







Henri Vernes – Coria - Éditions du LOMBARD – 1981

Paris, un soir. Bob Morane et Bill Ballantine se promènent quand ils sont bousculés. Un homme en profite pour faire une injection au premier avant de s'échapper en courant alors que Morane s'effondre sous les yeux de son ami. Fort opportunément une ambulance passait par là qui récupère les deux hommes en affirmant pouvoir conduire Bob à l'Hôtel-Dieu. Bill se rendra vite compte qu'il n'en est rien mais le gaz diffusé dans l'habitacle l'empêche de tenter quoi que ce soit.
Plus tard ils se réveillent dans leur chambre sans se sentir reposer pour autant. Alors qu'ils mangent Morane note que la date n'est pas la bonne. Elle indique le 7 alors qu'elle devrait montrer le 4. 3 jours dans les vapes c'est beaucoup ! Ils ont été drogués, enlevés, déplacés, l'accent du serveur indiquant qu'ils se trouvent au Brésil.

Heureusement l'arrivée de leur ami Albert Gains qui leur explique la raison de leur présence : les cônes ! Des espèces de vaisseaux spatiaux d'origine inconnue dont la proximité seule était toxique. Jusqu'à ce qu'un cône soit découvert dans la jungle brésilienne. Les approches échouèrent et la région autour du vaisseau se mit à baigner dans un brouillard doré mystérieux.
Gains leur explique que de tous les hommes envoyés, ceux qui revinrent étaient devenus fous. Morane et Ballantine semblant immunisés contre ce risque. Pour autant une ''répétition'' sous hypnose leur sera proposée pour juger de leurs réactions.

Le nom de l'opération est trouvé par Bill : Commando épouvante.
De retour à leur hôtel, et après avoir échappé à un attentat par des tueurs à la machette semblant déments, nos amis reçoivent un appel d'une certaine Jacinta Cavalcante qui prétend devoir se rendre, comme eux, dans la région du rio Araguaya.

Rien ne pouvant se passer tranquillement pour nos amis, ils se font enlever par un faux taxi et se retrouvent devant une ''vieille'' connaissance : Miss Ylang Ylang, chef du SMOG ! Laquelle leur demande s'ils n'ont pas pour but de leur visite le rio Araguaya. Pour les empêcher de s'y rendre Miss Y-Y décide de les enfermer dans une chambre en leur affirmant qu'ils ne pourront pas en sortir. Heureusement ils reçoivent un secours inattendu grâce à l'intervention de Jacinta Cavalcante. Plus tard celle-ci aura le temps de se présenter, elle est reporter au Noïte do Brasil, envoyée pour enquêter sur les événements de l'Araguaya.

Plus question d'attendre, décision est prise de partir dès la nuit suivante, non sans que Jacinta ne fasse tout pour se joindre à eux.
Le voyage est périlleux, les ennemis nombreux et prêt à tout, l'aide qu'ils devaient recevoir pour progresser a été réduite à néant par des tueurs qui ne peuvent qu'agir sous les ordres du cône. Le trio ne va pas se laisser arrêter par si peu, puisqu'ils disposent d'un avion autant l'utiliser pour se rapprocher de leur cible. Sitôt qu'ils sont en vue de celle-ci leur avion refuse de leur obéir et les reconduit à leur point de départ.

Ne leur reste que leurs pieds !
La nuit est pleine de cauchemars pour Bob qui se réveille dans une crevasse dont il met du temps à s'extraire avant de découvrir les cadavres de Jacinta et Bill, vidés de leur sang. Des crimes que Morane ne peut pas laisser impuni, il s'enfonce dans le brouillard doré, y retrouve une Ylang Ylang désorientée qui ne pense qu'à échapper aux vampires géants venant du cône.
Mais Bob n'est pas du genre à renoncer...



나인룸 – Ji Yeong-su – tvN – 2018 – 16 épisodes

Il neige alors qu'elle se dirige vers la pharmacie Jae Chang, c'est le 24 décembre et elle va acheter des préservatifs mais n'est

pas satisfaite de ce que lui présente le pharmacien ce qui amuse les autres clients. Et quand une femme demande des somnifères que lui vend le praticien elle lui

fait remarquer que sans ordonnance c'est interdit. En repartant elle ne peut s'empêcher de glisser et de tomber alors qu'elle voit au loin l'autre cliente. Enfin elle

atteint une voiture devenue opaque à cause de la neige, frappe à la vitre mais personne n'ouvre. Dégageant la vue elle voit Yoo-jin,

du sang sur le côté de la tête, une boite de somnifères à côté de lui et, sur le siège passager, la cliente.

Mais ce n'est qu'un rêve, ouf ! Eulji Hae-yi répond à l'appel de son amoureux, Ki Yoo-jin, lui souhaite un bon anniversaire avant

de devoir partir. En route pour la prison de Cheonwon elle examine le cas de Jang Hwa-sa qui demande une réduction de peine, et reconnaît sur la photo la femme de la

pharmacie. Mme Jang demande, si sa peine n'est pas réduite, à être tuée, n'a-t-elle pas été condamnée à mort, 34 ans plus tôt pour le meurtre de Chu Yoon-bae, son amant.

Le progrès a atteint la prison, et Jang peut voir sa mère, à l’hôpital où elle est soignée pour un Alzheimer. Mais l'appel est limité et en partant elle croise Mlle Han qui lui demande si elle est consciente de ce qui

l'attend au dehors et si la démence de sa mère n'est pas une bénédiction, n'est-elle pas tombée malade à cause d'elle ? Jang s'énerve et attaque l'avocate avec sa canne. Comprenant trop tard qu'ainsi elle prouve qu'elle ne peut être libérée.

Bref Maître Eulji est capable de tout pour satisfaire son ambition.

Le soir elle organise un bon repas pour l'anniversaire de son fiancé, omettant de dire qu'elle l'a fait préparer par un vrai chef, Hong Seok Cheon, Yoo-jin n'est pas dupe et quand il demande son numéro elle se met à bouder comme une gamine prise en faute.

Les choses s'arrangent quand on sonne à la porte, personne, un colis est posé sur le seuil. Yoo-jin l'ouvre, pour trouver une vieille boite contenant un article de journal

consacré à l'arrestation de Jang Hwa-sa. Plus étrange, il s'agit de la boite de médicament du père du jeune homme, il y a son nom gravé au dos. En fait la victime de Jang était le demi-frère de Yoon-jin !

Et en plus ils n'ont pas mangé le gâteau à l'intérieur duquel l'avocate avait caché deux anneaux alors que Yoo-jin se souvient qu'il avait demandé à son père agonisant le nom de sa mère.

Eulji n'a-t-elle pas une rancune personne contre Jang, en rapport avec son père, l'ex-procureur Eulji Sung, qui s'occupa en son temps de Jang ?

Un concours de circonstance va faire qu'elle va être condamné à dix heure de travail dans un commissariat, celui-là même qui s'occupe de Mme Jang, laquelle va avoir droit, après le refus de sa demande, à un nouveau procès.

Encore un carton, mais celui-ci vient du commissariat et comporte les pièces du dossier.
Puisque Eulji est l'avocate de Jang elle vient la voir en prison, salle 9 ! Yoo-jin lui aussi visite la prison, l'infirmerie et son médecin pour en savoir plus sur Jang.

Lors d'une réunion avec son avocate Jang entend quelque chose sur la tablette de celle-ci qui lui fait un choc, elle s'effondre, pour la secourir il faut un défibrillateur, celui-là même qui clignotait dans la salle des fournitures alors que Yoo-jin attendait son collègue. Clignotait sans être branché !

Le médecin de la prison est appelé sur un autre cas, Yoo-jin se propose de s'occuper de Jang

Eulji regarde quand des perturbations électriques se manifestent, elle fait un pas, se prend les pieds dans le câble d'alimentation de l'appareil et tombe sur Jang alors que l'indication Salle 9 se détache et tombe sur le sol.

Dans le couloir de la prison deux brancards se croisent, Jang et Eulji sont chacune sur l'un d'entre eux, mais quelque chose s'est passé, l'esprit de l'un est passé dans le corps de l'autre... des étoiles filantes

tombent, la foudre frappe un hôpital, Eulji Hwa-sa admet difficilement que cette nouvelle situation ne soit pas un rêve alors que son double n'a pas repris connaissance.

