
Michiel Coxcie - Le Paradis

Michiel Coxcie - La Chute de l'Homme, l'expulsion du Paradis

Rembrandt - Autoportait au manteau de fourrure

Rembrandt - Autoportrait

Albrecht Dürer - Madonne avec enfant

Antonio Canova - Thésée dominant le Centaure

Michiel Coxcie - Le Paradis

Michiel Coxcie - La Chute de l'Homme, l'expulsion du Paradis

Rembrandt - Autoportait au manteau de fourrure

Rembrandt - Autoportrait

Albrecht Dürer - Madonne avec enfant

Antonio Canova - Thésée dominant le Centaure
Quand l'aube fut venue, que naquit le matin,
L'enfant déjà levé saisit son tricotin.
La vague est repartie, cruel raz-de-marée
Qui se fit l'instrument d'un destin facétieux.
Les calicots flottant, semblent désemparés,
Dans l'air la nicotine ferait tousser les dieux.
Reviendront la confiance et la foi en demain
Quand la guerre à son tour barrera le chemin.
La contrainte est l'amie que le poète viole
À coups d'alexandrins quand sa muse s'étiole.
Ces vers voudraient rimer pour orner ma pensée
Avant d'être à mon tour par l'effort lessivé !
Corneille était doué et Racine avec lui,
Pour enfiler les mots et nous gaver d'ennui.
Je vais donc achever cette œuvre laborieuse
Pour n'être pas lynché par la foule furieuse.

Lucas Cranach - Judith et Holoferne


Pieter Bruegel - La conversion de Paul


Bartholomäus Spranger - Vénus et Vulcain

Joos van Cleve - Lucrèce
Vernes – Coria – éditions du LOMBARD – 1989

Bruxelles, quartier de la Chaussée d'Anvers, Morane et Ballantine cherchent leur hôtel alors qu'au même moment une jeune haïtienne, Félicité Snake est arrêté par des policiers trop zélés.

Le plus stupide veut toucher le collier de Félicité avant qu'elle n'ait le temps de l'en empêcher, et celui-ci le mord. Le temps que les flics reviennent de leur surprise la jeune femme a disparu.
Plus loin elle croise nos amis toujours à la recherche de leur logement, quelques secondes plus tard ce sont les policiers qui demandent s'ils n'ont pas vu passer une fille, une ''bougnoule'' avec un drôle de collier.

Dix minutes plus tard ils retrouvent leur résidence et le lendemain se retrouvent au poste de police où le commissaire Magritt leur présence le docteur Blackie Van Herp, herpétologue qui leur parle de l'agent Franz Kakelbroek décédé la nuit suivante d'une morsure d'élapsidé. Depuis quelques temps Bruxelles connaît nombre d'incidents liés à des reptiles parallèlement à de nombreux graffitis.


Opportunément ils sont avertis qu'un crotale s'est introduit dans un immeuble. C'est le moment pour Van Herp de montrer ses compétences. Le serpent se retrouve capturé et la victime peut expliquer comment le serpent apparut chez elle en sortant de son sac.

Est-il question de terrorisme ou d'adorateurs du serpent ?
L'herpétologue est-il sur une piste ? La nuit suivante il est agressé et se retrouve avec une double fracture du crâne. Dans sa main il tenait un sachet contenant une dizaine de timbres de collection. En attendant Morane appelle le professeur Clairembart pour avoir le meilleur antivenin que celui-ci possède.

Ensuite, en compagnie de Bill, il se rend au marché aux puces, où le professeur fut découvert inanimé. Là ils aperçoivent un vendeur de timbres mais aussi la jeune femme à l'étrange collier qui se rapproche dudit vendeur. Morane tente d'engager la conversation mais Félicité est méfiante. Il a quand même pu vérifier que le collier en était vraiment un et pas un serpent comme la fois précédente. Bob décide de suivre Félicité, Bill se contentant du commerçant.

Le premier suit sa cible jusqu'à un immeuble inhabité, le second jusque dans une banlieue peu amicale. Puisqu'il est là Ballantine décide de continuer jusqu'à la porte du vendeur de timbre. C'est l'occasion de découvrir son véritable nom, et de l'observer par le trou de la serrure, remarquant ainsi qu'Antoine présente des mains couvertes d'écailles.

Les deux hommes se retrouvent à l'hôtel, comme prévu, où chacun peut raconter à l'autre ce qu'il a remarqué avant de décider que la piste la plus simple est celle de M. Hixe. Comme il n'est pas chez lui il est simple pour Bob et Bill de pénétrer dans son appartement. Avant de découvrir qu'il a un gardien, rampant, et particulièrement dangereux.

Leurs réflexes sont assez vifs pour s'échapper mais ils sont heureux de retrouver à l'hôtel les remèdes promis par le professeur Clairembart.

Pourquoi, cette fois, ne pas suivre la trace de Mlle Snake ? Les planches ne résisteront pas à la force de Bill, et de sa barre de fer. L'immeuble paraît vide mais dans la cave ils découvrent une citerne, une échelle. Une invitation à laquelle ils ne résistent pas d'autant qu'en bas ils découvrent une galerie et sur le sol des traces de chaussures féminines.

Autant les suivre, nouvelle version du Petit Poucet ! Reste à trouver l'ogre, il pourrait bien avoir des écailles. En attendant ils tombent sur un spectacle étonnant.

Bob et Bill ne sont pas hommes à craindre des reptiles, ce serait plutôt le contraire, quand à mademoiselle Snake, attention, si vous la rencontrez à ne pas toucher son collier.

Rions un peu :


Christ Fedak/ Sam Sklaver – Warner Bros – 2019

Un père aime son fils, il arrive qu'il le lui dise, mais rarement alors que police vient de le menotter et attend pour l'emmener. Le Dr Martin Whitly est chirurgien cardiaque, réputé il a donné son nom à une intervention, son métier explique son surnom de serial-killer. Il ne dispose que de quelques minutes pour parler à ce fils, Malcolm, qui vient pourtant de le dénoncer.

Soupçonné d'au moins 23 meurtres le docteur Whitly est un pervers narcissique et manipulateur, sont-ce les seules raisons lui faisant dire à Malcolm qu'ils sont pareils ou veut-il transmettre un poignard en guise de témoin à la génération suivante ?

Ce qui serait une bonne idée, non ?

Les années ont passées, Malcolm a suivi des études de psychologie et criminologie pour devenir profileur et travailler avec le FBI, mais il supporte mal la lourdeur des protocoles et quand il parvient à identifier un tueur, boucher de son état, qu'il trouve le moyen d'entrer en contact avec lui, à lui faire baisser son arme, il supporte mal qu'un con de marshall soucieux de sa publicité le tue par derrière afin de passer, facilement pour un héros. N'y aurait-il eu que cela que les choses auraient pu en rester là mais quand le ''héros'' l'appelle ''my son'' Malcolm lui flanque son poing dans la figure.



Ça détend mais c'est mal vu, la preuve, il va être viré du FBI, une institution qui préfère le règlement à l'efficacité, la norme à l'exception, d'autant que l'hérédité du profileur pourrait lui jouer de mauvais tour.

Mauvais ?
Malcolm est au chômage, l'occasion de reconsidérer sa vie, et voilà qu'il tombe sur une vieille connaissance, Gil Arroyo, un lieutenant du NYPD qui l'attend et lui propose un poste. Ce policier est justement celui dont il sauva la vie vingt ans plus tôt en le prévenant que son père allait l'empoisonner avec le thé qu'il lui proposait. Depuis Arroyo fait un peu office de père par procuration pour contrebalancer l'influence du véritable géniteur.

L'offre est irrésistible ! Un crime se présente, parfait pour que le petit nouveau fasse ses preuves en même temps que la connaissance des équipiers du lieutenant, lesquels pourraient avoir des réactions contrastées.

Malcolm a tôt fait de comprendre ce qui s'est produit, de définir le modus operandi du tueur, et cela lui rappelle des forfaits de son père, une série de 4 meurtres commis rapidement.

Arroyo avait déjà compris avoir affaire à un imitateur, et qui mieux que le fils de l'original pour le capturer ?

Malcolm va faire un tour dans le passé, et au passage croiser sa mère, laquelle s'inquiète pour lui, ce en quoi elle n'a peut-être pas tort, s'il allait bien prendrait-il ces médicaments le matin, s'attacherait-il la nuit, ferait-il ces cauchemars comme si le passait toquait à sa porte.

En attendant le travail commande et Malcolm, qui a remplacé Whitly par Bright ce qui est révélateur, est prêt à livrer un profil à l'équipe d'Arroyo. Dommage qu'il soit imparfait !

Les 3 premières victimes ont un point commun, qui amène les policiers à manquer se faire tuer et Malcolm à se saisir d'une hache pour un usage que les dirigeants du FBI n'auraient pas aimé.

Des dessins de la main du ''Chirurgien'' découverts incitent le profileur à retourner voir son père, comme si celui-ci n'attendait que cela. Malcolm cherche dans les dossiers de son père dont la cellule est un vrai cabinet.
Si son père l'aidait...

Qui de mieux placé que le fils d'un tueur pour en analyser d'autres, sinon le tueur lui-même ? Malcolm ne peut nier sa parenté et préfère utiliser cet héritage d'une manière qu'il juge positive en tachant de garder sa lucidité pour arrêter des assassins et pas pour en devenir un.

Une partie d'échec commence et l'intérêt de la série se situe là plus que dans la recherche de criminels dont nous supposons qu'ils se feront prendre les uns après les autres.

L'hérédité face à la lucidité ! Que va ressentir Malcolm en plongeant son regard dans un abîme qu'il ne peut fuir ? Aura-t-il le vertige et y cédera-t-il ? Regarder par-dessus son épaule est fascinant pour qui peut s'interroger...

Hannibal Lecter aurait pu avoir un fils.
Qui sait si ce n'est pas le cas, au moins spirituel !

Le fils sera-t-il prodigue comme son père le souhaite ?


Raffael - La Madone

Parmigianino - Eros

Parmigianino - Autoportrait dans un miroir convexe

Lorenzo Lotto - Marie, Jésus, Sainte Catherine et Jacob

Parmigianino - La conversion de saint Paul

Logifiel : Programme incitant celui qui l'utilise à s'intéresser à l'illégalité pour en découvrir les, nombreux, avantages.
Logomane : Parler, parler encore, parler toujours, puisque cela fait sérieux, mais pour ne rien dire ce qui est moins inquiétant. Surtout ne pas inciter à la réflexion des individus que cela déstabiliserait.
Maladiction : Certitude que le destin s'acharne sur nous en nous faisant tester des affections de plus en plus graves alors que d'autres passent à côté comme si notre ADN était un attracteur de ''mauvais'' gènes. Peut amener à se voir comme la victime d'essais fait par... mais chut ! En parler est dangereux.
Mangheure : Rite, habitude, comportement, toute attitude destinée à distraire notre perception du temps.
Minuinette : Personne qui oublie son âge pour sortir la nuit en pensant qu'il sera imperceptible, principalement de qui aura préalablement abusé de boissons alcoolisées.
Misérophage : Individu trouvant dans la fréquentation et l'aide apporté à plus pauvre que lui une raison de vivre suffisante. Par e biais peut arriver à un âge bien plus avancé que celui de ceux, et celles, qui auront profité de son soutien.
Moi : Se désigner sans se nommer ni se définir pour revendiquer une réalisation, une possession, une ambition. Moyen de se donner une réalité, une pensée, un être intérieur qui nous représente sans pour autant nous englober en totalité.
Monde : Définition de la réalité perceptible, de l'environnement dans lequel évolue l'homo sapiens bien qu'il perçoive qu'existe au-delà des limites qu'il a posé une autre réalité qu'il imagine comme un autre monde où se trouve ce qu'il ne comprend pas.
Nécroïne : Drogue permettant de rester à la frontière de la mort sans jamais la franchir, donnant l'impression de deviner ce qu'il y a de l'autre côté jusqu'à vouloir tenter une dose plus importante. La première forme était non chimique mais verbale et basée sur ce qui à l'époque s'appelait religion. Fut déconsidéré par les effets secondaires, pour ne pas dire les dommages collatéraux provoqués.
Nécrophile : Partisan des familles décomposées.
NécrophiLee : Voir en un individu pourtant très peu connu une représentation d'une mort qu'il serait possible d'approcher, de frôler jusqu'à en sentir l'haleine glacée sans pour autant lui céder. Bien qu'il fut seul à jamais avoir su, ou dû, profiter de cette expérience d'autres s'en imaginent capables. À ce jour ceux qui s'y essayèrent ne purent s'empêcher de traverser la frontière.
Nocetalgique : C'était le bon temps, nous étions jeune et beaux. Et tu rentrais dans ta belle robe blanche !
J'ai commencé mes tests sur des animaux, ensuite je suis passé aux rats.
Il en est du passé comme d'une tunique de Nessus, un poison mortel
dont il est impossible de se débarrasser.
Quand on me connait un peu je suis intrigant, quand on me connait
un peu trop je suis inquiétant.
Il est des portes à sens unique qui ne se referment pas. Il convient de les ouvrir avec précaution.
Il existe des sous-espèces culturelles autant qu'animales.
Tant de gens souffrent de brumes de cerveau.
Plus que haut en couleur, je suis bas en noirceur.
La vraie monstruosité a un si beau sourire.
Elle m'a fait courir avant de m'attraper.
C'est toi qui sur mon front écrivit vérité quand les autres y inscrivirent mensonge !
Qu'y aurait-il de pire qu'un pion connaissant les règles du jeu ?
Les souvenirs qui murmurent sont plus effrayants que ceux qui hurlent. La vie c'est émerger d'une pyramide de charognes et attendre de la rejoindre.
- Où vas-tu ? Me demanda-t-elle d'une voix à peine audible.
- Ailleurs, répondis-je sans m'engager.
- Tu vas y rester longtemps ? J'ai acheté du vin pour ce soir.
Je pris le temps de la réflexion, l'offre était alléchante mais le piège trop grossier pour que je m'y laissât prendre, sans doute dans l'alcool aurait-elle rajouté de la mort-au-rat, la soude dans mon potage m'avait déjà donne des aigreurs.
- Plus plus que d'habitude, finis-je par répondre.
Son mutisme en dit long sur sa déception.
- Tu feras réchauffer, tu sais que le chat est meilleur comme ça.
- Meilleur que le rat, lui y se garde pas.
- Je laisserai la bouteille sur la table.
- D'accord. N'oublie pas d'embrasser les enfants.
- Mais... tu sais bien qu'ils sont morts.
- Les quatre ?
- Mais oui.
- Quand ?
- Depuis 10 ans.
- Déjà, ça passe. Tu n'oublieras pas ta tisane.
- Celle avec le cyanure ?
Je fus étonné qu'elle le sache.
- Ben oui, dis-je, dans un moment de sincérité, tu es au courant.
- Forcément, c'est la cause de ma mort.
- Ta mort... Là je me dis que quelque chose ne tournait pas rond.
- Tu as oublié, ça ne m'étonne pas, toujours la tête ailleurs.
Ailleurs, bien sûr, c'est là que j'allais ce matin, dans la cour de la prison.
- Encore vos hallucinations M. Lee ?
Je regardais l'homme qui venait de parler, son visage me disait quelque chose.
- Vous savez que votre peine a été commuée, je suis votre infirmier.
- Ah bon ?
- Prenez vos médicaments, tout va bien. Ensuite je vous accompagne à l'association, c'est vendredi.
J’acquiesçai sans y croire, je savais que le vendredi n'existait plus mais ça eut l'air de lui faire plaisir.
Les cris venant du couloir me semblaient un doux murmure.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |