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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 08:00

Runaway – Peter May – 2015 – Rouergue noir

 

Traduction de Jean-René Dastugue

 

Depuis 3 semaines Simon est revenu à Londres, prenant le ferry depuis Calais. Il avait craint d'être reconnu, mais après tant d'années c'était improbable et l'agent des douanes n'avait pas tiqué en regardant son passeport.

Un rêve pénible, un de plus, vient de l'arracher du sommeil, et la sensation qu'il y a quelqu'un dans la chambre. ''Comment m'as-tu trouvé ?'' demande-t-il. Une voix répond : ''Du calme, mon vieil ami. Il est temps que nous parlions.''

Simon sent la corde souple et froide autour de son cou. Il lutte, mais il est si vieux, trop pour offrir une réelle résistance. Son assassin relève sa manche, se saisit d'un scalpel, entaille la peau de l'avant-bras. Qu'importe les quelques taches sur le lit.

 

Glasgow – 2015. Jack descend du bus, toujours avec sa canne bien qu'il en ait plus besoin. Son infarctus était mineur, son régime et sa promenade quotidienne lui font le plus grand bien. Il fait face à l'hôpital universitaire Victoria, là où on lui ôta amygdales et végétations, où sa mère était morte, seule. Mais il est là pour rendre visite à Maurie, un vieil ami qu'il sait atteint d'un cancer et qui vient de subir une grave attaque cardiaque.

Ado Maurie avait de l'embonpoint, adulte, une bonne situation lui avait permis de manger autant qu'il le souhaitait, il était donc devenu obèse. Mais sur le lit il n'est plus qu'un presque cadavre, décharné, presque chauve, dont seuls les yeux semblaient vivants. Maurie lui explique qu'ils doivent retourner à Londres, comme cinquante ans plus tôt, quand ils avaient fugués. ''Flet est mort'', murmure Maurie, ''Simon Flet, l'acteur.'' Il lui montre un article racontant l'assassinat du comédien dans une chambre miteuse de l'East End de Londres. Maurie parle du crime commis en 1965, un secret qu'il voulait emporter avec lui, mais le meurtre de leur ami change la donne et il pense savoir qui a tué Simon. Il lui reste peu de temps et demande à Jack de l'aider.

Mais pas seul, il compte aussi sur Dave, en 1965 il était là.

Ils lisent l'article consacré à Flet, ancienne vedette, disparue en 1965 après avoir matraqué un homme à mort. Son corps avait été retrouvé une semaine après le crime mais l'ADN permit de s'assurer de son identité. Un point avait attiré l'attention de la police, un lambeau de peau disparue, sans doute pour cacher une marque distinctive. Les témoignages évoquent un merle bleu, les recherches permirent de découvrir que l'acteur disparu avait le même tatouage.

 

Ensemble ils décident aller voir leur vieil ami. Celui-ci ne semble pas en forme pour voyager, mais il est motivé, et peut payer pour ses impécunieux camarades. Il réaffirme l'innocence de Flet pour le crime. Qu'importe si Dave et Jack le suivent, lui ira !

 

L'homme se lève, regarde sa chambre, son décor, ses livres, résidus d'une jeunesse disparue. Jenny lui manque, probablement l'avait-il aimé plus qu'il le croyait. C'est Fiona qui partage sa vie aujourd'hui, c'est à elle qu'il dit devoir s'absenter pendant un moment. L'histoire se répétait, un demi-siècle plus tard.

Glasgow – 1965. La vie à Glasgow est difficile, le décor n'est pas drôle mais des promesses de changements se profilent pour quelques jeunes qui, à l'image des groupes qui apparaissent et rencontrent le succès, décident de se réunir sous le nom de The Shuffle. Le rock comme chemin vers la gloire et l'argent. Mais, soit les circonstances leur sont défavorables, soit, et c'est le plus probable, ils ne sont pas aussi bons qu'ils l'espèrent, ils ne rencontrent qu'un succès d'estime. Glasgow n'est pas porteur, Londres leur conviendrait mieux, pourquoi ne pas aller y tenter sa chance ?

 

Cinquante ans plus tard Maurie, Dave et Jack, accompagnés de Ricky, le petit-fils de Jack, partent à la redécouverte du passé, de leurs souvenirs, des événements qu'ils connurent, du drame qui survint et qui, comme un boomerang, revint un demi-siècle plus tard les frapper violemment. Ils avaient tant d'espoirs, avant de comprendre de les voir disparaître, rongés par la réalité. Quand la vieillesse compare le chemin attendu et le chemin parcouru le constat est souvent amer. Ricky aura peut-être une chance, lui.

 

Le crime sert d'argument à superposer des époques différentes pour ne pas dire opposées, comme le sont, souvent, les générations. Les années 60 étaient pleines de musiques, de produits divers et (a)variées les choses ont-elles autant changées que cela ?

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 08:00
Le Père  Lachaise et ses locataires
Le Père  Lachaise et ses locataires
Le Père  Lachaise et ses locataires
Le Père  Lachaise et ses locataires
Le Père  Lachaise et ses locataires
Le Père  Lachaise et ses locataires
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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 08:00

Le pantin mit longtemps avant de ressentir

Des interrogations qu'aucun autre animal

N'avait connu avant. Il découvrit le pire,

En comprenant la vie il affrontait le mal.

 

Leur inventeur alors fit une découverte

Quand ses esclaves imaginèrent leur créateur.

Ils découvrirent le temps, en ressentirent la perte,

Devinant sous leurs pieds un océan de peur.

 

Ils firent de lui un Dieu sévère et protecteur,

Promettant tout à qui se pliaient à des ordres

Qu'Il n'avait pas donné, fruits blets de la terreur

Ressentie quand la nuit s'amusait à les mordre.

 

Le jouet dépassait les espoirs de son maître,

Au point que ce dernier n'eut plus à le conduire.

Il en vint à chercher ce que signifiait être,

Puis à s'interroger sur son propre avenir.

 

Qu'avait-il, de lui-même, glissé dans sa poupée,

Dont il ignorait tout comme si sans le vouloir,

Sans comprendre comment, pourquoi il agissait,

Il avait façonné le meilleur des miroirs.

 

Un trouble l'envahit... S'il osait regarder,

Verrait-il quelque part, à peine perceptibles,

Des fils qui dirigeaient ses actes et ses pensées,

Transmission éternelle d'un devoir indicible ?

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 08:21

1978 - 102' - Georges Lautner a réalisé d'excellents films, mais pas seulement, la preuve ! Probablement avait-il des impôts à payer... seule ''bonne'' raison justifiant ce travail. 

 

Julien Picard est cadre dans une grande entreprise, il prépare ses vacances pour l'Écosse quand son employeur lui demande de partir pour l'île Maurice où il devra signer un contrat avec l’inventeur de la bouillabaisse créole, La Pallière. Il fait la connaissance d'Henri Berger, chômeur professionnel vainqueur d'un concours et de Marie-Louise, une conférencière. Pour marquer leur satisfaction d'être à destination nos compère se retrouvent dans un bar où ils abusent d'une boisson alcoolisée locale. Tout liquide ingéré devant ensuite être éliminés ils sortent, cherchent un endroit tranquille, et ne trouvent rien de plus amuser que d'uriner devant une statue sacrée marquant la sépulture d'un puissant sorcier.

Cet acte sacrilège va attirer sur eux la colère du défunt, qui ne l'est pas tant que ça, et qui va les punir sévèrement à sa façon en altérant leurs comportements de manière aléatoire et surprenante, lévitation, passage à travers les murs...

À quelque chose malheur est bon peuvent se dire nos compères qui concluent que disposer d'aptitudes surnaturelles peuvent les aider.

Ce qui en soit n'est pas faux et aurait pu donner un résultat bien différent.

Impossible par les mots de rendre l'expression de Jean Lefebvre, et quand je dis l'expression c'est que le singulier est adapté. En eut-il jamais une autre ? La mise est scène est minimale, comme si la caméra tournait toute seule, envoûtée peut-être, les acteurs jouent comme chez eux, le tout incite à respecter les lieux sacrés pour ne pas se retrouver obligé de regarder en boucle ce film.

 

 

 

Une fois suffit pour en savourer la substanthorrifique absence de moelle.

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 08:00

Le souffle était brulant quand il toucha l'argile.

Les mains de fer depuis plus d'une éternité

Malaxaient, formaient et détruisaient, tranquilles

Ces brouillons incréés bon à être oubliés.

 

Faut-il tant s'ennuyer, n'avoir rien d'autre à faire

Pour s'obstiner ainsi, recommencer sans cesse,

Sans savoir vers quel but, demain copiant hier,

Juste pour s'occuper, des actions sans promesse.

 

Un jour pourtant naquit une forme inédite,

Fragile autant qu'étrange avec ses membres grêles,

Malhabile d'être faite de minéral, graphite

Et autres matériaux qu'un faible vent fêle.

 

Du temps encore passa, qu'avait-Il d'autre à faire,

Avant que n'évolue l'étrange créature.

Sa substance changea, remplacée par la chair

Plus facile à pétrir, plus apte à l'aventure.

 

Ne manquait qu'une scène au pantin animé,

Un environnement adapté à ses forces,

Où il révélerait toutes ses qualités,

Potentiel prometteur, la sève dans l'écorce.

 

Passionné par ses pions leur Créateur ne put

Résister au plaisir d'encore l'améliorer

Jusqu'à lui octroyer, mais alors qui l'eut crut,

Un semblant de conscience, embryon de pensée.

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 08:00

三人行Johnnie To – 2016 – 88'

L'équipe médicale passe en revue les derniers opérés, pour certains cela s'est bien passé, pour d'autres, moins et la chirurgienne, Tong Qian se sent mal de n'avoir pas atteint le but qu'elle s'était donné. La police arrive avec Shun, blessé, gravement, pendant un braquage, une balle dans la tête. Il importe d'intervenir rapidement. Les soignants se mettent en place, le ballet est bien réglé, chacun(e) sait ce qu'il faut faire.

Le scanner montre le projectile, les tissus endommagés, le pronostic est pourtant favorable, la victime a eu de la ''chance''. Il ne semble pourtant pas de cet avis et alors qu'il va être anesthésié se redresse et veut partir, ayant le temps de dire qu'il ne veut pas être opéré. La balle n'a pas causé de grand dommages mais en temps que corps étranger elle va provoquer des dégâts.

En attendant la police l'interroger, ses complices sont en fuite. Pendant l'interrogatoire Ken, l'inspecteur, glisse discrètement dans la main du criminel un revolver afin qu'il y dépose ses empreintes. Il vaudrait mieux que la responsabilité de sa blessure lui revienne. La vie de l'hôpital continue pourtant, et le docteur Tong échoue une fois encore, trop orgueilleuse pour douter d'elle-même peut-être.

L'état de Shun se dégrade, mais peu importe, il veut gagner du temps, peut-être espère-t-il s'échapper, ce qui avec sa blessure n'augmenterait pas ses chances de survie. Ses complices ne sont pas restés inactif et attaquent une bijouterie. Il faut bien détourner l'attention de la police alors qu'ils pourraient être plus proche de leur complice qu'il n'y paraît. Le plus simple serait de le laisser partir, ça éviterait un procès qui mettrait la police en cause.

Johnnie To, comme il sait si bien le faire, pose ses pions, les déplacent ensuite lentement sur l'échiquier hospitalier pour préparer un final animé. Celui qui se tient à l'écart pourrait se rapprocher du centre et se révéler une pièce plus importante qu'il paraissait. Gros plan sur l'horloge, tic tac, tic tac, sur la clé des menottes judicieusement placée, sur... l'avocat arrive, des explosions se produisent.

Vous dévoiler la suite serait gâcher votre plaisir, surtout pour une aussi courte partie.

 

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 08:00
Arbres, de Dijon à Paris
Arbres, de Dijon à Paris
Arbres, de Dijon à Paris
Arbres, de Dijon à Paris
Arbres, de Dijon à Paris
Arbres, de Dijon à Paris
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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 09:00
30 ans, déjà !

Oh combien je déteste les gens qui m'ont emprunté les idées avant que je les eusses !

Les enfants, c'est comme les pets. Il n'y a que les siens qu'on peut supporter.

On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui.

L'intelligence c'est le seul outil qui permette à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur.

Un jour j'irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.

Il vaut mieux se taire et passer pour un con que parler et de ne laisser aucun doute sur le sujet.

L'amour c'est comme les cartes : si tu n'as pas de partenaire, il te faut une bonne main.

L'ennemi est bête, il croit que l'ennemi c'est nous, alors que l'ennemi c'est lui.

La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie !

L'âge mûr, par définition, c'est la période de la vie qui précède l'âge pourri.

Les plus sous-doués d'entre vous auront remarqué que janvier début le premier. Je veux dire que ce n'est pas moi qui ai commencé.

La mort devrait être un service public gratuit pour tout le monde, comme la naissance.

En ce qui me concerne, j'ai toujours été fasciné par les détenteurs de vérité qui, débarrassés du doute, peuvent se permettre de se jeter tête baissée dans tous les combats que leur dite la tranquille assurance de leurs certitudes aveugles.

Comment espérer en l'homme ? Peut-on attendre le moindre élan de solidarité fraternelle chez ce bipède égocentrique, gorgé de vinasse, rase-bitume et pousse-à-la-fiente ?

Il faut savoir, bande de décadents ramollis de téloche et de pâtés en croute, que les Grecs sont à l'origine du pire des maux dont crève aujourd'hui le monde civilisé : la démocratie.

On peut difficilement s'empêcher de penser que si Napoléon avait vécu quatre-vingt-dix ans de plus il aurait très bien connu Louis Strongle.

J'ai le plus profond respect pour le mépris que j'ai des hommes.

À la guerre il est important de savoir reconnaître l'ennemi. Car, sans ennemi, la guerre est ridicule.

J'ai envie de suggérer l'hypothèse selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu'elles en ont.

Le cochon offre de nombreux points de comparaison avec un autre mammifère sans poils passé expert dans l'art de semer la merde et de se vautrer dedans.

Tout dans la vie est une affaire de choix, ça commence par la tétine ou le tétin, ça se termine par le chêne ou le sapin.

Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre.

Grâce à son intelligence, l'homme peut visser des boulons chez Renault jusqu'à soixante ans sans tirer sur sa laisse.

Combien d'innocents courraient encore, s'il n'y avait pas d'erreur judiciaire ?

Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. Qu'on me pardonne, mais c'est une phrase que j'ai beaucoup de mal à dire sans rire.

Les hémorragies sont moins fréquentes chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi !

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 08:00

J'ai vu passer douze hommes qui portaient un fusil,

Au pas, en deux rangées, leurs armes sur l'épaule.

Ils avaient l'air serein, et pour tout dire, tranquille

Conscients de l'importance accordée à leur rôle.

 

L'un a tourné la tête, semblant me regarder,

le plus jeune je crois. Dans le temps suspendu

Nos regards se croisant je tentai de l'aider,

Tant lui me paraissait moins inquiet que tendu.

 

Ils se sont arrêtés au cœur de l'esplanade

Puis se sont mis en ligne et leurs fusils au pied.

Un homme fut conduit, ultime promenade

Face au mur devant eux, puis au poteau lié.

 

Le public s'approcha, surtout ne rien rater

Chacun voulant bien voir, la lumière était belle.

Tous connaissait ce qui allait se dérouler,

Les ordres du sergent et tout le rituel

 

Pour l'avoir déjà vu, et certains plusieurs fois.

Moi, c'était la première mais on m'avait tout dit.

La cagoule et la peur, et la foule aux abois,

Le bruit des coups de feu, les murmures et les cris.

 

Tout est allé si vite et pourtant depuis lors

J'y pense chaque jour en passant par ce lieu,

Me demandant ce que pourrait être mon sort,

Ce qui m'arrivera avant que je sois vieux.

 

Depuis je m'imagine avançant jusqu'au mur,

Me retournant pour affronter la populace.

Condamner pour des crimes ou pour une imposture,

Combattant pour le droit, pour être une menace ?

 

Fier devant les canons pointés vers mon visage

Ou frissonnant d'effroi dans l'ombre de la mort ?

Celle-ci m'attend, c'est sûr, je ne sais à quel âge,

Mais je pourrais choisir et partir sans remords.

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 08:00
Tellement vrai ! (Timeless)
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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