











The First Purge – Gerald McMurray – 2018 – 98'

La situation économique aux états-unis est désastreuse, entre la violence, anarchique, l'endettement, astronomique, et le chômage, endémique tout va mal, c'est pourquoi le président a eu une idée, suggérée par une organisation privée, la NFFA (New Founding Fathers of America), d'organiser une nuit où tout serait permis. En utilisant des entretiens passés par des milliers de participants possibles, et motivés, il apparaît que le terme de purge est idéal, purge des frustrations ressenties face à une réussite introuvable, à des compensations inaccessibles qui ne laissent place qu'au désir le plus basique de vengeance pour se soulager, et pour se perdre, mais cela n'est pas exprimé alors que c'est la seule sortie possible pour la plupart des impétrants.

Bref, se met en place dans le cadre réduit et clos de Staten Island une nuit où tout sera permis, où le crime ne sera plus qu'un mot, où les pires exactions ne seront pas considérées comme telles mais comme le moyen de soulager une tension populaire, tout en réduisant une population d'assistés en tous genre.
Noire et hispanique !

Justement, D est noir, et chef de bande, ce qui semble aller de pair, le trafic de drogue lui rapporte beaucoup d'argent et sa position est reconnue par tous, sauf par son ex petite amie qui se souvient de l'homme qu'il était, avant, un homme généreux qu'elle aimerait retrouver. Ce qui n'en prend pas le chemin. Cette nuit il veut que sa bande se mette à l'abri, ne sorte pas, ne prenne pas de risque. Mais ce sont les risques qui vont venir à lui, sous la forme de deux charmantes jeunes femmes achetées par un concurrent qui aimerait le remplacer. Elles vont échouer et D va ''purger'' son concurrent. Puisque c'est permis autant joindre l'utile à l'agréable !
Mais les événements ne suivent pas la ligne prédit par la sociologue spécialiste et organisatrice de la soirée, ce qui l'étonne beaucoup. il apparaît que des bandes paramilitaires viennent de l'extérieur pour semer mort et chaos, pour illustrer l'efficacité d'une idée qui attend cette démonstration pour être portée au niveau national.

D n'est pas d'accord avec les agissements de ces mercenaires blancs qui mettent en danger son ex petite amie, et le frère de celui-ci qui travaille pour lui et voulait profiter de l'occasion pour régler, définitivement, un compte, alors qu'il en est incapable.
Car il s'agit d'une vaste mise en scène organisée par la NFFA qui veut prouver que le peuple a besoin de s'exprimer, violemment, en faisant au passage quelques milliers de victimes, un coup de balai social et salutaire.
La violence est-elle la base des états-unis ? Le film semble répondre oui, que qui veut l'éviter finit par être emporté par un courant qui de toute façon est invincible. L'état ne sort pas grandi de ce film, manipulé qu'il semble être par une organisation qui veut donner un nouveau masque au rêve américain en engageant des mercenaires pour allumer une mèche dont elle espère qu'elle finira par incendier le pays tout entier et détourner le peuple de ses vrais problèmes en lui offrant une fausse solution.

D(imitri) n'était pas si méchant, il avait juste besoin de le prouver, de se trouver un rôle social à la hauteur de son égo.
Puisqu'il s'agit du préquel d'une série à succès nous savons que la ''purge'' va rencontrer le succès, l'NFFA va imposer son idée, éliminant au passage celle qui pouvait l'accuser d'être la cause de tout. Un cadavre de plus ou de moins...
Et si cela arrivait, si nous avions le droit, si j'avais l'opportunité...
Qui voudrait me purger ?







Coproduction française/américaine/britannique – 2019

Une station de radiotélescope dans les Alpes françaises, une équipe, Johannes et Catherine Durand, écoute ce que les antennes reçoivent une espèce de signal en provenance de Ross 128 sur 153,26 GHz, bien trop élevée pour être normale. En sonifiant le signal les scientifiques entendent une espèce de pulsation, le même que celui reçu auparavant mais bien trop puissant pour être d'origine naturelle. Pas de doute pour eux, il s'agit de la preuve d'une vie extraterrestre.

Dans un laboratoire de recherche neurobiologique de Londres le professeur Bill démontre à ses étudiants qu'augmenter l'amplitude de la stimulation provoque la sur-activation de l'aire somesthésique primaire et du cortex prémoteur.

Au siège de l'OTAN Catherine Durand présente ses constatations, la source d'émission des ondes reçues dispose d'une puissance considérable. De plus deux ans plus tôt une exoplanète fut découverte aux environs de Ross 128. les militaires qui l'écoutent s'interrogent, pire, ils s'inquiètent. Néanmoins la nouvelle est rendue publique.

La base de radiotélescopes détectent cette fois un déplacement d'objets, à plus de mille kilomètres par seconde, ce qui est censé être impossible, qui foncent vers la Terre, et s'y écrasent.

2500 objets seraient tombés en causant des dégâts plus ou moins importants. Le monde entier observe par écrans interposés l'approche des objets métalliques qui dégagent des ondes électromagnétiques perturbant les communications.

Pas de doute pour Bill, il y a un danger, il faut se protéger, s'abriter, sous terre, et le plus vite possible. Mais il est trop tard, l'attaque commence, il faut se cacher le plus profond possible.

Quelles que soient les armes dont disposent les assaillants elles sont létales sans être destructrices, bien sûr tous les humains ne sont pas morts, ici ou là certaines ont survécus, en se cachant souvent, en profitant des circonstances, tous s'inquiètent pour leurs familles et cherchent à comprendre ce qui s'est passé, à s'adapter et d'abord à se procurer de quoi boire et manger. Difficile de surmonter sa peur face à une situation extrême, rien de tel pour se faire une idée des uns et des autres.

Catherine Durand voudrait comprendre, quel intérêt pour une espèce étrangère d'adopter un tel comportement quand l'univers semble plein de ressources ? Est-ce d'avoir trouvé une sonde envoyée des années auparavant qui leur aurait donné l'idée de venir visiter la Terre en pensant que l'homo sapiens présentait quelque intérêt pour eux, une matière première organique dont ils pourraient avoir l'usage.

The War of the Worlds – Betsan Morris Evans – 2019 - BBC

Par coïncidence une autre mini série, britannique celle-ci, mais se déroulant à l'époque où Wells situait son roman,

respectant aussi l'esprit de celui-ci, dans la présentation des ''Aliens'' et des armes dont ils disposent ainsi que sa conclusion et la cadre social que l'auteur voulait dénoncer.

La première série n'est qu'un prétexte et je ne suis pas sûr que H.G. en eut été satisfait, pour ma part j'avoue ma préférence pour la seconde.

Le mieux serait de lire le roman, en sachant comment il s'achève le suspens y perdrait.

À vous de faire votre choix.

Être un dieu présente bien des avantages
Comme d'afficher de nombreux avatars.
Vishnou, dit-on, depuis son plus jeune âge
Aime se masquer pour faire des canulars
N'importe qui, sur internet, le mime,
Usant d'émoticônes pour simuler
De fausses émotions comme une rime
Servant à tricher sur ce que l'on est.
C'est le jeu favori des déités,
Mentir, se moquer, rire des humains,
Être fureteur afin d'explorer
les secrets enfouis, sombres et malsains,
Somnolant dans l'esprit qui les héberge
Désirs nomades attendant de surgir
Dans un nuage ou la clarté d'un cierge,
Pirate mental nous incitant au pire.
Aujourd'hui Vishnou est à la télé,
Sous d'autres noms, d'autres incarnations.
L'idéal est de le télésnober
Sauf si vous appréciez la tentation.






Mugen no Juunin – 無限の住人- IMMORTAL - Hiroaki Samura et Hiroshi Hamasaki – 2019 - Pony Canyon

Elle court, insouciante, mais pas assez vite pour éviter la lame qui la découpe. Elle tombe et son assassin rit en lui plantant ses poignards dans le corps. Maintenant que la sœur est morte le tour du frère ne saurait tarder. La preuve ses lames plongent dans sa chair sans rencontrer de résistance.

Mais les choses ne sont pas aussi simples et Manji ne se laisse pas tuer comme cela, ce ne sont pas des coups, aussi violents et mortels qu'ils fussent, qui mettront fin à sa vie.
Il se relève et frappe à son tour.

Son adversaire chauve lui ne se relèvera pas !

La roue du moulin tourne alors que les complices du chauve se jettent sur lui. Pour connaître le même sort que leur chef.

Mlle Rin prie sur la tombe de son père, elle ignore où se trouve celle de sa mère. Trente hommes de l'école Itto-ryu, des maîtres d'armes, se sont jetés sur son père, l'ont tué avant d'enlever et violer sa mère. Depuis elle prépare sa vengeance et ne sera satisfaite qu'après les avoir tous tués.

La vieille femme avec laquelle elle discute, Yaobikuni, habite le cimetière depuis 800 ans, dit-elle, c'est dire si elle en a vu, et entendu, bien que l'autre ne la croit pas. Elle connait les agresseurs, sait que s'ils étaient trente autrefois ils sont beaucoup plus nombreux aujourd'hui.

Yaobikuni lui conseille d'engager un garde du corps, pourquoi pas Manji, le tueur des 1000 ? Certes le shogunat le recherche activement mais ne semble pas être capable de le trouver. C'est un combattant formidable maudit pour avoir causé la mort de sa sœur et depuis est condamné à tenter de racheter son crime.

Il l'écoute mais semble peu désireux de la suivre, bien qu'elle lui rappelle qu'il est condamné à tuer 1000 criminels pour expier ses péchés et qu'elle ressemble beaucoup à sa sœur.

Le premier adversaire se présente, poète et maître meurtrier, ce n'est pas incompatible. Il évite sans peine l'assaut de Manji, lui tranche une jambe et se tourne ensuite vers Mlle Rin qui essaie de l'attaquer mais ne parvient qu'à le débarrasser des vêtements qui dissimulaient ses secrets. Pour ne pas se séparer des femmes qu'il aimait il les fit empailler et porte leurs têtes sur ses épaules. Ainsi sont-elles ses compagnes de chaque instant.

Mlle Rin reconnaît en la seconde le visage de sa mère. Pour convaincre la jeune fille de se laisser tuer sans résistance il lui promet qu'ensuite il la fera empailler, et lui aussi, ainsi seront-ils réunis dans l'au-delà.

Elle est prête à se suicider mais Mutin intervient avec efficacité. Peu importe le sang perdu, le membre tranché, il ne peut mourir. Il lui reste à remettre sa jambe à sa place, avec un cicatrice de plus.

Mlle Rin sait qu'elle va affronter une bande importante et qu'un seul garde du corps pourrait ne pas suffire aussi s'adresse-t-elle à un ancien maître espion du shogunat, et ami de son père, reconverti en peintre (bien qu'associant sabre et pinceau) pour les accompagner.

La nuit approche, Rin peut rester chez le peintre, mais là comme ailleurs le sommeil n'est qu'une porte sur les souvenirs, une porte claquée violemment par un homme venu la tuer, ce qu'il aurait fait si Manji n'était intervenu, avant de comprendre que l'agresseur n'est pas seul, loin de là. Le combat s'engage, alors que le peintre reste perplexe devant un choix de couleur et ne prête aucune attention au combat pourtant proche et animé.

Finalement c'est le peintre qui a raison, le sang est la plus belle des couleurs.
Le destin est facétieux qui voit Rin croiser l'un après l'autre les hommes qu'elle cherche, c'est au tour de Taito Magatso, celui qui a gardé l'épée de son père, et comme elle souhaite la récupérer Manji va s'en charger non sans difficulté, l'adversaire connaît le terrain et le piège, mais ça ne suffira pas. Manji récupérera l'épée mais ne pourras pas tuer Taito, il faudra attendre que leurs chemins se croisent à nouveau.

30 tomes forment le chemin de Manji en manga, si vous ne les connaissez pas vous pouvez suivre cette série, et si vous les connaissez, aussi, vous ne serez pas dépaysé, ni déçu.





L'azur
Dans le ciel les oiseaux voulant me ressembler
S'amusent avec les mots pour se faire du blé !
Le chemin
C'est si loin le destin que je vais rester là
Les pieds dans mes sabots je me sens raplapla.
Maison de rien
Les tuiles ont disparu, la charpente est à nue
Pourquoi suis-je revenu, je suis tellement déçu.
Le vent de la mer
L'iode me fait du bien, je peux fermer les yeux,
De moi et l'océan lequel est le plus vieux ?
Le sable
Je ne veux plus bouger, je sais être têtu,
Je me suis retourné mes pas ont disparu !
Un oiseau
Le chasseur a tiré, mes ailes sont poisseuses,
J'espérais pour mon vol une fin plus heureuse.
Miroir
Les éclats sont tranchants,
Je ne veux plus me voir,
Le reflet est méchant,
Allez hop dans le tiroir.
La prairie
Courir et gambader, aimer la liberté,
Dans les bois m'enfoncer, revenir pour le thé.
Union Pacific – Cecil B De Mille – 1939 – 130'
En cette année 1870 le chemin de fer prend de plus en plus d'importance aux états-unis. Le nouveau projet est la ligne reliant New York à la côte Ouest. La concurrence est féroce entre les deux plus grandes compagnies du moment, l'Union Pacific et le Central Pacific. La première part de l'Est, l'autre est soutenue par un homme politique corrompu, Barrows, qui ne recule devant rien pour mettre des bâtons dans les roues de son adversaire, le jeu consiste à édifier la partie la plus longue avant que les rails ne se rejoignent.
Le sabotage est un excellent moyen d'entraver la progression de l'autre, ainsi Dick Allen, le meilleur ami de Jeff Butler, le représentant du gouvernement assurant la protection de l'UP est-il impliqué dans un attentat. La situation est compliqué pour Allen, si son ami était coupable cela l'arrangerait, ils sont tous les deux amoureux de Mollie, la fille de Monahan, conducteur du train de l'Union. Leur amitié résistera-t-elle à leur rivalité ?
Pour son film De Mille eut le soutient du président de l'Union Pacific, la vraie compagnie, afin de donner un maximum de réalisme à sa production. Un western dans la plus pure tradition réunissant tous les poncifs du genre, attaques, sabotages, vol, agressions pour dissuader les ouvriers de travailler, et autres malversations. Des grands espaces, des grands sentiments, et une réalisation à la hauteur du projet, soutenue par d'importants moyens. De Mille est inspiré par ce projet qui convient idéalement à sa manière de filmer ainsi qu'il le prouvera plus tard dans les réalisations que l'on connaît et qu'il put mener à bien suite au succès rencontré par Union Pacific.

Pacific Express vaut aussi, surtout, parce qu'il était au programme de la première édition du Festival de Cannes, en concurrence avec Le Magicien d'Oz, Au revoir Mr Chips, les 4 plumes blanches... Cette manifestation était prévue du 1er au 20 septembre et devait être présidée par Louis Lumière. Manque de chance, pour son inauguration les troupes allemandes pénètrent en Pologne, provoquant l'entrée en guerre de la France, et l'annulation des festivités. Si Hitler avait attendu 3 semaines... mais l'Histoire ne se refait pas (quoi que... ). En 2002 pourtant ce film reçut, rétroactivement, la première Palme d'or lors de la tenue du 55eme anniversaire du festival par un jury présidé par Jean d'Ormesson.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |