiens bénéficient du voyage dans le temps pour étayer leurs recherches, problème : celles-ci coutent cher et ils ont besoin de mécènes pour les financer.

C'est le cas de Lady Shrapnell qui s'est mise en tête de reconstruire la Cathédrale de Coventry telle qu'elle était avant se destruction par la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale. Les historiens vont être contraint de faire des allers retours entre les époques. Petit problème, lors d'un voyage un chat s'est glissé dans le transmetteur, alors que c'était censé être impossible. Il faut donc le retrouver et le remettre à sa place afin que rien ne soit modifié sous peine d'une catastrophe temporelle difficile à imaginer qui pourrait voir l’Allemagne Nazie triompher. Un petit changement en 1888 peut tout changer en 1940.

 

Trois hommes dans un bateau est, parait-il, je ne l'ai pas lu, le chef d’œuvre de Jerome K. Jerome. La jeune Connie le lut en 1958 et quarante ans plus tard s'en inspira pour un roman dont le titre était le sous-titre du roman sus-nommé.

 

Rien ne va être facile pour nos héros qui doivent afficher un comportement et une apparence compatible avec l'époque où ils arrivent, et mener leur enquête sans que cela se remarque. L'Angleterre victorienne est riche en contraintes sociales, surtout dans le milieu que nous découvrons.

 

La théorie du chaos l'affirme : le battement d'aile d'un papillon peut engendrer un ouragan de l'autre côté de la Terre. Ainsi, le voyage d'un chat à une époque où son espèce n'existe plus, et son absence dans la famille qui l'héberge, peut engendrer des modifications dont les conséquences sont incalculables.

 

Tout tourne autour de la potiche de l'évêque de Coventry que Lady Shrapnell veut absolument retrouver alors qu'elle a disparue dans le bombardement, pour que sa nouvelle version de la cathédrale soit parfaite. Cet objet n'a-t-il pas, en 1888, bouleversé une de ses ancêtres ? Encore faut-il savoir à quoi elle ressemble, d'où le besoin de retourner au 19ème siècle pour le découvrir.

 

Ned Henry, chef des voyageurs temporels, va connaître bien des vicissitudes et vivre bien des aventures pour remplir sa mission, sans oublier qu'abuser des voyages a des effets secondaires sur le comportement. Il voudrait se reposer, mais l'affaire du chat l'en empêche, il faut que tout reprenne sa place, impérativement ! Henry se retrouve donc à Oxford, à l'époque de Jerome K. Jerome, qu'il croisera sur un canal, en se demandant ce qu'il fait là et comment rétablir le cours des événements tout en faisant bonne contenance avec son canotier, sa petite moustache typique de l'époque et un panier en osier... En compagnie de Terrence, du bouledogue Cyril, et du professeur Peddick.

 

Le roman est riche en références, j'avoue avoir eu du mal à les repérer par ignorance de l'époque où l'action se situe. Il fut couvert de prix importants et ses lecteurs sont dithyrambiques, vous aurez compris que ce ne sera pas mon cas. Pour cela il aurait fallut quelques dizaines de pages de moins.

Au moins m'aura-t-il permis de rédiger ce billet, c'est déjà ça. Lisez-le et donnez-moi votre avis.

Je ne risque rien, je suis sûr que vous ne le ferez pas.

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 09:00

Tex Avery – 1937 – 9'

 

Porky Pig partage la vedette de ce court-métrage avec Daffy Duck dont c'est la première apparition. Porky veut chasser le canard, avec Jim, son chien. Pour s'amuser il commence à menacer celui-ci avec son fusil et réussit à lui faire peur au point qu'il court se cacher. Son maître lui explique que l'arme n'est pas chargée, qu'il ne risque rien, il la redresse, tire, et blesse un homme à travers le plafond, ce qui lui vaut un coup de point en pleine figure.

La journée commence bien.

Mais il est temps de sortir. Direction le lac, justement un canard le survole. D'autres chasseurs sortent de partout, visent le volatile, tirent, et ratent avec un bel ensemble. À la place ce sont deux avions qui sont atteint, au sol.

 

Porky utilise un appeau, porte un faux canard en guise de chapeau. Enfin il réussit à abattre Duffy mais alors qu'il envoie son chien le ramener c'est le contraire qui se présente ! Et Porky peut gueuler que le script n'est pas respecté, ce n'est pas le genre de Duck, il est fou alors le script...

Porky s'obstine, il a tort, et quand il rentre chez lui il fera la même erreur qu'avant de partir, avec le même résultat.


Un an après la réalisation de ce cartoon, Tex Avery le retravaille en couleurs dans Daffy Duck and Egghead, avec son personnage de Egghead à la place de Porky, et Duffy Duck reçoit son nom.

Frederick Bean Avery naquit le 26 février 1908 à Taylor, il mourut le 26 aout 1980 à Burbanck. Son style iconoclaste et irrévérencieux fit les beaux jours de l'animation des années 1940. qu'il fut borne expliquerait sa conception de l'animation. On lui doit l'invention de personnages immortel, Duffy Duck, Droopy, Wolfie, Red la vamp, Spike... il n'eut pas le succès ni la postérité d'un concurrent mais ses héros sont bien plus intéressants et décapants. Il méritait largement quelques dimanches dans ce blog. Mieux vaux tard que jamais.

 

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 09:00

Henri Vernes – Gérald Forton 1966 – Lefrancq

L'ENNEMI SOUS LA MER

À Paris Bob Morane et son ami Bill Ballantine se rendent chez le professeur Hornet. Sitôt garé devant la maison de celui-ci ils entendent des coups de feu. Ils se précipitent et croisent un homme sortant de chez le savant, craignant d'être pris le poursuivi descend sur les quais, Bill le suit, Bob fait le tour pour le prendre en tenaille. Alors qu'ils vont se saisir de lui l'homme saute dans la Seine et disparaît. Nos amis ne se rendent pas compte qu'une mystérieuse inconnue les épie.

De retour chez Hornet ils apprennent que celui-ci a échappé à un assassinat. Dans le bureau il retrouvent Éliane Fabry, l'assistante du professeur qui le tient dans ses bras alors qu'il agonise. Il a le temps cependant d'avertir ses amis ''Prenez garde... ennemi sous la mer... Botha... ''

L'ENNEMI SOUS LA MER

Mlle Fabry leur raconte que c'est à la fin du dîner qu'ils surprirent un homme fouillant dans les affaires rapportés par le professeur lors de sa dernière expédition océanographique aux Antilles.

Les premières heures de l'enquête ne donnent rien quand Morane reçoit la visite de Mlle Fabry, celle-ci ayant constaté la disparition de plusieurs négatifs mais disposant des contretypes leur apporte les clichés. Ceux-ci viennent d'une caméra sous-marine. Le premier montre un squelette sur un fond de vase, visiblement victime d'un harpon. Le deuxième montre un dauphin semblant avoir servi de monture à la victime. Sur le dernier apparaît un enchevêtrement d'épaves qui paraît volontaire comme une cité sous-marine.

L'ENNEMI SOUS LA MER

Le téléphone sonne, Bob prend la communication et entend une voix le menacer du pire s'il continue ses investigations. Morane et ses amis ne sont pas du genre à céder à la peur, au contraire.

L'ENNEMI SOUS LA MER

Direction Nassau ! Sur place ils sont chargé par une fausse voiture de leur hôtel, pris au piège, attaqués par de nombreux adversaires ils doivent céder sous le nombre. Attachés ils sont conduit dans une maison à l'écart, il est l'heure de rencontre le leader des criminels.

La leader faudrait-il dire : Miss Ylang-ylang, le chef du SMOG.

L'ENNEMI SOUS LA MER

Plutôt que de les abattre sur-le-champ celle-ci les fait attacher et abandonner dans une grotte avec pour destinée d'être dévorés par des milliers de crabes voraces, et carnivores.

Heureusement ils sont délivrés par un inconnu, ouf ! En plus celui-ci leur donne l'adresse de Miss Ylang-ylang, ça peut servir.

 

L'ENNEMI SOUS LA MER

Retour à l'hôtel, dans un premier temps, avant de repartir en chasse de leur ennemie, cette fois au volant d'un bulldozer. Mais Miss Ylang-ylang est rapide, elle leur échappe en hélicoptère. Ce sera pour une prochaine fois. Bob, Bill et Éliane sont là d'abord pour comprendre les étranges photos prises par la caméra.

L'ENNEMI SOUS LA MER

Dans sa chambre Morane retrouve leur sauveur, qui se présente cette fois, Doublas Stanford, du C.I.C. Beaucoup d'incidents venus de la mer ont eu lieu dans les environs, dirigés par le SMOG, cela ne fait aucun doute, mais rien de concret n'a été découvert, pourquoi ne pas associer Morane à l'enquête, il est assez doué pour découvrir ce qui se passe réellement. L'enlèvement d'Éliane convainc Bill et Bob d'intervenir.

L'ENNEMI SOUS LA MER

Y parviendront-ils ? Le suspens n'est pas immense dans cette confrontation entre cette fois Morane et Ballantine et Miss Ylang-ylang, leur ennemie préférée.

L'ENNEMI SOUS LA MER
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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 09:00

La Recherche Octobre 2016

 

Le rayonnement du corps noirVincent Bontems.

 

De fait noir ne renvoie que par analogie à la couleur. Cette dernière correspond à une longue d'onde réfléchie ou diffusée par sa surface tandis que les autres composantes de la lumière sont absorbées. Un objet blanc réfléchit l'ensemble des longueurs d'onde de la lumière visible, un noir les absorbe toutes, c'est pourquoi un objet de cette couleur chauffe davantage au soleil. Il y a cependant une différence entre ce comportement et celui d'un corps noir tel que le définisse les physiciens. Celui-ci est ainsi appelé parce qu'il absorbe toutes les fréquences du spectre électromagnétique, y compris des fréquences imperceptibles à l’œil telles que l'ultraviolet, les micro-ondes, etc. autre caractéristique du corps noir : pour maintenir son équilibre il doit restituer sous forme de rayonnement ce qu'il a absorbé. Il est une énigme pour le physicien mais aussi pour le philosophe cherchant à comprendre comment une image contre-naturelle peut s'élaborer, s'amplifier et posséder un esprit au point de l'obscurcir ou de l'effrayer. Tel les taches du test de Rorschach la subjectivité s'y projette et y révèle ses névroses. Il force la conscience à contempler les choses informes qui s'agitent dans l'abîme de l'inconscient.

Bachelard écrivait à ce propos : Ainsi, une seule tache noire, intimement complexe, dès qu'elle est révélée dans ses profondeurs, suffit à nous mettre en situation de ténèbres. Les images noires présentes chez tant de peintres et de dessinateurs possèdent cette capacité prodigieuse à faire surgir les figures d'un passé refoulé et à se dilater pour hanter notre esprit. Elles se déploient à travers les ténèbres. L'élément ténébreux est une matière dynamique, une force expansive et remuante.

Dans le cas du corps noir ce dynamisme est précis : les ténèbres intérieures sont absorbantes et rayonnantes. Elles dévorent la lumière, la digèrent et s'approprient sa capacité de rayonnement.

Le sens profond de l'expérience imaginaire du rayonnement du corps noir semble être de provoquer une conscience de soi paradoxale, consciente d'elle-même parce qu'elle ne distingue plus rien, prenant ainsi consciente d'être l'émanation d'un corps avant quoi que ce soit d'autre.

De sa communion avec les ténèbres, du plaisir sensuel d'être plongé dans le noir, de la chaleur éprouvée grâce à son rayonnement, la conscience tire un nouvel équilibre avec les forces obscures émanant des tréfonds de l'inconscient.

 

Le trou noir – Roland Lehoucq.

''L'horizon'' du trou noir est la surface sphérique délimitant la région d'où ni lumière ni matière ne s'échappent. Sans réalité matérielle elle est ainsi nommée par analogie avec l'horizon terrestre. Celui du trou noir est absolu, c'est une frontière de l'espace-temps, indépendante de tout observateur et partageant les événements en deux catégories. À l'extérieur il est possible de communiquer, c'est l'univers ordinaire ; à l'intérieur les rayons lumineux sont focalisés vers le centre, la communication est soumise à de sévères contraintes. Matière et rayonnement peuvent passer de l'extérieur vers l'intérieur, pas l'inverse.

C'est pourquoi en 1967 John Archibald Wheeler proposa ce terme pour ce qui n'était qu'un possible théorique. C'est lui aussi qui popularisa des concepts tels les ''mondes multiples'', les ''trous de ver'', les ''particules qui remontent le temps'' ou le parallélisme entre matière et informations. Ceux-ci sont encore des vues de l'esprit, l'existence du trou noir a été apporté en 1971. depuis, une vingtaine ont été identifiés dans notre Galaxie, jusqu'au centre de la Voie lactée. Il n'a rien de maléfique mais participe à la stabilité de notre galaxie. En 2022 le projet Event Horizon Telescope entend montrer des images de l'horizon de ce trou noir en combinant les données de radiotélescopes répartis sur toute la surface de la Terre.

 

Vincent Bontems. Le ciel nocturne purifie la couleur noire de ses attachements terrestres. Avec le trou noir un cap obscur est franchi : le noir prend une terrible gravité, son intensification fait qu'il menace la lumière. Sa masse courbe l'espace-temps en un puits sans fond : tout peut y tomber, rien n'en émergera plus.

N'est-il pas paradoxal d'appeler ''trou'' la concentration la plus forte de matière dans l'univers ? Ordinairement un trou est un vide ! Sa noirceur, transposée dans l'imaginaire, est pourvue d'une dynamique opposée à celle du corps noir. Par sa gravité il concentre l'espace-temps en un point singulier, interdit toute communication vers l'extérieur. Il devient un symbole d'anéantissement.

Élevons notre conscience au niveau cosmique : les trous noirs résultent de la mort des plus massives étoiles, il représente un traumatisme à l'échelle de l'univers. Quelque chose dans sa noirceur affecte les structure et rythme de l'univers, blessant ce que les néoplatoniciens appelaient ''l'Âme du monde''. Traumatisme entraînant un travail de deuil éternel, il a capturé la lumière que l'on croyait insaisissable, libre et immortelle.

Avec le trou noir, la noirceur prend une connotation négative et acquiert une dynamique de concentration inquiétante. L'obscurité est ce qui nous aspire dans le gouffre, ce qui nous attend au fond de l'abîme. Celui qui cède à la fascination qu'exerce cette couleur est promis à un destin funeste. Comme l'écrivit Bachelard dans La Terre et les rêveries de la volonté. Alors ''le noir et le vide''sont inséparablement unie. La chute est finie. La mort commence. Formule proche de celle des astrophysiciens ''franchir l'horizon des événements''. Dans les deux cas il n'est plus de retour. Reste l'attraction inexorable de l'astre noir. Une fascination pour l'inéluctable anéantissement que de nombreux poètes romantiques ont magnifié.

 

Et pas seulement eux !

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 09:00

Franck Thilliez – 2015 – Pocket

 

Gabriel aimait les grilles de ventilation quand l'air en sortant soulevait les robes des filles. Il aime moins celle à laquelle il est attaché par la cheville. Son dernier souvenir est une silhouette noire jaillie de nulle part qui le fit penser à un oiseau géant, avec son bec, ses griffes démesurées brillant sous la lune. Une douleur dans la nuque l'avait plongé dans l'obscurité.

La seule lumière est celle d'une bougie, quelque effort qu'il fit ce fut sans pouvoir l'atteindre. Sa vue s'affinant il distingue d'autres visages ainsi qu'un homme, debout, tout de noir vêtu, coiffé d'un chapeau de feutre. Et cette odeur de menthe.

Amandine Guérin observait quelques centaines d'unité d'Escherichia coli, à côté d'elle, Léo n'en mène pas large. Dans ce laboratoire de type NSB2 il y avait tant de bactéries dangereuses ! Amandine est d'astreinte, c'est donc elle qui doit aller à Marquenterre, en Baie de Somme, où un parc vient d'être fermé. Une réserve pour oiseaux...

Elle retrouve son collègue, Johan Dutreille. Lui sait que trois cadavres de cygnes sauvages ont été retrouvés à Marquenterre. Sans doute un virus quelconque, rien d'alarmant.

Le directeur de la réserve, Nicolas Pion, les accueille. La veille les cygnes étaient vivants, une espèce rarement présente dont les corps ont été mis de côté en prenant toutes les précautions requises. D'abord faire des prélèvements d'eau, de boue, de sédiments. Des résultats dépend l'ouverture du parc.

Amandine est heureuse de retrouver, enfin, Phong, son mari dans leur loft de 200m2. Il a préparé du poulet thaï au lait de coco. Elle est si heureuse de le prendre dans ses bras, de le toucher, qu'importe les vitres, les joints étanches, la maladie... Sa boutique en ligne d'origamis et les échanges électroniques avec des inconnus lui permettaient de garder un lien avec le monde. Il pourrait l'aider dans son affaire de cygnes, de son passé d'épidémiologiste il a gardé de nombreuses relations.

Depuis 2 ans Phong souffrait du syndrome d'immunodéficience de l'âge adulte, le SIDAA, une maladie non dû à un virus touchant certains individus d'origine thaïlandaise ou taïwanaise d'une quarantaine d'années. Une affection sans traitement, touchant trop peu de malades. Le couple vivait dans une maison équipés de parois étanches, de filtres purificateurs, d'une entrée blindée, d'alarme. Qu'Amandine tombe malade et ils vivaient séparés en attendant qu'elle soit sans danger pour son mari.

D'un ancien collègue ils apprennent ainsi que d'autres cygnes ont été trouvés morts, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne.

 

Franck Sharko est lieutenant de police, pour le moment il fait face au virus dont son ordinateur est porteur, celui-là ne doit rien aux cygnes. Une affaire se présente, un cadavre humain et celui d'un chien découvert en forêt de Meudon. Le corps est très marqué, son torse est couvert de trous, beaucoup vers le cœur, causés par une arme blanche si perforante qu'elle est ressortie par-derrière.

Et cette odeur de menthe...

Le chien lui a juste été tué, presque proprement.

 

D'autres oiseaux migrateurs ont été retrouvés morts en Europe. Des cygnes sauvages, des oies, des grues cendrées, ce qui laisse penser qu'il y en eu bien d'autres. Une variante, inconnue, du virus H1N1 est soupçonnée. Preuve que les virus ne cessaient jamais d'évoluer pour s'imposer. Elle est en cours de séquençage pour déterminer sa nature et son origine.

Mais il pourrait y avoir autre chose.

Amandine et Johan sont envoyés sur une autre alerte, à Paris.

La victime est humaine. Jean-Paul Buisson, 63 ans, veuf. Il n'est pas frais et accepte d'être hospitalisé.

Sharko interroge l'épouse de la victime, la scène de crime a été retrouvée, peut-être en sortira quelque chose. Elle est située à proximité d'un étang. Justement, des plongeurs retrouvent un casque équipé d'une lampe, appartenait-il à l'assassin, une heure plus tard ils retrouvent la lampe cubique que l'homme utilisait quand il sortait son chien la nuit. Un grand sac est également remonté, fermée avec les agrafes utilisées par l'industrie. Vidé sur une bâche bleue il se révèle plein d'ossements, dont quatre crânes.

Phong n'a pas perdu son temps, compilant des informations il a découvert que les oiseaux auraient pu être infectés sur l'île allemande de Rügen. Mais ce n'est pas tout. Il montre sur une photo les points représentant les vingt cygnes morts sur Rügen, disant de plusieurs centaines de mètres ils constituaient trois cercles parfaits, et concentriques. Jamais la nature n'aurait agit ainsi, c'est une œuvre humaine par quelqu'un voulant disperser un virus de la grippe en utilisant les oiseaux.

Un nouveau cas a été recensé dans la région parisienne.

