Union Pacific – Cecil B De Mille – 1939 – 130'
En cette année 1870 le chemin de fer prend de plus en plus d'importance aux états-unis. Le nouveau projet est la ligne reliant New York à la côte Ouest. La concurrence est féroce entre les deux plus grandes compagnies du moment, l'Union Pacific et le Central Pacific. La première part de l'Est, l'autre est soutenue par un homme politique corrompu, Barrows, qui ne recule devant rien pour mettre des bâtons dans les roues de son adversaire, le jeu consiste à édifier la partie la plus longue avant que les rails ne se rejoignent.
Le sabotage est un excellent moyen d'entraver la progression de l'autre, ainsi Dick Allen, le meilleur ami de Jeff Butler, le représentant du gouvernement assurant la protection de l'UP est-il impliqué dans un attentat. La situation est compliqué pour Allen, si son ami était coupable cela l'arrangerait, ils sont tous les deux amoureux de Mollie, la fille de Monahan, conducteur du train de l'Union. Leur amitié résistera-t-elle à leur rivalité ?
Pour son film De Mille eut le soutient du président de l'Union Pacific, la vraie compagnie, afin de donner un maximum de réalisme à sa production. Un western dans la plus pure tradition réunissant tous les poncifs du genre, attaques, sabotages, vol, agressions pour dissuader les ouvriers de travailler, et autres malversations. Des grands espaces, des grands sentiments, et une réalisation à la hauteur du projet, soutenue par d'importants moyens. De Mille est inspiré par ce projet qui convient idéalement à sa manière de filmer ainsi qu'il le prouvera plus tard dans les réalisations que l'on connaît et qu'il put mener à bien suite au succès rencontré par Union Pacific.

Pacific Express vaut aussi, surtout, parce qu'il était au programme de la première édition du Festival de Cannes, en concurrence avec Le Magicien d'Oz, Au revoir Mr Chips, les 4 plumes blanches... Cette manifestation était prévue du 1er au 20 septembre et devait être présidée par Louis Lumière. Manque de chance, pour son inauguration les troupes allemandes pénètrent en Pologne, provoquant l'entrée en guerre de la France, et l'annulation des festivités. Si Hitler avait attendu 3 semaines... mais l'Histoire ne se refait pas (quoi que... ). En 2002 pourtant ce film reçut, rétroactivement, la première Palme d'or lors de la tenue du 55eme anniversaire du festival par un jury présidé par Jean d'Ormesson.

