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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 09:00
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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 09:00

VERNES – CORIA – Éditions du LOMBARD – 1990


À Srinagar Bob Morane, comme à son habitude explore une échoppe, Chez Wong, en quête d'un objet rare alors qu'à côté de lui un touriste renverse un Chien de Fo censé avoir appartenu à un pèlerin mort de froid dans la passe de Sin-là. L'indélicat paye les cent dollars réclamés mais refuse les débris sur lesquels Morane se penche en remarquant un papier qui était dissimulé à l'intérieur.

Le commerçant affirme qu'il ne peut s'agir que d'une blague mais sitôt Bob parti se rapproche de son fils qui convient qu'il est temps d'agir pour éviter la colère du masque de Jade.

Morane se rend chez le capitaine Byrne cité dans le message mais son usage du heurtoir reste sans réponse. Inquiet le français entre et découvre le capitaine grièvement blessé qui a tout juste le temps de lui glisser quelques indications et, surtout, de prévenir Sandrah Anderson, fille de l'auteur du message.

Chez la jeune femme il est agressé par un tueur qu'il met en fuite avant de faire connaissance avec la jeune femme à laquelle il explique l'enchaînement qui le conduisit chez elle. C'est elle qui lui raconte l'histoire du masque de jade.

Ensemble, pour en savoir plus, ils décident d'aller chez Wong chercher d'autres indices. S'introduire chez le commerçant est aisé mais ils se font surprendre et, sous la menace, doivent

sortir pour une petite promenade qui ne devrait pas être de santé. Sandrah est menacé pour que Bob dise ce qu'il sait. Mais Morane saisit une opportunité pour frappé le bourreau et le faire basculer dans le vide après quoi il demande à la jeune femme de le libérer.

Ils l'ont échappé belle.

Pas question d'en rester là, Morane et Anderson décident de partir pour Tsan-Chan aidé par les indications du message. Leur voyage commence bien mais ils sont victimes d'une embuscade dont ils se tirent de justesse grâce à une avalanche provoquée par les tirs de leurs assaillants. Leurs yaks étant morts ils doivent continuer à pied. Un matin Morane se réveille alors que sa compagne a disparu en laissant un message affirmant qu'elle est partie en exploration par incapacité à contenir son impatience.

La découvertes de corps lui fait comprendre que Sandrah est prisonnière, il se lance à sa poursuite, bien décidée à la libérer.

Ce qu'il fera en faisant basculer une statue sur le camp des brigands.

Il est temps de repartir, traverser le désert de Shaggaï sera difficile.

Cette fois c'est Bob qui part en éclaireur pour trouver de l'eau, en fait c'est leur destination qu'il va découvrir, avant d'être capturé pour être jeté en prison où il retrouve, juste retour des choses, Everett Anderson !

Il apprend vite comment mettre fin au règne du masque de jade, reste à y parvenir.

Justement Morane est mis en présence du chef avec lequel il se bat, sans se douter qu'il aurait affaire à un combattant aussi averti. Le sort de Bob semble définitivement réglé et son avenir limité à la colline aux ossements où ses restes devraient être livrés aux vautours.

Heureusement, et sans surprise pour le lecteur Sandrah intervient à temps pour le tirer de ce mauvais pas, ne reste à notre duo qu'à libérer Anderson et à mettre fin au pouvoir du masque de jade.

Il est probable qu'ils y parviendront...

 

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 09:00

 

 

 

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 09:00

Quentin Dupieux – 2018 – 73'

Un homme en slip dirige un orchestre sans que sa tenue perturbe ses interprètes, jusqu'à l'arrivée d'un fourgon de police d'où descendent des agents. À leur vue le maestro s'enfuit et se fait courser par les policiers qui le rejoignent et le conduisent jusqu'au commissariat où Champonin écoute un concert dans son bureau alors que l'inspecteur Buron est au téléphone pour trouver quand fixer un rendez-vous avec un correspondant invisible. Aucune date n'est possible jusqu'à ce que l'homme en face de lui fasse remarquer qu'il reste le vendredi. Proposition acceptée.

Cela dit cela ne va pas empêcher Buron de reprendre l'interrogation de son vis-à-vis, Fugain, qui lui fait remarquer qu'il est tard, qu'il a faim, sans que cela émeuve beaucoup le flic qui lui donne une moitié de friandise qui traînait dans son bureau avant de reprendre son interrogatoire.

Fugain en effet témoigne de sa découverte d'un cadavre, un homme trouvé au pied de son immeuble, baignant dans une mare de sang, comme il se doit. La relation des faits surprend Buron, pourquoi Fugain chercha-t-il l'identité de la victime avant d'alerter les secours ? Pourquoi fit-il tant de va-et-vient, rapportés par une voisine trop curieuse, dans les heures précédent sa trouvaille ? Le témoin, et suspect, explique ses allers et venues, son discours est cohérent, trop pour Buron qui est soupçonneux par nature et par déformation professionnelle. Même la présence du fer à repasser est expliquée !

Durant l'interrogatoire le policier doit sortir pour aller retrouver son fils, il demande à son collègue, Philippe - lequel ponctue chacune de ses phrases par ''c'est pour ça'' habitude prise à son épouse - de garder un œil sur leur invité. Celui-ci aurait du mal à faire plus, il est borgne. Sans vergogne il avoue, pour discuter, que son père falsifia ses résultats de l'examen d'entrée dans la police. Sa méfiance va lui coûter cher, en effet, voyant une équerre il l'imagine comme un arme et l'emporte. Maladroit il tomber et se la plante dans l'œil, mourant sur le coup. Fugain est embêté, on le serait à moins, et cache le corps.

Buron, revenu, reprend ses questions et nous le verrons entrer littéralement dans les souvenirs de Fugain. Il sera étonné quand l'épouse de Philippe, avouant au passage qu'elle est enceinte, c'est pour ça, viendra voir son époux, et ne le trouvera pas. Fugain expliquera que l'adjoint, malade, dut sortir du bureau pour n'y plus revenir.

Encore une explication crédible.

La minute suivante c'est Champonin qui débarque en tenant le rapport d'autopsie. L'ayant lu il le résume à son collègue qui est fort étonné de ce qu'il entend. En partant Champonin trouve quelque chose de bizarre sur le sol, un œil. Il le reconnaît, c'est celui de Philippe... qu'a-t-il bien pu se passer ? Un vrai coup de théâtre est sur le point de se produire, et, plus étonnant encore...

73 minutes est la durée parfaite pour un film qui joue sur l'humour, des dialogues rapides, bien écrits, et parfaitement dits par une distribution impeccable. Sans oublier, mais l'affiche le dit clairement, des références cinématographiques toujours en lien avec l'histoire, et c'est méritoire.

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 09:00
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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 11:41

- Bravo commissaire, je vous félicite.

- Est-ce vraiment utile ?

- Pourtant… Je pensais terminer ma carrière sans être pris,

un successeur aurait pu surgir de la masse et poursuivre

mon œuvre.

- Œuvre n’est peut pas le mot que j’emploierai pour qualifier

vos actes.

- C’est votre point de vue, compréhensible, nous sommes

chacun d’un côté de la barrière n’est-ce pas ?

- On dirait en effet.

- Et pourtant en vous connaissant je me suis posé des

questions à votre sujet.

- C’est gentil.

- Je crains qu’il n’y eut jamais rien en moi susceptible de

mériter ce qualificatif depuis que je suis né, du moins depuis

que je suis capable d’agir à ma façon.

- Je suis loin de tout savoir à votre sujet.

- Cela viendra, nous serons amenés à nous rencontrer

souvent n’est-ce pas ? Vous me questionnerez, plongerez

dans mon enfance, chercherez l’origine de mon

comportement.

- Routine, et je peux laisser cela à d’autres plus intéressés

par votre cas que moi.

- Vous n’en ferez rien, sinon vous n’auriez pas pris le risque

de venir m’arrêter seul. D’aucuns penseront que c’est par

vanité, pour recevoir les félicitations des médias et de vos

supérieurs. Moi je sais qu’il n’en est rien, ce n’est pas votre

motivation.

- Perspicacité logique, sans cette capacité vous seriez

enfermé depuis longtemps, une carrière criminelle durant

plusieurs décennies est rare, surtout aussi productive.

- Vous ne savez pas tout cher commissaire, vous verrez… J’ai un petit musée personnel dont je vous ferais les

honneurs avec un souvenir de chacune de mes victimes.

Rien de spectaculaire, un objet simple qui passerait inaperçu

pour qui en ignore l’histoire mais pour qui en sait la

provenance cette babiole est une porte sur des souvenirs,

des émotions…

- Des émotions ?

- Le mot convient, je n’ai jamais tué froidement malgré que

mon comportement semblait indiquer le contraire,

extérieurement j’étais calme et maître de mes gestes mais

intérieurement c’était un torrent de sensations comme peu

en connaissent, fussent parmi mes… Comment dire ? Mes

semblables en crimes, s’il y en a !

- J’en doute.

- Il y aura pire vous le savez, c’est dans la nature humaine

de… de progresser.

- Oui.

- Vous souriez ?

- Pourquoi pas ?

- C’est signe que j’aie raison, nous nous ressemblons

commissaire.

- Et alors ?

- Vous avez choisi le bon côté. Encore que bon soit un mot

ambiguë, disons celui socialement admirable alors que le

mien est officiellement réprouvé en étant culturellement

exploité. Logiquement bien sûr, je ne vais pas m’étonner. La

différence est ténue entre nous.

- Sinon vous seriez mort et mon mérite n’en eut pas été

diminué pour autant.

- A moins que vous n’ayez voulu en savoir davantage sur

moi.

- Vous avez peu à m’apprendre malgré votre suffisance.

C’est elle qui nous sépare, vous croyez avoir maîtrisé vos

pulsions ? Elles furent assez fortes pour vous emporter, pas

pour vous submerger. Oui, j’aurais pu vous tuer, j’en ai eu

l’envie mais alors j’aurais cédé et nous nous serions

ressemblé ce qui est moins le cas que ce que vous croyez.

- Peut-être avez-vous raison commissaire. Mais où cette

différence est-elle née ?

- Bonne question… Dans l’imaginaire ! Vous êtes un

matérialiste, un tangible, vous avez besoin de toucher,

besoin de concret, besoin de voir devant vous, de sentir…

Moi pas, je fais la différence. Enfant j’écrivais les histoires

étranges qui me passaient par la tête, si elles y étaient

restées… Je sais que j’aurais pu vous tuer et cela me suffit.

- Cela prouve que vous êtes plus fort que moi ?

- Oui.

- Pire ?

- Presque…

- Vous êtes un prédateur n’est-ce pas ?

- Oui, mais j’ai appris que le mouton n’avait pas beaucoup

de goût alors j’essaie de chasser les loups.

- Comme moi ?

- Oui… Et à chaque fois je suis déçu ! Vous êtes tout juste

bon pour le méchoui… Mais je ne désespère pas pour autant

en sachant que…

La phrase du policier se perdit dans le hululement des

sirènes de ses confrères.

Par habitude il rangea ses crocs.


 

Qui sait s’il n’avait pas quelque regrets malgré tout…

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 09:00

Hets – Alf Sjöberg et Ingmar Bergman – 1944 – 101'

Widgren est un lycéen qui se rêve violoniste. Parmi ses professeurs il en est un qui se détache, son enseignant de latin, que ses élèves surnomment Caligula tant il semble prendre plaisir à terroriser et humilier ses élèves en commentant des devoirs qu'il note avec une dureté qui laisse penser qu'il y prend plaisir. C'est ce que pense Widgren qui vit très mal cette situation. Heureusement tous les professeurs ne sont pas ainsi et d'autres sont plus compatissants.

Un soir le jeune homme croise une jeune fille, forcément, Bertha, la fille du tenancier du bureau de tabac. En état d'ébriété elle lui raconte sa vie et son désespoir. Il n'en faut pas plus à Widgren pour tomber amoureux d'elle mais un peu plus pour apprendre qu'un homme la terrorise et, dit-elle, veut la tuer.

L'avenir va donner raison à Bertha et Widgren qui veut en savoir plus enquête comme il peut jusqu'à découvrir que l'ombre qui pesait sur sa conquête pourrait bien être ce professeur terrifiant.

Encore faut-il ne pas se fier aux apparences et, grandir, c'est souvent perdre ses illusions pour affronter une réalité rarement à la hauteur de ses attentes, comme le jeune Widgren va en faire la cruelle expérience.

Entendons-nous, si vous voulez rire sachez que le scénario de ce film est signé Bergman, son premier porté à l'écran mais ses thèmes sont déjà là. Le temps pris pour présenter personnages et contextes est long, à l'époque c'était normal, aujourd'hui ce respect, compréhensible, n'aide pas ces œuvres.

Un noir et blanc parfaitement utilisé,  un placement de caméra suivant les personnages et en renforçant le caractère. Sjöberg maîtrise son art et sait diriger des comédiens qui parviennent, presque, à faire oublier le soucis évoqué plus haut.

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 19:30

J'ai mis un pseudo dans mon vain.

Comment lutter contre mes démons, j'en suis un !

L'abîme fut mon berceau.

Je suis le seul chasseur dévoré par ses proies.

Le pire n'est pas que je m'interroge mais que je cherche l'origine de mes interrogations.

À jouer aux échecs contre soi on gagne rarement mais on peut faire durer la partie.

La plus haute aspiration du peuple est d'être utilisable, pas utile.

Si l'environnement altère l'ADN il en fait autant des processus mentaux et leurs expressions psychologiques et comportementales.

Qui nous sommes a 3 millions d'années, ce qui nous constitue en a 14 milliards.

La morale est un bâillon sur l'intelligence qui questionne.

L'abîme nous regarde.

L'aspiration anthropique est une société amniotique.

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 09:00

Dans son dos la rame repartit, machinalement il regarda sa montre, découvanté par l'axisme qu'il découvrit, il se faufila entre les blatons attendant sur une jambe l'arrivée du métro suivant. Qu'ils paissent ! pensa-t-il, en accélérant le pas, la souriture qu'ils affichaient dissimulait mal leurs crocs de schmoldus anorexiques et patients. Il descendit l'escalier, prit l'encoulure sur sa droite afin d'atteindre la sortie sans risquer de tomber sur un ecchynausérappuant qui risquerait de lui demander un ticket qu'il n’ait pas ou l'argent qu'il venait de piquer à une vieille blatonne en fauteuil croulant.

Le souffle frais l'avertit qu'il approchait du but, il respira en apercevant le ciel, l'oubliétude envahit son regard d'un tentacule il essuya son front, juste entre les cornes qui trahissaient son âge. Quelques notes d'une amorelle à la mode l'escortèrent jusqu'à l'air libre. Enfin se dit-il, avant que le baslajer ne le téléporte jusqu'à l'abattoir.

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 19:30

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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