La police prend le dessus sur le virus qui l'a frappé, non sans que celui-ci ait laissé un message sur la bécane par laquelle il s'infiltra dans le système :

Le Déluge arrivera d'abord par le ciel, puis l'Apocalypse sortira des entrailles de la terre. Les couleurs vireront au noir, puis au rouge. Toi qui as lu ce message, sache que je remonterai des abysses les plus insondables et que je viendrai te chercher. Que tu sois bien caché, ou visible au milieu de la rue.

Ce monde doit être purgé, nettoyé. Une armée noire, vengeresse, germe lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècles futur, et dont la germination va bientôt éclater la terre.

Suit un triple cercle concentrique. 

 

Une affaire qui fait écho à une autre, résolue par Sharko et ses collègues, dont les responsables étaient tous morts. Il était question d'un Homme en noir, d'un Grand Projet. Des criminels dont la signature était formée de trois cercles. Le premier, à l'extérieur, symbolisant les êtres maléfiques les plus visibles ; les tueurs en série, les exécutants, ceux qui agissent sans se cacher, des mercenaires au services du deuxième cercle. Un espace secret où se retrouvent des êtres plus intelligent, capables de manipuler, d'asservir pour blesser et détruire, organisant le crime à un niveau collectif.

Et l'ultime cercle où se cache l'Homme en noir.

Sans oublier cette lettre écrite sur de la peau humaine.

 

L'enquête promet d'être difficile, et terrifiante. Avec Franck Thilliez à la barre il ne fait pas de doute que ça va remuer, que les ténèbres seront profondes. L'Homme en noir vous y attend, ne vous privez pas d'aller à sa rencontre. Vous échapperez peut-être à la contamination.

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 09:00

L'Humanité est l'idole des humanistes.

J'évite les personnes qui me donnent de l'espoir.

L'ignorance se pare d'affirmations !

Profiter d'une société c'est comme profiter de la nature, de ses fruits et autres. C'est prendre ce qui est là.

Qui parle de ses valeurs évoque surtout la sienne.

Les murs de la prison ne m'enfermaient pas, ils me définissent. Sans eux vous n'êtes plus rien.

J'aime les quais de gare où nul train ne passe.

Plus je vous connais et moins j'arrive à penser que nous appartenons à la même espèce.

J'ai vaincu mes démons et je m'en suis nourri.

Les mots sont mon portrait de Dorian Gray.

Dans ''vivre longtemps'' le problème n'est pas ''longtemps'' !

Peu importe si c'est moi qui suis muet ou vous qui êtes sourd. Vous ne m'entendez pas.

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 09:00
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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 09:00

La recherche Octobre 2016

Logiciels et scolarité (Gautier Carlou)

Depuis septembre 2016, en France, un investissement d'un milliard d'€ sur 3 ans est lancé, consacré au plan numérique de l'Éducation nationale. Pourtant l'OCDE notait en 2015 que les pays ayant investi dans les technologie de l'information et de la communication n'ont pas enregistré d'amélioration de leurs résultats aux évaluations Pisa de compréhension de l'écrit, de math et de science. Faut-il renoncer à ce projet ? Les neuroscientifiques pourraient changer la donne. La neuroéducation est une discipline en plein essor alliant neurosciences cognitives et sciences de l'éducation.

Au long de l'année scolaire 2016-2017 trois chercheurs et leurs équipes testèrent l'efficacité sur l'apprentissage de jeux éducatifs avec deux objectifs. Montrer l'impact de ces jeux sur les performances des élèves et valider des hypothèses scientifiques sur la façon dont le cerveau apprend. L'usage d'une tablette permet d'enregistrer de nombreux paramètres utiles.

Deux jeux sont testés, Graphogame, jeu d'origine finlandaise, et Elan, produit d'un partenariat entre l'équipe de Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France et Manzalab, société parisienne éditrice de serious games. Tous deux se fondent sur l'analyse graphophonologique. L'enfant reçoit deux informations, un son élémentaire – le phonème – et la séquence de caractères associée – le graphème. La répétition de cette combinaison lui permet d'associer syllabes et mots entendus à des caractères écrits. Méthode efficace car fondée sur une réalité biologique.

