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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 08:52

 

 

Né prématuré à Ōsaka le 14 juin 1899, pendant l'ère Meiji il était le deuxième enfant d'une famille prospère et cultivée. Son père mourra de tuberculose en janvier 1901, sa mère décédera de la même maladie un an plus tard.

Jusqu'en 1915 il sera élevé par ses grands-parents paternels avant d'être recueilli par un oncle. À cette époque il écrira son premier texte

Jūrokusai no nikki (Journal de ma seizième année), qui sera publié en 1925 puis édité en 1948 dans Shōnen (L'adolescent).

Ainsi durant son enfance fut-il marqué par la disparition de personnes proches, parents, grands-parents, jusqu'à sa sœur Yoshiko en 1909. La solitude et la mort reviendront régulièrement dans son œuvre, sans doute étaient-elles les fées s'étant penchées sur son berceau, comme j'aime à penser qu'elles se penchèrent sur le mien ; on trouve les ressemblances que l'on peut. À l'occasion d'un voyage il croisera une troupe de théâtre dans laquelle travaillait une magnifique danseuse. De cette rencontre naîtra son premier roman Isu no odoriko (La Danseuse d'Izu) publié en 1926.

En juillet 1920 il obtient son diplôme du Premier Lycée de Tōkyō, condition pour s'inscrire à l'Université impériale de Tōkyō, d'abord en Littérature anglaise, l'année suivante en Littérature japonaise dont il sortira diplômé en mars 1924. féru de photographie et de cinéma il écrira le scénario de Kurutta ippeji (Une Page folle). Jusqu'en 1980 sept autres films seront tirés de ses romans.

En 1931 il se marie avec Matsubayashi Hideko, en 1935 il fait partie du jury du prix Akutagawa, l'équivalent japonais du Goncourt. Son œuvre se poursuit jusqu'à la publication de Utshukushisa to kanashimia to (Tristesse et beauté) en février 1965. Il militera pour la paix entre deux problèmes de santé, protestera en 1967 contre la Révolution culturelle chinoise, sans grand succès.

 

Le 19 octobre 1968 il est le premier écrivain japonais à obtenir le Nobel de littérature. À cette occasion il prononcera un discours intitulé ''Utsukushii nihon no watakushi'' (Le beau Japon en moi).

Le 25 novembre 1970 l'annonce du suicide par seppuku de son ami et disciple Mishima le bouleverse profondément, lors des obsèques de ce dernier il lira une lettre que son ami lui avait adressée en août 1969. Finalement c'est dans la solitude d'un appartement lui servant de bureau qu'il mettra fin à ses jours le 16 avril 1972.



D'un destin marqué par la solitude, la mort et une grande fragilité physique il tirera une œuvre dense et fine, décrivant en trempant le scalpel de sa lucidité dans l'encre de la compassion pour décrire le chaos des sentiments et la beauté du présent que la certitude de la finitude à venir ne doit pas altérer mais, au contraire permettre d'apprécier et de rechercher toujours davantage.

Ses meilleurs récits, à mon sens, sont les plus courts, si fins qu'ils semblent invisibles mais atteignent ainsi au plus profond de l'âme !

 

 

Lisez "Les Belles Endormies" (眠れる美女), vous y rencontrerez Eguchi qui passe cinq nuits dans une maison de prostition spécialisée dans l'accueil d'hommes âgés et dont les désirs ne puisent plus en eux la force de passer la barrière de l'imaginaire, ainsi trouvent-ils en ce lieu matière à satisfaction puisque les jeunes filles qu'ils fréquentent sont sous l'effet de narcotiques, nul regard à affronter, de sourire à ignorer, de moqueries à imaginer.

Egushi utilise ses ''partenaires'' comme autant de portes sur des souvenirs s'effaçant au fur et à mesure jusqu'à devoir reconnaître la véritable nature de celle qui sommeille près de lui, comme elle le fait près de vous, de moi...

 

À caresser son contraire la vie nourrit sa propre illusion d'être autre chose qu'un rêve.



Si je m'éveillais qui verrais-je près de moi ?

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 08:01

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Pensez que leurs découvertes pourraient me guérir...

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:33

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:26

 

Qui décide de son chemin, de ses goûts, qui dessine son destin et son ambition ? Pour certains la famille est le plus important, pour d'autres c'est l'argent et peu importe le moyen pour en avoir toujours davantage, sans l'utiliser bien sûr, ce serait s'amputer, ainsi se remplissent d'avoir qui se sait absent d'être.

Les mots sont ce qui donne vraisemblance à la forme que j'habite, compagnons fidèles me permettant de définir ce que je perçois, à ma façon bien sûr. Ils me permirent de vivre quand je faisais office d'écrivain public, pour remplir des documents et autres paperasses officielles, à croire que les gens pourraient se contenter de leur numéro de sécu pour se présenter, se définir, et se résumer. Cela me donna un point de vue plongeant sur un monde évoluant sans que ses composants le devinent.

Au début j'écrivais à la main, avec un stylo, puis est venu le modernisme, l'ordinateur donnant à tous une écriture anonyme, pour ne pas dire anonâmes ! Je me laissais prendre un moment avant que je ne comprenne dans quel piège j'étais tombé. Que les autres y demeurent m'indifférait mais, par vanité probablement, je pensais valoir mieux, et pouvoir plus.

Ainsi suis-je revenu à la simplicité, à l'exigence, au besoin de peser chacun de mes termes pour éviter l'inutile.

Un soucis me reste, trouver le moyen de garder la couleur vermillon de mon... encre.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 09:22

Palais-justice_Sens-Inique.jpg

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:12

 

J'ai vu mourir la Terre

Et s'assombrir les cieux,

Refroidir l'univers

Et s'effacer les dieux.

Rouge était le soleil,

Un astre à l'agonie,

Qui voit dans le sommeil

La fin de ses soucis.

La vie n'a plus de sens,

La mort pas davantage,

Ainsi est l'évidence

Qui plus rien n'envisage.

D'où vient ce souvenir,

Est-il fruit du passé,

Un brouillon d'avenir,

Un désir incréé ?

Angström ou galaxies,

Qui voit la différence,

La foi que rien n'occis

Préserve l'espérance.

Pourtant je reste là,

Rêve ou lucidité,

Cela fut ou sera,

Je suis l'Éternité.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 08:58

natural_born_killers_ver1-copie-1.jpg

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:31

Yumi Matsutoya, ou Yumi Arai à ses débuts (荒井由実) ou encore surnommée Yuming (ユーミン), est une pianiste et chanteuse japonaise née à Hachiōji (préfecture de Tokyo) le 19 janvier 1954.

Avec ses 35 albums enregistrés totalisant 42 millions de copies, ses 21 premières places au top Oricon (classement des ventes de disques au Japon) et ses nombreuses collaborations avec d'autres artistes locaux, elle est une personnalité importante de la musique japonaise. Elle débuta comme musicienne de studio dès l'âge de 14 ans et connut un premier succès comme compositrice en 1971 quand une des vedettes de l'époque interpréta l'un de ses titres ; son premier single en tant que chanteuse sortit en juillet de l'année suivante et pour la petite histoire, se vendit à 300 exemplaires.

Elle est un peu connue en France grâce au film de Hayao Miyazaki « Kiki la petite sorcière » qui utilise deux de ses premiers succès comme génériques de début et de fin.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 09:14

 

 

Tant d'esprits me connaissent,

Qui craignent ma venue,

Comme un signe d'espèce,

Redoutant d'être à nue.

 

Je m'inscris dans la tête,

Avec un nom qui sonne,

Un mot pour les esthètes,

Tout gorgé de consonnes.

 

Le verre est déjà vide,

Tu sais que je m'approche,

Mieux vaudrait de l'acide,

Que cette peur qui t'embroche.

 

La dose était bien là,

Tu as donc oublié...

Observe les cancrelats,

Qui ont l'air d'rigoler.

 

Cours vite si tu en veux,

Ton pote va t'en donner,

Il cède à tout tes vœux,

À condition d'payer !

 

Rares sont les connaisseurs,

Savourant ma présence,

Appréciant la douleur,

À frôler la démence.

 

L'auteur de ce poème,

En dirait davantage,

Sur l'effroi qui malmène,

Et retient en otage,

L'âme plongeant dans l'abîme,

S'il disposait des mots,

Pour définir les cimes,

L'abysse et le chaos.

 

L'overdose est une fuite,

Souvent la meilleure planque,

Pour qui craint ma visite,

L'atroce plaisir du manque...

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 08:45

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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