Née le 29 janvier 1945, Chiyoko Honma (本間千代子) a débuté sa carrière d'artiste dès 1951 comme chanteuse dans une chorale d'enfants,
quelques années plus tard elle deviendra également actrice pour Toei Productions.
En 1966, suite à son mariage, elle quitte le monde du spectacle après avoir enregistré une trentaine de titres et interprété des
premiers rôles dans sept films et autant de téléfilms.
Elle obtient en 2008 un doctorat en sciences humaines.
8 titres pour découvrir la voix cristalline et les mélodies entraînantes de Chiyoko Honma :
Aux questions : Est-il facile de vivre quand l'on voit devant soi le double rail de la banalité et de la médiocrité et que l'on se sait où il conduit ? Est-il aisé de supporter une lucidité montrant une vie dont les étapes sont déjà dessinées et la fin écrite depuis que cet imbécile d'instinct de la reproduction fit s'accoupler un binôme humain ?
À ces interrogations Noémie et Priscilla répondent NON ! Avec une franchise tranchante autant que blessante pour certain(e)s, rares, et gênante pour qui borne sa vision à la sortie du samedi soir, au sourire de la fille croisée dans le couloir, au confinement familial...
Chacune voit dans le regard de l'autre l'image de sa souffrance à voir le monde tel qu'il est tout en aspirant à... ce qu'il ne pourrait être ! Mais qui n'a pas, parfois, l'impression d'être, pire qu’étranger, autre, dans la société qui l'entoure, l'encercle et le contraint telle une machine transformant les aspirations en routine ainsi qu'une autre fait d'une plaque d'aluminium une canette promise à une métempsychose inéluctable.
Ainsi, pour conclure sa présentation de Heinrich von Kleist, écrivain allemand qui se donna la mort après avoir abattu sa maîtresse Henriette Vogel, et répondant aux critiques de ses ''camarades'' de classe Noémie en arrive à affirmer que puisqu'il n'est d'absolu que dans la mort Priscilla et elle vont mettre fin à leurs vies le soir même. Une déclaration qui ne peut pas passer inaperçue surtout venant d'une jeune fille qui tenta un an plus tôt, et dans la première séquence du film, d'aller à la rencontre de la mort.
Dans la plupart des articles que j'ai lu concernant ce film il est question de la violence de ces jeunes filles décidément incomprises jusque par les critiques même si le film n'est pas exempt de défauts et enchaîne les poncifs jusqu'à sembler se résumer à une nouvelle interrogation : Vont-elles se suicider ou non ?
Je ne vous donnerai pas la réponse, ce serait dommage.
Un film que je ne pouvais qu'aller voir tant sa thématique me ''parle'' quelque part (où, ça...) et son affiche présentant deux jeunes et jolies actrices que j'espère revoir. Évidemment il est difficile de sortir de la projection avec le sourire tant la vision de ce cul de sac qu'est l'existence est aussi noire que la tenue de nos héroïnes. De petites gens devraient se contenter de petits rêves, heureusement c'est majoritairement le cas et la vision du papy chantant ''sa'' chanson pour son anniversaire tel un vieux jouet remonté une fois de plus, la dernière peut-être, qui sait s'il ne l'espère pas quand il se retrouve face à lui-même avec l'image de sa ''famille'' ? Mais je m'égare.
Certes un cinéphile obsédé pourrait voir les ficelles, je n'ose dire les cordes, du scénario, mais je me suis attaché à Priscilla et Noémie dans le regard bleu (morganien) de laquelle j'ai vu la pureté de ces cieux annonciateurs d'Ô rages autant que de désespoir, tout ce que j'aime !
Ayumi Ishida (いしだ あゆみ), de son vrai nom Yoshiko Ishida ( 石田 良子) est une actrice et chanteuse japonaise née le 26 mars 1948 à Sasebo,
dans le district de Nagasaki.
Elle fait ses débuts au théâtre en 1962, à la télévision et au cinéma en 1964 pour se consacrer ensuite à la chanson en 1968 où elle
connaît un très grand succès dès l'année suivante avec le titre « Blue Light Yokohama ».
Un grand nom de la variété japonaise des années 60-70 en 8 titres :
|
Les plus qu'humains - 1953
L'idiot de la fable (The Fabulous Idiot) Bébé a trois ans (Baby is three) La Morale (Morality) |
|
Dans ce triptyque Sturgeon décrit la rencontre d'êtres ayant des capacités surhumaines les amenant à se retrouver et se compléter en ce sens que chacun voit ses manques comblés par les autres, ainsi nait une forme d'organisme complexe : le Gestalt, une communauté d'esprits sans secret, image intuitive d'une société où l'individu isolé, incomplet, ne peut (sur)vivre qu'au sein d'un groupe. Les capacités surhumaines mises à part, notre présent (qui n'est pas un cadeau) souligne ce besoin de s'afficher médiatiquement pour s'imaginer dans l'improbable regard d'un autre virtuel.
Tousseul, un idiot, fuit les hommes qui se moquent de lui. Comme le héros de Cristal qui songe, il croise la route d'un groupe d'enfants, Janie, télékinésiste, Beany et Bonnie qui peuvent se téléporter et Bébé, enfant mongolien et génie. Tous vivent à la frontière de la société mais une force entre en jeu, l'évolution peut être, qui fait que les ''anormaux'' s'attirent. Incapables de s'intégrer ils (re)créent une tribu à la frange d'un monde auquel, grâce à cela, ils survivront peut-être.
N'est-ce pas ce que les blogs permettent ? Hein ??? à croire qu'il vous manque quelque chose que vous espérez trouver ici, à moins que ce ne soit moi qui cherche...
Je dois être l'idiot mais si Janie lisait ces lignes...
Derrière les super-pouvoirs détenus par ses personnages l'auteur montre des humains désorientés par leurs faiblesses autant, sinon plus, que par leurs forces. L'individu ne serait-il pas un cul de sac évolutif et l'avenir promis aux liens spirituels plutôt que sanguins, sauf pour les vampires cela va de soi, mais n'a rien à faire ici.
Qui se sent rejeté veut le justifier mais pour Sturgeon la véritable force ne réside pas dans l'aptitude elle-même mais dans l'usage que celui qui la possède en fait, en ce sens ce roman s'intercale comme une étape entre À la poursuite des Slans (1940) de Van Vogt et les X-men, de Stan Lee et Jack Kirby, dix ans plus tard, de même que ses personnages pourraient être le ''chainon manquant'' entre un pseudo sapiens (vous et moi, mais surtout vous !) amené à disparaître et un ''neo sapiens'', pour autant que la Nature éprouve le besoin de conserver à ce primate un individualisme finalement négatif.
Un livre à ne pas manquer ; de préférence aux romanteurs qui, dans les feux temporaires et publicitaires, s'agitent pour attirer l'attention !
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |