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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 15:18

코마 (Ko-ma) – OCN / Sio Film – 2006 – 5 épisodes

La porte fut difficile à ouvrir mais les ouvriers s'obstinèrent malgré l'infirmière qui s'interposait et affirmait qu'elle donnait sur une salle vide. Ce qui n'était pas tout à

fait vrai. Ils découvrirent un bloc opératoire visiblement abandonnée depuis longtemps, comme allait l'être l'hôpital Namwon pour cause de faillite.

Yoon-young roule vite pour atteindre cet établissement ou un homme se précipite vers elle en hurlant ''c'est encore vivant !'' Elle ne comprend pas ce qu'il veut dire.

Elle, la représentante de l'assurance, vient voir le directeur ainsi que Mme Lee So-hee, une patiente dont sa compagnie ne couvrira plus les frais pour un transfert vers une autre unité, elle veut également étudier les conditions de la faillite. Le directeur

essaie de la culpabiliser en lui parlant de l'avenir de Mme Lee dont la survie pourrait être compromise, mais l'hôpital comme la compagnie d'assurance ne sont pas des œuvres caritatives. Il a aussi l'impression de l'avoir déjà rencontrée.

Yoon-young veut voir Mme Lee, seule dans son unité, toujours branchée aux machines qui la maintiennent en vie. Elle l'examine avant de consulter son dossier médical, profitant d'être seule dans les archives elle cherche quelque

chose sans remarquer une petite fille dont les cheveux cachent le visage. Des différences entre ce qu'elle lit et le dossier reçu autrefois lui sautent aux yeux bien que son médecin traitant, le Dr Jang affirme que ce ne peut être que des détails,

en outre le praticien refuse que sa patiente soit transférée, il semble tenir beaucoup à elle, allant jusqu'à faire sa toilette.

Aucun employé ne paraît heureux de lui parler et quand elle s'en ouvre à son responsable, par téléphone, celui-ci lui propose de rentrer, n'est-ce pas son anniversaire ?

Même si elle l'avait oublié !

Elle n'a pas oublié en revanche son enfance passée avec sa sœur cadette, Hye-young, gravement malade,dans ces murs, et cet homme de ménage qui voulait offrir à celle-ci des chocolats et une peluche.

Finalement Yoon-young décide de faire transférer Mme Lee, mais ne remarque pas que celle-ci rouvre les yeux. Petit contretemps, il lui est demandé de rester jusqu'à l'arrivée de l'ambulance. Ainsi aura-t-elle le temps de remarquer un homme s'amusant avec le pendentif de sa sœur, celui qui, avec le sien, formait un papillon. Elle se souvient aussi des difficultés de sa mère pour

payer les soins de Hye-young. Face à la menace d'être renvoyées les sœurs décident de quitter l'hôpital, pour la petite c'est comme jouer à cache-cache. Mais elle se séparent, et quand l'ainée revient elle ne retrouve pas la poubelle dissimulant sa sœur.

Mais Hye-young ne reparut jamais.

La nuit est tombée, le personnel semble avoir déserté l'hôpital, même le directeur. Alors qu'elle est dans son bureau le téléphone sonne, elle décroche et entend une petite voix qui chante ''Joyeux anniversaire...''

Elle fuit, sans remarquer que le directeur était dans son fauteuil, mort !

Mais le plus effrayant est quand elle aperçoit le fantôme de sa sœur, tenant toujours sa peluche. Elle se met à courir dans les couloirs et se retrouve dans la morgue, où elle avait enfermé sa sœur quinze ans plus tôt.

Quand la porte se rouvre, dans le couloir l'attend Hye-young, avec un gâteau d'anniversaire. Il est vrai que l'aînée en voulait beaucoup à sa cadette de prendre l'attention de leur mère, au point de souhaiter qu'elle disparaisse définitivement...

La peur est trop forte, elle s'échappe, traverse le parking, sort sur la route, et se fait renverser.

Bien des choses se sont passées dans cette salle au bout du couloir, celle où le Dr Jang menait des expériences sur So-hee jusqu'à la jeter dans un coma dont il ne désespérait pas de la sortir. Entre autres...

Heureusement la cour était assez grande pour servir de cimetière.

Les ouvriers repoussèrent l'infirmière Kang qui voulait leur interdire l'entrée de la pièce, une salle d'opération banale, en apparence. Elle se souvient de ce qui s'est passé entre ces murs, le sang... et la poupée.

Celle-là même que l'infirmière Han vient de retrouver, par terre...

Tous les épisodes présentent cette ultime nuit de l'hôpital, mais d'un point de vue différent en mélangeant passé et présent, les recherches de Jang, ses erreurs, comment Hye-young finit par se retrouver dans le bloc opératoire, opérée par un directeur incapable de tenir un bistouri, avant d'être promise à la cour. Logique que son esprit en garde rancune.

Yoon-young se réveille dans un ascenseur, erre dans l'établissement et, parfois, découvre le passé. Nous voyons pourquoi il ne fallait pas rouvrir cette salle, qui s'y cache, attendant... La jeune femme doit affronter sa culpabilité comme le Dr Jang doit faire face à ses crimes. La vengeance se consomme froide, nous le savons, et parfois décomposée.

Avoir des réponses est rarement un soulagement, sortir du coma aussi. J'en sais quelque chose !

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 08:00

 

 

 

 

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 16:50

Solvan Naim – 2019 – 8 épisodes – Netflix

Malcolm vit à Brooklyn avec son meilleur ami, Bruno.

Chaque matin il lui prépare ses repas de la journée en même temps que les siens, après quoi il prend son café.

Ils mangent ensemble à table et quand ils sortent ensemble Malcolm a le choix de la couleur de la laisse. Ils se promènent dans le quartier plusieurs fois par jour,

faisait ici ou là des rencontres plus ou moins plaisantes. Ainsi avec cet homme accompagné de Angie qui semble plus obéissante que Bruno...

Mais Malcolm n'a pas dit son dernier mot ! Il n'est pas question que Bruno ne soit pas le meilleur partout.

De même quand une femme se permet de caresser la tête de Bruno ! Pour lui expliquer que cela ne se fait pas Malcolm caresse la tête de sa fille. Après tout Bruno est aussi un être humain.

Non ?

De même quand il croise un voisin, Charlie qui appelle Bruno Charlie comme lui, ce qui met Malcolm en colère. Ce n'est pas Charlie qu'il s'appelle, c'est Bruno !

D'où le titre de la série, vous l'aurez compris. J'espère.

Mais la journée se passe mal. Dans son magasin habituel Malcolm ne trouve pas la dine dont Bruno se repait quotidiennement. C'est un gros problème puisqu'il ne reste que le supermarché du coin pour en trouver, or ce commerce ne laissera pas entrer Bruno, ce qui chagrine beaucoup son père. Mais comment faire autrement ?

Malcolm s'y résout donc et attache son compagnon à un arbre avant de se dépêcher d'aller faire le plein de blanc de dinde, ignorant que pendant ce temps, dehors, un gamin se croit autoriser à détacher Bruno pour partir avec lui. Le sang de Malcolm ne fait qu'un tour et il court après le malappris. Pas question de laisser Bruno entre de mauvaises mains.

La vengeance est un plat qui se mange froid, comme la dinde, et quand Bruno et Angie se recroiseront c'est le premier qui l'emportera en roulant sur lui-même sur l'ordre de Malcolm.

Bien fait !

Ainsi en va-t-il de cette série, en huit épisodes, qui montrent Malcolm et Bruno dans leur quotidien, entre situations burlesques et affrontement avec des voisins plus ou moins compréhensifs. Difficile pourtant de résister à Bruno qui mériterait bien d'avoir le droit d'entrer dans une grande surface quand on voit à qui cet accès est permis.

Vous avez le droit vous ?

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 08:00

Aumotsapiens : Espèce animale utilisant des grognements articulés et apparemment organisés pour communiquer des pensées informes et des affects mal compris.

Avart : Entasser des œuvres en espérant qu'elles prendront de plus en plus de valeur.

Biobsolescence programmée : Mécanisme organique vivant à ce qui est né ait le temps de se reproduire mais pas de durer trop longtemps, et donc inutilement, ensuite. Mécanisme que l'aumotsapiens essaie de contrecarrer sans se rendre compte qu'il affronte la Nature et que la vaincre sur ce point serait une défaite bien plus grande pour lui. Heureusement les modifications en ce sens devraient être réservées aux personnes pouvant les acheter.

Chose : Truc que bidule définirait mal.

Cogito : Compréhension que pour qu'il y ait l'action de penser il faut une personne qui pense, un je pouvant s'interroger sur lui-même. Il est la base de la connaissance que l'on ne peut appréhender qu'en percevant qu'elle est extérieure à soi par l'objectivation d'un soi individuel. Si vous avez compris cette phrase alors vous avez une chance de ne pas appartenir au troupeau des crétins. Mais une seule.

Me(r)dia : univers où ceux qui font semblant de savoir parlent à ceux qui font semblant de comprendre.

Mémoire : Cimethier.

Métadisiaque : Néodéfinition d'un bien être demandant l'assouvissement de besoins, personnels, organiques, sociaux, technologiques...

Métaphysique : Science devant expliquer les fondements de la réalité, de l'être, de la nature, sans qu'il puisse exister une autre réponse plus profonde encore. Veut définir l'ultime de l'entendement humain mais en étant défini par des humains incapables de percevoir leurs limites.

Victimisation : Permet d'obtenir par la culpabilisation ce que l'on ne pourrait gagner par le mérite.

Vocacabulaire : Ensemble minimal de termes permettant de gérer le quotidien et les besoins les plus basiques en communiquant aisément avec des individus aux capacités d'expressions aussi limitées.

VulgaLeesation : terme leeronique signifiant un mode d'expression conçu pour être compréhensible d'un minimum de personnes.

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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 08:00

Anthologie établie par Stéphane BOURGOIN – Traduction de François TRUCHAUD et Jean-Paul GRATIAS

Éditions Clancier-Guénaud – 1986

Le succès de Weird Tales donna l'idée à d'autres éditeurs de lancer leur revue en utilisant les mêmes thèmes, du fantastique à la science fiction. Ainsi naquit Strange Stories dont l'existence fut brève, de 1939 au début 1941. Cette revue accueillit donc la bande d'auteurs que WT utilisait en imprimant des textes que celle-ci avait rejeté sans qu'ils fussent de moindre qualité pour autant. Sa courte vie terminée elle fut remplacée par Unknown qui devint Unknown Worlds. Robert Bloch eut donc pendant quelques années trois moyens de diffuser ses textes et sut les utiliser en voyant quelles différences éditoriales existaient entre eux.

Le premier texte Les 5 Cartes de la Mort, s'appuie sur les recherches du docteur Rhine et de la Duke University qui se penchaient sur la parapsychologie et la perception extra-sensorielle en utilisant des cartes pour étudier celle-ci. Jamais cet usage n'avait été utilisé littérairement, Bloch se devait de combler cette lacune. Dans ce récit le héros, Harry Clinton, est un étudiant banal ayant pour habitude de porter ses livres sous son bras gauche, ce qui en soi n'a rien de répréhensible. Il suivait les cours de Western Tech depuis deux ans quand le professeur Baim entama ses expériences. Clinton appartenait au groupe 4 de Psychologie, il participa donc aux premiers essais.

Le principe était simple, disposant de 25 cartes représentant cinq symboles différents l'opérateur en présente une, de dos, au sujet qui doit dire quel est le symbole que présente l'autre face de la carte. Clinton fut choisi pour participer à l'expérience et celle-ci lui procura une sensation étrange. Pour valider l'essai il importait de passer 7 fois le test, il fut donc demandé au jeune homme de recommencer six fois. Ce qu'il accepta. À la suite de quoi le professeur Baim demanda à lui parler et lui demanda de travailler avec lui, en effet ses réponses exactes étaient en moyenne de 23. Un score inhabituel !

Les recherches durèrent des mois et les études de Clinton s'en ressentirent, il essaya de deviner les résultats de loto sportif, en vain, de plus il ressentait de violents maux de têtes à la fin de chaque séance jusqu'à une crise d'amnésie qui dura trois jours.

Les 5 symboles l'obsédaient et d'autres images le poursuivaient, des souvenirs peut-être... les premiers recouvraient la réalité comme s'ils avaient le pouvoir de résumer celle-ci. Il en vint à s'interroger, sur lui-même, sur ce qu'il avait fait. Chaque symbole voulait sa victime et tous l'avait choisi pour être leur bourreau.

Une seule solution...

Pour écouler son abondante production Bloch dut utiliser divers pseudonyme, ainsi Une Question d'identité parut sous le nom de Tarleton Fiske, logique pour une nouvelle traitant de l'identité d'en prendre une autre ; on ne sait jamais. Pour La Mare sans fond, Bloch reprit l'idée d'une collègue d'un groupe littéraire qui lui demanda son aide. En fait il ne garda que l'idée originelle et réécrivit toute l'histoire, en cela il s'inspirait de son maître en littérature : HPL.

L'histoire suivante Le Sceau du Satyre met en scène un personnage qui revint souvent sous la plume d'écrivains anglais : Pan et autres créatures de la mythologie grecque. Pour Bloch c'était un défi de s'y attaquer, il le fit donc avec son talent habituel.

Ultime récit : Les Cadavres ne meurent jamais, une lapalissade penserez-vous avec la Mort en personnage principal. Un long terme que je vous recommande. Il n'y a pas de mauvais Bloch !

Même opératoire !

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6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 08:00

Alex Garland – 2018 – 115'

Dans une grande salle Léna fait face à des hommes en combinaison blanche, elle essaie de répondre aux questions qu'on lui pose sur ce qui s'est passé, mais ses souvenirs sont flous, impossible de les retrouver.

Que savez-vous lui est-il demandé ?

Dans son cours Léna enseigne aux futurs médecins dans l'université John Hopkins que toutes les cellules viennent d'une seule, peut-être unique dans l'Univers. Par cette division par 2 se forment toutes les créatures de la Terre. Celle dont elle parle est cancéreuse.

Quand un collègue l'invite à un barbecue elle refuse, cela fait un an que son mari a disparu. Accepter une invitation ne serait pas une trahison, mais il faut croire que pour elle ça en serait une malgré tout.

À sa grande surprise son mari réapparait mais en mauvaise santé et quand elle veut le conduire à l'hopital des militaires s'y opposent et détournent l'ambulance.

Est-ce un hôpital ou une prison ? Un mélange des deux sans doute. Visiblement le retour de son époux intrigue, comment disparut-il, comment put-il revenir, d'où viennent ses affections ? Ayant pu sortir Léna découvre un phénomène étrange, une espèce de mur mouvant et multicolore comme la manifestation d'un pouvoir, d'une présence inexplicable commencé depuis 3 ans dans un parc naturel. La chose avance, lentement, sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter, et son mari est le seul qui ait pu pénétrer dans cette chose et en revenir, sans que personne ne sache ni ne comprenne comment.

Léna fait la connaissance des trois autres femmes présentes, l'idée est qu'avec le médecin dirigeant le programme elles passent la barrière pour étudier ce qui se passe de l'autre côté de l'espèce de miroitement pour déterminer la nature de la menace.

De quatre le commanda va passer à cinq, pas question pour Léna de rester à l'écart.

Traverser la barrière n'est pas difficile, de l'autre côté tout semble anodin mais chacune constate que sa mémoire est effacée. D'après les ressources alimentaires elles y sont depuis plusieurs jours, sans savoir ce qu'elles ont fait et ne peuvent plus communiquer, ni utiliser leur boussole. Mais c'était prévisible, en trois ans plusieurs expéditions furent mises sur pied, aucune ne put communiquer et un seul homme en revint. Et dans quel état !

Les plantes sont magnifiques, différentes mais venant toutes d'un seul pied, de même pour les animaux, visiblement des mutations ont eu lieu, des espèces se sont rapprochées, mélangées, aussi improbable que cela paraisse.

Retrouvant une carte mémoire laissée par une autre équipe Léna découvre des images de son mari en train ''d'opérer'' un autre militaire, lui ouvrant le ventre pour montrer l'espèce de vers géant qui vit à l'intérieur.

En progressant le groupe découvre des choses de plus en plus étranges, des associations impossibles minérales, végétales, animales...

la nature est belle mais dangereuse, une des exploratrice est tuée, les autres veulent rentrer, sauf Shepard, la chef du groupe qui entend aller jusqu'au phare qui pourrait être le centre du phénomène.

Mais qu'est-il arrivé aux expéditions précédentes, leurs membres ont-ils été tués par les nouvelles créatures ou se sont-ils entretué ?

Comment Léna réussit-elle à survivre alors que ses compagnes disparurent les unes après les autres ? Elle atteint le phare, elle qui découvre des images de son mari avant de retrouver, temporairement, le docteur Shepard puis de découvrir...

Onirisme, métaphore de la dépression et d'états d'esprits paroxystiques ? Ce film est tout cela, un avertissement, un possible en devenir, un miroir dans lequel chacun de ceux qui y entre affronte ce qu'il craint, ce qu'il espère, en ignorant que c'est la même chose et qu'il convient de ne pas lutter mais d'accepter pour avancer, ne serait-ce que pour un pas de plus.

Forcément viendra le dernier.

L'espoir n'est-il qu'une illusion ou le moyen de traverser l'obscurité qui nous envahit ?

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 12:42

 킬잇 OCN - Nam Sung-woo – 2019 – 12 eps

2001 Vladivostok, un enfant court dans les bois alors que résonnent les règles qu'il doit connaître par cœur :

Ne jamais révéler l'identité du client ;

Ne jamais laisser un témoin en vie ;

Rester en vie.

L'enfant sait que son père l'a abandonné et que Pavel l'a recueilli, et l'entraîne à sa future profession. Il l'accepte mais quand son Pavel lui demande de tuer le témoin, le chien, il refuse et

empêche Pavel de le faire, lequel, en guise de punition, l'attache à un arbre.

Un exercice dont il se sortira, en plongeant son regard dans celui du chien qu'il a sauvé.

Le métier de tueur est périlleux, Kim Soo-hyun, recoud ses blessures en parlant avec Philippe, son ''secrétaire'' qui lui propose une nouvelle affaire, une coréenne lui offre un contrat, rémunérateur, mais ça ne le motive pas.

Pavel affirme qu'il est temps qu'il prenne son indépendance et, avant de perdre la mémoire, lui confie une photo qui pourrait être celle de sa famille et que la personne qui voulait le tuer était son père, il avait engagé Pavel pour cela.

Soo-hyun se souvient, il court, enfant, la pluie, une route, et cette voiture qui arrive derrière lui...

Pavel se fait vieux, il n'a plus la vitesse, les réflexes... son élève se retrouve seul sans l'avoir voulu.

Mais la vie est difficile pour un criminel qui se fait des ennemis en concluant ses contrats, la mafia rouge est sur ses traces, elle se rapproche, alors que la coréenne qui veut l'engager lui fait passer une photo qui devrait la motiver, celle que Pavel lui donna sur sa famille. W a juste le temps de s'échapper, avec Gray, son chien, descendant de celui qu'il sauva bien des années plus tôt.

Désormais il veut en savoir plus sur ses origines et cette mystérieuse coréenne pourrait le renseigner, elle lui indique six cibles, à chaque fois qu'il en éliminera une il gagnera une nouvelle photo pour retrouver son passé.

Yoo Dae-hun est une de ces cible, il tente de faire passer ça pour un suicide mais la lieutenant Do Hyun-jin des enquêtes spéciales n'est pas d'accord.

C'est elle qui dirige l'enquête, ce qui déplait à ses collègues. Elle exige d'abord que l'autopsie soit pratiquée par Jang Gwang-joon, le ''boucher''.

Pour l'anecdote la belle lieutenante Do est aussi recordwoman du monde de fléchettes, ce qui est rare dans son métier mais sera utile pour capturer une biche en aidant Kim Soo-hyun, vétérinaire spécialiste des animaux sauvages. Il aime tous les animaux.

Un suspect dans l'affaire Yoo est arrêté, un coupable trop idéal pour Do à qui l'affaire rappelle de nombreux souvenirs, ces noms dans le carnet du journaliste Min Hyuk qui meurent les uns après les autres, et la cardercoline à nouveau employée ici.

Elle se souvient de cette affaire, 9 ans plus tôt dont l'unique témoin était une petite fille avec une blessure à la tête. L'une et l'autre ont bien changé depuis mais Do n'a pas oublié et continue la traque d'un tueur qu'elle imagine sans rien en savoir.

Kim est curieux mais échappe de peu à une bombe, un avertissement pour le convaincre d'en rester là. De quoi le motiver.

Le hasard fait que Do heurte un chat, le blesse. Par chance elle connaît un vétérinaire, et va apprendre à faire un massage cardiaque à un minou malgré un stress plus grand que pour n'importe quelle enquête.

Le félin est sauvé ! Et elle va prendre de ses nouvelles, ce qui déplaît à Seul-gi, ''l'assistante'' du vétérinaire qui l'a trouve trop jolie. Elle a pourtant d'autre soucis. Un ''oncle'' aimerait qu'elle travaille avec lui. Heureusement au moment où il va l'embarquer le Dr Kim arrive, juste avant la lieutenant Do qui intervient en premier pour protéger le véto, qui en avait sûrement besoin. Plus tard elle s'apercevra que Seul-gi a une cicatrice sur le front.

3 personnes appelées à se voir souvent puisqu'ils habitent dans le même immeuble, celui de la clinique du si gentil docteur Kim, qui appartient à son ''assistante''. Le lieutenant la comprend trop bien elle dont la mère, adoptive, voulait qu'elle

devienne ballerine et fit de sa jeunesse un enfer inutile avant de devoir accepter qu'elle devienne inspectrice, puis demande au Dr Kim de surveiller sa fille, tout en ayant l'impression de l'avoir déjà rencontré bien qu'il prétende le contraire.

Soo-hyun avait une amie quand il était enfant – avant qu'on tente de le tuer, qu'il rencontre Pavel - une amie de l'orphelinat Hansol. Quand au père de Do c'est un chercheur spécialiste de la stérilité, un homme important qui dit que la recherche est ce qui le motive le plus. Et à n'importe quel prix au vu de ce qu'il fit autrefois. Dommage qu'il ait laissé un survivant 19 ans plus tôt. Le temps de préparer sa vengeance.

Les personnages sont là, tous porteurs de secrets, de souffrances et de désirs. Le lieutenant Do cherche un assassin qu'elle ne connaît pas, rencontre un homme qu'elle voudrait connaître, se souvient d'un enfant disparu, d'une fillette blessée, le Dr Kim cherche

d'où il vient, qu'est-il arrivé à sa famille, qui voulut le tuer, que veut dire le numéro 88, qu'est devenu la petite fille qui aimait les avions en papier, en revanche il sait où est celle que, blessée, il a recousue. Seul-gi fait semblant de s'amuser de la vie mais trop d'images la hantent encore.

Les personnages sont en place, chacun porteur d'un masque, sinon de plusieurs attendant de savoir, de comprendre, de se révéler.

Pour gagner ou pour perdre ?

 

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 08:00

Jean Ray – Claude Lefranq éditions – préface de Henri Vernes, illustration de René Follet

Jack-de-Minuit ressemble à un de ces dérélicts affectionnés par Jean Ray, remontant au hasard du fond de l'oubli pour attirer à lui esprits curieux et admirateurs du maître. La patte de JR se retrouve dans la construction d'une intrigue ressemblant à une enquête de Harry Dickson. Londres pour cadre, le fog pour occuper l'espace et fausser les perspectives d'un décor où se déplacent des personnages ambigus.

Il semblerait que ce texte ait été écrit à Barcelone et à Gibraltar en 1922 pour ne paraître qu'en 1932, attention pourtant au désir de l'auteur de brouiller les pistes pour se façonner une légende au niveau de son ambition.

Rowland Harleyson sait qu'il va mourir en voyant ses agresseurs Arabes compter l'argent qu'ils viennent de le voler. Il ferme les yeux en sentant la pointe d'acier toucher sa poitrine. Deux ''Lop'' résonnent, Rowland attend, rien ne se passe. Rouvrant les yeux il découvre ses voleurs morts et par la fenêtre aperçoit un pistolet encore fumant. Merci, murmure-t-il. Il n'y a pas de quoi entend-t-il en guise de réponse avant de voir un chinois s'approcher, et trancher les liens qui l'entravaient.

Le sauveur se présente, Wang, et il conseille à Harleyson de partir pour prendre son bateau et rentrer en Angleterre. Ils se reverront un jour et Wang sera demander un service en retour. Pénétrant dans sa cabine il découvre une feuille de papier sur l'oreiller et lit :

'' Vous irez habiter Knighrider Street 182b. - Wang. '' Au message était joint une mince clé.

Sur le Jurvis Bay Rowland avait fait la connaissance de Nancy Ward, bien que celle-ci se fut montré réservée, il pensait qu'à l'accostage leur relation cesserait.

Seul sur le pont alors qu'ils arrivent au port il entend une voix le héler, une voix venant d'une manche à air qui avoua avoir craint que Grover ne l'ait eu. Le nom ne lui disant rien il resta interloqué, la voix repris en lui conseillant de rentrer au plus vite.

En conclusion la voix murmura ''Harleyson ! Il a fallu changer... La mouche est partie du casque. Elle est sur la croix.''

Incompréhensible pour le jeune homme.

La nuit suivante il vit une mouche géante se poser sur ses cheveux. En sueur il se réveilla avec l'impression d'une ombre dans sa cabine. Mais non, il était seul, en revanche ses cheveux étaient désormais du noir le plus profond.

L'affaire se complique, d'autres personnages interviennent dans un Londres où plane l'esprit de Dickens. Rowland à l'adresse indiquée trouve une cave riche de deux cent bouteilles de vin de France, du whisky, du Gordon Gin... la cuisine regorgeait de conserve, bref tout était disponible pour se nourrir à condition de ne pas avoir trop d'ambition.

Sur la cheminée, dans un ovale, il aperçut sa photo.

Plus tard seulement il entendit parler de Jack-de-Minuit, un homme qui volait, tuait et rançonnait tout le monde.

Tout le charme envoûtant de l'écriture de Jean Ray est présent dans cette histoire où le mystère frôle le fantastique jusqu'à ce que tout se dénoue et surgisse la réalité.

Pour les amateurs, et les autres.

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 18:21

La foule l'effraie, la solitude est la compagne qu'il préfère, pourtant ce matin il doit sortir. Le premier samedi de chaque mois il se rend place Saint Sulpice au marché de la poésie, là il retrouve sa place, celle dont personne ne veut, à l'écart, dans l'ombre. Il installe un stand minuscule, pose doucement l'unique livre qu’il présente et attend le lecteur.

Une fille obèse s'approche en riant, elle tend la main, va pour s'emparer du bouquin mais le vieux chien qu'elle tient en laisse l'en empêche et l'entraîne vers le stand suivant en toussant lamentablement.

Le jeune homme sourit, dommage pense-t-il, mais logique. sa vie est ainsi faite de rencontres qui ont presque lieu, de chances qu'il pourrait presque saisir, d'une réussite qu'il pourrait presque atteindre, s'il le voulait.

Silencieux, immobile, il entend le clocher de Saint Sulpice sonner les complies, le ciel sombre le rassure, il consulte sa montre, plie son siège, range ses affaire dans un sac.

Un jour quelqu'un prendra son recueil, l'ouvrira, froncera les sourcils de ne découvrir que des pages blanches. Alors le jeune homme sera libre, un autre que lui sera condamné à prendre sa place et à attendre. Le temps sera venu de connaître une vie qu'aucun mot ne put remplacer. Il sait que la femme poussant le landau ayant la réponse à sa question le prendra dans ses bras, alors il ouvrira les yeux sur une réalité peut-être pire que celle qu'il connût jusque-là.

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 11:00
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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