Je me souviens d'hier quand j'allais à l'école,
Maman m'accompagnait, j'avais plein de copines,
Que de rires et de joies quand nous faisions les folles,
Nos foulards de coton nous les rêvions d'hermine.
C'était hier aussi que je me suis mariée,
Aimant puis enfantant, appréciant la famille,
De la banalité, du commun peu varié.
Les jours ont défilés au chaud dans ma coquille.
Était-ce hier de même que je cherchais mes clés,
Elles étaient là pourtant, où je les mets toujours,
Mais c'est dans mon manteau que je les ai trouvées.
Il était bien plié dans un coin de la cour.
Hier, ça j'en suis sûre, j'allai chez mon fiancé,
Son nom avait changé, sa maison disparue,
Tout était différent par je n'sais quel effet.
Dans ma poche j'avais l'adresse de ma rue...
Mes parents sont partis je ne sais qui est là,
Je fais mine de rien, ça ressemble à un jeu,
C'est bon de s'amuser et de rire aux éclats,
À l'heure de la récré avec Emma je... Je ?
Un film de Samuel Fuller à partir de son propre scénario.
1963
Interdit aux moins de 12 ans
Dans le but de remporter le Prix Pullitzer Johnny Barett se fait interner avec la complicité de sa fiancée - qu'il fait passer pour sa sœur, et d'un ancien spécialiste de la guerre psychologique qui le coach - dans le but d'enquêter sur un meurtre perpétré dans un asile sans que le coupable ait été découvert, les trois témoins étant incapables de s'exprimer clairement, et/ou les policiers ne sachant pas les interroger utilement. À l'époque il n'était pas question de Profiler ou de Mentalist !
Ainsi se retrouve-t-il à devoir simuler des troubles mentaux pour enquêter, à fréquenter des aliénés en essayant de les comprendre pour communiquer avec eux, à subir des électrochocs et prendre des médicaments jusqu'à ce que la différence entre délire feint et hallucination ''réelle'' soit de plus en plus étroite. Du reste ces trois hommes avaient connus une grande réussite avant que celle-ci ne les détruise, comme si les plateaux d'une implacable balance devaient s'équilibrer.
Nous savons bien que ce n'est le cas qu'au cinéma, il n'est que de regarder autour de nous pour le constater, heureusement le cinéma est là pour nous faire rêver.
Parfaite illustration d'un Huis-clos étouffant et maîtrisé ce film démontre qu'il n'est pas nécessaire de disposer d'un budget immense pour réaliser un chef d’œuvre. Tourné en dix jours le réalisateur brûla les décors pour une scène et ainsi s'assurer qu'il ne serait pas possible de lui demander de retourner certaines scènes. L'intrigue n'est qu'un prétexte pour nous montrer des individus prisonniers de leurs fantasmes, de leur ambition ou de leurs peurs, l’hôpital représentant les États-unis du début des années soixante, la crainte d'une guerre atomique, les conflits raciaux, l'impression obsessionnelle d'une menace latente et imprécise. À se demander si quelque chose a changé depuis !
Pour illustrer les délires des patients Fuller recyclera des images (celles en couleurs) de certains de ses films précédents, il n'y a pas de petites économies.
Mise en scène épurée, noir et blanc tranchant, interprétation dense... Si je n'étais pas déjà fou je le serais devenu en voyant ce film. Que cela ne vous empêche pas de le regarder, on se retrouvera peut-être dans l'aile ouest, ma préférée.
Peter Breck connu le succès ensuite dans la série télévisée western La Grande Vallée. L'ironie étant partout, et surtout pour qui sait la voir (je ne désigne personne !) en juin 2010 son épouse annonça qu'il souffrait d'une maladie dégénérative cérébrale.
Quand je pense à ce qui m'attend...
Ce qui quoi ?
De la poussière d'autrefois à l'obscur d'aujourd'hui,
Les cris résonnent encore au font de mon esprit.
J'étais toujours présent, dormait au pied du lit,
Captait tous les regards et les regrets aussi.
Trimbalé en forêt et parfois en montagne,
Oublié dans un coin, retrouvé dans les larmes.
Parfois j'aurais voulu retrouver la campagne,
N'avoir plus à entendre ni la joie ni l'alarme.
J'ai subi des câlins, accepté les tortures,
Aurais-je été vivant que je l'eus regretté.
Mais n'être point humain serait une sinécure,
Si de mon esprit l'âme avait était ôtée.
L'enfance a disparu, s'imposa le progrès,
Portable et Internet, des chaussures en autruche,
Dans la malle du passé j'ai plaisir à rêver,
Adulée, oubliée, dur dur d'être une peluche.
Entre mes crocs je sens la dureté du mors,
Une barre en regrets que je ne peux broyer,
M'interdisant de mordre et de remordre encore,
De m'abreuver de sang jusqu'à m'en oublier.
Le pardon, autrefois, glissa dans mes mâchoires,
J'ai serré lentement, savouré cet instant,
Dans ma gorge a coulé le plaisir de déchoir,
Les éclats de l'espoir et la licœur du temps.
Devenu de l'effroi la monture infernale,
Je ne peux m'arrêter, que deviendrais-je alors ?
Affronter mon passé ne serait pas fatal,
Quel serait le destin de qui est déjà mort ?
L'animation coréenne est bien moins connue que sa cousine japonaise, autant au Japon il est courant de voir un manga porté à l'écran, autant en Corée cela n'est pas traditionnel. Ce n'est pas une raison pour l'ignorer !
Commençons par Aachi & Ssipak (아치와 씨팍, Aachiwa ssipak) une réalisation de Jo Beom-jin (조범진) sortie au cinéma le 29 juin 2006. Le synopsis est des plus simples : Dans le futur la survie est basée sur les excréments humains... Peut-être est-ce un hasard mais ce film reçut (entre autres) le Fantasia de bronze du meilleur film d'animation en 2007 au Canada, ainsi que la médaille de bronze au Fantastic Fest aux États-Unis.
Poursuivons avec Mari Iyagi (마리 이야기 ), un film bien différent, de Lee Sung-kang sorti en 2002, qui se passe à Seoul, de nos jours. Deux amis d'enfance se retrouvent par hasard et, évoquant leurs souvenirs communs, en viennent à évoquer Mari, une jeune fille mystérieuse...
Sung Baek-yeop réalisa Oseam en 2003, l'histoire de deux orphelins, Gil-sun et sa sœur aînée Gami, aveugle. Les deux enfants recueillent un chien (Brise) ils trouvent refuge dans un monastère dont le nom est le titre du film (5 ans, l'âge de Gil-sun).
Le 17 juillet 2003 sortit Wonderful Days. En 2142 la terre est presque inhabitable, deux groupes co-existent : l'élite vivant dans Ecoban, une ville-bulle protégée de la pollution, la majoritées vit à Marr, dans les ruines et la pollution. Mais Ecoban utilise la pollution pour produire son énergie et ses besoins augmentant ses dirigeants envisagent de brûler Marr et ses puits de pétrole.
Une splendide réalisation de Kim Moon-saeng (김문생). Prix du film d'animation Fantastic'Arts de Gerarmer en 2004.
L'Impératrice Chung (왕후 심청) est la première collaboration entre la Corée du Sud et la Corée du Nord avec la collaboration des États Unis. Nelson Shin, le réalisateur, est sud-coréen, le travail d'animation fut principalement accompli en Corée du Nord et la bande son fut enregistrée par un orchestre nord-coréen.
Le film s'appuie sur un conte coréen : Un soir, Shim Hakku quitte le palais après avoir refusé de participer à un complot que lui propose le ministre Yi Runee (qui n'est pas un parent à moi). Yi tente de le faire assassiner mais le tueur ne parvient qu'à lui faire perdre la vue. Quatorze ans plus tard, sa fille Chung sera prête à tous les sacrifices pour lui faire retrouver la vue...
Et surtout ne pas oublier 빼꼼 ...
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |