Andrzej est journaliste sportif qui occupe une bonne situation, avec sa femme, Krystyna, ils forment un couple polonais assez fortuné. Ils possèdent un petit yacht sur lequel ils embarquent pour une croisière d'un week-end sur un lac de Mazurief, dans le nord de la Pologne. En se rendant au port de plaisance, ce couple rencontre un étudiant qu'ils prennent en stop alors que le jeune homme les a contraint à s'arrêter en se plaçant au milieu de la route.
Le passager n'a pour bagages qu'un sac, un couteau à cran d'arrêt et deux blue-jeans. Il est là parce qu'il n'est pas ailleurs, ce qui est une raison comme une autre. N'ayant rien de précis à faire, l'étudiant accepte la proposition de Krystyna, qui convainc Andrzej, de venir avec eux.
Pour Andrzej c'est un défi, il veut démontrer ses compétences de navigateur. Mais à mesure que la croisière avance la relation entre l'étudiant et le journaliste se tendent, c'est qu'ils n'appartiennent pas au même monde, Andrzej aime à le souligner.
Au fur et à mesure de la croisière, les relations entre Andrzej et l'étudiant s'enveniment du fait de leur différence de classe sociale. Le fait d'être dans un régime socialiste ne les a pas gommé, loin de là. La hiérarchisation sociale reste présente comme s'il était impossible de s'en passer, la ''révolution'' permettant seulement d'en changer les acteurs !
Une violente dispute finit par éclater alors que l'étudiant semble vouloir user de son couteau pour faire un trou dans la coque. Andrzej jette son rival à l'eau. Il ne remonte pas, le marin s'inquiète, il ne voulait pas le tuer. Mais sa ''victime'' ne s'est pas noyée, seulement cachée. Elle remonte sur le bateau pour séduire une Krystyna qui a découvert son mari sous un jour qu'elle ne connaissait pas, et peu sympathique.
Cela dit si elle veut bien tromper son époux il n'est pas question de le quitter, ce serait perdre les avantages de sa situation. Du reste quand elle avoue cette incartade à son époux celui-ci ne la croit pas, où fait comme si. Du comment que les apparences ne sont pas atteintes...
Dans son film Polanski ne se prive pas de critiquer un système politique qui pour socialiste n'en gomme pas pour autant les classes sociales ainsi qu'il le prétendait. Pour cette raison, et son irrespect face au puritanisme de son pays, sa première réalisation recevra un mauvais accueil. Il en ira autrement en France, en Italie, aux États-Unis... Il ne retrouvera son pays que bien plus tard, pour un autre grand film : Le pianiste.
qui ne pouvait que m'intéresser tant c'est un domaine que j'ai arpenté longtemps, bien que m'en étant un peu éloigné depuis quelques années. Raison de plus pour en retrouver les meilleurs, ou pires, nouvelles, romans, films, et autre forme qu'elle peut prendre.
Pour marquer mon entrée dans ce Challenge je propose :
THE JANE DOE IDENTITY
The Autopsy of Jane Doe – André Øvredal – 2016 – 86'
Toute la maison est une scène de crime, bien qu'il n'y ait pas de trace d'intrusion. Il y a du sang partout, des cadavres égorgées, et, plus étrange, dans la cave, le corps d'une jeune femme, nue, est découvert, à moitié dégagé de la terre. Impossible de savoir qui elle est.
Les Tilden, Austin et Tommy, s'occupent de la morgue, et du crématorium, du conté, c'est à eux que revient l'autopsie de la morte inconnue. En attendant, Emma, la petite amie d'Austin, vient le chercher. Elle demande à voir un corps, contre toute attente Tommy est d'accord. Peut-être pour faire peur à la jeune femme. Il en profite pour lui raconter divers détails sur les cadavres, en particulier une femme ayant reçu une balle en plein visage.
Au moment où le couple s'en va il croise un policier apportant un nouveau corps dans sa housse, celui d'une jeune femme. Le policier est pressé, il veut connaître la cause du décès le soir-même. Impossible pour Austin d'abandonner son père, Emma le prend mal, être la femme du croque-mort n'est pas son ambition.
Tommy Tilden père prépare l'intervention, dispose ses instruments, enregistre ce qu'il s'apprête à effectuer sur ce corps inconnu qu'il appelle, c'est la tradition, Jane Doe. Pas de rigidité cadavérique, poignets et chevilles sont fracturés, sans marques extérieures. Il y a de la tourbe sous les ongles, dans les cheveux. Pas d'inflammation dans les narines, les oreilles sont propres, la langue en revanche a été sectionnée, brutalement.
Une mouche sort d'une narine, des fibres textiles sont extraites de la gorge, les prélèvements effectués il est temps de regarder à l'intérieur de Jane.
Ouverture en Y, classique, mais elle saigne alors qu'elle semble morte depuis plusieurs jours. Ses poumons sont noirs, brulés, sans qu'à l'extérieur il y ait la moindre trace de brûlure. le cœur porte des marques, de coupure, comme les organes.
Au dehors l'orage se déchaîne...
Le père Tilden est inhabituellement maladroit, il se coupe, le fils, lui, tombe en examinant le conduit de ventilation où leur chat était allé se réfugier, par peur probablement.
Mais de quoi ?
Dernière étape, l'examen de l'estomac et des viscères. Nouvelle surprise, une fleur, puis un lambeau de tissu ressemblant à un morceau d'un vieux linceul portant une inscription latine dans lequel se trouvait une dent qui lui aurait été arrachée avant de la lui faire avaler.
Austin et Tommy sont stupéfaits en découvrant des tatouages sur la face interne de l'épiderme. Mais ils n'ont pas le temps de s'interroger, les néons explosent, dans l'obscurité ils entendent des bruits inhabituels et quand ils retrouvent de la lumière c'est pour constater que les tiroirs contenant les corps sont vides.
Que se passe-t-il, de quoi est morte La jeune femme ?
Mais est-elle vraiment morte, malgré l'autopsie, et quelle est sa véritable identité ?
Heureusement nous connaissons celle de l'actrice qui l'interprète : Olwen Catherine Kelly. Elle est bien vivante.
Ça discute basket chez pop's coiffeur à Harlem, chacun défend son point de vue, avec plus ou moins de véhémence et de mauvaise foi. Quand Patty rentre, future avocate si tout va bien, et demande à Luke à quelle heure il finit. Mais celui-ci élude la question en répondant qu'il enchaîne sur un autre travail. N'importe qui d'autre n'aurait pas évité une telle invitation.
Se retrouvant seul Luke fait les cent pas, une vieille habitude, que le coiffeur connaît bien pour l'avoir prise lui aussi, il y a longtemps. Ils discutent, de tout, du passé, de ce que Luke devrait faire, pour lui, pour le quartier. Mais le passé est trop présent, ce qui lui est arrivé, ces expériences qui lui furent imposées, quelles conséquences cela eut sur lui, et les effets de celles-ci, comme la mort de Reva par exemple.
Ce soir il croise un gamin avec un flingue et se dit que c'est justement là qu'il peut faire quelque chose. Il pourrait commencer par payer son soyer, sa logeuse est justement là pour le lui demander. Il paye ce qu'il peut. Son second job pourrait lui rapporter ce qui manque. Barman au Harlem's Paradise, un club servant à couvrir des activités plus rentables, le trafic d'armes par exemple. Cette nuit il y a justement une transaction de prévue dans une casse près du fleuve.
Elle va être interrompue, violemment.
Luke est appelé pour livrer quelques bouteilles au directeur et à ses amis, il en profite pour refuser une promotion, avec sa carrure il pourrait faire mieux que barman. Mais cette occupation lui permet de faire de charmantes rencontres.
Les nuits de Luke sont pleines de souvenirs, et de noms qu'il ne peut retenir dans son sommeil.
Le vol a fait des vagues, l'argent a disparu, les armes sont chez les flics, mauvaise affaire. Justement c'est Mercedes Knight, plus souvent appelée Misty, la nouvelle copine de Luke qui s'occupe de l'enquête. Qu'elle soit détective n'était pas visible sur sa tenue de la veille.
Deux gamins du quartier sont morts, Luke est affligé d'une violence qui ne change pas, de son rôle de spectateur si insatisfaisant, mais il n'a pas intérêt à se faire remarquer, à moins qu'il se passe quelque chose juste sous ses yeux, que ne rien faire devienne difficile et, plus encore, qu'il reconnaisse Shades, un homme de son passé, une source de mauvais souvenirs.
Luke vient de Savannah, Georgie, la ville est un monde qu'il découvre et auquel il doit s'acclimater.
Chez pop's il voit entrer Shades, et Cottonmouth, le boss du coin, qu'il vaut mieux ne pas appeler ainsi. Le hasard les amène à engager la conversation, partant d'un manche à balai trop vieux. Shades parle de Chico, un jeune qui trainait par là et que Cottonmouth aimerait revoir. Chico, le survivant de ceux qui attaquèrent la livraison d'armes et qui possède la moitié de la somme envolée.
La course est lancée, Luke, Misty et Cottonmouth, tous cherchent Chico, pour des raisons différentes. Heureusement le premier est bien meilleur que les autres pour cela. Sur le moment le jeune homme pense que l'argent sera une protection suffisante, après réflexion il se dit que l'offre de Luke est plus sûre.
Mais l'est-elle tant que ça ?
Les incidents se succèdent, sans victime malgré le nombre de balles tirées, avec toujours cette description d'un homme seul, en sweat à capuche, sans arme. Le détective Knight s'interroge, pense à un homme qui est dans les environs, un homme qu'elle connaît bien et qui semble avoir des capacités inhabituelle.
En prison Lucas a été obligé de se battre par Rackam, le gardien chef, à s'entraîner dur pour gagner, survivre a un prix. Il a aussi rencontré la docteur Reva Connors qui dirige un groupe d'échange qu'il fréquentait avant d'avoir d'autres ''obligations''. Elle s'inquiète pour lui. Quand il est violemment frappé pour résister aux ordres de Rackam, qu'il est dans un état critique, Reva demande à un médecin de l'aider, avec un traitement non répertorié devant accélérer sa cicatrisation. Rackam va intervenir, pousser la machine dans laquelle il se trouve pour le tuer. L'engin va exploser, causant, juste retour des choses, la mort de Rackam, mais le transformant également pour lui donner ses capacités. De s'évader de Seagate d'abord, de retrouver Reva ensuite. Il lui faut un nouveau nom, des paroles de son père il retient Luke (Luc) Cage.
Si vous attendez un super-héros en collant coloré avec une arme improbable, alors Luke Cage vous décevra. Lui n'est pas né avec des capacités hors normes, il n'a jamais demandé à les posséder et les vit, au début, comme un fardeau alors qu'il ne rêve que de discrétion. Il n'a qu'un sweat en guise de costume, dont il change régulièrement à cause des trous faits par les balles qui le frappent. Mais est-il le personnage principal de cette série ? Pas sûr, ce pourrait aussi bien être Harlem, le quartier noir de New York, avec ses criminels qui s'affrontent ou s'allient, au gré des besoins, sa police dont une partie est corrompue, ses petits voyous, ses politiciens, et ses gens ''normaux'' dans un contexte qui essaie d'évoluer en restant fidèle à lui-même. C'est la force de cette série, de présenter un homme ''presque'' normal dans un environnent social et culturel afro-américain réaliste.
Luke se bat sans arme, sans tuer, ce qui n'est pas le cas des criminels qu'il doit affronter. Il combat pour les autres, surmonte son passé, comme n'importe qui, il est juste un peu plus grand et beaucoup plus fort. Après Daredevil et Jessica Jones, les personnages Marvel trouvent à la télévision un environnement à leur dimension, ils peuvent s'y montrer plus humains qu'au cinéma, surtout quand ils sont aussi bien incarnés.
Texte de VERNES – Dessins de FORTON – 1965 – Dargaud
Dans un hôtel de Félicidad-City, capitale de la république du même nom, une jeune femme demande à changer de chambre sous prétexte que la douche marche mal, que le lit est mauvais et que la climatisation ne fonctionne pas. Mais c'est impossible, aucune chambre n'est disponible. Morane, et Ballantine, qui entendent la conversation intervienne et le premier propose un échange. Rose Sunday accepte puis se présente comme envoyée spéciale du New York Herald.
Pour Morane un mauvais lit n'est pas un problème, il a souvent dormi sur des supports moins accueillants. Il dort donc quand on frappe violemment à sa porte. Bob se lève, ouvre, découvre un homme qui n'a que le temps de s'étonner de le voir avant de s'écrouler. Morane constate qu'il tient quelque chose à la main, s'en saisit, une carte grossière quine lui évoque rien. Le blessé a le temps de murmurer ''Les 7 temples... danger... agir... vite...''.
Bob appelle rapidement la réception, dix minutes plus tard une ambulance arrive, le blessé est emmené, sous les yeux de Rose Sunday qui le reconnaît mais se tait. À la police Morane ne parlera pas de la carte, discrétion ! Sur une carte, avec son ami Bill il localisera le dessin en sa disposition. Il s'agit du haut Rio Spirito Malo, avec ses sept affluents. Les mayas auraient élevé une temple à chaque source, ceux-ci ont été repéré par avion mais pas encore atteint physiquement. De quel danger est-il question ? Mystère !
La nuit suivante un inconnu s'introduit dans la chambre et vole la carte sans que Morane ait le temps de l'arrêter, mais il l'a toujours en mémoire, ce sera suffisant. Nos amis sont trop curieux pour ne pas désirer aller sur place, projet que nourrit également une journaliste... non sans difficultés les aventuriers trouvent une embarcation pour leur voyage. En route ils cherchent un guide chez les indiens rencontrés et n'en trouve un que jusqu'à l'embranchement des 7 rivières. La croisière fluviale n'est pas sans incident mais rien que nos amis ne peuvent aisément surmonter jusqu'à ce qu'ils entendent des coups de feu. Ils interviennent et retrouvent Miss Sunday, comme par hasard. Cette fois elle évoque sa mission, une série de reportages sur les tribus du haut Rio Spirito Malo. Bill et Bob font mine de croire à son histoire, trop simple. Puisqu'ils vont au même endroit pourquoi ne pas voyager de conserve ?
Arrivés ils trouvent un village abandonné, un indien s'approche et leur demande de l'aide, une balle l'empêche d'en dire plus.
Mais pas question d'arrêter. Le lendemain ils arrivent au confluent des 7 rivières. Il faut continuer à pied. Pris pour cible par un tireur embusqué ils se dissimulent, Morane fait un détour, trouve le sniper. Après une bagarre celui-ci tombe dans le vide. Un peu plus tard c'est un hélicoptère qui leur tire dessus, sans les atteindre. Mais Morane est un as avec un fusil, il a tôt fait de toucher l'appareil qui doit s'éloigner pour se poser.
Notre quatuor tombe plus tard sur un container d'acier, encore relié à un parachute, ce qu'il contenait est une question de plus. Plus loin ils trouvent l'hélicoptère, vide,quelques heures de plus et ils atteignent le premier temple. Entrent, visitent mais s'étonnent d'entendre, venant du sous-sol, le ronronnement d'un moteur sans qu'ils trouvent de porte. La nuit arrive, leur guide indien prend la première garde mais quand il aperçoit à l'extérieur une espèce de bête préhistorique la peur est la plus forte et il s'enfuit.
Les cris de l’animal ont également réveillé les autres, eux préfèrent les armes et tirent sur la créature sans que les balles aient d'effet sur elle. Pourtant elle se détourne et s'en va. Pas question d'en rester là et le trio restant se lance sur ses traces, pour tomber sur un simple camouflage.
De retour au temple ils subissent les effets d'un gaz qui les endort, sauf Bob qui trouve la force de sortir mais tombe au bas des escaliers. Retrouvant ses esprits, au matin, il constate les disparitions de Rose et Bill. À force de recherche il trouve une porte dérobée et s'engouffre dans le passage ouvert. La porte d'acier qu'il découvre est close et impossible à enfoncer, quand il remonte le mur s'est refermé. Explorant son environnement il trouve une fissure, s'y glisse, avance comme il peut et découvre un ancien temple souterrain probablement consacré aux dieux de la mort. Une autre voie est accessible, elle lui permet de découvrir une grotte gigantesque où arrivent des wagonnets apportant les gravats d'une mine souterrain très active.
Malheureusement il se fait prendre dans un filet, et capturer. Enfin il peut rencontrer le responsable de cette organisation : Orgonetz, un ancien ennemi [dans les romans]. Celui-ci lui explique les travaux qui sont effectués ici : construire des rampes de lancement dont les missiles seraient dirigés vers les États-unis.
Les travaux sont sur le point d'être achevés
Morane et ses amis peuvent-ils laisser cela arriver ?
Une série de clichés qui témoigne d'une autre époque. La vie était-elle plus belle en ce temps ? J'en doute. J'ai retenu ceux montrant un chien, on ne se refait pas !
Varsovie, Jerzy part en voyage, le plus simple, et le seul vrai moyen disponible, est de prendre le train. Ce qu'il fait, pour Łódź, ville de la presqu'île d'Hel, sur la Mer Baltique (Pologne). Mais le train est bondé, comme tous les autres d'ailleurs. De plus il n'a pas de billet, tous sont vendus. Néanmoins il monte dans le wagon-lits et fait valoir ses moyens financiers auprès de la conductrice afin d'obtenir à son usage unique une cabine de nuit, pour deux personnes, en premières classe, pour avoir la paix il décide de prendre les deux tickets. Or celle-ci est occupée, par Marta, une jeune femme blonde, puisque russe. Jerzy est mécontent, il voudrait qu'elle dégage, il fait le maximum, aidé par la conductrice qui argue du règlement pour l'inciter à quitter les lieux. La jeune femme refuse toujours, il devra faire avec.
Un vendeur de journaux sur le quai essaie de vendre son titre en mettant en avant le crime d'une femme, la police, sur la piste du tueur, ne l'ayant pas encore retrouvé.
Tourner dans un train représente une forme de tour de force, l'espace est exigu, les passagers sont nombreux, et, justement, de ce confinement naissent des situations cocasses, ou tendues, des confrontations menant à des tensions, parfois agressives, parfois sexuelles, mais le train avance comme si ceux qui l'occupent allaient quelque part, en même temps que leur pays.
Mais la police monte à bord dans une petite gare, elle cherche un assassin, soupçonne un moment Jerzy, il faut dire qu'il porte des lunettes noires comme s'il avait quelque chose à cacher. Plutôt quelque chose à oublier... Mais il sera vite innocenté, le véritable criminel, qui est bien dans le train, tire le signal d'alarme pour prendre la fuite au moment de l'arrêt du train.
Alors qu'il prend la fuite les autres passagers essaient de l'arrêter, mais un seul se lance à sa poursuite et finira par le rejoindre. Cet incident terminé Jerzy et Marta entament une conversation, chacun finalement avait quelque chose à dire.
Le voyage va durer, l'intervention de la police est parfaite pour que chacun laisse libre court à ses pensées et le réalisateur sait faire monter la tension dans un cadre si étriqué, à l'exception de l'arrêt en gare, prétexte à de belles images d'une nature plus sauvage qu'elle n'en a l'air. Le passage en revue des représentants d'une société soviétique lancée comme si rien ne devait l'arrêter. L'avenir prouva que c'était faux, et la présence d'un prélat dans le train est là pour souligner que les ''vraies'' valeurs de la Russie n'attendaient que de revenir.
Ce qu'elles ont fait.
Jerzy Kawalerowicz est un parfait représentant de l'école polonaise, très bien cotée par les cinéphiles, moins connue du vrai public alors qu'elle généra des cinéastes qui réalisèrent d'excellents films. Vous avez l'avantage de ne pas avoir besoin de billet pour voir ce film, profitez-en.
L’entrepôt où sont enfermés une jeune femme et son fils est désaffecté. Elle se débat, lutte se libérer, brise la chaîne pour se précipiter vers son fils qui reste inerte dans ses bras.
Coupez ! C'est bon, la scène est dans la boîte. C'était la dernière du film ''Mère'' où Jung Hye In joue un personnage qui perd son enfant et venge sa mort. Une réalisation de Kim Hong Joon, le réalisateur préféré de Cannes.
L'équipe est réunie quand s'avance Hyun Woo, le fils de la star, c'est son anniversaire, il a 7 ans.
Alors qu'elle répond aux journalistes elle annonce qu'il s'agissait de son dernier tournage, elle veut se consacrer à son rôle de mère, et prend sa retraite.
Tous s'interrogent sur la raison de cette décision, certains semblent en être mécontents. En attendant de rentrer à la maison Hyun Woo veut aller voir comment le faux sang est fabriqué, sa mère va en profiter pour faire une sieste.
Quand elle se réveille elle appelle son fils, qui ne répond pas, va faire un tour dans le studio, mais ne le trouve pas non plus.
Elle ne retrouve que le téléphone de Hyun Woo, et un message, ''maman, il veut que j'aille avec lui''. Suit une vidéo où elle voit son fils attaché à l'arrière d'une voiture, et l'injonction de ne pas avertir la police.
Parallèlement deux policiers enquêtent sur la disparition d'une animatrice enlevée en direct. Ils voient clairement un homme cagoulé entrer dans la pièce, s'avancer rapidement, et se saisir de la jeune femme pour l'entraîner, formant un V avec les doigts avant de refermer la porte.
Jung Hye In a peur et l'impression que chaque caméra l'épie pour le kidnappeur. Alors qu'elle rentre chez elle elle surprend une jeune femme qui essaie de pénétrer dans le garage. Mais elle ne peut la retenir, un complice l'attendait en moto. Chez elle c'est un scenario qui est glissé dans sa porte, il est question d'une émission de télé-réalité, la première scène suit ce qui s'est passé lors de la conférence d'après film. Elle devra suivre les dix épisodes proposés, Hyun Woo lui étant rendu quand ils auront été diffusés. Le premier sera diffusé dans deux jours. S'il ne l'était pas, si Hye In échoue où si l'audience est inférieure à 20 %, son fils sera blessé.
Elle n'a d'autre choix que suivre les ordres. Ses relations chez CoCoNutTV l'aideront, un producteur mais aussi un réalisateur, Dong Wook qu'elle connait déjà... Il ne peut pas refuser de l'aider en connaissant la raison de sa demande. De plus le P-DG de la chaîne est son mari, le second, après que le père de Hyun Woo ait trouvé la mort dans un accident de la route, cette émission est une opportunité. peut-être celle qu'il espérait...
D'abord recruter une équipe réduite mais compétente, Dong Wook s'y attelle, le temps est compté mais c'est une motivation supplémentaire. Il va falloir utiliser tous les moyens médiatiques existant pour que la barre des 20% soit atteinte. Son thème : une femme luttant pour sauver son fils en devant chaque semaine passer une épreuve est en soi un argument qui doit attirer les spectateurs, ce n'est pas une raison pour s'en contenter. Hye In va donc se rendre dans l'émission la plus populaire, Kiss & Talk, et faire une annonce importante : son fils a été enlevé ! Elle lance un appel poignant afin que tous l'aident, et regardent le première épisode de ''wanted'', dès samedi, 22h. Tout de suite son nom apparaît en tête des recherches sur les réseaux sociaux.
Tout laisse penser que le responsable est le propre père de Hyun woo, sa chaîne connaît des difficultés et il avoue préférer être le premier à trahir. Les émissions vont commencer, Hye In devra donner le meilleur d'elle-même pour retrouver son fils.
Avoir avoué la réalité fait que la police est au courant. Impossible pour elle de rester spectatrice, même d'une émission de télé-réalité. Deux binômes sont chargés de l'enquête.
Une lettre arrive avec la première mission à remplir. Prouver les abus subis par Han Sol et sa mère.
Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon
état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui
vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.