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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 09:00

Marie-Françoise Baslez

Vous connaissez, peut-être, les évangiles de Marc, Matthieu, Luc et Jean. Il en existe d'autres, dit ''apocryphes'', qui ne figurent pas dans la liste des livres sacrés et normatifs utilisés dans l'élaboration de la théologie chrétienne. Il s'agissait de livres qu'il convenait de lire en privé, certains rédigés dans un langage hermétique dont la compréhension nécessitait une initiation particulière. Les vérités étaient réservées au public ayant la connaissance, les gnostiques.

Ces Évangiles, comme les autres, traitent de la vie et des enseignements terrestres de Jésus, ils suppléent aux lacunes de l'histoire de Jésus rapportée par les textes canoniques. Ce sont eux qui introduisent le thème de la sainte Famille, celui de Marie, mère de Jésus, d'abord en donnant le nom de ses parents (Joachim et Anne), celle de Jésus en développant les épisodes de la Nativité à Bethléem et surtout de la fuite en Égypte. Ils présentent la figure de Joseph, en particulier dans l'Histoire de Joseph le menuisier. Ils font naître Jésus dans une grotte entre le bœuf et l'âne, donnent le nombre et le nom des Rois mages. Les textes sur la jeunesse de Jésus sont réunis sous appellation ''évangiles de l'enfance'', les plus importants sont ceux du Pseudo-Matthieu ''l'Évangile de l'Enfance'', en Occident, et l'Évangile arabe de l'Enfance, en Orient.

Dans ces récits Marie tient une place au moins aussi importante que celle de son fils, avec des détails qui s'accumulent entre le Protévangiles de Jacques et le Transitus Mariae. Dans le premier la naissance de Jésus ne vient pas d'un accouchement mais d'une nuée suivie d'une lumière. La littérature d'hommes divins se répandaient alors dans le monde romain, ces ''évangiles de l'Enfance'' poussent l'histoire de Jésus vers le miraculeux, mettant en évidence sa nature divine dès sa conception. Les anges sont partout, Marie a le pouvoir de guérir, les vêtements et langes de Jésus sont guérisseurs. L'évangile de l'Enfance du Pseudo-Matthieu montre les dons de thaumaturge de l'Enfant-Jésus, s'inspirant de la figure d'Orphée. Les bêtes du désert l'escortent et le protège, quand il entre dans un temple les statues des idoles se renversent et se brisent. Localisés entre Memphis et Hermoupolis ces miracles alimentèrent les pèlerinages aux ''cachettes de la Vierge''.

Outres ces textes sur l'enfance de Jésus, d'autres élaborent la christologie, ils présentent le témoignage de communautés minoritaires et tôt disparues et attestent de la diversité du christianisme primitif. D'autres encore s'apparentent à des livres de révélation. Ils proposent une catéchèse souvent hétérodoxe par rapport aux courants majoritaires, qu'ils attribuent, pour la légitimer, à un personnage important du Nouveau Testament. Ainsi a-t-on retrouvé un Évangile de Pierre, un Évangile secret de marc, un Évangile de Marie, un Évangile de Philippe et même un Évangile de Nicodème. La découverte de l'Évangile de Thomas en 1945 puis celle, récente, de l'Évangile de Judas incitent à revisiter l'élaboration de la tradition évangélique et de la christologie.

Les Évangiles de l'enfance abordent la question de la filiation divine de Jésus et de l'incarnation, ceux de Pierre et Nicodème s'intéressent à la figure du rédempteur à travers des récits détaillés du procès de Jésus, de sa Passion, de sa mort et de sa Résurrection, en particulier les trois jours qu'il passa aux Enfers et son retour du séjour des morts. L'Évangile de Judas pose la question de la mort volontaire du Christ, celui de Pierre présente un Messie que les juifs doivent reconnaître parce que son sort fut conforme aux prophéties et qu'il est ressuscité. D'avoir été utilisé par la pensée gnostique niant la réalité de l'incarnation valut à ce texte d'avoir été condamné par l'église. L'Évangile de Thomas utilise le thème de la gémellité entre le Christ et son disciple.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 09:00

Fede Alvarez – 2016 – 88'

 

Tout semble calme dans cette banlieue chic. Une porte s'ouvre lentement, trois jeunes gens, Alex, Rocky et Money, pénètrent, discrètement dans une maison luxueuse et font main basse sur les articles de luxe qui se trouvent un peu partout. Avant de partir ils lancent une pierre dans une vitre histoire de déclencher le système d'alarme alors qu'ils disparaissent. Une réussite de plus à leur actif.

Leur receleur leur donne une nouvelle adresse, un coup tranquille, et rentable, c'est sûr. Au 1837 rue Buena Vista, Norman est un vétéran qui habite seul dans une grande maison au cœur d'un quartier laissé à l'abandon, son enfant unique est morte , écrasée par une fille d'une famille assez riche pour payer afin qu'elle ne soit pas inquiétée. Il y a 300 000 mille dollars à se faire. Il suffit de visiter la maison. Un risque pour eux qui ne dépassent pas 10 000 dollars, limite au-delà de laquelle le vol change de catégorie, et la sanction aussi.

Après quelques hésitations le trio se décide, il y a trop d'argent à se faire et les risques semblent réduits.

DON'T BREATHE

Le quartier ne paie pas de mine, la plupart des maisons sont murées, abandonnées, oubliées. Une seule, au milieu des autres, survit, une araignée dans sa toile. Le mec est un solitaire qui n'est pas sorti de chez lui depuis 5 jours. De plus il est aveugle, suite à un ''incident'' en Afghanistan. Son Rottweiller lui a une bonne vue, et un odorat encore meilleur.

DON'T BREATHE

Pas de lumière, mais chez un aveugle cela ne veut rien dire. Les cambrioleurs se préparent à l'action. Le chien est costaud mais mal dressé, il mange le bout de viande droguée qu'ils lui envoient.

 

D'abord entrer dans la maison, pas le plus facile, tout est verrouillé, il va falloir passer par une fenêtre en brisant un carreau. C'est Rocky, la fille, qui s'y colle. Elle est souple, rapide, facile pour elle. Une fois à l'intérieur elle éteint l'alarme, ouvre la porte à ses complices. Tout est calme, ils commencent à faire le tour d'une maison encore plus grande qu'ils le pensaient. Dans une pièce une télévision s'exprime dans le vide. Norman qui somnolait se réveille pour l'éteindre. Le gaz devrait le mettre dans les vapes pour un moment.

DON'T BREATHE

Une porte attire leur attention, trop bien fermée pour ne pas cacher quelque chose d'important. Money manque de force pour briser le cadenas, son flingue va l'aider, et réveiller Norman à qui l'arme ne fait pas peur. Il est chez lui, connaît la maison, et sait se battre. L'obscurité est sa complice.

Money ne fait pas le poids et le second coup de feu sera la dernière chose qu'il entendra

Plus que deux !

 

Les survivants se cachent, essaient de ne faire aucun bruit, regarde l'homme agir, boucler la maison, clouer des planches sur les fenêtres, bref, s'enfermer, et eux avec qui communiquent par SMS en retenant leur respiration et cherchant comment fuir.

DON'T BREATHE

Le jeu du chat et des souris commence, les secondes observant le premier qui guette leur moindre bruit pour les abattre.

 

La porte du sous-sol étant ouverte, ils descendent et comprennent pourquoi elle était aussi bien fermée. Il y a une prisonnière. Le vétéran retient la tueuse de sa fille ! Ils la détachent mais sortir par là est impossible. La porte de devant est la seule issue.

 

D'autant que le chien s'est réveillé, c'est costaud un Rott ! Autant que son maître. Lequel, quand il l'aura capturée, expliquera à Rocky ce qui l'attend...

DON'T BREATHE

Alex est son ultime chance.

 

Le succès surprise de l'été 2016, un film d'épouvante à petit budget mais plutôt malin, assez court pour ne pas être lassant, avec ses victimes comme des cailloux rouges mais un criminel qui considère qu'il a raison, que la morale, sinon le droit, est de son côté. Méfiez-vous des maisons trop grandes, des ''coups'' trop faciles. Une fois la lumière éteinte être aveugle n'est pas un désavantage, au contraire.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 09:00
Le summum de la technologie !
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 09:00

J'ai vu passer une ombre couverte de sang,

Droite et altière comme si elle allait quelque part ;

Indifférente à qui lui jetait un regard,

Sachant que face à elle nul n'était innocent.

 

Ses pieds sur le bitume laissaient des marques sombres

Que rien ne paraissait pouvoir faire disparaître,

La culpabilité est plus dense que l'ombre

Plus froide que l'acier, l'abîme au cœur de l'être.

 

Un instant je craignis qu'elle suspendit son pas,

Tourne ses yeux vers moi, traverse mon regard

Plongeant jusqu'en mon âme pour y voir un repas

Qui la rassasierais juste avant son départ.

 

Elle ne s'arrêta pas, j'en fus presque déçu,

Je devais rester là, dans la médiocrité

Qui est mon quotidien. Mais je l'ai toujours su :

Je suis sur des rails dont je ne peux m'échapper !

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 09:00

Henri Vernes – Gérald Forton – 1965/66 – Deligne – Lefrancq

Bob Morane conduit sa jeep aussi vite que possible sur la piste de l'aérodrome, il veut rattraper l'avion pour, avec son ami Bill, monter à bord. Malheureusement un véhicule leur coupe la route, il est trop tard ! Le pire est que le suivant vol pour Singapour est dans une semaine. Par chance une jeune, et jolie femme, a entendu leur conversation et se présente. Elle s'appelle Pearl Standigh et leur propose de prendre place à bord de son avion personnel qui doit rejoindre cette même ville le lendemain.

L'Île du Passé

Impossible de refuser une telle proposition, d'autant que l'avion en question est du dernier modèle, une petite merveille de technologie que Bob est ravi de piloter. Le vol commence bien mais de gros nuages s'approchent. L'orage se déclenche, c'est un combat pour Morane mais il parvient à tenir l'appareil. L'orage l'aura pourtant malmené au point de le contraindre à amérir. Des îles à proximité paraissent pouvoir leur offrir un abri qu'ils pourront atteindre avec le canot pneumatique que l'avion recèle.

Alors que Bob tente de lancer un SOS un avion apparaît, s'approche en rasant l'eau.

L'Île du Passé

Et ouvre le feu.

L'avion coule, nos trois amis sont sains et saufs, avec le canot ils peuvent rejoindre l'île la plus proche. Une fois sur le sable ils cachent leur embarcation puis partent en exploration. Rapidement ils tombent sur une route, pavée, à la façon dont l'étaient les voies romaines. Une demie heure de marche plus tard ils tombent sur une copie, réduite, du Colisée. Survient alors, monté sur un char le maître des lieux, accompagné d'hommes armés, qui les accueille sur l'île de la Nouvelle Rome.

Impossible de refuser son invitation.

 

Ils arrivent rapidement dans un décor se voulant romain mais fait de bois et de carton, ce qui n'est pas le cas de la demeure du petit César. Chez lui celui-ci se présente enfin : Évariste Évaristos. Magnat du pétrole que la rumeur prétendait retiré dans un monastère. Petit déjà il était fasciné par l'Empire Romain, par sa ressemblance avec César, devenu richissime il put s'offrir son rêve, reconstruire à son seul usage, une Rome réduite mais doté d'une arène où se déroulaient de véritables combats mettant en scène d'anciens lutteurs d'Europe et des indigènes, plus ou moins volontaires.

L'Île du Passé

Bob et Bill sont donc promis aux jeux du cirque. Leur tentative de rébellion est vite contrecarrée, ils se retrouvent enfermés à attendre leur sort tout en continuant à préparer leur évasion. Un quatrième détenu vient les rejoindre, pris alors qu'il tentait de s'enfuir pour l'île de la Liberté, situé en face de celle-ci où se sont réfugiés ceux qui refusent le joug délirant d'Évaristos.

 

Une semaine se passe, le pseudo César revient pour proposer d'affronter Morane lors d'une course, de chars.

L'Île du Passé

L'heure de l'affrontement approche. Elle est là ! Les deux hommes se retrouvent sur des chars menés par deux chevaux. Dès le départ Évaristos prend l'avantage mais Morane remonte, se retrouve côte à côte avec son concurrent, celui-ci profite d'un essieu en fer pour frapper celui en bois du français. Ce dernier prend l'avantage mais les coups ont fait effet et Bob se retrouve avec un char sans essieu. Jamais à cours d'idée il saute sur le cheval de son opposant le plus proche. Ainsi passe-t-il en tête la ligne d'arrivée.

Le mini dictateur est furieux, et fait s'avancer les gladiateurs. 4 hommes dotés d'armes véritables que Morane et Ballantine vont devoir affronter avec pour se défendre des hampes de drapeau. Le combat est pourtant inégal, les ''gladiateurs'' mordent vite le sable de la piste.

L'Île du Passé

Nouvelle déception du tyran, qui n'a pas dit son dernier mot. Il a une nouvelle idée, pourquoi ne pas chasser Bob et ses amis comme des cerfs ou des sangliers ? Le gibier cette fois ne manque pas de ressources et va être imaginatif pour survivre. Ils parviennent à retrouver leur canot avec pour ambition de rejoindre l'île adverse. Mais une mauvaise surprise les attend, des légionnaires les attendent sur la plage. Ils doivent repartir dans l'autre sens.

 

Qu'importe les difficultés rencontrées, Morane et ses amis ne sont pas du genre à renoncer, ni à échouer. D'où l'avantage d'être les héros de l'histoire. L'important n'est pas l'interrogation quand au succès mais comment y accéder.

L'Île du Passé
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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 09:00
Les années se suivent et ...
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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 09:00

Le cinéma d'animation arriva au Japon après 1910, trouver des films ou des renseignements sur cette époque est difficile sans maîtriser le Japonais. Profitons malgré tout de ce dernier jour de l'année pour regarder les quelques documents disponibles. 

Le succès populaire du cinéma s'animation arrivera en 1963 avec Astro le petit robot d'Osamu Tezuka. Depuis il ne fit que croître, sur le grand et le petit écran. Ce blog eut maintes fois l'occasion de démontrer l'excellence des productions nippones.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 09:00
WESTWORLD

Reconnecte-là dit la voix. Ceci fait Dolores peut répondre qu'elle est terrifiée. L'homme l'interroge encore, sur elle, son monde, sa conscience de celui-ci. Elle se souvient, quand elle se levait, sortait, toujours fasciné par ce décor d'Ouest américain du 19e siècle.

 

Un train, d'époque, arrive en ville, les passagers descendent, ravi d'une reconstitution aussi parfaite, mais vu le prix qu'ils paient c'est le moindre des choses. Teddy remonte la rue principale jusqu'au saloon, demande un whisky, rien que de très banal, comme la jeune femme qui l'aborde, mais il ne donne pas suite à la proposition de celle-ci. Il préfère regarder au-dehors, et quand il aperçoit Dolores il sort pour la suivre.

Et la voix continue ses questions, il est question d'incohérence, de répétition, d'une vie qui ne peut se passer de routine.

Dolores et Teddy se connaissent, il est revenu pour elle, comme promis. Le temps d'aller chercher son cheval et il part avec elle, galopant dans la plaine. Il fait nuit quand ils arrivent dans le ranch du père de Dolores, celle-ci voit que quelque chose ne va pas, les bêtes ne sont pas rentrées. Teddy la laisse derrière lui avant d'aller voir ce qui se passe, il tombe sur deux hommes, dont l'un vient de tuer le père de sa compagne, mais il sait se servir d'une arme, et les descend rapidement.

Il y a un troisième homme, en noir, qui agresse Dolores, mais Teddy n'est pas loin, l'ambiance est au duel. Teddy tire le premier, plusieurs fois, sans que sa cible en ressente rien. Il sait que les arrivants ne peuvent pas être blessés. Teddy l'ignorait, comme il ne sait pas qui il est. En revanche l'intrus, lui, peut tirer, et le ''tuer'', avant d'emmener de force sa prise. Si le jeu était trop facile il n'aurait pas d'intérêt.

Qu'importe, cela ne change pas la façon dont Dolores voit les arrivants.

Le lendemain Teddy est à nouveau dans le train.

Dans les coulisses les techniciens s'activent pour finaliser leurs machines, les ''acteurs'' qui iront rejoindre leur terrain de jeu. Comme celle que nous avons vu dans le saloon aborder Teddy, pour une mise à jour inédite, une amélioration de sa mémoire et de sa gestuelle. Pourtant elle est réinitialisée régulièrement !

On dirait pourtant qu'il y a un incident, et Bernard, le  chef programmeur des ''hôtes'' est appelé, lui est sûr que rien ne peut arriver, c'est ainsi depuis 30 ans. Une équipe est pourtant envoyé pour régler le problème.

Rien de compliqué ! Ford s'amuse. Lui, le créateur du parc qui cherche plus de vraisemblance, de vérité, dans ses créations.

WESTWORLD

Teddy descend du train, remonte la voie principale jusqu'au saloon... Le shérif lui est vraiment en panne et Bernard n'en trouve pas la raison. Les dirigeants du parc s'inquiètent que quelque chose puisse mal se passer.

Ce soir là quand Dolores rentre, seule, son père l'accueille et lui montre une photo étrange, d'un monde qui n'est pas le leur.

Mais un autre hôte connaît une défaillance, plus grave. Le shérif n'était pas un incident isolé. Il convient de rappeler les ''hôtes'' mis à jour, de les examiner et de désactiver les défectueux.

Ford et Bernard sont conscients d'un problème. Le nouveau code de Ford contient des erreurs, mais celle-ci n'est-elle pas le moteur de l'évolution ?

WESTWORLD

Dolores se réveille, sort, comme chaque jour. Dehors elle retrouve son père regardant la photo découverte. Lui aussi montre des signes de dysfonctionnement, comme s'il avait finalement compris quelque chose, dépassant ses capacités, son programme. Elle se précipite en ville chercher le médecin, ne le trouve pas mais retrouve Teddy alors qu'arrivent en ville d'étranges cavaliers, des hors la loi qui se mettent à tirer sur tout le monde avant de voler le coffre du saloon.

Les ''hôtes'' défectueux ont été récupérés, Dolores également, elle est analysée après avoir été reconnectée. Et la voix pose les questions, évoque la photo trouvée par son père. Lui aussi est examiné, et ce qu'il dit dépasse sa configuration. Mais quand il revient à la précédente à nouveau son comportement, et ses paroles, dépassent sa programmation.

Le lendemain Dolores se réveille, comme d'habitude, sort, salue son père, sans remarquer que ce n'est plus le même. Teddy est dans le train qui l'amène en ville. L'homme en noir est toujours là, il s'approche de ce qu'il cherche...

WESTWORLD

La télévision manque d'idée et recycle des films, comme L'exorciste, L'arme fatale, et, ici, Mondwest, réalisation de Michael Crichton en 1973. l'argument est simple, un parc d'animation pour adultes où des robots à l'apparence humaine – à s'y tromper – sont là pour satisfaire des visiteurs qui paient, cher, le plaisir de plonger dans un autre temps où ils peuvent s'amuser, sans risque, tuer sans culpabilité, coucher avec des prostituées sans le regretter. Une récréation avant le retour à la médiocrité. Qu'importe, penserez-vous, ce que l'on fait à une machine, mais n'est-ce pas encore pire de cette façon, encore plus révélateur d'une lâcheté infinie ? Surtout si l'androïde à force de simuler la vie finit par s'en approcher au point de l'apercevoir et de vouloir l'atteindre.

WESTWORLD

Jusqu'à ce que les choses dérapent, que les machines se mettent à rêver, à mélanger émotions et souvenirs qui entrent en contradiction avec leur programmation.

L'idée de la machine se révoltant contre son créateur est moins neuve aujourd'hui qu'elle l'était en 1973, le plaisir, plus près de nous la série Äkta Människor l'illustre également. Quand des humains se prennent pour dieu il est logique que leurs ''enfants'' se rebellent et veulent exister par eux-mêmes.

La notion d'humain est-elle réservée à l'organique où peut-elle s'appliquer à des formes de vie différente ?

WESTWORLD

Je ne vous donne pas mon avis, vous devez l'imaginer. Une série à découvrir pour se faire une idée, et avoir le plaisir de retrouver Anthony Hopkins dans le rôle de Ford. Un créateur qui pourrait vouloir que son œuvre lui échappe. Sinon mériterait-il ce terme ?

Un vrai pari pour HBO qui veut lancer une série du niveau de celui de Game of Throne, impossible de s'en rendre compte après quelques épisodes seulement. L'ambition dépasse le cadre de la mise en scène, du spectacle pour dessiner un monde et montrer des humains qui pourraient être vrais. La seule démonstration pourrait être que la machine ne sera jamais pire que l'homme.

 

Vous croyiez le contraire ?

WESTWORLD
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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 09:00

La dernière, la dernière…

Vais-je, enfin, en être débarrassé, enfin pouvoir marcher, seul, pouvoir penser librement quand cette chose sera loin de moi ?

Tout fut de ma faute, tout, j'aurais dû agir... On m'avait averti. Mes oreilles n'entendaient que les mots suivant mon désir, et puis, les faits confirmèrent ce que l'on m'avait dit, une fois la porte passée, reculer coûte cher, si cher, si chair…

C'était une curiosité d'enfant, un savoir sur lequel je suis tombé par hasard, ou presque… Il le voulût, orienta mes regards, dirigeant mes mains, me poussant sur cette voie sans que je puisse entendre la voix de la raison ni les avertissements qui m'étaient dispensés. Moi ? Me faire avoir ? Impossible ! Je me sentais si puissant, riche de possibilités, j'étais assuré d'aboutir là où tous se seraient égarés.

Et je me suis perdu sur le chemin des ténèbres, renoncer était interdit. Un manège une fois parti s'arrête le tour achevé.

Ce sera bientôt le cas, bientôt je serais libre, bientôt…

Une victime de plus est-ce que cela compte ?

J'ai tué six fois pour nourrir la puissance que j'avais conviée pour me venger, dépasser les autres... J'ai pris la voie s'enfonçant dans l'obscur, goûté au sang, savouré la mort. Un septième sacrifice et le démon aura son dû.

Personne ne croirait ce que je fis ; le psy auquel j'en parlait m'affirma que tout était dans ma tête, le diable ne venait jamais d'ailleurs, je voulais m'en convaincre pour m'autoriser à tuer et libérer une sauvagerie douloureuse. Il me dit que j'étais seul responsable mais qu'il pouvait m'aider, rien n'était perdu.

Le secret médical le muselle mais j'ai compris sa réaction, son système veut effacer la religion, elle s'y superpose sans rien expliquer, refusant de voir ce qui se terre dans les ténèbres. Je sais ! Il dirait que je délire, faux, je sais, j'ai vu !

J'ai vu danser les démons, ils prirent mes mains pour tuer, pour détruire, j'ai vu leur violence sur les murs en lettres de sang, sur le sol en corps désarticulés par une force supérieure à celle que j’eus jamais. Je suis pris par ces choses, prix…

Prie !

On me l'a dit aussi, un conseil donné par quelqu'un trouvant plus facile d'abandonner que résister. Moi j'ai lutté, je continue et rien ne m'arrêtera avant que j'ai tué pour la dernière fois, pour le salut de mon âme. Ces victimes ne paieront pas, l'Enfer n'est pas pour elles. Et je n'aurais pas le droit de me défendre, de faire ce que je peux pour m'en sortir ?

Cela me sera compté, mes crimes, mes erreurs, mes errements, le plus important est de sauver mon âme, elle sera bientôt libre, bientôt loin des contacts avilissants qui me procurèrent tant de plaisirs, elle se lavera dans le sang de l'innocence.

Un dernier crime, être libre, libre…

 

Mon fils… Il comprendra, je vais lui expliquer, pour sauver son père que ne ferait-il pas ?

L'arme est dans ma main, j'ignore ces ricanements dans ma tête, ces illusions souriantes autour de moi, je vais vaincre, me libérer des agressions démoniaques. Le Purgatoire ne m'effraie pas. Il aura une fin, je le traverserai, ensuite j'aurais mérité moi aussi, la vie éternelle.

Il dort… il dort… il est si beau, si…

Je sais qu'il accepte, m'approuve, je le sais.

Une septième fois… une sept…

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 09:00

- Je suis une branche morte d'un arbre agonisant.

- Mes cauchemars me craignent.

- Vous ignorez votre culpabilité, il en ira de même de votre punition. Jusqu'à ce qu'elle soit infligée.

- Se délester de son honnêteté est le meilleur moyen de montrer dans la hiérarchie sociale.

- La différence entre laïcité et théisme ? Le nombre de victimes.

- Le goût de l'impossible dure si longtemps dans la bouche...

- Big Brother n'est pas une machine, c'est votre voisin.

- Le vouloir est un piège, un horizon inaccessible.

- L'intelligence sait se dissimuler, pas la connerie.

- Les droits sont des vers dans une charogne.

- Je suis le sourire avant la tempête, la tornade après.

- Ne pariez pas sur l'intelligence de l'autre, vous serez déçu s'il en manque, et choqué dans le cas contraire.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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