Dès 2 mois un circuit cérébral spécialisé dans la compréhension du lexique, la syntaxe et la sémantique se forme dans l'hémisphère gauche. Avant la lecture ce réseau s'active selon des modalités auditives, l'enfant entend et interprète le sens. La lecture active ce réseau par une voie visuelle plutôt qu'auditive. Lorsque le cerveau apprend à lire, une région dévolue à la reconnaissance des visage de détourne de sa fonction première et se spécialise dans la reconnaissance des caractères écrits. Cette aire, surnommé ''la boîte aux lettres du cerveau'' par Stanialas Dehaene, cette aire est située à l'arrière du cerveau, dans la partie occipito-temporale de l'hémisphère gauche. Plus un lecteur est expérimenté plus cette région est activée ; apprendre à lire revient à ''recycler'' cette région, à la spécialiser dans la reconnaissances des graphèmes puis à la connecter aux régions dédiées aux traitement des phonèmes.

Les enfants ayant entraînés à l'usage de Graphogame présentent une activation accrue dans '' la boîte aux lettres du cerveau''. Les tablettes pourraient devenir des outils d'entraînement, d'automatisation vers une pédagogie différenciée, adaptée au rythme naturel de chaque enfant. Naturellement le cerveau généralise la reconnaissance en miroir, ainsi peut-il reconnaître un visage dans toutes les positions. En lecture il confond donc le p et le q, le b et le d. le cerveau doit apprendre à inhiber cet automatisme de généralisation en miroir. À la pensée automatique doit succéder la pensée algorithmique, logique, plus lente mais menant à la bonne réponse.

Pour Olivier houdé, l'intelligence tient dans notre capacité à remplacer les automatismes par une pensée algorithmique. dans le cerveau l'arbitre se trouve dans le cortex préfrontal.

Reste à montrer qu'un apprentissage sur tablette soit utilisable dans des tâches scolaires, et qu'il est stable dans le temps.

Pour bien apprendre cinq pistes se présentent.

- Inhiber les automatismes cérébraux pour progresser.

- Participer plutôt qu'apprendre passivement. La curiosité favorise la mémorisation.

- S'entraîner à être attentif, prendre conscience des distractions pour leur résister.

- Se tromper et recommencer. L'erreur est essentielle dans le processus d'apprentissage. Apprendre, puis vérifier afin de corriger les erreurs éventuelles.

- Répartir les apprentissages sur des sessions courtes et régulières chaque jour. Mieux vaux un quart d'heure tous les jours que plusieurs heures en une fois.

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 09:00

Jakob der Lügner – Frank Beyer – 1974 – 100'

 

Fin 1944, dans le ghetto d'une petite ville polonaise, Jakob Heym, un ancien cafetier, est arrêté par les nazis pour avoir passé outre le couvre-feu. Dans la salle du poste de police il entend, à la radio, que l'Armée rouge s'approche. Il s'attend au pire mais il est libéré. Ce qu'il a entendu est pour lui, et sa communauté, la promesse d'échapper à destin menaçant. Il ne peut garder cette nouvelle pour lui et informe son meilleur ami, Kowalski, qui ne peut garder le secret et en fait part à leurs compagnons. Jacob doute d'avoir bien compris, tout est allé si vite et des détails ont pu lui échapper.

 

Pour réconforter les autres membres du ghetto il affirme détenir une radio, chose interdite par l'occupant et passible de mort. Une fois l'attention de ses amis retenue il doit continuer à apporter des informations régulièrement pour redonner courage à ses amis. Ils peuvent tenir, encore un peu, alors que beaucoup choisissent le suicide pour échapper à l'exploitation et à la déportation et à un sort qu'ils devinent funeste. La chance, ou la logique est de son côté et la réalité lui donne souvent raison.

 

Jacob passe beaucoup de temps à s'occuper de Lina, une enfant qui vit seule dans un grenier, elle est la seule qui semble comprendre ses motivations alors que la méfiance grandit, qu'il est mit à l'écart. Le temps parfois semble se suspendre. Mais un entracte ne dure jamais longtemps, et un mensonge aussi gros finit toujours par se désagréger.

Sortir d'une illusion est toujours pénible, même si elle surgit dans un environnement moins mortifère que celui de ce film.

 

 

Une adaptation du roman de Jurek Becker. Il y en eu une seconde en 1999, réalisée par Peter Kassovitz avec Robin Williams. Elle ne rencontra pas le succès. Si j'ai l'occasion de la voir j'en parlerai.

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:00

La Recherche Octobre 2016

Gilles Cohen-Tannoudji

 

Les Idées noires de la physique est un livre paru chez Les Belles Lettres, qui aborde cinq sujets se rejoignant autour d'un adjectif : ciel noir, trou noir, corps noir, matière noire, énergie noire. Parti pris permettant de s'approcher de quelques questions auxquelles la physique actuelle s'intéresse. Associant un physicien, Roland Lehoucq, et un philosophe et un philosophe, Vincent Bontemps, il n'a pas pour objectif de vulgariser un savoir mais de permettre à chacun des auteurs de s'exprimer à partir de sa spécialité en utilisant les dires de son partenaire.

Roland Lehoucq est astrophysicien mais s'intéresse à la science-fiction, s'appuyant parfois sur celle-ci pour illustrer son propos sur des interrogations philosophiques et scientifique. Vincent Bontemps est un spécialiste de Gaston Bachelard et Gilbert Simondon. Le premier eut l'idée d'une ''psychanalyse de l'esprit scientifique'' qui sert de lien aux interventions du philosophe. Ainsi peut-il, s'appuyant sur la démonstration de Roland Lehoucq que le Soleil qui absorbe l'intégralité du rayonnement et le restitue sous forme de chaleur n'est pas noir mais que c'est un corps noir, dire que c'est un exemple des distorsions de l'image écartelée entre le sens commun et la pensée rationnelle. Le rayonnement du corps noir qui joue un rôle important dans la science depuis le début du XXe siècle permet au philosophe de nous présenter ce qu'il suscite en lui en quelques formules : Les ténèbres intérieures ne s'opposent pas à la lumière comme l'obscurité ordinaire le fait, elles la dévorent, elles la digèrent, et elles finissent par s'approprier sa capacité de rayonnement.

Physique et philosophie s'associent pour emmener loin le lecteur, mais sans le perdre, ce qui n'est pas un mince exploit.

 

Le ciel noirRoland Lehoucq. Constater que le ciel nocturne est noir soulève une question dont la portée fut comprise pour la première fois par Johannes Kepler. Celui-ci soutenait la théorie héliocentrique de Copernic et imaginait un univers contenant un ensemble fini d'étoiles. Thomas Digges, astronome anglais, lui aussi copernicien, soutenait au contraire l'idée d'un univers infini et uniformément rempli d'étoiles. Kepler contesta cette opinion, arguant qu'alors l'univers aurait contenu toute la lumière rayonnée par une infinité d'étoiles, le fond du ciel aurait dû nous apparaître infiniment brillant ! Constater que tel n'est pas le cas c'est accepter l'idée d'un univers fini. Le scientifique s'appuie sur Edgar Allan Poe et le texte que celui-ci publia en 1848 : Eureka. Essai sur l'univers matériel et spirituel. Poe reprend l'argument d'Olbers : si la succession des étoiles était illimitée, l'arrière-plan du ciel nous offrirait une luminosité uniforme puisqu'il n'y aurait absolument aucun point dans cet arrière-plan où n'existât pas une étoile.dans un livre publié en 1861, l'astronome Johann von Mädler formalise la géniale intuition de Poe. Nous ne pouvons percevoir toutes les étoiles, mais seulement celles dont la distance est inférieure à la distance parcourue par la lumière pendant l'âge de l'univers. Là encore, apparaît un horizon au-delà duquel nulle lumière ne nous est encore parvenue. Comme le faisait remarquer Kelvin : si toutes les étoiles de notre vaste sphère commencèrent à briller au même moment […] la lumière atteignant la Terre ne peut venir que d'une proportion extrêmement faible de toutes les étoiles.

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