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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 06:07

- Le premier coup a été porté latéralement, de face, il a enfoncé la lame jusqu'à la garde, l'a maintenu enfoncée et poussée jusqu'au mur, voyez les gouttes de sang. Il a pris son temps, pourquoi se presser si l'on peut profiter du temps ? Je pense qu'il est resté comme ça, indifférent à ses coups, à ses cris, elle a dû le frapper avec ce qui lui restait de forces, des poings, des pieds, s'il a senti ces coups ils furent plaisants pour lui. À mon avis elle a mis du temps à mourir. Quand elle a cessé de résister il l'a laissé glisser jusqu'au sol tout en maintenant sa pression. C'est alors seulement qu'il l'a lâché, il a pris le fauteuil et s'est assis en face d'elle. Je suppose qu'elle est restée lucide grâce à la piqûre qu'il lui a fait pour cela, ce qui l'intéressait c'était la venue de la mort, lentement.

- C'est vraiment ainsi que les choses se sont passées ?

- Au vu du dossier, des photos, de l'atmosphère de cet endroit... Oui,j'en suis sûr.

- Ensuite ?

- Il s'est levé, non, il ne s'est pas approché, il ne le fait jamais n'est-ce pas, quel intérêt ? Il la viole avec son arme, son, leurs plaisirs, c'est sa mort à elle.

- Son plaisir ?

- C'est ce qu'il ressent, pas elle cela va sans dire mais pour lui c'est comme un orgasme, un moment unique qui les réunit. Il s'en est allé comme il était venu, laissant le cadavre bien en vue mais je doute que ce soit pour que les arrivants aient une vision choquante, inoubliable. Pour lui le crime est une union entre deux personnes, ensuite il quitte les lieux. Aucune trace, ses chaussures et ses vêtements ont disparus, consumés je présume. Pour son prochain crime il choisira une victime différente, un autre cadre. Il fait ça depuis longtemps, calmement, sûr de n'être jamais pris.

- Un jour il fera une erreur ?

- Souhaitez-le, si vous voulez l’attraper.

- Sans celle que vous avez commise vous seriez encore entre blog et crimes.

- Fut-elle involontaire commissaire ? 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 06:07

Octobre 1964 - Jeux Olympiques de Tokyo

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Aoyama Kazuko (青山和子) 

   

Nishida Sachiko (西田佐知子) 

 

 

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The Peanuts (ザ・ピーナッツ)

 

 

 

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Mieko Hirota (弘田三枝子)

   

Takada Miwa (高田美和)

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 06:07

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 06:07

 

La cerise et le pissenlit.

 

La guerre vient de se terminer, la vie est difficile au Japon occupé par les yankees et où l'économie peine à se relever Sachi est une jeune femme de 26 ans, épouse de Ôtani, écrivain à succès dont chaque œuvre semble un appel à la mort dont l'ombre ne le quitte pas, à moins que lui ne soit la sienne. Elle a un enfant de trois ans dont son mari ne semble pas se soucier et s'il prétend vouloir prendre soin d'elle cela ne dépasse pas la verbalisation.

Il aime les femmes et l'argent, allant jusqu'à voler un couple de tenancier de bar qui viendront réclamer leur dû chez lui, sans succès, sinon celui de rencontrer Sachi qui se propose de les rembourser, 5000 yens à l'époque c'est une grosse somme. Finalement elle s'engagera comme serveuse et l'argent sera remboursé par une autre femme. Ôtami n'est-il pas un gigolo comme le dit Sachi !

Sachi obtient beaucoup de succès dans son travail où les hommes sont la quasi totalité des clients, elle rencontre même un jeune homme, grand admirateur de son mari et amoureux d'elle jusqu'à oser l'embrasser sous l’œil de son mari. À force d'évoquer la mort il accomplira un double suicide avec une de ses maîtresse aussi hantée par la mort que lui, nul jusqu'au bout il résistera le temps d'être sauvé ainsi que sa partenaire, de justesse, histoire d'associer à son échec une tentative d'assassinat.

 

Quelle force pousse-t-elle Sachi sur les lieux du double échecs... Elle trouve le flacon de poison que la police n'a pas ramassé, c'est si simple de l'absorber, de se coucher, d'attendre en se demandant ce que cela fait de sentir venir la mort, la vraie, pas celle que l'imagination esquisse et dont le baiser est d'une perfection glacée. Mais en elle la vie est plus forte et la fuite une voie qu'elle ne peut se résoudre à prendre alors qu'Ôtami n'est qu'un poseur, un poète se croyant maudit alors qu'il n'est que minable.

 

Mais elle l'aime, alors... faites en autant !

 

Réalisé par Kichitaro Negishi

Scénario : Yôzô Tanaka d'après le roman de Osamu Dazai

Avec (la sublime) Takako Matsu, Tadanobu Asano, Shigeru Muroi...

2009 - 1h54'

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 06:07

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 06:07

Avril 1954, traduit en 1969 par Sylvie Regnault-Gatier et Hisasha Suematsu.

Adapté au cinéma par Mikio Naruse.

Ogata Shingo a entendu la montagne ! Il en est sûr, comme qu'il s'agit du signe de sa mort imminente et qu'il est temps pour lui de s'y préparer. Depuis quelques temps sa vie semble lui échapper, son quotidien s'efface alors que son attention est attirée par des petites choses, sa mémoire même lui fait défaut, à moins qu'il n'ait pas envie de se souvenir. A quoi bon le passé... mais le présent n'est pas si attirant, sa femme, plus âgée que lui d'un an, n'est pas une beauté, de plus elle ronfle plus fort que lui. Ses enfants ? Sa fille, Fusako, ressemble à sa mère, que son mari soit parti ne fut pas une surprise, que pouvait-elle faire d'autre que revenir à la maison parentale avec ses deux filles ? Son fils, Suichi, préfère sa maîtresse à Kikuko, son épouse légitime, une toute jeune fille d'une fraicheur détonnant, une goutte de lumière dans la pénombre de la banalité.

Il est le témoin de sa vie, de la leur, aucune ne le retient.

Shingo est seul, avec l'ombre de la mort qui s'approche sans qu'il en soit inquiet, n'a-t-il pas craché du sang l'an dernier ? Au fil des pages le héros s'éloigne de sa famille pour se rapprocher de Kikuko, son fils et sa fille ont chacun une double vie sans parvenir à en connaître une seule digne de ce nom, mais quelle importance pour le vieil homme, il n'a plus de temps, les couples ne sont qu'apparences, conventions et habitudes sans qu'il soit possible de leur échapper, autant faire comme si. Le seul qui vaille la peine est celui que ne forme pas Kikuko et Shingo, ne ressemble-t-elle pas à un amour de jeunesse que la mort vint lui arracher ?

La montagne gronde, comme la vie, leurs vies, mais ni l'une ni les autres n'explosera.

Souvent l'imaginaire aide à traverser sa propre vie, à en supporter la médiocrité, heureusement certains rêves restent irréalisables. Leur amertume devenant acidité permet de conserver la saveur de l'existence.

N'est-ce pas ?

 

Un roman kawabatien sur la vieillesse et la mort qui s'approchent en donnant encore plus de reliefs à ces moments de vie qui permettent de les affronter sans crainte ni abrutissement !

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:07

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 06:07

Utajima est une petite île de 1400 habitants. Shinji vit avec son frère cadet et sa mère, leur père et époux a trouvé la mort pendant la guerre, pour faire vivre sa famille il travaille comme marin. Hatsue est la fille d'un notable que son père fait revenir sur l'île. Aussitôt Shiniji en tombe amoureux, mais Yasuo aussi, et celui-ci est d'une famille aussi aisée que celle de Hatsue.

Terukichi, le notable voudrait que sa fille préfère Yasuo, qui ne demande pas mieux puisqu'il croit que tout lui est dû, mais la jeune fille est prête à affronter son père autant que les deux jeunes hommes entament un duel qui pour être sans arme n'en est pas moins violent autant que classique.

 

Bien qu'il s'agissent d'un village de pêcheurs ce roman est dépaysant au possible, surtout si l'on apprécie les noms japonais : La baise d'Ise, le temps de Yashiro dédié à Watatsumi no mikado le dieu de la mer, la presqu'île de Chita, celle d'Atsumi et à l'ouest on aperçoît la côte entre les portes d'Uji-Yamada et de Yokkaichi en Tsu.

 

Deux cent marches de pierre montent au temple, jadis, là, deux pins aux branches curieusement enchevêtrées formaient un semblant de torii, ilsl sont morts depuis longtemps mais un torii les remplace, encadré par une paire de lions de pierre. Mishima peint avec des mots des décors dans lesquels on entre et des émotions que l'on partage. Une belle histoire qui n'innove pas dans le fond mais qui, pour qui cherche un cadre différent, est des plus agréable, rafraîchissante et même, si si, optimiste.

 

Allez faire un tour au sommet du phare, la vue y est saisissante.

Traduction de G. Renondeau

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 06:07

Spéciale Takahiro Kido (たかひろきど) - Japon

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 06:07

Le prochain coup sera-t-il le dernier ?

Qu'aurais-je à gagner à vouloir combattre,

Mes amis n'ont pas été épargnés,

La plupart engloutis par l'eau saumâtre.

 

Ils sont nombreux encore autour de moi.

Le brouillard et l'obscurité m'entravent

Beaucoup plus que mes blessures et le froid,

Beaucoup moins que les assauts des esclaves.

 

Nous avons combattu pour être libre...

Maintenant j'entrevois la liberté,

J'entends le vent et les branches qui vibrent.

C'est la chanson que je vais emporter.

 

Lourde est l'épée, mais qu'ai-je à regretter ?

Nos ambitions étaient irréalistes,

Vivre est vain, mourir, et l'éternité...

Je ne peux savoir où va cette piste.

 

Je vais me dissoudre, puis disparaître,

Tant l'ont fait, plus le feront, vous aussi !

Quels que soient les espoirs qui ont pu naître,

Ils finissent au même endroit, près d'ici.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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