Clint Eastwood – 2016 – 96' 
Chesley Sullenberger est anxieux, il va passer devant la commission chargé de statuer sur la décision qu'il a prit quelques temps plus tôt. Tout s'est passé le 15 janvier 2009, le vol 1549 US Airways décolle de New York, tout semble bien se passer, mais ça ne va pas durer. Un vol d'oies sauvages vient percuter l'avion, de nombreux volatiles pénètres à l'intérieur des réacteurs. Dans le cockpit le pilote, que tout le monde appelle Sully, et son copilote Jeff Skiles constatent qu'un réacteur s'est arrêté, deux secondes plus tard c'est au tour du second d'en faire autant. Impossible de les faire redémarrer. L'avion est bas, il faut décider de la meilleure chose à faire. Le contrôleur aérien lui propose de revenir à La Guardia, la piste 13 lui est ouverte, mais Sully décline, impossible de faire demi tour sans risquer de tomber sur la ville, avec les conséquences que l'on imagine. D'autres aéroports sont disponibles à proximité, mais tous sont trop loin sans avoir une minimum de poussée supplémentaire, or les deux réacteurs restent inertes, le vol 1549 n'est en l'air que par la vitesse qu'il a déjà prit, et cela ne va pas durer longtemps.
Il ne reste qu'une solution, utiliser l'Hudson et amerrir, en essayant de limiter les dégâts. Tous savent que dans ce cas il est rarissime que les choses se passent bien d'autant qu'il fait froid. Sully avertit les passagers de se préparer à l'impact. Celui-ci a lieu.
Il est brutal, mais tout se passe bien, l'avion reste sur l'eau, les membres de l'équipages font leur métier, dirigent les passagers vers les sorties, les ailes peuvent les aider à attendre les secours et les toboggans aussi, ils flotteront.
Le commandant de bord est le dernier à partir.
Le comptage qu'il a demandé arrive enfin : 155. aucune victime. Il est considéré comme un héros pour avoir réussi une première mondiale dans une situation que personne n'avait prévu, ni répété.

Les médias mondiaux s'emparent de l'affaire, le Conseil national de la sécurité des transports amène pourtant un bémol à ce bel ensemble en affirmant que la décision était mauvaise, qu'il aurait eu le temps de revenir, de se poser, de sauver l'avion.
Et, donc, d'éviter que l'assurance n'ait à le rembourser !

Les simulations le confirment. Mais Sully affirme qu'il savait que c'était impossible, qu'il n'avait aucun choix, de ce fait sa décision était facile à prendre. Il va demander à ce que plutôt que des ordinateurs ce soient des pilotes qui soient mis dans la même situation. Proposition acceptée, et là encore les simulations montrent que le retour était possible. Sully va avoir une idée, forcément. Pour ces pilotes tout était simple, ils savaient ce qui allait arriver et n'ont pas eu à hésiter. De plus ils purent recommencer encore et encore, et réussir, au 17ème essai.
Ce que les ''experts'' avaient oublié, c'est le facteur humain, le temps pris pour essayer de relancer les réacteurs, pour communiquer avec la tour, pour se concerter et, finalement, décider. 55' qui ont tout changé.

Sully risquait sa réputation, sa carrière, et sa retraite de pilote.
Happy End ! Mais il ne pouvait en aller autrement.
Le film est parfaitement réalisé, Eastwood sait où il veut aller, comment y parvenir, dirigeant le spectateur comme ses acteurs. La réalité fut pourtant autre, le doute ne plana, chacun son tour, pas longtemps et les enquêteurs reconnurent que Sully fit les bons choix et qu'ainsi il saura la vie de 155 personnes.

Clint aime opposer les gens ''normaux'' aux autorités, montrant combien les premiers sont du bon côté, qu'importe la vérité.
Dommage qu'ici il ait fait, comme c'est son cas en politique, le mauvais choix.

