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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 09:22

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 09:10

 

 

La nuit d'avant Noël,dans toute la maison,
Nul être ne bougeait, pas même une souris;
Les chaussettes pendaient, près de la cheminée,
Espérant la venue du bon Saint Nicolas;

Les enfants se nichaient au creux des lits douillets,
Des rêves de bonbons dansaient dans leurs esprits;
Maman dans son fichu, et moi sous mon bonnet,
Préparions nos cerveaux au long sommeil d'hiver,

Quand de notre pelouse monta un tel fracas,
Que je sautai du lit voir ce qui se passait,
Volant à la fenêtre, aussi prompt que l'éclair,
Repoussant les volets, relevant le châssis.

La lune qui jouait sur la neige récente
Donnait à chaque objet le lustre de midi,
Quand à mes yeux ravis, devinez qui parut,
Un tout petit traîneau, huit rennes minuscules.

Un petit vieux gaillard les menait prestement,
Je reconnus saint Nick dès le premier moment.
Plus rapides que l'aigle bondissaient ses coursiers,
Il sifflait et criait, interpellant chacun :

Allez, Fougueux! Danseur! Allez, Fringant! Rusé!
Comète! Cupidon!
Vite, Élégant! Éclair!
Sautez en haut du porche! Et vite en haut du mur!
Galopez, galopez! Filez à toute allure!

Comme les feuilles mortes que chasse l'ouragan
Rencontrant un obstacle, remontent vers le ciel,
En haut de la maison bondissaient les coursiers,
Leur traîneau plein de jouets, entraînant Nicolas.

Alors, en un éclair, j'entendis sur le toit
Piaffer allègrement chaque petit sabot.
Quand je rentrai la tête pour me retourner
Je vis saint Nick bondir hors de la cheminée.

Revêtu de fourrure de la tête aux pieds,
Son habit tout couvert de cendres et de suie,
Et un ballot de jouets jeté sur son épaule,
C'était un camelot prêt à ouvrir son sac.

Ses yeux - comme ils brillaient ! Ses pommettes joyeuses
Ses joues au teint fleuri et son nez en cerise!
Sa drôle de petite bouche tendue comme un arc,
La barbe à son menton, aussi blanche que neige;

Il tenait une pipe serrée entre ses lèvres
Un cercle de fumée auréolait son front;
Il avait large tête et petit ventre rond,
Qui tremblait à son rire, comme un bol de gelée.

Joufflu, dodu, tel un joyeux lutin :
Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant;
En un petit clin d'œil et un signe de tête,
Il m'assura bientôt que je ne craignais rien.

Sans prononcer un mot, il se mit à la tâche,
Et remplit tous les bas, puis se tourna soudain,
Un doigt le long du nez, pour un petit salut,
Avant de remonter dedans la cheminée.

Il reprit son traîneau, siffla son attelage,
Et tous s'évaporèrent, tels duvets d'un chardon,
Mais je l'entendis bien crier en s'éloignant :
JOYEUX NOËL A TOUS , ET A TOUS BONNE NUIT !
  

 

1822

 

Clement Clarke MOORE

 

   
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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 08:52

 

231210_vicieuse---delicieuse.jpg

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 08:50

221210_Pantin_aux_yeux_ouverts.jpg

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 08:38

 

 

Je saisis au passage la lettre que le hasard,

Aidé par la bourrasque a posée devant moi.

J'hésite un bref instant, jetant quelque regards,

Mais l'endroit est désert, les gens craignent le froid.

 

Nulle enveloppe autour, donc rien à déchirer,

Qui saura que je fus indiscret cinq minutes ?

D'avantage s'il le faut, le temps de déchiffrer,

Aveux, secrets, mystères, souvenir de disputes.

 

Je me mets à l'abri sous un porche accueillant,

Et sans hésitation commence ma lecture.

Sur le coup je reste saisi d'étonnement,

Ces mots je les connais, comme cette écriture.

 

Ce pli m'est adressé, daté de ce matin,

Devant mon patronyme Cher Monsieur est tracé,

Trois paragraphes en tout, style aigu et mutin,

Pas de mots superflus, une encre à peine glacée.

 

Mon sourire disparaît, le destin est moqueur.

À mesure que je lis la nuit vient à descendre,

Au beffroi du destin j'entends sonner mon heure,

Le papier, avant moi, n'est plus qu'un tas de cendres.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:17

201210_epericolo_sporgersi.jpg

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 09:03

 

Après Kawabata continuons notre exploration des prix Nobel japonais de littérature, ce sera vite fait, deux nippons seulement eurent l'honneur de recevoir ce prix, le second étant Kenzaburō Ōe (大江健三郎) en 1994.

Né le 31 janvier 1935 sur l'île de Shikoku où sa famille habitait depuis des siècles sans qu'aucun de ses membres n'eût jamais l'envie de s'exiler il se démarqua dès le primaire en s'intéressant aux cultures étrangères par le biais de la littérature et l'aide de sa mère qui lui offrit les Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain dans une traduction japonaise. À dix-huit ans il quitte son île pour l'université de Tokyo pour étudier la littérature française, principalement Rabelais, Camus, Céline et Sartre sur lequel portera son mémoire de fin d'études. Se sentant provincial il reste isolé de ses condisciples et puise d'abord dans le whisky (personne n'est parfait !) son inspiration pour commencer à écrire en 1957.

 

Un drôle de travail, son premier texte publié, l'impose comme le représentant de la nouvelle génération japonaise. La naissance d'un fils handicapé Hikari réoriente son œuvre vers une série de textes dont le personnage principal est le père d'un enfant handicapé mental. Parallèlement il publiera Notes sur Hiroshima (ヒロシマ・ノート) ou comment un événement peut marquer une vie ou une société. Ce livre écrit en 1965 sera traduit en français en 1996, merci M. Nobel.

 

 

Ayant reçu le Nobel Ōe annonce son intention de ne plus écrire de romans, son fils ayant une vie et une création, musicale, propre, il n'a plus besoin de lui en donner une fictionnelle.

 

Difficile de résumer son œuvre en quelques lignes, je ne la connais pas suffisamment pour m'y risquer, je dirais simplement qu'elle oscille entre la vision, réaliste, d'une vie campagnarde disparue et la méfiance vis à vis d'une société techno(il)logique, productiviste et consumériste. Les portraits qu'il dessine ne laisse rien dans l'ombre du quotidien mais n'oublie pas le rêve, l'histoire, les mythes... ainsi sont-ils aussi précis que profonds. Approchez, vous le constaterez vous-même !

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 08:22

181210-l-argent-n-a-pas-.jpg

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 08:20

171210-vivons-cachets.jpg

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:50

161210-Et-pluches--si-affinites-.jpg

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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