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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 08:00

07112012_Giskobama.jpg

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:06

Traduit par Lena Grumbach

Quoi de plus amusant pour un auteur de romans policiers que placer une histoire dans un lieu clos, ici Valö, une île coupée du monde par le mauvais temps. Cette fois Erika et Patrick, héros attitré de Camilla sont en vacances, c'est le petit Martin Molin qui se trouve confronté au mystère, sans grand risque, n'est-il pas le héros et un polar n'est-il pas censé se terminer par la résolution du mystère et l'arrestation du coupable ?

Ça change de la réalité !

M² et sa fiancée, Lisette Liljecrona sont conviés à une réunion de la famille de cette dernière, le grand-père, Ruben a en effet une annonce à faire.

Il commence par ses deux fils à la médiocrité criante, alors qu'elle devrait faire profil bas, poursuit avec ses petits enfants, principalement Bernard et Miranda, égratignant à peine Lisette, trop jeune et loin des affaires de famille, ignorant Matte, trop faible pour être touché par son courroux. Puisqu'ils sont trop nuls il a décidé de les déshériter !

Dit-il avant de mourir, après c'eut été plus compliqué.

Martin se précipite, aucun doute, le patriarche a été empoisonné, au cyanure, et hop, le titre du roman est justifié, quel talent !

Problèmes, quitter l'île est impossible, comme communiquer avec l'extérieur. À lui de faire preuve d'initiative. D'abord placer le corps dans la chambre froide, heureusement qu'il y en a une, puis auditionner les témoins dont il semble que l'un, au moins, soit coupable.

Au petit matin les conditions climatiques ne se sont pas améliorées, le policier continue ses investigations. Il apparaît qu'il y avait des tensions entre les deux fils dont l'un a pioché dans la caisse pour assouvir sa passion du jeu, visiblement il n'est pas près de pouvoir rembourser. 

La tempête ne cesse pas mais le drame croît en intensité quand un second meurtre est commis, celui-ci avec une arme à feu, celle du papy probablement, puisqu'elle a disparue.

Chacun pourrait être coupable, ne comptez pas sur moi pour vous livrer la solution, vous ne patienterez pas longtemps, ce roman ne fait que 74 pages, en format Epub du moins. Certes le papier a son charme mais qui relit un roman policier dont il connaît la fin ?

Ce Cyanure peut, brièvement, vous empoisonner, un cluedo sans surprise, le truc ayant déjà été utilisé.

Même si Martin n'approuvait pas son ton insouciant, il savait que Bernard avait raison, ils n'avaient plus rien à faire sur cette île.

Il restait cinq jours avant Noël.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:55

S'il est un sujet qui semble loin de moi c'est bien le bonheur, c'est pourquoi je saisis l'offre de Heide, transmise par Catherine, pour me pencher sur ce concept mystérieux, son contraire me siérait davantage, encore que, en y repensant, ils ne semblent pas s'opposer mais se compléter. Le premier est-il l'oubli du second ? Il y a peu je le voyais emplissant le regard de bovin ignorant de leur sort et synonyme d'un état quasi végétatif et pour tout dire proche de l'idiotie.

C'est l'opportunité d'une remise en cause de ce point de vue.

Homme de mots (de maux aussi parfois...) je vois que l'étymologie donne à ce mot ''Eür'' le sens de ''l'accroissement accordé par les dieux'' et le fait voisiner avec ''fondateur'', ''auteur'' et les diverses formes de ces termes.

Ainsi se pose la question du bonheur comme satisfaction présente dégagée de toute projection dans le futur sous quelque forme que ce soit. Faut-il suivre Épicure et chercher la paix de l'âme et du corps, une forme de momification, la vie existe-t-elle hors du temps qui passe et des changements qu'il instille en nous. Faudrait-il se rapprocher de Blaise Pascal qui fait du bonheur le fruit de la foi, fruit amer aujourd'hui mais qui serait délicieux au paradis. Autant dire que je ne suis pas près de le déguster.

Et vous ?

Peut-être la vision de Baruch Spinoza est-elle préférable : ''Bien agir et être dans la joie''. Réaliser des désirs raisonnables sans être troublé par ses passions dans le cadre d'une nature amicale. 

Bref, s'em...nuyer grave ! Pour user d'une terminologie moderne loin du style spinozien mais ayant l'avantage de la précision dans la concision.

 

Reste la vision kantienne, celle pour laquelle j'avoue le maximum de connivences qui voit dans le bonheur un concept oublieux de son sens originel et sujet philosophique propre à d'autant plus de thèse que chercher à le définir devient synonyme de le connaître. Cette fois le fruit n'a même plus de goût sinon l'idée de celui qu'il pourrait avoir. Vous faut-il la santé, l'argent, une famille aimante, un travail plaisant, une voiture, un...

Chacun veut ceci ou cela mais sa nature, pour ne pas dire LA nature, le porte à céder à des passions qui n'en sont pas opposées à cette dernière mais sa progéniture.

Vaste sujet, les questions qu'il soulève justifieraient des pages et des pages, quoi de plus difficile à définir que ce qui, au final, ressemble à une idole. Une idée que l'on perçoit mais qui se modifie à mesure que l'on s'en approche pour la voir mieux. Mais savoir que l'horizon est une ligne imaginaire n'empêche pas de vouloir s'en approcher n'est-ce pas ?

Passez devant !

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 07:07

Fukuhara Mari (福原まり)

 

Hisaishi Joe (久石 譲)

 

Mizoguchi Hajime (溝口肇)

 

Matsui Keiko (松居慶子)

 

Takahiro Kido (たかひろきど)

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 07:09

Je suis une belette dans un poulailler,

Des proies dans tous les coins, la tentation est forte,

Les mâchoires serrées, je ne sais que bailler,

Mordre est interdit mais ma rage n'est pas morte.

 

Le purgatoire est froid mais je l'ai mérité,

Là, grouillent autour de moi des victimes idéales

Que je peux effleurer mais pas exécuter,

Trop de vouloir glaçant dans une âme trop sale.

 

D'avoir trop rêvé sans avoir jamais agit

M'a conduit ici, dans ce lieu intermédiaire

Où je reste celui que je fus dans ma vie,

Zombie frustré par incapacité à faire.

 

Le destin à bon dos que je peux accuser,

La morale avec lui et son lot d'interdits ;

N'être ni qui je veux, pas plus qui je devrais,

Fait que ma place est là, à l'orée de la vie.

 

Dans l'encrier de sang, seule à plongé ma plume,

Le prix du réel est trop lourd à acquitter.

Restent dans mon esprit, rancœur et amertume,

Frustration et dépit jamais ne m'ont quitté.

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 07:02

 

Sauver une vie est-ce toujours une bonne idée ? Je gage que vous répondrez oui, inutile de dire que je serais plus circonspect.

Kenzô Tenma (天馬 賢三) lui ne se pose pas la question, pris par l'urgence, et par son métier de chirurgien il ne peut refuser de tout tenter pour sauver cet enfant qui a reçu une balle dans la tête bien que le directeur de l'Eisler Memorial Hospital de Düsseldorf, et père de sa fiancée, qui l'emploie lui ait demandé de favoriser le maire de la ville qui vient d'arriver.

Ce dernier ne survivra pas, Tenma étant le meilleur, en revanche le petit garçon s'en sortira alors que le pronostic était des plus réservé. Il venait de faire la une de l'actualité avec ses parents pour être ''passés à l'Ouest'', les événements se déroulent en Allemagne.

