Prendre une inspiration,
Et faire face à la page,
Un instant d'émotion...
Laisser venir la rage.
Au travers du papier,
Plonger sous la surface,
Le réel ? Oublié !
Ma conscience s'efface.
Une plongée en apnée,
Explorant par les mots,
Ces zones du passé,
Qui forgèrent mon égo.
Mais le plus difficile,
C'est dire non au désir
De relâcher le fil ;
Et d'embrasser le pire.
Quelle autre personnalité présenter en ce début d'année ?
Tezuka est l'homme qui transforma le mange dans les années 60 pour en faire le phénomène qu'il est, depuis, au Japon, et, maintenant, presque partout ailleurs en général et en France en particulier, au point d'être sacré ''Dieu du manga'' !
Né le 3 novembre 1928 à Toyonaka le jeune Osamu eut la chance que son père possédât un projecteur de films, ainsi découvrit-il les réalisations de Chaplin et Disney qui, surtout le second, le marquèrent et influencèrent son style, de même son déménagement à Takarazuka lui permit de découvrir la nature et le monde des insectes qui resta une fascination au long de sa vie, son pseudonyme 手塚治虫 se lisant osamushi tel son homophone 筬虫, nom japonais d'un insecte (une espèce de coléoptère).
Doué il publie ses premiers mangas en 1946 puis décroche une place de rédacteur permanent dans une revue professionnelle. Parallèlement il suit des études de médecine, ainsi qu'en témoigne Blackjack (1973), le personnage du scientifique reviendra régulièrement dans son œuvre.
Dès 1947 il rencontre le succès avec La nouvelle Île au Trésor. En 1952 il crée Astro Boy, robot ayant l'apparence d'un garçonnet et évoluant dans un monde futuriste, sa ''date de naissance'' étant le 3 avril 2003. Héros positif, bon et pacifiste il rencontrera un écho immense dans la jeunesse de l'époque.
En 1962 il crée Mushi (insecte), son studio d'animation, ainsi trouve-t-il l'indépendance nécessaire pour continuer son travail et ses recherches sur les techniques d'animation adaptée à la petitesse de l'écran de télévision. Astro Boy sera, en 1963, la première série animée hebdomadaire, d'autres suivront : Princesse Saphir, le Roi Leo....
Les studios Mushi font faillite en 1973 mais renaissent en 1980 sous leur nom actuel Tezuka Productions.
Malgré le cancer il continue à dessiner jusque dans sa chambre d'hôpital. À sa mort des funérailles nationales seront organisées en son honneur.
Il laisse plus de 700 œuvres origéniales marquées par l'humanisme et le pacifisme, (c'est dire que tout semble nous séparer), moderne, ludique, excitant la curiosité, passant de l'histoire à la science-fiction, de la religion à la philosophie.
Une citation le définit parfaitement : « Ce que j'ai cherché à exprimer dans mes œuvres tient tout entier dans le message suivant : Aimez toutes les créatures ! Aimez tout ce qui est vivant. »
À première vue les couleurs sont criardes, les formes attractives à la limite de jouets que l'on imagine entre les mains d'enfants, approchons-nous et regardons de plus près ces formes étranges, ces animaux qui ressemblent à ceux que nous connaissons et nous les découvrirons agressives, envahissantes et d'une sauvagerie qui nous en rappelle une autre, la nôtre !
Johnston Foster récupère ici et là détritus et déchets et leur donne une vie qui pour être inorganique incarne la métempsychose de nos sécrétions culturelle gangrénant une société qui semble s'en préoccuper verbalement plus que pratiquement. Nous savons que nos ordures ne vont pas s'animer pour nous attaquer, elles n'en ont pas besoin, bénéficiant déjà du pouvoir que leur donnons simplement de les générer en abondance.
Les créations anthropoïdes sont rares, Esope ou La Fontaine n'en eurent pas besoin pour que leurs œuvres fussent expressives pour ne pas dire exprécesises histoires de combler un de ces nombreux manques de notre belle langue...
« Nous faisons ce que nous sommes » dit-on, mais ce que nous rejetons nous ressemble davantage et faut parler de Foster qui allie création et subversion. Nous savons déjà que nous n'en tirerons aucune leçon hors un commentaire mental du genre : Faut faire quelque chose ! Mais rien ! Johnston le sait probablement, prêcher dans le désert paraît vain mais qui sait, ce qui semble un mirage pourrait être autre chose.
J'ai particulièrement apprécié le Roi des rats, réalité étrange que j'ai utilisé quelque part sur ce blog.
L'exposition est terminée, le bestiaire étrange de JF est retourné dans sa cage, attendant que nous sortions de la nôtre. Nous accueillait une maman requin éventrée laissant voir les petits qu'elle portait. Les squales de notre monde n'en sont pas encore là mais s'ils venaient à disparaître ce serait probablement que leurs proies auraient disparu...
Johnston Foster est né en 1978 à Boston.
Dans le lac du passé je jette des images,
Mes pensées s'affermissent, autant que mon esprit.
Souvenirs estompés de quand j'étais moins sage.
J'attends le temps qu'il faut, la surface s'assombrit,
À l'hameçon j'accroche une idée pour appât,
Un soupçon d'émotion, de joie, d'excitation.
Les mots vont, emportés, je ne les retiens pas,
De la rage au plaisir passe l'inspiration.
Tourne le moulinet, les pages se remplissent,
Au plus profond de moi quelque chose a mordu,
Tenir, rester lucide autant que je le puisse.
Obscurité, démence, me serais-je perdu ?
La pression sur mon cou, la corde qui se glisse...
Je vois, je sais, je dois... trouver ce qui m'est dû !
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |