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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 19:30

 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 18:25

 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 09:00

Devant le nœud gordien, César sur sur monture

Contemplait l'avenir et Rome à sa portée.

Chevauchant le destin et la postérité

Ses troupes avançaient en faluche et armure.

 

Gourmand de cacahuètes, l'empereur arrogant,

Se voyait dans l'Histoire par sa contribution

Statufié en métal, glacé et sans passion,

Fier des sabots d'airain pataugeant dans le sang.

 

Fatum des conquérants : l'ego démesuré,

Vainqueur des innocents, se nourrissant d'offenses,

Méprisant droits et lois, la vieillesse et l'enfance.

Être élu par les dieux c'est l'Olympe assuré.

 

Ainsi crus-je, et voulus-je, tout en restant relax,

Dépasser tous les rois, enfin tourner l'hapax (romana).

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 19:30

Egon Schiele - Mère et ses enfants II

Egon Schiele - 3 femmes debout

Egon Schiele - Fille

Egon Schiele - 2 squatteuses

 

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 09:00

 

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 18:00

Est-ce son image cette chose qu’il voit devant lui, cette forme fantomatique et lointaine comme un cauchemar qui l’attendrait ? Il ne sait plus ; depuis le temps qu’il évite de lever les yeux quand il passe, rarement, dans la salle de bains il ne lui reste qu’une vague idée de ce à quoi il ressemble.

Mais encore trop nette !

Il se laisse aller, contre la vitre son front cherche un peu de fraîcheur, en vain. Mauvaise solution, autant retourner vers la table. La vieille chaise geint sous son poids. Sa main instinctivement trouve le verre, vide ! Un effort, prendre sa respiration, récupérer ses forces et transférer le contenu de la bouteille dans le verre, jusqu’à la dernière goutte. S’il pouvait la presser comme une éponge il le ferait.

Par habitude il garde la tête baissée et plonge son regard dans l’alcool, c’est bien son reflet qui danse au cœur du liquide doré, ainsi il a presque bonne mine, à tel point qu’il hésite à boire, ne serait-ce pas une forme d’anthropophagie ? Il sourit de sa pensée, les occasions ne sont pas si fréquentes ! Même les paupières closes il ne sait plus oublier.

Autour de lui les souvenirs dansent et se moquent, le whisky, comme un médicament, pris depuis trop longtemps n’agit plus. Dans un coin sa machine à écrire est couverte d’un linceul de poussière, jadis…

Il ne saurait même plus trouver les touches, encore moins dénicher une idée dans ce qui lui reste de tête, autrefois…

C’est loin comme une autre vie qu’il crut sienne avant qu’elle ne l’abandonne à ces démons qui l’accompagnent depuis si longtemps qu’ils ne doutèrent jamais de leur victoire. C’est héréditaire entendit-il souvent dire “les chiens ne font pas des chats”. Il ne répondait pas, le temps a donné raison à ces oiseaux de mauvaise augure, il ne pouvait pas y échapper, il ne…

Un effort, il se lève, soupire en se raccrochant à son siège le temps que le parquet cesse de bouger, il le connaît trop pour succomber à sa tentation. Quelque pas, sa veste, la porte. Elle claque dans son dos, encouragement qu’elle lui octroi quand il sort le soir. Cette fois c’est différent, dans la rue il ne tourne pas à droite, vers le bar mais à gauche, vers la place. De ce côté le vent est plus violent. L’air vif le soulage. Il ne fait pas attention aux fenêtres derrières lesquelles se terrent sûrement d’obscurs observateurs. Il avance vers les quais qu’il longe jusqu’à ce vieux pont suspendu, le plus ancien de la ville. Depuis combien d’années n’avait-il pas parcouru ces quelques centaines de mètres ? Beaucoup trop pour qu’il s’en souvienne. La rambarde de fer, le chant de la bise dans les câbles, la solitude de la nuit, tout est parfait.

C’est sa vérité qu’il distingue quelques mètres plus bas dans la sérénité moqueuse du fleuve, un petit effort… Un moment il reste en équilibre mais l’image du passé lui tend les bras alors que celleS du futur lui ressemblent.

Personne ne l’entend, fut-il jamais là ?

Je crois que j’ai bien fait de choisir le clavier et non la bouteille !

Quoi que…

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:30

Fröken Julie – Alf Sjöberg – 1951 – 91' 

C'est le soir de la Saint-Jean, une date importante pour Mademoiselle Julie. En l'absence de son père elle en profite pour se divertir en organisant une fête avec ses valets, Kristine et Jean. La maîtresse de maison invite celui-ci à danser mais il refuse. Il faut que Kristine le tance pour qu'il accepte.

Plus tard dans la soirée alors que Kristine s'est endormie Julie se fait séductrice, Jean voudrait résister à la tentation, il sait que sa maîtresse ne doit pas le devenir sous peine de complications mais la chair est faible et il devient son amant.

Après la nuit vient le matin, et avec les lueurs de l'aube une vision des événements moins romantique, débarrassée de l'émotion du moment, des pulsions nées quand tabous et interdits s'estompaient. Attirance et répulsion cessent parfois de s'opposer pour, ce combinant, générer un aphrodisiaque qui, l'effet premier passé, se transforme en un toxique envahissant l'esprit jusqu'à ne plus le laisser en repos.

Julie regrette ce qui s'est passé, mais il est trop tard bien sûr. Chacun retrouve sa place, son rang, sa position, et elles ne sont pas identiques, loin de là, encore moins à cette époque où le serviteur fait partie des meubles, où c'est à peine une personne. Les strates sociales ne sont pas censées être perméables, au contraire. Le drame est en place, la souillure ne pourra disparaître que d'une façon, définitive.

Est-ce une forme de malédiction à laquelle céda la jeune femme, tenant de sa mère, femme venue du peuple, en ayant gardée des élans vers ceux que le hasard de la naissance plaça du mauvais côté de la société ?

Sjöberg se plait à montrer les rapports de domination et de soumission, suivant en cela l'esprit de la pièce de Strinberg, il ne semble pas choisir un camp. Il eut été si facile de faire des serviteurs des victimes, mais non, ici ils apprécient leur pénible condition, servir leur tient lieu d'utilité, ils n’ont qu'à subir, c'est plus simple. La classe dirigeante se complait à humilier son personnel, finalement les rôles sont bien répartis et personne ne semble désireux de les remettre en cause.

La campagne est belle devant la caméra de Sjöberg qui joue autant du positionnement de sa caméra que du noir et blanc pour faire oublier qu'il s'agit de théâtre filmé, réussite moins marquée quand les scènes se passent dans la cuisine. Qu'importe, magie et fascination opère, principalement grâce à l'interprétation et la présence de Anita Björk.

Il s'agit, parait-il, de la meilleure adaptation de cette pièce, elle reçut en 1951 la Palme d'or au festival de Cannes, partagée avec Miracle à Milan de Vittorio de Sica. Ce n'est pas une comédie, mais vous le saviez déjà.

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 19:42

 

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 09:00

Ils s'absorba dans un silence mélancolique, sa triste condition le peinait, survivant des durs combats de la dernière bataille il souffrait de devoir endosser la responsabilité d'avoir échappé aux troupes sanguinaires du Minotaure, cet être fabuleux et invincible dont le rire résonnait désormais sur le monde, libéré de sa prison par une invocation irresponsable d'une enchanteresse débutante.

Marcher lui était difficile, la limaille collait à ses bottes, ralentissait sa progression, parfois, au loin, il entendait les trompettes des armées adverses, les terminautaures, qui riaient de leurs triomphes et se rapprochaient dangereusement ; où qu'il tournait son regard il voyait les flammes dévorant son passé, rongeant un avenir qu'il savait limité. La politique de ses ennemis était simple : Aucun rescapé !

Peut-être serait-il le dernier à céder. Il buta sur une pierre, chût dans la poussière, il était sur le dos quand la pluie se mit à tomber, de grosses gouttes lourdes de l'envie de nettoyer le monde. Péniblement il se redressa, sans plus rien discerner au travers du déluge il reprit son inutile errance.

Des heures, des minutes, le temps n'importait plus, sur le sol il crut voir une raie lumineuse, illusion probable, illumination peut-être, il la suivit, découvrit de hauts murs, un passage, un couloir, d'autres, beaucoup, il mit du temps à comprendre qu'il s'était engagé dans l’œuvre de Dédale, sourit de l'ironie du destin, à genoux, levant les yeux vers un ciel moqueur qu'il savait vide de ses espérances il cria : Allez-vous bientôt manger votre soupe sacré bougre de marchand de nuages ?

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 19:26

Egon Schiele - Portrait mit gesenktem kopf, 1912

Egon Schiele - Autoportrait, 1912

Egon Schiele - Le joueur de lyre

Egon Schiele - Mort et Vie

Egon Schiele - Autoportrait avec chemise zippée

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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