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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 09:00

HENRI VERNESGÉRALD FORTON – 1965 – LEFRANCQ

Morane et Ballantine entrent dans l'immeuble où réside le premier quand la concierge se précipite à leur rencontre et avertit Bob qu'une jeune femme est venu le voir. Elle semblait si bouleversée qu'elle se permit de l'introduire chez lui. La porte ouverte il reconnaît Daisy, une amie. Celle-ci explique sa présence par la disparition de Frank Reeve, un ami des deux hommes. Ce dernier a disparu depuis un mois alors qu'il partait pour un safari dans le Nevada. La police et le FBI n'ayant rien trouvé, Carlotta, la sœur de Daisy, l'épouse du disparu, envoya la jeune femme demander du secours aux amis de son époux.

La chasse aux dinosaures

Comme indice, une lettre retrouvée dans le bureau de Reeve dans laquelle il est question de chasse aux dinosaures, d'une villa Josuah où il est conviée. Nos amis doutent de cette invitation, pour autant ils ne vont pas laisser tomber un ami et s'envolent rapidement pour les états-unis où ils retrouvent Carlotta. La police a visité la villa Josuah, sans rien découvrir, sinon la preuve que Frank y était. Le propriétaire de cette résidence, le professeur Hunter, le célèbre physicien, ayant également disparu. Les recherches dans la région n'ont rien données. Bob et Bill se lancent sur la piste, et ce n'est pas celle de sauriens disparus depuis des millions d'années.

La chasse aux dinosaures

Première visite, la villa Josuah où les attend Michael Spring, chargé de l'enquête pour le FBI. L'étonnement de celui-ci est grand quand dans un hangar qu'il pensait vide se trouve un appareil d'autant plus étrange qu'il est trop grand pour avoir pu passer par la porte !

La machine ayant une porte nos amis l'ouvrent et pénètrent dans un engin bizarre où ils trouvent un cadavre dont les blessures ne purent qu'être faites par un animal doté de griffes gigantesques et du matériel de camping, des conserves, des armes, bref, le matériel indispensable pour des viandeurs.

La chasse aux dinosaures

Bill s'amuse à tripoter des boutons dont il ne comprend pas l'utilité. Morane veut le mettre en garde... trop tard. La porte claque et une violente trépidation anime l'ensemble de métal. Un vertige saisit Bob et ses compagnons. Les vibrations durent un moment puis cessent.

La chasse aux dinosaures

En regardant par le hublot ils découvrent alors un spectacle extraordinaire bien différent que les parois banales d'un hangar quelconque. Curieux ils s'aventurent à l'extérieur et se retrouvent dans un paysage de forêts immenses et de volcans où se promènent des animaux qui n'existent plus depuis longtemps.

La conclusion est évidente, la machine qui les abrite sert à voyager dans le temps !

La chasse aux dinosaures

L'explication de la disparition de Reeve et du professeur Hunter étant trouvé il faut partir à leur recherche. Pour cela davantage de matériel va être nécessaire. Mike et Bill rentrent donc, laissant Carlotta et Bob seuls dans un milieu inconnu et aussi riches de dangers que de merveilles. Finalement ils vont retrouver le milliardaire et le savant. L'aventure est trop extraordinaire pour qu'ils regrettent d'y participer.

La chasse aux dinosaures

Heureusement Bill et Mike sont de retour, avec une Jeep, il suffit de retourner à la machine. La chose est plus facile à dire qu'à faire, la nature ne s'en laisse pas compter et un incendie leur interdisant toute retraite ils doivent faire un détour avant de retrouver la machine.

Mais l'époque ne respecte pas le progrès puisque celle-ci a été à moitié écrasée par un arbre. Moteurs broyés, accumulateurs et transformateurs réduits en miettes, impossible de réparer. Tout semble perdu quand un disque se pose à peu de distance du cylindre et que trois hommes en descendent...

La chasse aux dinosaures

À vous de découvrir la suite. Faute d'une telle machine cette lecture vous fera voyager dans le passé, dans une aventure naïve et simpliste, loin des productions actuelles, mais pleine de charme.

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 09:00
ZELDA
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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 08:41

Плем'я (Plemya - La tribu) - Myroslav Slaboshpytskiy – 2014 – 132'

Ukraine. Un bus s'arrête à l'arrêt, quoi de plus normal. Les personnes qui attendaient montent à l'exception de celles voulant un autre trajet. Un jeune homme demande quelque chose alors qu'un trolley stoppe. Il se fait indiquer une direction mais semble avoir des difficultés pour comprendre ce qu'on lui dit. Il repart, avec son sac à dos et sa valise, pour arriver jusqu'à un grand batiment. Une femme de ménage lui indique par gestes l'entrée, il fait le tour.

Nous qui voyons ce qui se passe dans la cour devinons qu'il s'agit d'un institut pour malentendants. Pas de paroles, uniquement des signes, et tout le film s'exprimera dans cette langue, pas de commentaire, pas de sous-titre.

Le jeune homme trouve l'entrée. Il se fait conduire au bureau de la directrice à laquelle il donne une lettre. Suite à un bref entretien il se fait conduire à ce qui sera désormais sa classe. Il s'installe et suit le cours.

Un élève normal dans un lycée comme les autres.

Le clignotement d'une lampe avertit de la fin de la classe. C'est l'heure d'aller au réfectoire. Ce qu'il ne fera pas, entraîné par un autre élève. Il lui faut apprendre les rites de l'endroit, son organisation, sa hiérarchie.

Il arrive dans sa chambre, encore qu'elle n'ait rien d'individuelle puisqu'elle est occupée par quatre lits. Pour se familiariser avec les lieux il se promène dans les couloirs et observe. Il découvre deux jeunes filles se dépéchant de rejoindre un véhicule, à l'intérieur elles vont se changer, enlever leurs costumes de lycéennes pour des tenues plus décontractées, et plus courtes. C'est l'heure d'aller ''travailler'', sur un parking de camionneurs enchantés de ces ravissantes, mais tarifées, présences.

L'instruction n'est pas la seule activité dans l'établissement, il y a aussi des moments plus violents. Les jeunes gens aiment mesurer leur force, taper, le petit nouveau ne se laisse pas faire, c'est une épreuve pour être accepté, refuser n'est pas pensable. Il doit faire partie d'un groupe, découvrir les lieux plus secrets, des activités qui ne figurent pas au programme mais ont, à leur façon, quelque chose d'éducatif. Il lui faudra apprendre à mieux tenir l'alcool, boire est bien vu, vomir, non !

 

Les sorties sont mises à profits pour gagner un peu d'argent, en agressant des personnes seules, dans un train par exemple.

Il s'adapte, tant bien que mal, se rapproche d'une jeune fille, une autre initiation, mais, ''métier'' oblige, elle refuse de se laisser embrasser sur la bouche.

 

Rien de plus difficile à conduire dans ce contexte qu'une histoire d'amour entre adolescents, surtout quand l'une monnaie ses charmes. Mais peut-elle faire autrement ? Problème pour la jeune fille, elle va tomber enceinte. Heureusement (!) elle sait à qui s'adresser pour arranger les choses, tant pis si les règles d'hygiène sont élémentaires. Une salle de bain pour bloc opératoire, pas d'anesthésie, des instruments qui ont beaucoup servis... et un avenir maternel qui en prend un sacré coup.

Rendez-vous devant le consulat d'Italie, émigrer est synonyme d'espoir mais s'il y a beaucoup d'appelé(e)s il y a peu d'élu(e)s. Il suffit d'obtenir le passeport, le visa, l'avenir peut changer de couleur. Anna sait que c'est sa seule chance de s'en sortir mais Sergei vit mal le départ de sa dulcinée, il est prêt à détruire le document pour qu'elle ne puisse pas s'échapper, ce qui lui vaudra une sévère punition. Qu'il rendra, au carré !

 

Le destin est implacable, la lutte pour survivre existe partout, mais est plus violente au fin fond de l'Ukraine où les jeunes savent ce qu'ils doivent faire pour échapper à leur condition. Est-ce plus facile pour une jolie fille ? En apparence seulement !

N'allez pas croire qu'il s'agisse d'un film sur des sourds et pour des sourds, passé le moment d'adaptation et admis qu'il faut suivre l'action, celle-ci est aisément compréhensible. La parole n'est pas indispensable quand les actes sont ''parlants'' et les émotions évidentes. Yana Novikova est une bien jolie actrice, j'espère la revoir prochainement.

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 09:00

Alcoolectivité : Regroupement d'individus pouvant boire seuls tout en étant en groupe. Se trouve en fin de soirée dans la plupart des bars.

Comédhyène : Actrice passant plus de temps avec ses semblables à dire du mal de ses consœurs qui ont du travail, et du talent, qu'à chercher le premier, par absence du second.

Égolidarité : Quelle meilleure cause à soutenir que la sienne, quelle meilleure personne à aider que soi, quel homme a-t-il autant de mérites que moi ?

Enquête : Démonstration faite dans des conditions parfois (souvent?) contestable et utilisé par n'importe qui pour n'importe quoi. Le jeu consistant à utiliser celle qui convient à ce que l'on veut prouver, et qui ne l'est pas du tout.

Lentbitieux : individu sachant prendre son temps pour réaliser ses projets, au point de parfois, et même souvent, ne pas en avoir suffisamment pour les voire aboutir.

Racimilation : Méthode d'assimilation des étrangers en les convainquant, par les moyens adéquats, de prendre les us, coutumes, rites, des résidents du pays dans lequel ils souhaitent s'installer et, bien sûr, d'oublier qui ils furent, d'où ils viennent, etc.

Religion : Gavage des ouailles.

Sangsuel : Quoi de plus sexy qu'un liquide rubis coulant sur un corps dont il révèle les formes ?

Satisfiction : Conscience que le plaisir n'est qu'un leurre, qu'une solution d'évitement, mais qu'il est difficile de l'éviter, alors que l'imaginaire apporte tellement plus de contentement.

Showmage : Travailler à montrer le spectacle de la pauvreté pour gagner suffisamment d'argent sans chercher à faire autre chose, qui permettrait d'en gagner davantage avec moins d'efforts.

Simulactrice : Comédienne en public comme en privé, au point de ne plus savoir faire la différence entre l'un et l'autre.

Utopie : Promesse que ça ira mieux si... si vous suivez celui qui le dit, si vous éliminez ceux qui doutent, si... croire vous convient mieux que penser.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 09:00

Stuart Blackton nait le 5 janvier 1875 à Sheffield au royame-uni. Il quitte l'Angleterre pour les États-unis où il est d'abord dessinateur au New York World. Il découvre le cinématographe avec le Kinétoscope et fonde la Vitagraph Company of America en 1896. Studios qui mettront au point le procédé du ''tour de manivelle'' appelé en France ''mouvement américain''. Ceux-ci seront repris par la Warner Bros en 1926. Prise de contrôle dont il ne retirera aucun avantage, au contraire. La fin de sa vie, en 1941, à Hollywood, sera misérable. Il a pourtant inscrit son nom dans l'histoire du cinéma en réalisant le premier dessin animé sur support argentique :

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:00

Naomi Tamura/ Hidetomo Matsuda – 2012 – 8 épisodes

La mer est forte, le ciel agité, les restes de la clinique sont battus par les vents. Petit à petit la nature les disloque, un jour, bientôt, il n'en restera rien.

Dans une boite de nuit un homme s'écroule au milieu de la piste, alors qu'ailleurs c'est toute l'équipe du service de chirurgie N° 2 qui démissionne collectivement.

Quelques hommes discutent en mangeant, parmi eux le professeur Torii sur le point d'être nommé au poste de directeur d'un important hôpital. Celui-ci profiterait mieux de la nouvelle si sont téléphone ne sonnait et qu'on lui annonçait une démission collective.

Dans la boite un médecin s'approche de l'homme, l'examine, alors que survient une jeune femme qui lui affirme qu'il faut agir autrement et prend la direction des opérations. Elle pose le diagnostique puis s'en va.

DOCTOR X

L'époque est difficile pour les hôpitaux, crise des vocations, diminutions des équipes, manque de moyens. Pour combler la pénurie, un nouveau type de médecins a émergé, des free-lance, des loups solitaires... dont la chirurgienne Daimon Michiko, aussi connue sous le nom de Doctor X dont le look est bien différent des autres chirurgiens. Peu sont en mini jupe !

Elle est engagé pour remplacer les trois démissionnaires du service N° 2.

 

Dès la première conférence préopératoire elle se fait remarquer en proposant d'autres solutions, plus rapides, moins chères et moins risquées pour le patient, en s'opposant au directeur Kubo, qui n'a plus opéré depuis longtemps. Du coup elle se retrouve cantonnée dans des taches administratives. Ce qui n'est pas une raison pour qu'elle fasse une seconde supplémentaire. À 17 h elle s'en va, et qu'importe si ses collègues la regarde d'un drôle d’œil.

DOCTOR X

Le directeur commence l'opération prévue, les choses se passent mal, il s'écroule, laissant le malade sur la table. Heureusement le Doctor X avait un coup d'avance, elle intervient, bouscule l'assistant et termine, avec succès, l'opération.

Ce qui ne l'empêchera pas de se faire virer par Kubo quand elle maintient son opposition à ce qu'il avait prévu.

Ses collègues sont d'abord ravis de son renvoi, avant de se dire qu'elle était douée, efficace et calme.

DOCTOR X

Mais Kubo a fait son temps, il est temps de le remplacer, le professeur Busujima fera l'affaire. Le combat pour le pouvoir continu, chacun avance ses pions, faisant passer les malades en seconds. Le nouveau directeur rappelle Michiko, et accepte les, nombreuses, conditions posées par le Doctor X. Elle peut regarder les ruines de la clinique de son père avec l'impression d'une revanche obtenue.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 01:00

Claude Barras – 2016 - 66' - Scénario de Céline Sciamma    

 

Icare s'amuse tout seul, d'ailleurs il est presque toujours seul, dans sa chambre située sous les toits mais disposant d'un petit balcon. Il aime regarder son cerf-volant s'élancer vers le ciel. Parfois il descend de son refuge, s'approche du salon où sa mère regarde la télévision, il ramasse les canettes de bière que celle-ci laisse traîner partout.

Dans sa chambre il s'amuse à former une pyramide, celle-ci est rapidement plus haute que lui, il doit donc grimper sur sa chaise, à laquelle est attaché le cerf-volant. Une bourrasque donne un a-coup, il heurte le fragile assemblage qui bascule, sur le sol puis descend l'escalier avec fracas.

Sa mère est dérangée, sous le coup de la colère elle appelle son fils, qu'elle surnomme Courgette, puis monte en lui promettant une sévère correction. Icare-Courgette prend peur, rabat la trappe faisant office de porte, laquelle frappe sa mère qui bascule en arrière.

Courgette se retrouve dans le bureau de Raymond Le Petit, le flic chargé de son dossier, il pose quelques question à l'enfant, qui y répond succinctement. Quand il demande ''Où est ton père ?'' le garçonnet répond ''là !'' en montrant le dessin d'un homme masqué illustrant son cerf-volant. Pour en dire plus long il montre sur l'autre face le dessin d'une poule ''Maman disait toujours que tout est arrivé parce qu'il aimait trop les poules !''

Le policier comprend, puis lui explique qu'il va devoir rejoindre un endroit qui accueille les enfants comme lui.

Courgette arrive au centre des Fontaines où il rejoint 5 enfants qui pour une raison ou pour une autre. Chacun ayant son caractère, son ''problème'', plus ou moins grave, plus ou moins traumatisant. Simon se veut le chef de la bande, celui ''à qui on ne la fait pas'', qui joue au dur alors qu'il est loin d'en être un.

 

 

 

 

 

 

 

 

Courgette va s'intégrer, connaître les secrets de tous, Raymond vient le voir régulièrement, et ce n'est pas son travail, bien que les autres enfants n'aiment pas les flics et l'arrosent régulièrement. Un jour arrive une nouvelle résidente, Camille, et pour Courgette c'est une révélation, pour la première fois de sa courte vie il tombe amoureux. Mais Camille outre les épreuves qu'elle dut traverser a également une tante qui voudrait bien la récupérer, et surtout les allocations qu'elle toucherait alors. Pour contrer ce désir les enfants vont s'associer, faire preuve de solidarité et d'imagination pour éviter que la fillette tombe entre de mauvaises mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'animation peut raconter des histoires dramatiques, elle leur donne un recul salutaire parfaitement illustré ici. Les marionnettes semblent douées de vie, particulièrement expressive avec leurs grands yeux auxquels la mise en scène donne une réelle force. Les épreuves traversées par les enfants sont expliquées mais pas exploitées, aucun pathos que de ''vrais'' acteurs auraient générés. Pas de fioritures mais un détail suffit pour souligner un état d'âme, pour exprimer la crainte ou l'espoir, le simple désir d'être ensemble ou l'envie de vivre malgré le passé.

Ou peut-être à cause de lui.

Les ''vrais'' acteurs ne sont pas indispensables, de ''vraies'' marionnettes peuvent les remplacer. Avec bien des avantages.

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 09:00
LA FILLE INCONNUE

Jenny Davin est médecin, généraliste, en remplacement dans un cabinet de Liège qui est sur le point de fermer, elle-même va intégrer un centre médical important. Elle n'est pas seule, à côté d'elle un interne, en cinquième année, fait un stage. Survient un incident, un enfant fait une crise et l'étudiant est tétanisé, totalement incapable de réagir. Jenny lui en fait la remarque, brutalement. Le jeune homme boude, fait son travail dans son coin, sans communiquer, sous le choc qu'il vient de ressentir.

LA FILLE INCONNUE

Il est 20 h passée quand on sonne à la porte. Le cabinet devrait être fermé depuis une heure aussi quand son stagiaire se lève pour aller ouvrir elle le lui fait remarquer et lui ordonne de rester sur place. Du reste la sonnerie ne se fait pas entendre une seconde fois, ce qui aurait été le cas en cas d'urgence. Son stagiaire n'est pas content, sans rien dire il se prépare, récupère son vélo et s'en. Jenny reste seule pour fermer. Elle est pressée, elle doit se rendre chez son futur employeur pour une petite cérémonie d'intégration, à quelque jours de sa prise de fonction.

 

Le lendemain, à l'ouverture, un homme s'approche, se présente, lieutenant Ben Mahmoud, il enquête sur un corps d'une jeune femme retrouvée tôt le matin sur la berge de la Meuse. Ayant remarqué une caméra de sécurité il demande à en voir les images. Sur celles-ci apparaît bien la victime, une jeune noire qui sonna la veille au soir, visiblement paniquée avant de repartir puisque la porte resta close.

LA FILLE INCONNUE

Cette fois c'est le docteur Davin qui est sous le choc, tout de suite elle se dit que si elle avait ouvert ça ne serait pas arrivé.

Peut-être !

Elle va s'intéresser à l'enquête, d'autant que la jeune fille reste anonyme, personne n'a signalée sa disparition, elle n'avait pas de papier, pas de téléphone, rien permettant de connaître son identité. Jenny culpabilise, d'autant qu'elle pense que pour la police c'est une morte sans importance. Rien ne prouve non plus qu'il s'agisse d'un crime.

LA FILLE INCONNUE

Pour la jeune femme c'est une remise en question, de son avenir, de ses priorités. Elle voulait réussir et la voilà qui brise ses perspectives, renonce à son contrat avec l'institut Kennedy, et reprend le cabinet du médecin qu'elle remplaçait qui n'est plus en état d'exercer. Elle gagnera beaucoup moins mais sa réussite se trouvera ailleurs, l'humain l'emporte sur l'argent ! Comme enquêtrice Jenny n'est pas discrète et le scénario quelque peu cousu de fil blanc l'a mettra presque malgré elle sur une piste qui va se révéler encore plus bouleversante qu'elle le pensait.

Mais c'était sans doute l'objectif des réalisateurs qui accumulent les poncifs pour faire de leur héroïne une sainte laïque ayant le pouvoir d'amener chacun, ou presque, sur le chemin de la rédemption.

LA FILLE INCONNUE

Heureusement Adèle Haenel donne une vraie consistance, sa force et son émotion à Jenny. Son interprétation est la principale qualité d'un film dont les réalisateurs ont souvent été mieux inspirés.

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 09:00

La dignité c’est d’abord le regard que l’on porte sur soi.

On ne peut se pencher que sur ce qui est plus bas que soi.

Il est difficile d’être au sommet de la pyramide sociale car l’on y est seul et plus encore de la pyramide intellectuelle car j’y suis seul.

Tuez l’homme et vous tuerez la bête.

Séparons-nous, les imbéciles d’un côté, moi de l’autre.

Ce n’est pas parce que vous pouvez dénoncer ce qui est vraiment mauvais que vous êtes vraiment bon.

Les mots sont l’engrais de l’intelligence.

On peut me comprendre mais je ne peux m’expliquer.

Bien sûr que le génie est une monstruosité mais une monstruosité ne l’est qu’en fonction de son époque.

Chacun voit midi à sa porte mais pour beaucoup leur porte est à la taille d’une chatière.

Libre-penseur est un pléonasme.

Le génie sent qu’il doit travailler, préciser, mais il sait aussi qu’il peut ne jamais comprendre vraiment ce qui passe par lui.

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 09:00

Science & vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

Et si contacter les Aliens était une très mauvaise idée ?

(Olivier Lapirot)

 

L'ignorance des intentions d'éventuels extraterrestres amène une partie de la communauté scientifique à prôner la prudence et à cesser d'envoyer des messages pouvant mettre l'humanité en danger.

La question de la dangerosité de signaler notre présence à des extraterrestres se pose depuis l'envoi du premier message. Des messages étant en préparation, elle se repose avec d'autant plus d'acuité. En 1974 c'est le prix Nobel de physique Martin Ryle qui s'inquiète de l'envoi du message d'Arecibo. Il proteste et réclame la suspension de toute tentative de contact avec des civilisations étrangères tant qu'un accord international ne sera pas signé. Des extraterrestres, apprenant notre existence, pourraient avoir envie de nous envahir, pour nous coloniser ou exploiter nos ressources naturelle. Voire, de nous exterminer ! Aucun texte n'a été paraphé mais aucun message n'a été envoyé jusqu'en 1999. cette année là Cosmic Call est envoyé en direction des quatre étoiles distantes de quelques dizaines d'A.L seulement. Initiative privée du radioastronome russe Alexandr Zaitsev qui fut suivi par d'autres qui eurent autant de réactions négatives.

Au sein du Seti l'idée fait son chemin de ne plus se contenter de chercher un signe mais d'en envoyer un, il se transformerait donc en Meti (Messaging to Extraterrestrial Intelligence) ou Active Seti. L'unanimité n'est pourtant pas de mise, une trentaine de membres du Seti ont écrit une lettre ouverte demandant un débat international sur la question et affirmant que ''nous ne savons rien de la réaction d'une intelligence extraterrestre à un message venu de la Terre, rien de ses intentions ni de ses capacités. Et il est impossible de prédire si elle sera affable ou hostile.''

L'astrophysicien Stephen Hawking s'est plusieurs fois exprimé en faveur de la prudence, soulignant que ''nous ne savons pas grand-chose à propos des extraterrestres mais nous connaissons les humains. Si vous regardez l'histoire, le contact entre les humains et des organismes moins intelligents ont souvent été désastreux pour ces derniers. Les rencontres entre civilisations se sont mal terminées pour les moins avancées technologiquement. Une civilisation lisant un de nos messages pourrait avoir des milliards d'années d'avance sur nous. Elle serait largement plus puissante et pourrait ne pas nous accorder plus d'importance qu'une bactérie n'en a pour nous.'' Argument que les partisans de la ommunication retournent : si une civilisation est plus ancienne elle aura, selon eux, acquis une certaine sagesse et surmonté les ''problèmes de jeunesse'' que nous connaissons sur Terre, comme les guerres, les risques environnementaux, la course énergétique. Et pourrait nous aider à trouver des solutions.

Mais il serait déjà trop tard, une civilisation plus avancée que nous de seulement 2 ou 3 siècles serait capable de détecter les fuites vers l'espace de nos émissions radio et TV. S'ils existent, les extraterrestres nous ont probablement déjà repérés !

Pour faire avancer le débat des chercheurs ont listé les scénarios possibles d'une rencontre. Ceux qui se terminent mal, pour nous, sont les plus nombreux, d'abord par la possibilité d'une attaque, d'une annexions, d'une mise en esclavage ou d'être éradiqué, mais aussi pour le risque d'une contamination ou d'une invasion par des espèces inconnues et virulentes.

Rien que les auteurs de science-fiction n'aient défini cent fois !

Les opinions continuent à s'exprimer, à s'affronter, réfléchir à une position commune semble une bonne idée puisque nous partageons la même planète et devront faire avec son avenir.

 

Cela aura-t-il la moindre importance ? J'en doute, parler dans le vide, et pas dans l'espace, est une habitude des homo sapiens qui imaginent que de leurs actions dépend leur destinée. Ce qu'ils attendent n'arrivent jamais. Discuter de ce qui arriverait si... ou si c'était le contraire, n'est que bavardage destiné à se rassurer en se ''préparant'' au futur. Ni nous ni moi ne verrons de contact.

Et c'est dommage !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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