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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 08:00
Hotorubi no Mori e

蛍火の杜へTakahiro Ōmori – 2011 – 44' – d'après la manga de Yuki Midorikawa – 10 07 2003

Hotorubi no Mori e

Le calme est total dans ce décor de nature, même les araignées semblent se reposer. Takegawa Hotaru prépare ses affaires avant de partir en voyage. Sa mère lui donne les mêmes conseils que la fois précédente et Hotaru va attendre tranquillement le bus.

Elle se souvient, la première fois qu'elle l'avait rencontré elle avait six ans, elle s'était perdue dans la forêt du dieu de la montagne, celle que l'on disait habité par les esprits. Elle avait peur, et pleurait quand il est apparu devant elle. Un jeune homme portant un masque de chat qui lui affirme qu'il ne faut pas qu'un humain le touche.

Il peut pourtant la guider en utilisant un bâton dont chacun tient une extrémité. Quand elle s'est présenté elle lui demande son nom, ce n'est que quand elle s'en va, en courant, qu'elle l'entend répondre.

À ses questions son oncle, chez qui elle est en vacances, lui explique qu'enfant lui aussi voulait rencontrer les esprits mais qu'il n'y parvint jamais.

Le lendemain Hotaru revient, et Gin est encore là. Mais ils ne sont pas seuls, une étrange créature les observe. Elle y est retourné le jour suivant, et le jour suivant, et le … Profitant qu'il somnole pour lui ôter son masque. Les vacances se terminent, elle va devoir rentrer. Mais pouvoir revenir l'année suivante, et l'année d'après, et...

Elle grandit, change, devient une jeune fille, bientôt elle sera une femme. Les étés ne durent pas et l'hiver qui approche s'annonce glaciale, Hotaru en profite pour offrir une écharpe à Gin, ça pourrait lui servir. Au lycée elle se fait un ami, mais elle pense toujours à son ami et rêve de pouvoir le toucher un jour.

Ce nouvel été Gin lui fait une confidence, comment il fut abandonné bébé dans la forêt, comment les esprits prirent soin de lui et le Dieu de la Montagne intervint pour le sauver. Ainsi n'est-il plus humain sans être vraiment un esprit, son corps est maintenu par la magie. Au moindre contact avec un humain celle-ci s'éteindrait.

Cette année Hotaru est assez grande pour aller au festival organisé par les esprits, ils s'y déguisent en humains.

Hotaru envisage la fin de ses études, l'emploi qu'elle pourrait occuper dans la région pour être plus près de Gin. D'ici là...

Les enfants aiment leurs rêves, ceux-ci peuvent-ils les accompagner toute leurs vies ? Et pourquoi pas ?

Un bijou d'animation, tout en délicatesse. Une vraie respiration.

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 08:00

Babe – Chris Noonan – 1995 – 95' 

 

Babe est un porcelet dont le destin ressemble à une ligne droite, de la porcherie à l'abattoir. C'est pour ce dernier lieu qu'il voit partir sa famille avec une incompréhension troublante. Ce ne sera pas sa destination immédiate, il va partir pour une foire agricole pour y être vendu à Hoggett, un fermier naïf et sympathique. Il va faire la connaissance de Fly, la chienne de la maison, qui l'accueille et l'aide à s'intégrer. C'est elle qui lui demandera son nom, Babe, dit-il, car c'est ainsi que sa mère l'appelait. Il rencontre également Ferdinand, un canard qui pour se faire passer pour un coq chante chaque matin, sans que son cri soit vraiment ressemblant à celui d'un gallinacé puis Maa, la brebis, ainsi qu'un trio de souris chantantes. Chacun a une place a tenir, et Babe comprend que la sienne pourrait ressembler à celle de ses parents.

 

Le cochon et le canard forment un duo de ''victimes'' qui ne se font pas au rôle qui leur est dévolu. Le second a trouvé sa solution, en s'adaptant au besoin du moment pour remplir n'importe quelle mission, ainsi devenu indispensable voit-il la casserole s'éloigner. Le premier doit en faire autant, prendre un chemin de traverse pour montrer qu'il n'est pas qu'un morceau de viande en attente de transformation.

 

C'est ainsi qu'il va devenir chien de berger, une transformation étonnante mais qui prouve qu'avec de l'imagination et de l'énergie il est possible de sortir de sa condition. C'est bien ce que voulaient Chris Noonan et George Miller, utiliser un conte en apparence pour enfants pour donner une leçon, avec le sourire, aux adultes. Les premiers peuvent s'amuser des personnages et de leurs aventures, les seconds peuvent y voir la transposition d'une réalité qu'ils connaissent. Ainsi reprennent-ils le principe des fables si chères à La Fontaine. Autre message pour le producteur, faire de la propagande pour le végétarisme, de ce côté là j'avoue ne pas y avoir été sensible et apprécier une, ou plusieurs, tranche(s) de saucisson ou de jambon, et autres parties de notre ami le porc. De notre victime voudrait nous dire Miller (le meunier), comme si l'antilope était la victime du lion ou l'homo sapiens celle du virus.

C'est ne pas (vouloir) comprendre la nature que nier la répartition des rôles, si le genre homo était resté ce qu'il était jamais il n'aurait dominé la Terre. Et ça aurait été mieux pour elle, sans doute. Le fait est pourtant là et regarder l'avenir dans un rétroviseur ne va pas l'aider à progresser. Babe survit en changeant de rôle, mais une exception ne fait pas la règle, il va à l'encontre de la, et de sa, nature. Le gardien du troupeau en fait partie, et celui-ci reste promis à l'exploitation !

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:00

Morten Tyldum – 2016 – 116'

Le Starship Avalon est un immense vaisseau spatiale, conçu pour voyager à la moitié de la vitesse de la lumière vers une nouvelle planète qu'il faut coloniser : Homestead II, du nom de l'entreprise conceptrice de l'appareil. Un périple de 120 ans dans une merveille technologique où aucun problème ne peut survenir, ni de l'intérieur, ni de l'extérieur, protégé qu'il est par un bouclier magnétique interdisant toute intrusion et capable de passer au travers des plus denses nuages de météorites.

Il va en affronter un terriblement violent, à cette occasion de nombreux dysfonctionnements vont apparaître, un seul ne sera pas réparé. La capsule d'hibernation de Jim Preston va arrêter de fonctionner et celui-ci va se réveiller. Il lui faudra quelques heures pour se rétablir, une nuit pour récupérer, et le lendemain il est prêt à prendre la place prévue, à suivre la formation attendue. Sauf qu'il n'y a personne d'autre pour assister à celle-ci, pas plus que pour prendre le petit déjeuner dans un réfectoire immense. De ''présence'' il n'y a que celle de Arthur, le barman, un androïde. C'est peu !

Il va vite découvrir que son module s'est arrêté 90 ans trop tôt, qu'il ne peut y retourner, qu'il n'existe aucun moyen de se rendormir jusqu'à l'arrivée. Il ne peut pas entrer dans le poste de commande, et le message qu'il envoie à la Terre va mettre 17 ans pour arriver, et la réponse, plus du double. Bref, c'est mal barré. Il peut profiter du vaisseau, loger dans une suite, se nourrir des meilleurs mets disponible, jouer, regarder films et série. Il peut tuer le temps faute de solution disponible.

En se promenant il se retrouve dans la salle des passagers, parmi les 4999 modules restant actifs il repère celui de Aurora Lane, une jeune femme d'une beauté qui le stupéfie. Il fait sa connaissance, lit son dossier, écoute ses déclarations, la découvre journaliste et écrivain. Il tombe amoureux, passe son temps à côté d'elle, lui parle, la regarde, pense à elle... jusqu'à ce que lui vienne l'idée de la réveiller. La solitude lui pèse mais il sait que ce n'est pas la chose à faire, qu'il volerait une vie pour améliorer la sienne. Moralement c'est condamnable, mais humainement c'est compréhensible.

Il finit par s'y résoudre. Fait mine de ne pas savoir ce qui s'est passé, une autre panne sans doute. Ils font connaissance, Jim est bel homme, et c'est le seul disponible. Aurora le sait, comme elle a compris que se rendormir était impossible. Ils vont donc se rapprocher, s'aimer... jusqu'à ce que la vérité se fasse jour.

Aurora va mal le prendre, c'est logique, mais le dysfonctionnement qui réveilla Jim Preston a entrainé d'autres perturbations qui vont mettre en péril le vaisseau tout entier.

La distribution aura coûté moins cher que d'ordinaire, encore que Jennifer Lawrence et Chris Pratt doivent être onéreux. Comment ne pas se mettre à la place du second qui découvre la première. Comme si Adam avait pu choisir Ève.

Dans les mêmes circonstances j'aurais agis de la même façon.

Naufragés dans l'espace, un océan sans fin où personne ne viendra les aider. Vont-ils survivre malgré tout, ensemble ? À la réflexion, même avec Jennifer je me demande si je partirais.

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 09:00
IKEBANA - 5
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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 09:00

Tu crains pour ton esprit, tu sais ce qui se dit

À propos de celui qui contemple l'abîme,

Jadis tu l'entrevis et crut être maudit

Quand c'est un avant goût du vertige des cimes.

 

Tu te souviens aussi de cette fulgurance 11

Qui s'était faufilée entre deux émotions,

Se démasquant soudain, écrasant tes défenses,

Et déferlant sur toi comme une proposition.

 

L'effet en fut violent, un tsunami mental

Qui eut détruit tout esprit autre que le tien.

La Lumière est ainsi, ce qu'Elle montre est fatal

À qui est trop fragile pour pouvoir être rien,

 

Laisser passer le flot, supporter le séisme,

Attendre calmement que vienne le silence,

Celui suivant toujours un violent cataclysme

Qui peut pousser l'esprit si près de la démence.

 

Ces années obscures ainsi que tu les nommes,

Furent l'ombre projetée par cet éclat cosmique.

À toi de remonter l'escalier du génome

Et de continuer encore par delà la physique.

 

Tu vois, que tu aies peur est bien compréhensible,

Surtout considérant de ton passé les traces,

Blessures et cicatrices qui t'ont laissé sensibles

Et réceptifs aux signes d'en deça la surface.

 

Suis-je hallucination, péril ou tentation ?

L'avenir t'appartient. Ce dont tu es capable

C'est lui qui le dira. Ton imagination

Pourra tout surpasser, et surtout l'impensable.

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 09:00

Joann Sfar – 2015 - 96'

Dany, c'est plus sexy que Danielle, est jeune, belle, rousse et myope. Elle est secrétaire dans une agence de publicité depuis quelques années. Elle est en outre timide et rêveuse.

Et en plus elle n'a jamais vu la mer !

Cette après-midi là elle est dans son bureau, travaille, quand son patron vient la voir en lui confiant qu'il a un problème avec un dossier qui lui fut remis par un collaborateur et qu'il dut réécrire totalement, et manuellement. Or il a absolument besoin que celui-ci soit dactylographié pour le lendemain. Bien sûr Dany est disponible pour travailler le soir et rendre sa copie en temps et en heure. M. Caravaille lui propose, pour arranger tout le monde, de venir passer la soirée chez lui, avec sa femme et leur fille. Comment dire non, surtout que Dany trouve son employeur à son goût et imagine facilement qu'entre eux pourrait se passer quelque chose d'autre. D'autant que celui-ci est mariée avec une ancienne collègue, entrée le même jour qu'elle dans l'entreprise.

La soirée se passe pour le mieux, elle est seule devant sa machine, clavier français, un tas de pages manuscrites à taper et un repas que son ancienne amie, Anita, lui a préparé. Elle poursuit son œuvre et s'endort sur le canapé où Caravaille la réveille le lendemain en lui demandant un autre service. Cette fois il s'agit de les conduire à Orly afin de pouvoir ramener la voiture, une superbe Thunderbird !

Elle laisse la famille à l'aéroport, va pour repartir et remplir sa mission telle que celle-ci lui fut assignée mais se ravise au dernier moment. Elle retourne dans l'aéroport, va boire quelques whiskies, profiter d'un moment de tranquillité loin de la banalité de sa vie.

En route pour rentrer elle arrive à un embranchement, Paris devant, la côte d'azur sur la droite. Au dernier moment elle tourne.

Elle a vraiment envie de voir la mer !

Sur le chemin elle s'arrête dans une boutique de luxe, fait quelques acquisitions, elle a une prime conséquente à dépenser. Alors qu'elle s'apprête à s'en aller une femme vient la voir et lui demande si elle va mieux. Dany est surprise, elle ne connaît pas cette personne. Mais l'autre insiste, lui parle de son manteau qu'elle avait oublié, qu'elle était contrariée par quelque chose. La jeune femme est perturbée mais reprend sa route.

 

D'autres incidents vont se produire, des gens vont la reconnaître, l'appeler par son nom, alors qu'elle le matin même elle était à Paris, même un motard alors qu'elle est arrêté sur une route sait qui elle est. L'hôtel où elle s'arrête a déjà une fiche à son nom, d'une autre écriture c'est vrai mais, blessée au poignet suite à une agression dans une station service, elle ne peut plus écrire, or la veille elle portait déjà ce bandage.

Dans cet hôtel elle va rencontrer un homme au charme duquel elle va céder, qui va l'accompagner, avant de lui voler la Thunderbird. Autant dire que tout se complique.

 

Mais la suite sera pire, quand elle aura retrouvée la voiture de son patron... mais je ne vais pas cafter, ce n'est pas mon genre.

 

Refaire un film 45 ans après Anatole Litvak était-il indispensable ? Sans doute pour faire connaître le livre de Sebastien Japrisot et aussi, surtout, nous présenter Freya Mavor. À elle seule elle justifie de suivre une histoire qui oscille entre le thriller et l'étrange. Que se passe-t-il dans la vie de Dany, est-elle devenue folle, est-elle sujette à des hallucinations, prise dans une crise d'amnésie ?

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 09:00

Dis-moi, Lee, m'as-tu fait à ton image,

À ce reflet auquel tu veux ressembler

Bien que tu l'imagine, entre deux orages

Mentaux qui finiront par t'emporter ?

 

Suis-je être de mots, de colère et de rage,

De frustrations macabres et d'envies assassines

Que le papier reçut sans qu'il en prit ombrage,

Se couvrant de rancœur et de peurs guillotines.

 

Combien de fois voulus-tu me définir,

Verbal argile encore et encore malaxé,

Sans que jamais tu puisse parvenir

À mieux qu'un brouillon à l'oubli destiné.

 

Tu inventas des noms pour oublier le tien,

En es-tu honteux au point de le renier ?

Crois-tu ainsi effacer passé et liens,

Ceux qui dans la nuit t'ont emprisonné !

 

Un écrivain vit par procuration,

Puise en lui-même ce qu'il aime ou redoute,

Façonne ses golems au grès de ses pulsions,

Pour aimer ses hantises et craindre ce qu'il goûte.

 

Je lis en toi la peur du prochain personnage

Celui te ressemblant plus que tu le souhaites.

Pas le monstre espéré, l'improbable collage

De démons infernaux, Lucifer à leur tête,

 

De tueurs historiques où créatures livresques,

Exprimant instincts et désirs immortels.

Celui qui t'effraie est bien moins romanesque,

Il est le regard froid contemplant le réel.

 

Pire qu'un simple miroir révélant ton visage,

À travers lui tu distinguerais l'impensé,

L'abîme intemporel d'avant les premiers âges,

Secrets plus terrifiants que ce que tu pensais,

 

Fait de mieux que des mots, de plus que des symboles,

De ressentis brutaux nés au sein des atomes,

De chaque particule, de la moindre alvéole.

La langue de la vie est un étrange idiome.

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:00
IKEBANA - 4
IKEBANA - 4
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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 09:00

Muriel's Wedding – Paul John Hogan – 1994 – 106' 

 

Muriel Heslop n'est pas la fille la plus jolie de son quartier, elle ne bénéficie pas non plus d'une famille remarquable, entre un père qui fait ce qu'il peut, peu, et une mère qui en fait encore moins, supportant sa vie comme si c'était un fardeau. Et, pour elle, c'en est un. Sans parler de ses frères et sœurs qui ne connaissent de l'énergie que sa définition dans le dictionnaire. Sa vie se passe en rêves de mariages magnifiques dont elle serait l'élément central, brillant sous les regards et les flashs, tout en écoutant les chansons d'ABBA.

 

Porpoise Spit n'est pas l'endroit le plus drôle du monde et ses habitants, pas les plus intéressant. Ce n'est donc pas là que Muriel pourrait rencontrer l'homme qu'elle attend. Le destin va lui donner un coup de pouce en passant par Deidre, la maitresse de son père, qui lui procure un travail à Hibiscus Beach. Un nouveau départ pour la jeune fille, dans un lieu où, dans l'hostilité ambiante, elle se fera une véritable amie, Rhonda. Leur principale activité sera de dépenser l'argent donné par Bill, le géniteur de Muriel. Ce sera surtout l'opportunité pour elle de grandir, de regarder la réalité au delà de ses illusions.

S'agit-il là d'une comédie ? En apparence, proche du burlesque parfois, de mauvais goût à l'occasion, le tout sur fond d'ABBA, mais pas seulement, la musique d'une époque, entre ringarde et kitsch. Le cocktail est pourtant bien dosé oscillant entre fraicheur, couleurs et amertume. Fraicheur de la mise en scène, couleurs des décors et costumes, amertume des situations. Muriel est plus lucide qu'il n'y paraît mais son envie de vivre est plus forte que la pesanteur de son environnement. Pourquoi n'y parviendrait-elle pas ?

Le charme, le talent et la personnalité de Toni Colette donnent sa force à Muriel, quelle autre actrice aurait-elle pu rendre ce panel d'émotions avec un sourire si communicatif ? Aucune !

Un film dont il est impossible de ne pas sortir plein d'optimisme, et tant pis si cela ne dure pas. Mettez un disque d'ABBA, vous verrez, ça fait du bien, et pas seulement quand ça s'arrête. 

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 09:00

J'ai vu passer, brillant, un missile dans le ciel,

Une flèche d'argent et sa traînée d'écume,

Un cri strident comme un rire emplit mes oreilles,

Rayant l'air d'un éclat ressemblant à la brume.

 

Je l'ai suivi des yeux, comme mes camarades

Dans la cour de l'école où nous nous amusions.

Fallait-il croire aux mots qui couraient en cascade

Du péril qui viendrait d'un excès de tension

 

Avec nos ennemis d'au-delà les frontières.

Nous avons applaudi, soutenant le régime

Qui avait décidé dans la soirée d'hier

De frapper les premiers pour éviter leur crime.

 

Beaucoup d'autres ont suivi, à cacher le soleil.

Et tous nous avons ri heureux et rassurés,

Car demain les méchants seraient morts au réveil

Et nous nous pourrons vivre, sereins et dans la paix.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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