Hier, l'espoir existait encore, l'avenir avait un sens auquel nous pouvions feindre de croire, sécularisés dans un quotidien banal, supportable, presque enviable malgré les orchidoclastes promoteurs de solutions bancales, vendeurs de promesses qui laisseront dans l'esprit de qui les crus une odeur de centres digne de Pandémonium.
Hier n'est plus qu'un mot, un vide grandissant derrière nous, l'incitation à avancer, mais vers quoi ? Faut-il se comporter en boloss, gorgés de vanité dans un costume à la mode, sourire porcelaine et regard vide ? Faut-il snober le présent, emporté par le cyclone médiatique des jeux télévisés, des séridicules, des feuilletomberaux menant à des lendemains identiques ?
Hier murmurant, quand les nouveaux jours sont taiseux, il peut être hilare des promesses qu'il nous fit, que nous crûmes, de nous voir barboter et surnager dans le flot indifférent du temps.
Hier remettait à demain, gageons que celui-ci sera amnésique.
Tant mieux.

