La cerise et le pissenlit.
La guerre vient de se terminer, la vie est difficile au Japon occupé par les yankees et où l'économie peine à se relever Sachi est une jeune femme de 26 ans, épouse de Ôtani, écrivain à succès dont chaque œuvre semble un appel à la mort dont l'ombre ne le quitte pas, à moins que lui ne soit la sienne. Elle a un enfant de trois ans dont son mari ne semble pas se soucier et s'il prétend vouloir prendre soin d'elle cela ne dépasse pas la verbalisation.
Il aime les femmes et l'argent, allant jusqu'à voler un couple de tenancier de bar qui viendront réclamer leur dû chez lui, sans succès, sinon celui de rencontrer Sachi qui se propose de les rembourser, 5000 yens à l'époque c'est une grosse somme. Finalement elle s'engagera comme serveuse et l'argent sera remboursé par une autre femme. Ôtami n'est-il pas un gigolo comme le dit Sachi !
Sachi obtient beaucoup de succès dans son travail où les hommes sont la quasi totalité des clients, elle rencontre même un jeune homme, grand admirateur de son mari et amoureux d'elle jusqu'à oser l'embrasser sous l’œil de son mari. À force d'évoquer la mort il accomplira un double suicide avec une de ses maîtresse aussi hantée par la mort que lui, nul jusqu'au bout il résistera le temps d'être sauvé ainsi que sa partenaire, de justesse, histoire d'associer à son échec une tentative d'assassinat.
Quelle force pousse-t-elle Sachi sur les lieux du double échecs... Elle trouve le flacon de poison que la police n'a pas ramassé, c'est si simple de l'absorber, de se coucher, d'attendre en se demandant ce que cela fait de sentir venir la mort, la vraie, pas celle que l'imagination esquisse et dont le baiser est d'une perfection glacée. Mais en elle la vie est plus forte et la fuite une voie qu'elle ne peut se résoudre à prendre alors qu'Ôtami n'est qu'un poseur, un poète se croyant maudit alors qu'il n'est que minable.
Mais elle l'aime, alors... faites en autant !
Réalisé par Kichitaro Negishi
Scénario : Yôzô Tanaka d'après le roman de Osamu Dazai
Avec (la sublime) Takako Matsu, Tadanobu Asano, Shigeru Muroi...
2009 - 1h54'

