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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 09:00

Winsor McCay voit le jour le 26 septembre 1869, à Spring Lake. Bien que ce lieu soit soumis à caution. Il serait en réalité né au Canada en 1867. Il est prénommé Zenas Winsor McCay. À 16 ans il entame des études de dessin sous la tutelle de John Goodison et se découvre doué. Il progresse vite, s'installe à Chicago puis travaille pour le Morton's Dime Museum de Cincinnati. De 1886 à 1896 il produit des milliers de dessins pour des parcs d'attraction.

Il se fixe à New York en 1903, il y travaille pour le New York Herald et le Evening Telegram dont le propriétaire James Gordon Bennett l'a repéré et pour lequel il réalisera des bandes dessinées pour les suppléments illustrés des journaux du dimanche. Rapidement il acquiert succès et célébrité avec Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester et Little Nemo in Slumberland.

Dès 1909 McCay s'intéresse au dessin animé et met un peu de côté la bande dessinée. Il utilise ainsi son personnage de little Nemo en 1911, réalise en 1912

afin, en 1914 de créer le premier dinosaure vu au cinéma. Pour la première fois le sujet du film est un véritable personnage, sympathique et affichant une personnalité affirmée. Sa connaissance de la perspective lui permet de rendre les effets en 3D, ce film sera un exemple quand les dessins animés commenceront à être produit par ordinateur.

Pour compenser le silence de ses réalisations, Winsor voyage et fait lui-même les bruitages lors des diffusions en public.

Simple artisan il ne peut lutter contre l'industrialisation du cinéma qui va le contraindre à renoncer à l'animation pour se contenter de son travail pour les journaux ou pour la publicité jusqu'à sa disparition brutale le 26 juin 1934.

Trop peu connu du grand public il fut pourtant novateur dans ses productions et inflença des dessinateurs/réalisateurs comme Moebius ou Hayao Miyazaki. Un artiste important à (re)découvrir.

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 08:41

군함도Ryoo seung-wan – 2017 – 132' – Filmmaker R & K

Les hommes descendent avec l'ascenseur, aussitôt arrivés en bas ils sont poussés, brutalement, pas question de perdre du temps. La mine n'attend pas !

Un passage est trop étroit, qu'importe, les enfants peuvent passer, et si celui-ci y perd la vie, qu'importe, il y en aura d'autre. Du reste il y a souvent des morts dans cet endroit qui pourrait être l'antichambre de l'enfer. Une mine de charbon.

Cette nuit une tentative d'évasion va avoir lieu. Un petit groupe d'hommes est prêt à tenter le tout pour le tout afin de s'enfuir, espérant que la pluie les protégera. Un des fuyards est abattu, les autres atteignent la mer, plongent, nagent... et sont récupérés par un bateau nippon, morts. La prime est la même !

Heureusement, ailleurs des gens écoutent de la musique en mangeant, bref, s'amusent. Où semblent le faire, le chef d'orchestre, M. Lee, sa fille, et ses musiciens aimeraient fuir. C'est ainsi qu'ils se retrouvent sur un ferry affrontant une mer démontée. L'embarcation est surchargée, les tensions s'exacerbent mais il importe de rester calme pour ne pas être abattu.

Les choses ne se passent pas comme prévu et les passagers sont emprisonnés pour être conduit au centre de réquisition d'Ashima. Lieu où sont ''conviés'' les hommes destinés à servir l'empire colonisateur.

Qu'importe ce que tente M. Lee et ses musiciens, la mine a trop besoin de bras, et de vies, et si les mineurs sont rémunérés c'est après déduction des frais induits par leur présence, y compris les droits à la retraite.

Quand aux femmes elles se retrouvent dans les maisons closes.

Tous les prisonniers ne s'entendent pourtant pas tous et un nouveau venu, d'un gang de Séoul, s'impose pour être le chef de tous les coréens.

La guerre pourtant continue, les forces coréennes libres s'entraînent et s'organisent pour chasser l'envahisseur, elles savent qu'une nouvelle bombe va être larguée au cœur du Japon.

Hashima se trouve à proximité de Nagasaki.

Hors contexte de guerre une mine est un lieu dangereux, quand la sécurité des hommes n'est pas prioritaire c'est pire. Sans parler des contraintes imposées par le conflit, il faut plus de charbon.

Plus de vies.

Mais le chef pense aux objectifs qui lui ont été assignés. Le reste...

Un résistant s'est introduit dans la mine afin de libérer un homme important, d'autre part les bombardiers américains s'approchent.

L'Enola Gay va passer sur Hiroshima. La fin de la guerre est perceptible et il faut penser à ce qui arrivera ensuite, aux responsables de crimes de guerre.

L'idéal serait qu'il y ait le moins de témoins possible.

Voir aucun !

L'occupation Japonaise fut terrible et l'histoire de la mine de Hashima n'en est qu'un exemple. Ce film respecte-t-il la réalité historique ? Ce n'est pas moi qui vais trancher ce débat bien que j'ai une petite idée. Quoi qu'il en soit il montre que du côté des victimes certaines font tout pour s'arranger alors que les autres ne peuvent que survivre comme elles peuvent.

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 09:26

Arthur Llewlyn JONES-MACHEN, fils d'un prêtre anglican, naquit le 3 mars 1863 à Caerleon, commune de Newport, Pays de Galles et mourut le 15 décembre 1947 à Beaconsfield en Angleterre. Son environnement influença grandement son œuvre. Malgré une bonne éducation reçue, à la Cathedral School de Hereford, il échoua au concours d'entrée à l'école de médecine de Londres. Il connut le froid et la faim, gagnant quelque argent en rédigeant des articles dans une petite revue, en donnant des cours particulier ou en ayant quelques ''petits boulots''. C'est avec un de ceux-ci, dans une librairie, qu'il découvre les écrits de Nicolas Flamel. Cette lecture est une révélation pour lui en lui ouvrant les portes de l'alchimie et de l'occultisme, domaine qui lui deviendront vite familier.

D'abord auteur de poésie il se fait traducteur, Les Mémoires de Casanova ou l'Heptaméron de Marguerite de Navarre. Sa fascination pour l'occultisme l'amène à écrire un Catalogue en 1885 qui le fera remarquer par A.E. Waite, membre de la Golden Dawn.

Sa situation va s'améliorer, d'abord par son mariage avec Amy Hogg, professeur de musique connaissant bien le milieu littéraire de Londres, puis quelques héritages qui lui permettront de se consacrer à l'écriture. 

En 1894 paraît son premier roman, Le Grand Dieu Pan. Ce livre est un choc pour le petit monde de l'époque tant il s'éloigne des codes habituels en mettant en scène à la fois des scènes explicites d'horreur mais aussi, surtout, les relations intimes entre une jeune femme et Pan lui-même. La bonne société est choquée, le livre est banni de nombreuses bibliothèques. Il est aussi un grand succès public.

L'année suivante sort Les Trois imposteurs, recueil de nouvelles formant un tout cohérent dans lequel Machen présente son univers. Autour de nous, cachées, survivent d'antiques puissances démoniaques. Dans les quartiers obscurs de la capitale, au cœur des campagnes près de ruines inquiétantes ou dans les bois au troncs si serrés que la lumière ne les traverse pas. Des fêtes et autres sabbats y sont célébrés en l'honneur ou pour s'attirer les faveurs de ces déités ténébreuses, incluant des sacrifices humains. Il est dangereux de s'intéresser à ces cultes secrets... ceux qui s'y sont risqués ont tous connus un mauvais sort. Dans ce livre la nouvelle Le Roman du cachet noir raconte l'histoire d'un savant dont les recherches l'amènent à transgresser une frontière interdite sous la forme d'un chemin dans une campagne isolée anglaise où survit une race ancienne, mère lointaine de l'espèce humaine mais détestant celle-ci.

Sans rapport bien sûr, Amy décède en 1899, emportée par un cancer. Pour Arthur c'est un choc terrible qui l'amène à mettre de côté sa plume pour s'orienter vers le théâtre. Il adhère alors à la Golden Dawn et s'il écrit de nouveau ce sont des articles sur la littérature ou sur la civilisation celte et la légende du Graal.

En 1904 sort un texte écrit en 1899, Le Peuple blanc, en 1907 il publie un roman rédigé entre 1895 et 1897, La colline des rêves où l'on voit un écrivain tenter d'écrire à Londres son chef-d’œuvre en s'inspirant d'un souvenir d'enfance.

Après de la Golden Dawn il se remarie, a deux enfants, connaît à nouveau le succès comme journaliste pour le London Evening News, en 1914, puis avec Les Archers, roman dans lequel les fantômes des archers de la bataille d'Azincourt interviennent en faveur des troupes britanniques. Son succès lui permet d'acheter une belle maison dans le quartier de Saint John's Wood, il ne durera pourtant pas et il finira sa vie modestement, traînant avec lui une réputation d'auteur maudit.

Il ne fait pas de doute que Lovecraft le lut attentivement et s'en inspira, il le reconnaissait volontiers, pour plusieurs de ses histoires les plus célèbres, L'appel de Cthulhu ou L'horreur de Dunwich.

Pour cela seulement il mériterait d'être relu mais la qualité de certains de ses ouvrages suffit.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 09:00

Des mots puisés au cœur d'un regard en mirage,

Miroir déformant d'un désir semblant défunt

Et qui revint en moi par le jeu d'un visage

Se montrant attirant comme seul l'est un emprunt,

 

Ce moyen d'acheter ce qui est onéreux,

Semble indispensable en étant sans intérêt.

Le rêve est un poison, le mensonge est heureux

Puisqu'il est écouté. Un serpent adoré.

 

À quoi ai-je voulu véritablement croire,

Sinon tuer le temps, surfer sur sa courbure

Revenir au présent, affronter le miroir,

Chercher au plus profond d'une infime fêlure.

 

Un chemin minuscule menant jusqu'à l'abîme,

Que dans ses yeux je vis, sentant une attraction

Bien plus grande que celle venant de cette cime

Où je craignais surtout d'affronter ma Passion.

 

Cyanure est le bon mot décrivant ses iris,

Une couleur acide et pourtant séduisante,

Une saveur aussi violente qu'un silice,

Une odeur de sang frais atroce et captivante.

 

J'espérais en un phare qui trouerai les ténèbres

Mais me suis retrouvé au centre d'un désert

Avec pour compagnons des déités funèbres,

Mes plus anciens amis, mes plus solides repères.

 

Elle m'a servi pourtant, moi qui rêvais de crime

À voir en son mépris une encre pour ma plume,

Un temps d'inspiration pour couvrir de mille rimes

Cahiers, carnets et feuilles plus légers que la brume.

 

Un simple procédé par trop répétitif,

Devenu désormais habitude immature ;

Est-il temps d'en changer, d'être moins primitif,

Trouver une autre idée, une autre signature.

 

J'aurais pu délirer, évoquer la voilure

D'un vaisseau insolent portant candidature

Pour affronter le temps, découvrir le futur,

Aller toujours plus loin jusqu'au point de rupture.

 

Des mots qui m'attendaient au milieu de centaines !

Le voyage fut long, partant d'une fermeture,

Qui fut motivation, tant l'amour et la haine

Sont sœurs qui toutes deux nourrissent l'écriture

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 09:00

Gwyneth Hughes – 2016 - ITV

DARK ANGEL

La porte de la prison de Durham s'ouvre en ce matin gris de mars 1873, deux hommes en sortent et se dirigent vers le gibet pour y placer la corde et vérifier que tout fonctionne correctement. Dans une cellule un homme près d'une fenêtre, par laquelle il regarde la scène, s'adresse à une femme assise dans l'ombre. Il se souvient de leur première rencontre...

Seaham, Comté de Durham, 1857. Le couple Mowbray, en voiture à cheval, se dirige vers le village. Mary Ann rentre chez elle, avec mari, son ainée et un bébé de quelques mois. Son dernier né, ses 4 précédents enfants sont tous morts. George, l'époux, veut protéger sa famille et prend une assurance vie, les temps sont difficiles. Mary Ann lui en veut de dépenser l'argent de la prime, mais il parvient à la convaincre.

DARK ANGEL

Le temps est venu du baptême, Margaret Jane est pleine de vie, il semble que l'avenir soit favorable. Mary Ann retrouve ses amies, un cadre qu'elle aimait et qui paraît rassurant.

Paraît seulement, puisque Margaret Jane meurt rapidement.

 

Il faut repartir, une autre ville, un autre travail, un autre logement, envahi de punaises. Heureusement l'arsenic est là pour en venir à bout. Mary Ann a de quoi s'occuper à la maison, et va en avoir davantage puisqu'elle met au monde une nouvelle petite fille qui portera le même nom que sa défunte sœur.

DARK ANGEL

La jeune femme s'ennuie, son mari est mari, il ne rentre que tous les 15 jours pour un bref séjour au cours duquel il se plaint de son travail, de sa pénibilité. Elle croise un homme, Joe Nattrass, qui n'est pas indifférent à son charme, et qui sait s'y prendre avec elle. Elle ne lui résiste pas longtemps d'autant qu'un autre enfant est arrivé, John, rendant sa charge de travaille encore plus grande, encore plus insupportable.

''Heureusement'' il décède à son tour de la fièvre gastrique, à moins que ce ne soit de la typhoïde, le médecin n'est pas sûr.

Détail !

George rentre enfin, mais il a eu un accident qui le rend inapte au travail. Il va en trouver un autre. En attendant il réclame du thé, et dans le placard, juste à côté, il y a le flacon d'arsenic.

Son état de santé se détériore, mais il aime toujours le thé !

Dommage.

Il avait eu une bonne idée en prenant une assurance vie ! Et une seconde sur le petit John. Elle ignorait que cela se pratiquait et veut refuser l'argent.

C'est légal et irréprochable lui affirme l'assureur. Dans ce cas !

DARK ANGEL

Elle peut revoir Joe, elle est libre désormais. Mais le destin est cruel et lui enlève Margaret Jane. Il ne lui reste qu'à partir pour trouver du travail, pourquoi pas comme nurse, c'est ainsi qu'elle rencontre un autre homme, et l'épouse.

jusqu'à ce que la mort vous sépare.

Qu'il soit impuissant n'est pas un problème, Joe est là pour satisfaire Mary Ann, désormais Ward. Mais il doit partir, s'occuper de sa femme gravement malade. En attendant Mr Ward perd son travail, n'en trouve pas d'autre et doit se contenter de la charité.

Mais il aime le thé amoureusement préparé par son ''ange''.

DARK ANGEL
DARK ANGEL

Retour à la case départ. Mary Ann doit trouver un job, Mr Robinson, jeune, fortuné, et veuf depuis peu, cherche une gouvernante pour s'occuper de ses 5 enfants.

Le travail ne pouvait lui échapper.

Cela commence mal, le petit dernier, John, décède d'une fièvre gastrique. Pas de chance. En revanche la sœur de Mr Robinson, Helen, est méfiante, elle pense que Mary Ann est trop charmante et que son frère pourrait attirer des femmes peu convenables.

Finaude.

DARK ANGEL

Le veuvage est une situation qui rapproche un homme et une femme, chacun peut (prétendre) comprendre le chagrin de l'autre. Et quand Mr Robinson se fera plus entreprenant elle sait se reculer, menacer de partir.

Le poisson est ferré. Qu'importe qu'elle doive partir s'occuper de sa mère, elle est sûre de rentrer rapidement. Celle-ci aime le thé.

DARK ANGEL

Une mini série sur la vie de Mary Ann Mowbray, du nom de son premier mari, ou Cotton, du nom du dernier. La première tueuse en série anglaise.

Le thé est vraiment une arme de destruction massive !

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 09:00

MAXIME CHATTAMALBIN MICHEL – 2013

L'arête de pierre était haute d'un millier de mètres, grise, veinée de stries blanches, un promontoire dominant la vallée de son ombre immuable. Alexis Timée conduit, chaudement habillé, le chauffage de sa voiture de location ayant rendu l'âme. Sur le siège passager un dossier portant le symbole *e écrit en noir sur le fond cartonné rouge. Il roule depuis longtemps mais son voyage touche à son terme, il arrive devant une ferme dont un homme sort à sa rencontre. Chauve, la cinquantaine, des yeux d'un gris tirant sur le vert : Richard Mikelis. Timée se présente, non il n'est pas le prof de math de Sacha, il est adjudant, gendarme à la section de recherches de Paris.

Mikelis se recule, il ne consulte plus, l'adjudant le sait mais a besoin d'un avis, c'est important. Finalement il accepte de recevoir le gendarme, à condition qu'il soit parti avant le retour de son épouse. Il a une heure !

Pas de photos, de note, au gendarme de prendre la parole, d'expliquer la raison de sa venue, le compteur tourne.

Il parle de la première victime, retrouvée sur les bords de la Marne à proximité d'un village nommé Annet. La deuxième fut découverte dans une forêt près du Port-Marly. Même mode opératoire, torture, viols, asphyxies suivies de réanimations pour faire durer le plaisir.

Du tueur. Même signature gravée sur le dos *e. deux victimes pour ce tueur. Mais il y en a un autre agissant dans l'Est de la France, lui fit trois victimes. Le premier fut surnommé Le Fantôme, celui-ci : la Bête. Non seulement il torture et tue mais il semblerait qu'il mange. Le lien entre les assassins : le symbole, gravé cette fois sur la fesse gauche. De plus, des photos trouvées sur des sites pédophiles montrent des enfants portant eux aussi cette marque.

Mikélis pourtant ne change pas d'avis, tout juste peut-il donner le nom d'un criminologue très compétent à Paris.

Timée n'a plus qu'à repartir, son équipe l'attend, un petit groupe d'enquêteurs contre un groupe d'anonymes signant leurs crimes du même symbole.

Ses collègues sont d'abord Segnon, un black à la carrure de rugbyman et une jeune femme, belle, blonde, nommée Ludivine, d'un gabarit bien différent.

Faute de l'aide de Mikélis il leur reste les recoupements à effectuer, les indices à traiter, les protocoles à suivre. De quoi s'occuper, avec l'impression que cela ne donnera rien.

Ils s'interrompent pourtant pour assister sur une chaîne info à la diffusion d'un reportage dans une gare où un jeune homme vient de pousser 4 personnes sur une voie avant le passage d'un train, et d'en faire autant, sur la voie d'en face, faut pas se mélanger.

Avant cela il avait tagué sur un mur un logo que les gendarmes connaissaient bien.

Alexis le sait, les fantômes existent, ce sont ces êtres dont il a vu la mort et qui se faufile vers lui pour grappiller un instant d'illusion, un oasis acide au sein d'un néant insupportable.

Les enquêtes se poursuivent, une piste intéressante, ''la Bête'' et les morsures laissées sur les corps, presque incompatibles avec un être humain, à moins qu'il ne souffre d'une grave difformité palatale.

 

Mais le pire est à venir.

Émilie se réveille, Jean-Philippe n'est pas là, alors elle descend, le cherche, rencontre un homme qu'elle prend pour un ami de son mari. Dans un demi sommeil la réalité est floue, ensuite elle aperçoit le cadavre de son époux... Elle fuit, court, vite...

Mais pas assez.

Quid du symbole utilisé par les assassins, se pourrait-il qu'il ait un sens ? Le professeur Carrion pourrait les renseigner, et il le fait en leur démontrant que c'est l'étymologie du mot ''union''.

Ce qui sous entend que le groupe pourrait vouloir recruter.

Si ce n'est déjà fait.

 

Émilie va en être la preuve, avec son mari, et leur fille.

Le Fantôme a tué de nouveau, et la Bête aussi. En Pologne, comme s'ils se faisaient concurrence.

Et que dire des cauchemars d'Alexis ? Et des Lebensborn, ces établissements censés propager la race aryenne mais qui auraient servi de cadres à des expériences terrifiantes. Quel lien entre Bois-Larris et les tueurs ? Ce qu'il faut rechercher est cette chose que la civilisation nous a appris à contrôler, jusqu'à l'oublier, sans que la réciproque soit vraie. La bestialité primitive, l'âme des prédateurs.

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 09:00
VANILLE
VANILLE
VANILLE
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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 09:00

Émile Cohl, nait Émile Courtet à Paris le 4 janvier 1857. Après le décès de sa mère il se retrouve placé aux Lilas, dans la banlieue parisienne. Adolescent il travaille chez un bijoutier mais préfère le dessin vers lequel il se tourne rapidement pour devenir illustrateur, mais aussi peintre, photographe, comédien, caricaturiste... cette dernière activité lui permet de devenir l'élève d'André Gil et de fréquenter les surréalistes, qui ne s'appellent pas encore ainsi. Il connait Victor Hugo, Paul Verlaine, Sacha Guitry ou Georges Méliès. Le hasard, malicieux, fera que celui-ci mourra le même jour que lui, le 20 janvier 1938.

Il réalise son premier film, Fantasmagorie, en 1908.

La même année il crée le premier héros de dessin animé : Fantoche.

Comme beaucoup de pionniers il mourra dans la misère à la suite des brûlures occasionnées par l'embrasement de sa barbe par la flamme d'une bougie. Un vrai sujet de film !

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:00

Dan Fogelman / Rick Singer – 2016 - Fox

C'est l'heure de se lever, le réveil l'affirme, et de commencer sa journée. En s'habillant d'abord, sans omettre le casque audio, rouge, signifiant que les autres sont des importuns. En particuliers les gens qui l'attendent et l'escortent pour sortir de l'hôtel. Pas par l'entrée, trop de fans attendent, par les cuisines, ça fait plus chic !

Aujourd'hui est important, les San Diego Padres ont en effet fait appel à Ginny Baker pour jouer contre les Los Angeles Dodgers. Baker est la première femme à intégrer l'une des 4 ligues majeures d'Amérique du Nord.

Une date dans l'Histoire du sport en général, et du Baseball en particulier.

Le trajet prend 2minutes et à l'arrivée ce sont des centaines de fans qui attendent Ginny. L'occasion pour elle de se souvenir de son enfance, quand son père essayait d'entraîner son fils, ce qui ne l'intéressait pas, mais alors là pas du tout, sa fille en revanche n'attendait que de s'emparer de la balle, pour la lancer par delà la clôture, sous les yeux sidérés de son géniteur.

Elle pénètre dans le stade, rencontre le grand patron des Padres, elle va en faire autant des autres membres de l'équipe, lesquels sont briefés par leur entraîneur sur le comportement à observer. Soyons professionnels est son mot d'ordre, pas de traitement de faveur ! Rien n'étant prévu pour accueillir une femme elle se retrouve dans le club house, une pièce qui a une porte, transformée en vestiaire, et peut endosser son maillot, et porter le n° 43.

Première conférence de presse, et sa manager fait tout pour la protéger, et rappeler qu'elle n'est pas là pour rien.

Ginny affiche son calme mais stresse, elle sait quelle opportunité se présente et qu'elle pourrait ne jamais avoir de seconde chance. Elle n’ignore pas qu'elle est surtout un argument publicitaire, une belle fille qui fait vendre des magazines et des tickets pour les matchs.

Elle en a fait du chemin depuis son premier lancer, quand ado elle devait faire ses preuves. Être une fille dans un univers masculin est difficile, elle sait que la biologie joue contre elle, que son bras sera moins puissant que celui d'un homme. Il lui faut une arme secrète, son père en a justement une, un lancer particulier qu'il apprit trop tard mais dont elle, Ginny, pourrait profiter.

Le match commence, elle rate ses premiers lancers. Trop de nervosité alors que des milliers de spectateurs l'observent, l'encouragent, attendent qu'elle réussisse.

Tant d'années d'entraînement et elle échoue le jour J.

 

 

 

 

 

 

 

Sa manager essaie de lui remonter le moral, une mauvaise journée, cela arrive. Rien ne dit que tout soit perdu mais quand son père vient pour la faire travailler, comme il en avait l'habitude, elle se rebelle, dit, enfin, tout ce qu'elle avait sur le cœur.

L'abcès vidé elle peut retourner s'entraîner !

Elle aura droit à un nouvel essai. Ses coéquipiers sont partagés, la majorité doute, le patron est de son côté, et c'est lui qui commande. Peut-être le capitaine pourrait-il l'aider, la soutenir, lui offrir l'avenir qu'il espérait pour lui.

Lors du match suivant, alors qu'elle part aussi mal il vient lui parler. Et ça marche, bien sûr, elle fait remonter son équipe, avant d'être remplacée par l'entraîneur.

Peut-être serait-il temps de le remplacer, lui !

Le chemin du succès s'ouvre devant Ginny, il promet d'être long et difficile mais elle aura une chance d'inscrire son nom dans l'Histoire du sport.

Dommage que son père ne soit plus là pour la voir.

Une série sur le sport, la première dont je vois le premier épisode, pour sa vedette : Kylie Bunburi. Irais-je au-delà du suivant ? Pourquoi pas !

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 08:52

絶対零度Aya Moriyasu/Satoko Kashikawa – 23 eps – 2010/2011 - Fuji Television

 

Au Japon il y a 60 000 affaires non résolues. Le 2 novembre 2009 la préfecture mit en place un service spécialisé dans la réouverture de ces dossiers, reprenant les éléments de l'époque avec une technologie moderne.

C'est la nuit du 31 décembre 1999, Kiyomi entre dans le bar où elle travaille. Minuit va sonner, au douzième coup elle lève son verre de champagne avec ses amis.

En avril 2010 des forestiers du site d'Okutama découvrent un squelette, peut-être les restes de Sakota Mai. La (soi-disant) première affaire du millénaire (qui, en réalité débuta en 2001 et pas l'année précédente). Le dossier des 300 millions de yens de la banque Nakanohashi, disparus avec les 3 employées.

Dont Sakota, l'enquête confirme que ce sont ses ossements. La cause du décès est évidente, une balle en pleine tête. À côté un morceau de papier portant un numéro de compte appartenant à Miyamoto, un restaurateur qui, peu après le vol, reçut assez d'argent pour résoudre ses problèmes financiers de l'époque. Celui-ci nie une quelconque responsabilité mais il se souvient de ce qui s'est passé autrefois, la nuit du réveillon 1999.

L'équipe des affaires classées retrouve les témoins, recoupe les témoignages, récupère des images. Elle interroge les familles des disparues, tente de remonter le temps.

Sakuragi est la petite dernière de l'équipe, la plus jeune, préposée à prendre des notes, aller chercher des preuves ou de quoi manger. Elle aspire à plus, et mieux, arrêter un criminel !

Sinon quel intérêt d'être policière ?

En attendant la zone où fut découverte Sakota Mai est explorée, et ne tarde pas à révéler une autre occupante.

Dans un premier temps.

Les ''cold cases'' sont un sujet idéal pour une série policière, permettant de superposer les époques, de retrouver des objets d'autrefois, de fouiller le passé avec les moyens du présent pour détecter les éléments à l'époque indétectables. À ceux-là s'ajoutent le profilage et autre étude du comportement. Avec l'avantage du cadre japonais que les amateurs apprécieront.

Aya Ueto est Sakuragi, la ''novice'' de l'équipe, dont la motivation et l'énergie aideront son équipe à solutionner des affaires dont aucune ne remonte vraiment loin dans le passé, du moins pour la première saison, il me reste à découvrir la seconde.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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