Les époux Liebert viennent d'être retrouvé morts, le garçonnet agonisait alors que sa sœur, jumelle, choquée a survécu. Bien des conséquences naîtront de son choix, à commencer par sa mise de côté. Alors qu'il devait prendre la direction du service de chirurgie un de ses collègues lui est préféré, de même sa fiancé, Éva, se tourne vers un autre homme.

Triste non ?

Pas autant que l'empoisonnement quelques jours plus tard des trois dirigeants principaux de l'établissement ! Parfait pour que Tenma prenne la place qui lui était promise.

Nous retrouvons l'action en 1995, neuf ans après les événements décrits ci-dessus. De nouveaux crimes ont eu lieu, en particulier de couples semblables aux Liebert, finalement le docteur Tenma sera soupçonné et décidera de fuir, convaincu que le véritable tueur est Johan, l'enfant qu'il sauva presque dix ans plus tôt.

Une chasse à l'homme va commencer, elle durera 74 épisodes. Ça peut sembler beaucoup mais on ne les voit pas passer, ou presque. Nous suivons le médecin sur les traces du criminel, essayant de reconstituer son itinéraire, passant par un orphelinat d'Allemagne de l'Est où étaient conduites des expériences pour façonner la futur élite du pays dont il ne subsiste que des ruines, le bâtiment ayant été incendiés alors que ses occupants s'entretuaient sous les yeux d'un Johan façonné pour devenir un nouvel Hitler qui, lui, gagnerait sa guerre.

Qui sont ces enfants, quel trajet infernal suivirent-ils ? Johan semble aussi diabolique qu'il est beau, sa sœur, Anna/Nina, paraissant son contraire alors qu'ils vécurent des expériences similaires, au départ. Passant par Prague et l'ancienne police secrète tchèque, les mondes de la prostitution et de l'extrème-droite allemande, les survivants de l'eugénisme du Kinderheim511, Dieter, recueilli par Tenma, Grimmer devenu un parfait espion, et j'en passe, tant cette série fourmille de personnages, de son héros, le japonais Tenzo Kenma, égaré en RFA, aux jumeaux Liebert(é). L'ispecteur Rünge ressemble au commissaire Javert même si Kenzô est différent de Jean Valjean.

 

 

D'accord c'est un peu long, parfois lent et prévisible, mais l'animation est réussie, le fond historique fouillé, pour ne pas dire exhumé, la musique omniprésente pour générer une ambiance pesante. Le poids du monde est sur les épaules du médecin poussé par l'obligation de corriger son erreur en tuant Johan. N'est pas tueur qui veut ! Reste une fin dont je ne peux rien dire pour ne pas gâcher votre plaisir de ne pas la voir.

La lutte du bien contre le mal est là, sous nos yeux, heureusement nous ne sommes pas délivré de la tentation de ce dernier.

Les 18 volumes du manga de Naoki Urasawa sont parus de juin 1995 à février 2002. publiés en France aux éditions Kana. La version animée, réalisée par Masayuki Kojima, fut diffusée au Japon entre avril 2004 et septembre 2005.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 07:15

En 1963 Robert Vernay s'empare du héros de Henri Vernes, Bob Morane pour en faire une série de 13 épisodes de 26 minutes qui seront diffusés à la télévision suisse en 1964. Devant le succès une seconde fournée de 13 sera produite avant d'être programmée, à partir du 28 mars 1965, sur la deuxième chaîne de l'ORTF. Je n'étais pas en état de les voir à cette époque alors que, des années plus tard, je découvrais par hasard ce personnage qui devait m'accompagner durant de longues années. J'eus même l'opportunité de croiser son auteur alors que j'étais beaucoup plus jeune, et lui moins âgé qu'aujourd'hui, jour de son 94ème anniversaire. Bob devant fêter l'an prochain ses soixante ans, reconnaissons qu'il ne les fait pas. Allant dans une bibliothèque de quartier pour en lire davantage je tombai sur Le Carrousel des Maléfices de Jean Ray

Cette série reprend principalement des romans, parus chez Marabout, mais présente aussi des scénarios inédits qui seront par la suite repris en romans. Nous y retrouvons le personnage principal et ses comparses habituels, en premier lieu Bill Ballantine, géant écossais qui s'obstine à l'appeler commandant alors qu'il ne commande plus rien, si ce n'est du whisky, Zat 77 principalement, afin que BB rende hommage à ses ancètres. Sophia Paramount, journaliste au Chronicle de Londres, qui est amoureuse de lui sans qu'il se passe quoi que ce fut entre euxf. Rien ne doit entraver les aventures de Morane. Je suis sûr qu'il regrette sa désexualisation à l'inverse de James Bond, héros né la même année, mais s'adressant à un public plus âgé.

Claude Titre incarne le commandant, Billy Kearns, son ami Bill, nous les suivons à travers le monde avec la certitude que le bien triomphera à la fin de chaque épisode. La vérité m'oblige à dire que la réalisation a quelque peu vieillie, la série fêtera ses cinquante ans l'an prochain, elle garde néanmoins le charme suranné d'une époque disparue. Presque un document sur un passé dont n'émerge pas beaucoup de séries télévisées, celle-ci au moins, survit-elle à travers les brumes de l'oubli grâce à L.C.J. Éditions Et Productions qui nous propose l'intégrale en deux coffrets, que j'ai acheté d'occasion, faut pas exagérer !

Pour l'anecdote, Claude Titre ne fut pas le premier à incarner le héros de Henri Vernes, Jacques Santi tint ce rôle dans un court-métrage en 1960, malheureusement ce film a disparu dans l'incendie de sa maison de production. Soyons heureux en revanche que le projet de Christophe Gans avec Roch Voisine dans le rôle titre ne vit jamais le jour...

26 est aussi le nombre d'épisodes d'une série d'animation diffusé en septembre 1998 sur Canal+, une technique permettant à notre héros de coller à son univers qui associe aventure et science-fiction depuis plusieurs décennies. La voir serait l'occasion d'un nouvel article.

Avec chaque coffret de 2 DVD vous aurez un documentaire sur H. Vernes, sa biographie et les filmographie de Claude Titre et Billy Kearns.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:26

Au bal des monstres, ce mercredi,

Croyez-vous pouvoir être invité ?

Je vous vois valser avec Freddy,

Juste avant d'être décapité.

 

Dracula voudra-t-il votre sang,

Cocktail avec un trait de vodka ?

Mais qu'y a-t-il en vous d'innocent

Donnant de l'attrait à votre cas !

 

Hannibal saurait vous mitonner

Un petit plat, recette perso,

C'est vous qui seriez assaisonné,

Avouez que ce serait idiot.

 

Frankenstein saura vous accueillir,

Il n'est pas méchant, quoiqu'on en dise,

Son tempérament le pousse au pire,

Mais pour lui c'est une friandise.

 

Et moi, dites-vous ? Là est la question,

Venez, vous verrez, suis-je Satan,

Ou l'ami offrant la tentation

De penser pour affronter le temps ?

 

La citrouille est la banalité,

Un carrosse adapté à l'usage

De ceux pour qui la médiocrité

Les suivra jusqu'au quatrième âge.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 07:07

30102012_egaligramme_plat.jpg

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 07:07

 

LEEternel est ton berger : tu manqueras le bien. Il te fait sortir du troupeau, il te dirige vers des eaux agitées de puissants courants. Il torture ton âme. il te mène hors des mirages nés de son nom. Quand approche l'ombre de la mort tu souris en étant avec lui : ses mots et sa pensée t'éveillent. Il t'abreuve et te nourrit, sans besoin de partenaire. Il alimente ton esprit et ton intelligence. Non, l'abrutissement et la peur ne marcheront plus à tes côtés jusqu'à ton ultime nuit et tu comprendras la raison de LEEternel jusqu'à ton ultime pensée. 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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