Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 15:08

Thom Zimny – 2018 – HBO documentary film / SONY Pictures Television

Le documentaire commence sur l'ouverture du NBC special 1968, Elvis s'éloignait (enfin) du cinéma pour remonter sur scène en s'interrogeant sur son avenir, le public l'avait-il oublié ?

Les témoignages se succèdent, les photos de son enfance, de sa maison à Tupelo, bien loin de Graceland qu'il achètera plus tard.

Les séquences suivent le temps, de sa naissance, après la mort de son jumeau Jesse Garon, et la relation si forte qui s'ensuivit avec sa mère.

L'intérêt est aussi, de replacer Elvis dans son cadre social et historique, la pauvreté, la mixité sociale à laquelle il fut soumis, sa fréquentation des noirs, des églises et de leurs chanteurs de Negro Spirituals, la radio, tout un environnement qui fermé sur certains univers et ouverts sur d'autres qui lui apportèrent bien

plus et lui permirent de trouver une façon d'être parfaitement en résonance avec son époque, sans quoi il n'aurait pas connu un tel succès qui dépassait le simple cadre musical pour se confronter aux réalités sociales, et raciales, de son époques.

Bien sûr tout est (re)dit sur ses premiers enregistrements, comment alors qu'il s'amusait avec Scotty Moore et Bill Black ils trouvèrent un nouveau style à la confluence des genres. Comment il devint une vedette dans le sud des États-Unis puis au niveau national avant de s'imposer mondialement à une époque ou les médias étaient moins nombreux et prompts qu'aujourd'hui.

Un inconvénient peut être mais aussi, je pense, une chance, celle de s'imposer lentement alors que de nos jours un succès chasse l'autre et bien peu d'artistes passent la barre de la décennie.

Combien de ceux que l'on voit dans ce film ont-ils passés la barrière du temps, et combien l'auraient fait s'ils ne s'étaient pas approché, fut-ce brièvement, d'Elvis ?

Plus de 200 minutes ne peuvent suffirent à parcourir une carrière comme celle d'Elvis avec ses hauts

et ses bas, avec ses répercussions sociales et la difficulté pour un homme d'atteindre un statut que bien peu connaissent.

L'homme devient un archétype et se retrouve pris entre l'obligation de lui ressembler et le désir de s'en éloigner pour avoir l'impression,

illusoire, d'exister encore. Ce genre de destin est voué à la brièveté. Une étoile qui brille si intensément se consume rapidement.

Vous retrouverez les visages attendus, de Priscilla au ''Colonel'' Parker, entendrez témoignages et

analyses d'artistes et d'experts replaçant Elvis dans son contexte et son ressenti personnel.

Elvis vécut 42 ans, il est mort il y a 42 ans et pourtant, et The Searcher le prouve, il est toujours

là, une référence, une étape inévitable. Qu'en sera-t-il dans 42 ans ? Je vous donne rendez-vous en 2061 mais je ne suis pas certain que vous serez encore là...

Le chemin fut long de That's all right Mama à American Trilogy. Lord you gave him a mountain !

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 08:00

明日の約束 - Masato HijikataFuji TV 2017

Hinata Aizawa est psychologue scolaire et sait être à l'écoute des élèves de son lycée, Tsubakigaoka. Elle est beaucoup plus fiable que celle qui l'a précéda à ce poste.

Yoshioko Keigo est absent depuis le 2ème trimestre mais ses professeurs ne croient pas à un harcèlement de la part de ses copains de classe. Et pourtant... Son père est peu présent, comme souvent au Japon, sa mère fait de son mieux pour l'aider mais il ne se laisse pas approcher facilement.

Aizawa a un petit copain mais les choses n'avancent pas entre eux. Pour l'instant elle vit avec sa mère et Pippi, l'oiseau de celle-ci dans une grande maison.

Le lendemain, avec Kirishima, le professeur principal de la classe de Keigo elle se rend chez celui-ci pour prendre de ses nouvelles. Le jeune homme affirme que tout va bien, s'il s'est retiré de l'équipe de basket c'est que l'entrainement était difficile. La psychologue tente de dialoguer avec l'adolescent mais la mère s'interpose puis leur avoue que Keigo est victime de harcèlement, pendant les cours comme pendant le sport.

En attendant il faut enquêter dans le cadre scolaire. Une autre affaire occupe les profs, une jeune fille, Masuda, a été prise en flagrant délit de vol à l'étalage, prétextant que c'était son anniversaire. Le lendemain Aizawa lui offre une part de gâteau pour célébrer l'événement. Une façon de la faire parler, de sa famille, des relations de sa mère avec les hommes, de la raison qui poussa son père à partir.

Jusqu'à ce qu'elle apprenne que son père ne l'était pas, que sa mère couchait avec n'importe qui, n'importe quand. L'affrontement devient physique et Masuda appelle Aizawa au secours quand elle croira, à tort, avoir tué sa mère en la poussant.

Aizawa essaie d'être proche de chacun(e), d'écouter les peines et difficultés de tou(te)s mais son pouvoir est limité.

Quand Keigo quitte la maison sa mère en impute la responsabilité à ceux qui lui ont rendu visite, et qui vont tenter de le retrouver. Aizawa rend visite à sa meilleure amie pour avoir un indice. Finalement elle le retrouve. Elle essaie d'établir un contact, de l'aider à s'exprimer, il en profite pour lui avouer son amour pour elle et voudrait qu'ils sortent ensemble, qu'elle l'aime en retour. La conversation s'interrompt avec l'arrivée des autres profs, de sa mère qui préfère fermer les yeux et se boucher les oreilles.

Masuda va partir vivre chez son oncle, elle ne veut plus entraver le bonheur de sa mère.

Chez Keigo quelque chose ne va pas, une drôle d'odeur se dégage de sa chambre, mais la porte est difficile à ouvrir.

C'est en arrivant au collègue que Aizawa et Kirishima apprennent le suicide du jeune homme.

Le choc est violent pour la jeune femme, elle va vouloir comprendre les motivations de Keigo tout en composant avec sa propre enfance et une relation dificile avec une génitrice toxique. Aider les autres est une chose mais ça ne doit pas s'empêcher d'affronter ses propres problèmes, au contraire !

La société nippone est âpre et la vie dans les collèges source de bien des confrontations qui parfois se font cruelles pour les plus fragiles. La famille n'est pas protectrice, au contraire, mais chacun sait que les parents sont souvent les pires ennemis de leurs enfants !

Partager cet article
Repost0
15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 08:00

Neo – 1989 – traduction et présentation de Robert Benayoun – Introduction de Jacques Bergier. 

La procession qui s'annonce est celle des damnés, des exclus, des données que la science jugea bon d'exclure. Charles Fort décide de prendre la tête des renseignements blafards qu'il aura exhumé. Maudits livides, de flamme ou pourris.

Des cadavres, momies ou squelettes grinçants et trébuchants, des géants déambuleront, des théorèmes marcheront comme Euclide en côtoyant l'esprit de l'anarchie. Se glisseront de petites catins. Se mélangeront clowns et respectables, assassins, puanteurs et superstitions déchaînées, ombres et malices, caprices et amabilités. Le naïf, le pédant, le bizarre, le grotesque et le sincère, l'hypocrite, le profond et le puéril confronteront le coup de poignard, le rire et les mains jointes de la bienséance.

Les damnés sont les exclus, certes, mais aussi ceux qui excluront car l'existence est alternance d'enfers et de paradis comme le salut précède la perdition. Et inversement !

Il n'y a pas de différences positives affirme l'auteur, que toutes choses sont comme l’insecte et la souris au cœur de leur fromage. Insecte et souris, rien de plus dissemblables que ces deux êtres. Ils y restent avant de devenir des transmutations de fromages. Nous sommes tous des insectes et des souris et seulement différentes expression d'un grand fromage universel.

Sans différences positives il est impossible de définir quoi que ce soit comme positivement différent d'autre chose.

L'existence est un courant, une onde ou un passage de la négativité à la positivité et l'intermédiaire entre les deux.

La beauté est ce qui sembla complet. L'incomplet ou le mutilé est totalement laid. Une main est belle, sur un champ de bataille elle ne l'est plus.

La stabilité est l'indéplaçable, l'inaltérable, le sincère. Mais toutes les apparences ne sont que réaction à autre chose.

Indépendance et individualité sont ce auprès de quoi n'existe rien d'autre.

La Vérité est l'Universel. La Réalité est ce qui ne se confond pas en quelque chose d'autre.

Charles peut se présente comme un intermédiariste. Rien n'est réel, mais rien n'est irréel et les phénomènes sont des approximations d'une part ou de l'autre entre la réalité et l'irréalité.

Tout serait bien, tout serait formidable, dit non sans ironie CF, si les damnés voulaient le rester !

Ainsi Charles Fort présente-t-il, à sa manière, son œuvre, fruits de milliers d'heures passées à parcourir les publications de son temps pour recueillir cette somme de faits étranges, inexpliqués, paranormaux souvent : pluies de grenouilles, apparitions de crocodiles sur les côtes anglaises, chute lente de météorites ultra-légères, vestiges archéologiques lilliputiens, observations d'ovni, poltergeists stratosphériques, banquises aériennes... tout en proposant des explications originales et personnelles tout en affirmant qu'il est impossible de prouver quoi que ce soit.

À la sortie de son premier ses hypothèses parurent pertinentes pour certains, ineptes pour les autres. Peu à peu ses parutions attirent l'attention d'écrivains de science-fiction jusqu'à ce que son troisième livre paraisse en feuilleton dans la revue Astounding Stories. Dans ce recueil il invente le mot téléportation, comme un pouvoir oublié pouvant refaire surface.

Il aurait même influencé H. P. Lovecraft qui le cite dans deux de ses nouvelles. Le Mélanicus de Fort ressemblant au Cthulhu de HPL.

Aujourd'hui ses théories passent pour des provocations mais sa vision d'une science pouvant, devant, se remettre en cause continuellement, est la morale de son travail.

Partager cet article
Repost0
14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 08:00

Des mots sur le papier, l'aventure nous emporte,

Trouver quoi exprimer, oser en faire l'effort,

Redouter les regards, mais entrouvrir sa porte,

Par la complicité plonger vers le dehors.

 

La chaleur est humaine, chacun trouve quels mots dire,

Expose un peu de soi, en frôlant l'impudique,

Craignant le dernier soir, de faire face au public,

Mais poussant par la suite un soulageant soupir.

 

L'échange est ainsi riche, un foisonnant  bazar,

Allant du trop confus à la déclaration.

Par le talent guidé nous fûmes tous champions,

Encre et sueur mêlées pour une ébauche d'art.

Partager cet article
Repost0
13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 08:00

Neige Herrie sur ses talons perchés

Rêvait de reinitude jusqu'à l'exaltation.

La fée Trèfle en son champ parla au nautonier :

''Manant, peux-tu prendre mon trèfle et moi sur ton embarcation ?''

 

Bucéphale hésita, redoutant l'allergie

Qui parfois le prenait et le clouait au lit.

 

''Veux-tu, dit un requin, à l'ambitieuse Herrie,

User de ton fessier pour, vers le firmament,

En gravir la paroi, en devenir chérie,

Par la gloire dilatée jusqu'à l'éclatement ?''

 

Découvrant en ses herbes qu'à 4 feuilles

Tout ses trèfles étaient, la fée choisit une autre voie,

Soldier s'en irait heurter d'autres écueils,

Chercher à ses bœufs pitance dans les bois.

 

Le destin fit donc que sur la 5ème avenue,

Quand passa la fée trèfle, Neige avait fondu.

Partager cet article
Repost0
12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 08:00

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 18:29

        Écarte le voile invisible

Qui tient précieux le sang

Nous sommes seuls

En formation de songe.

Vers ma maison se hâtait ta marche

Comme brûlante lune

Mais pourtant tu n’arrêtais point

Brûlant selon l’esprit

Et que change la saison de la chambre.

 

Je me souviens de vous mes arbres

Sombre et doré selon l’esprit

Qui cueille brûlante lune.

Ses yeux de songe

Écartent celle que j’aime

Prisonnière de la rose de prophétie

Mais pourtant sur le sable

Nous sommes d’ongles.

Debout en absolu rameau.

À cause de tes seins je ne dors pas.

Partager cet article
Repost0
11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 11:00

Partager cet article
Repost0
11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 08:00

Alfred Hitchcock – 1930 – 108' d'après la pièce Enter Sir John de Clemence Dane et Helen Simpson

Une jeune comédienne, Edna Duce est assassinée et une de ses collègues, Diana Baring, retrouvée à coté de la victime, est accusée du meurtre. Jugée, elle est rapidement condamnée à mort. Pourquoi perdre du temps quand une affaire est si évidente ?

Pourtant un des jurés, Sir John Menier (Herbert Marshall) un célèbre acteur de théâtre, est convaincu de l'innocence de Diana et commence à enquêter de son côté. Il découvre que Diana est amoureuse de Handel Fane un jeune homme, artiste de cirque, gay, comme on ne disait pas à l'époque, et sa fiancée avait découvert son secret et s’apprêtait à faire des révélation sur son compte, ses mœurs... Il n'avait d'autre choix que de la tuer pour éviter le scandale. Mauvais choix puisqu'il est vite découvert et n'a plus qu'une porte de sortie, qu'il va prendre lors de son dernier spectacle, lequel sera suspendu...

Bénéficiant du début du parlant Murder est une réussite tant au niveau de l'intrigue que de l’interprétation ou de la mise en scène ou le réalisateur se souvient qu'il appris l'expressionnisme allemand auprès de Murnau. Hitch n'était pas un fan des whodunits, films, ou récits, avec une explication finale, comme chez Agatha Christie. Un genre que le réalisateur voyait comme un simple puzzle ou une grille de mots croisés, une énigme, une solution, pas d'émotion. Historiquement nous pouvons dire que c'est le premier film où un rôle important est celui d'un homosexuel, bien qu'également qualifié de ''métis'' pour que cela soit moins choquant.

Pour la petite histoire, Murder fut tourné par Sir Alfred en version anglaise et allemande, langue que maîtrisait, un peu, le réalisateur pour avoir travailler en Allemagne. Son erreur fut de faire deux fois le même film alors qu'il s'adressait à des publics différents, connaissant mal les goûts germaniques il ne réussit que la version anglophone. Ce qui est déjà pas si mal.

Partager cet article
Repost0
10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 07:52

Henri Vernes – Coria - Éditions du LOMBARD – 1979

Bob Morane conduit, Bill Ballantine grogne, rien d'inhabituel là-dedans, nos amis aiment à se retrouver dans des lieux inhospitaliers et la présence d'un hélicoptère qui ne cesse de les survoler ne fait rien pour apaiser le géant écossais mais la proximité d'une base de recherches spatiales est une explication plausible.

Enfin nos amis arrivent à Gold Sands, ville fantôme que Morane voulait visiter, et de nuit le décor est encore plus impressionnant. Alors qu'ils s'installent des appels à l'aide leur parviennent. Ils se précipitent et trouvent une jeune femme se défendant contre plusieurs chiens-loups que leur arrivée font décamper.

June Landon raconte être là pour explorer de vieilles galeries de mines. Sans savoir d'où ils venaient elle s'était retrouvée devant ces animaux qui la contraignirent à sortir et la menacèrent jusqu'à l'arrivée de B&B.

Impossible de reprendre l'exploration de nuit aussi le trio attend-t-il le lendemain pour se replonger sous la terre. Curieusement Julie semble pressée de ne rien trouver pour repartir. Au dehors ils tombent sur des policiers qui semblent connaître la jeune femme et lui font remarquer qu'elle cherche en vain l'héritage, en lingots, de son grand-père. La situation pourrait s'envenimer quand un homme que Bob et Bill connaissent bien intervient : Herbert Gains, représentant des services secrets avec lequel ils collaborèrent par le passé qui se porte garant pour eux auprès du shérif local. Si les autorités sont sur les dents c'est que des secrets ont été transmis à l'étranger sans qu'elles sachent comment.

En attendant Miss Landon peut expliquer la raison de sa présence et ce qu'elle cherchait réellement : L'or de son grand-père. Que son père travaille à la base lui permet de rester dans la région.

Ils acceptent de visiter la base mais la quitte aussitôt que possible. En repartant ils croisent un autre véhicule à l'intérieur duquel ils reconnaissent trois personnes dont la présence n'annoncent rien de bon, les Hénaurmes !

Pas question pour autant de prévenir Gains, il en profiterait pour les convaincre de l'aider.

Retrouvant leur véhicule ils remarquent des empreintes bizarres sur le sol, celles de 3 personnes lourdes et ayant la même pointure. Ils ont vite fait de trouver de la dynamite dans leur voiture. Un piège des triplés sans aucun doute. Pour en savoir plus ils font exploser leur automobile et laisse les trois hommes arriver pour les suivre.

Où essayer puisque ceux-ci disparaissent comme par enchantement dans le cimetière de la ville fantôme. Pour en savoir plus ils surveillent l'endroit.

Heureusement leur attente n'est pas longue et l'un des Hénaurmes se manifeste, c'est l'occasion de le suivre jusqu'à une planque où il fait une découverte surprenante alors que son adversaire parvient à s'échapper. Finalement c'est en suivant les chiens que Morane fera une découverte incroyable.

Malgré cela le trio finira capturé par les criminels et promis à un sort funeste. Attaché, la dynamite sur le point d'exploser...

 

 

 

 

 

 

 

Va-t-il s'en sortir ? 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives