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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 09:00

Arrival – Denis Villeneuve – 2016 – 127' 

 

Louise Banks se souvient de sa fille, de la naissance de celle-ci à son décès des suites d'une courte maladie. Elle est aussi professeur de langue. Ce jour là les étudiants sont rares, quand à ceux qui sont dans l'amphi leurs téléphones se mettent à sonner, jusqu'à ce que l'un d'eux lui demande de mettre la télévision sur une chaine d'info. Elle hésite deux secondes puis le fait.

Un sujet domine l'actualité, l'apparition de 12 vaisseaux extraterrestres en autant d'endroits de la Terre.

 

Elle est dans son bureau quand des militaires entrent sans frapper. À leur tête le colonel Weber lui rappelle qu'elle travailla pour l'armée dans le passé, comme traductrice, et à ce titre bénéficiait d'une habilitation top secret toujours valide. Il vient lui parler de ces vaisseaux, appelés ''coquilles'' à cause de leur forme, et lui fait entendre un enregistrement en lui demandant ce qu'elle en pense puis de les suivre. Elle refuse.

Il ne faudra pas longtemps pourtant pour que le colonel Weber revienne, en pleine nuit. Cette fois elle acceptera.

Elle va apprendre qu'un début de communication a été établi, c'est justement pourquoi elle est conviée, il faut quelqu'un susceptible de communiquer dans un langage sans référence. Pour ce faire elle est accompagnée d'un physicien Ian Donnelly dont le but est identique en usant de la science comme medium.

La ''coquille'' se présente verticalement, sa base est à quelques mètres du sol, elle n'émet rien de perceptible par les instruments disposés autour d'elle. Un élévateur permet d'accepter à une trappe qui s'ouvre régulièrement, pour entrer dans un tunnel vertical. Louise et Ian sont dubitatifs, mais, une fois à l'intérieur il est possible de marcher le long du mur vertical comme si c'était à plat, la gravité extérieure n'a plus cours dans le vaisseau.

Elle va voir les étrangers, derrière une vitre, leur atmosphère est trop différente, surnommés ''heptapodes'' en raison du nombre de leur membres qui leur donne un air de pieuvres.

Reste le problème d'échanger avec eux. Puisqu'ils sont deux les scientifiques vont les surnommer Abott et Costello, ça permettra de les différencier.

Louise va avoir une idée, si la parole est inutilisable pourquoi ne pas utiliser l'écriture. Ensuite elle enlèvera sa combinaison pour se montrer et indiquer qu'elle fait confiance aux étrangers, elle pose sa main contre la paroi translucide, amenant ''Abott'' à en faire de même, sauf que sa main ressemble à une étoile à sept branches.

D'un côté Louise et Ian utilisent des ardoises blanches, de l'autre Abott et Costello dessinent au moyen d'un tentacule des formes circulaires mais riches en relief. Un premier pas important est fait, ils ont une écriture, reste à la décrypter.

Ce qui ne sera pas une mince affaire. La situation dans le pays devient tendue, émeutes et pillages se multiplient, le peuple a peur, et certains utilisent celle-ci pour demander au gouvernement d'agir, violemment. Dans les autres pays ayant reçu un vaisseau la situation est identique, en Chine et en Russie l'armée semble proche d'agir. Histoire de ne pas attendre une attaque, qui, si elle était prévue aurait déjà eu lieu.

Les échanges s'améliorent, le vocabulaire s'étoffe, jusqu'à ce qu'apparaisse un mot qui pourrait signifier ''arme'', ou ''outil''. Ce terme seul suffit à faire monter d'un cran la pression. Les nations désormais ne communiquent plus, chacune garde ce qu'elle sait, ce qu'elle comprendre ou croit comprendre. En Chine en particulier le général Shang, chef des armées, lance un ultimatum aux extraterrestres, ils partent ou l'assaut sera donné.

 

Louise cherche une solution, elle sait que les étrangers sont amicaux, qu'ils sont là pour partager leur langue, et que celle-ci est complexe, qu'elle transcende le temps, ils parlent d'avenir, de l'époque où ils reviendront, quand leur langue soit apprise. Si elle ne doute pas c'est qu'elle ressent des choses étranges, a des visions qu'elle finit par comprendre comme montrant ce qui l'attend, ce qu'il faut faire, et dire, pour éviter le conflit et favoriser la mise en commun du savoir. Quand les époques se superposent l'avenir peut éduquer le présent. Que demain soit inévitable ne doit pas l'empêcher de le vivre, au maximum.

Le don de Louise permettra la communication, vient-il d'un savoir, d'une sensibilité ? Peu importe au fond. Ici au moins pas d'effets spéciaux montrant des scènes de destructions gigantesque, le scénario joue plus sur l'intelligence que sur la violence, tant mieux. C'est l'absence de la première qui fait choisir la seconde, quand la peur de l'inconnu est trop grand. Et comment ne pas s'interroger sur des êtres maitrisant une telle technologie. La seule réponse est de mutualiser son savoir, de comprendre que le choix est simple, s'unir ou mourir.

 

Qu'en sera-t-il dans la réalité ? Peut-être faudrait-il une motivation venue d'ailleurs non comme un ennemi commun mais porteuse d'un objectif impliquant chacun. Au cinéma c'est possible.

Le côté lovecraftien des extraterrestres est plaisant. Curiosité, Lovecraft et Amy Adams sont nés un 20 août.

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