Les personnages sont en place, les pions peuvent avancer, ils sont nombreux, chacun avec ses raisons d'agir, ses questions à solutionner ou ses secrets à préserver avec Mme Jang au milieu. Sans parler de l'adaptation de l'une au monde de l'autre...

La pièce tourne si vite que les visages des deux femmes semblent n'en faire qu'un.
Ça part bien.

Et de belles performances de la part des actrices principales : Kim Hee-seon (Eulji Hae-yi) et Kim Hae-Sook (Jang Hwa-sa).

L'Intelligence Artificielle craindra-t-elle à son tour d'être supplantée ?
Après avoir quitté l'enfer, et vu le monde, je décidai d'y retourner.
Démonter une montre n'implique pas de savoir, encore moins de pouvoir, changer l'heure qu'il est.
La réalité n'est pas un problème, c'est la refuser qui en est un.
Sans l'incendie je n'aurais pas perçu que j'étais de cendres. Sans les cadavres autour de moi je n'aurais pas compris que j'étais mort.
Les survivants remercient Dieu, les morts le maudissent !
Les films, ou romans, sur les mutants, génies ou psychopathes ne sont écrits par aucun d'eux.
Le meilleur de l'homo sapiens sera sa réduction à ses initiales.
On plante difficilement un couteau dans le dos de loin.
Une psychose n'est infernale que si elle laisse, parfois, entrevoir le réel des autres.
Personne ne le faisant, je suis obligé de dire du mal de moi.
Vanité, bêtise, ignorance, voilà la Trinité de l'homo ''sapiens''.
S.T. Joshi – Éditions ActuSF – 2019

Sous la direction de Christophe Thill
Traduit par Thomas Bauduret, Erwan Devos, Florence Dolisi, Pierre-Paul Durastanti, Jacques Fuentealba, Hermine Hémon, Annaïg Houesnard, Maxime Le Daim, Arnaud Mousnier-Lompré & Alex Nikolavitch

Nul n'est censé ignorer, sous peine d'être offert en pâture au Grand Cthulhu, que Lovecraft figure au sommet de mon panthéon personnel, aussi est-ce avec plaisir que je fais, enfin, état de la sortie en mars de cette année de l'imposante biographie consacrée à cet auteur par S.T. Joshi. Celle-ci fut rédigée entre 1993 et 1995 mais était inédite en français. Et heureusement, à l'époque la version éditée était réduite et que, depuis, de nombreux documents sur HPL ont été découverts et pris en compte par l'auteur qui décida donc de publier la version intégrale de son ouvrage. L'ensemble fait près de 1400 pages. Il fallait ça pour présenter un auteur dont la valeur et l'œuvre sont reconnue, se dégageant du monde du fantastique, ou de la science-fiction, pour prendre sa place dans l'histoire de la littérature. Le cinéma aurait son importance pour cela mais l'univers lovecraftien est difficile à rendre sur grand écran alors que les illustrations de qualité sont nombreuses. Nul doute que ceci sera facilité lorsque paraîtra une nouvelle traduction des textes de Lovecraft. Dans les années 50 le respect du travail original était moins strict qu'il l'est de nos jours où le traducteur doit connaître l'auteur autant que son environnement, imprégné du premier, comprenant le second il peut livrer une traduction aussi proche que possible de ce que voulait le rédacteur original.

''À l'Américaine'' cette bio suit son sujet au plus près, donnant noms et dates, soulignant chaque détail et citant ses sources à chaque fois pour ne rien, ou presque, laisser dans l'ombre. L'avenir pourrait apporter d'autres précisions par la découverte de textes encore inconnus ou de correspondances ignorées. Impossible de ne pas regretter que Sonia Green, épouse de HPL pendant deux ans, ait jugé bon de livrer les missives de son (alors futur) époux aux flammes.

Joshi recherche les origines de Howard en éliminant les inventions, ou croyances sincères, que celui-ci avait sur ses ancêtres, cherchant dans le passé des aïeux nobles ou important, mais anglais, lui qui longtemps se rêvait fidèle serviteur de sa majesté, portant perruque poudrée et costume. Nous voyons Lovecraft enfant dans une grande maison qui était un univers pour lui et un cadre prompt à lui offrir ce qu'il demandait, ainsi put-il laisser libre cours à sa curiosité scientifique et à son imaginaire mais en gardant des distances qui furent difficiles à réduire avec les autres. Encore qu'il soit préférable d'éviter les fréquentations trop vulgaires !

Le biographe évoque le décès du père pour une ''paralysie générale'' d'origine syphilitique, le comportement distant de la mère qui put se laisser aller à le déclarer ''hideux'', ses ''dépressions'' qui lui interdirent une scolarité ''normale''. Le lien est logique entre la vie et l’œuvre, changer la première serait altérer la seconde. Se demander ce qui serait arriver si... est un jeu mental, distrayant mais vain.

Contrairement à l'image que Jacques Bergier voulu dessiner de HPL celui-ci n'avait rien d'un reclus et aimait voyager autant que rencontrer ses amis et les recevoir chez lui, du reste il est probable que la correspondance dont le français se vantait ne fut qu'une invention de sa part. Une de plus, mais la question n'est pas là.

Impossible de laisser de côté les opinions raciales, racistes souvent, et sociales, presque socialistes sur la fin, de Lovecraft. Les remettre dans leur contexte historique et familiale n'est qu'une explication, pas une excuse. Pour autant cela n'empêcha pas Howard d'épouser une femme de confession juive. Mariage improbable mais qui eut lieu néanmoins, Lovecraft n'avait jamais semblé intéressé par le sexe, il est probable que ses expériences furent rares. Ces activités ne représentaient rien de passionnant pour lui en regard de l'art, de la science ou de l'esthétique.

Inutile, d'en rapporter davantage ici, la vie du natif de Providence se lit comme un roman, c'est un plaisir de le suivre à travers le temps, de connaître ses découvertes et influences, de partager sa curiosité, d'apprécier, ou non, ses lectures mais aussi ses difficultés. Si son jeune âge fut aisé il n'en fut rien par la suite et il connut des moments de vraie pauvreté tant il lui était difficile de vendre ses textes et lui peu désireux de faire des efforts pour y parvenir, aussi bien pour suivre les goûts du moment que pour présenter son travail de la manière requise.

Tout commença le 20 août 1890 à 9 h du matin. Pour certains artistes l'immortalité, fut-elle relative, n'est pas qu'un vain mot. Que penserait-il de ce qu'il est devenu ? Je pense qu'il en apprécierait certains aspects mais que le monde lui déplairait, la quantité est plus valorisé que la qualité, l'avoir se substitue à l'être et la machine est en passe de devenir intelligente, elle ! Qui sait s'il n'aurait pas un regard ironique se disant que la fin est proche pour cette espèce médiocre, et si elle arrive en même temps que la mort de la Terre alors ce n'est pas grave en regard de l'immensité de l'Univers.
J'aurais à dire sur ma ''relation'' avec Howard, cette édition étant en deux partie j'aurais le temps d'y revenir en mars prochain. Sauf si Cthulhu me rappelle en Sa demeure avant.
Laeta Kalogridis – 2018 – NETFLIX

2384. La science a progressé, désormais la conscience peut être numérisée, placée dans une machine, sauvegardée et transférée dans un autre corps, n'importe lequel. Un moyen pour qui dispose des revenus nécessaires d'approcher l'immortalité.
Takeshi Kovacs était un ''terroriste'', membre d'un groupe révolutionnaire, les Diplo ; un soldat qui s'était retourné contre la société et ses employeurs avant d'être tué. Sa personnalité avait été placée dans une geôle numérique où elle resta 250 ans avant d'être introduite dans un autre corps à la demande expresse de l'homme le plus riche du monde, Laurens Bancroft. En effet celui-ci vient d'être assassiné. Sa conscience ayant été sauvegardée deux jours avant son meurtre il ignore ce qui s'est passé et veut engager Kovacs pour le découvrir, tout en poursuivant un objectif personnel dont il se gardera bien de parler à son employé.

Kovacs n'est pas très content de la situation mais s'il refuse il va retourner dans l'obscurité et ce n'est pas une perspective qui l'enchante. Histoire de pimenter les choses il va se retrouver en concurrence avec une policière, Kristin Ortega, alors qu'il occupe le corps de Ryker, son ancien coéquipier et amant. La capsule contenant la conscience de celui-ci ayant été détruite tout retour était impossible.

Le monde que découvre Takeshi n'est pas meilleur que celui dont il se souvient, présent et passé se superposent, il se souvient de ce qui s'est passé, du jour où il a été abattu alors que des souvenirs du policier qu'il habite tentent de remonter à la surface. Il va pourtant profiter de la situation, de l'argent de Bancroft, affronter une société aussi violente que celle contre laquelle il lutta, inutilement.
Les romans de Richard Morgan posent de nombreuses questions, si, comme souvent, l'avenir présenté est dystopique l'évolution scientifique et le transfert d'esprits sont propice à s'interroger sur la nature de celui-ci. La mère d'Ortega par exemple est croyante et pense que la vie doit s'arrêter avec la mort et pas se continuer après celle-ci, avec un autre corps. La vie est unique, sacrée.

Nous sommes tous égaux devant la mort dit-on généralement, avec cette évolution ce n'est plus vrai et la résurrection se monnaie, elle permet des combats à mort pour le plaisir de quelques-uns. Les nouveaux gladiateurs n'ont pas à craindre le décès qui n'est plus ce que recherche les spectateurs mais le temps mis pour l'atteindre et la souffrance endurée.
La science n'a pas d'âme, ceux qui en profitent non plus.
Je sais de quoi je parle.

Prenez votre temps pour apprécier cette première saison, à voir et à revoir pour, en gardant la trame principale en tête, voir ce qui se passe à côté et qui en fait la richesse.
Les sentiers de la victoire avec les chants de la gloire,
Un pied de vénus avec un sabot de biche,
Un matelas de savon avec une bulle de mousse,
De la dentelle de chemise avec un col de Cambrai,
Un homme de course avec un cheval de caractère,
Un collier de bouteille avec des tessons de perle,
Une ceinture de boutons avec la guerre de chasteté,
Un nuit de folie avec un grain de tempête,
La mort des dieux avec la voix du cygne,
L'âge de chasteté avec une ceinture de raison,
Un sommeil dingue avec un violon de plomb,
La mort de l'oiseau avec le chant du cygne,
L'âge de folie avec un grain de raison,
Un tombeau du jour avec un bonheur de marbre,
Un sommeil de mousse sur un matelas de plomb,
Une femme de mousse sur un matelas de mauvaise vie,
Un bonheur de savon avec une bulle du jour.
Alfred Hitchcock – 1936 – 86'

Ashenden est un personnage de Somerset Maugham, héros des nouvelles du recueil éponyme dont fut tiré une pièce de théâtre. Pour son film Hitchcock associe deux récits, ''le traître'' et ''le Mexicain chauve'' à l’œuvre dramatique pour former un ensemble plus consistant permettant d'avoir un véritable film.
Le premier conflit mondial est en cours, Edgar Brodie (John Gielgud) est un auteur dramatique qui s'est engagé volontairement dans le conflit, héros de guerre, il est déclaré officiellement mort au combat, ce qui lui permet d'être utilisé discrètement pour les service secret de son pays sous le nom de Richard Ashenden. c'est donc un agent secret envoyé en Suisse, avec un complice, ''le Général'', un Mexicain vulgaire et désagréable, et une femme, Elsa Carrington, jouant son épouse, afin d'élimer un espion. Rien que de très normal jusque-là, si ce n'est qu'il en ignore le signalement. Leurs soupçons se portent sur un homme qu'ils convient à une dangereuse promenade en montagne alors que Elsa reste en arrière pour discuter avec l'épouse du supposé espion. C'est ''le Général'' qui se charge d'exécuter l'homme, la tâche répugnant à Ashenden, avant qu'il ne soit évident qu'il s'agit d'une erreur.

Finalement Richard et Elsa apprennent la véritable identité de l'espion, un homme qu'ils connaissent, charmant, sympathique, à mille lieues de l'image qu'ils en avaient. Il n'est pas trop tard pour intervenir et réparer l'erreur mais la jeune femme a été traumatisée par ce crime et ne veut pas en entendre parler surtout après s'être ouverte de ses sentiments à son partenaire.

Tous se retrouvent dans un train quand l'aviation britannique attaque...
Sir Alfred était mécontent de ce film, sans doute moins réussi que d'autres avec un thème et des personnages moins attachants pour le spectateur. Il permet pourtant de passer un excellent moment, et de visiter la Suisse, et ses fameuses chocolateries.





| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |