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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 07:07

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 07:07

Traduit par Lena Grumbach

 

L'avantage (sic) de lire plusieurs romans d'un même auteur sur une courte période permet d'en voir les ficelles, en l’occurrence il s'agit plutôt de câbles.

Le même décor : Fjällbacka, le même argument : un crime qui permet de scanner un microcosme suédois et la même structure narrative : la combinaison du passé et du présent, les conséquences dans le second de ce qui fut vécut dans le premier.

Reste le plaisir de la lecture et l'avantage de le faire d'une manière électronique permet d'aller vite.

Le roman commence bien, un cadavre est en train de se décomposer, les mouches volettent tranquillement, utilisant cette charogne pour se repaître et pondre, ce qui résume leurs vies, comme celles de la plupart des animaux, y compris l'homo sapiens.

Vous en savez quelque chose, non ? Lire n'est qu'une occupation secondaire, comme tenir un blog.

Erica, que nous avions laissé faisant une trouble découverte sur le passé de sa mère hésite à aller plus loin, que va-t-elle découvrir ?

Le hasard, et la volonté de Camilla, faisant bien les choses, la mort d'un historien que l’héroïne interrogeait sur la présence d'une croix gammée conservée dans un linge taché de sang avec les carnets de sa mère, va déclencher une enquête sur le passé maternel, lequel se combine avec celui de la Suède.

Est-ce une bonne idée de se pencher sur la vie de ses parents, pour Erica cela relève plus du besoin de se rapprocher d'Elsy, cette mère si peu, et mal, connue, adolescente en 1943, comme Erik Frankel, l'historien, Frans Ringholm et Britta, alors que Maja, sa propre fille va fêter son premier anniversaire. N'y a-t-il pas un flambeau à transmettre, un héritage à perpétuer de mère en fille ?

Si j'ai parlé de câbles plus haut je peut rajouter à la sauce quelques poncifs sur les secrets de familles, ces vaisseaux fantômes n'attendant qu'une tempête pour remonter à la surface avec leurs équipages spectraux. Le froid est à l'extérieur, dans l'apparence, parfois pourtant les glaçons fondent et libèrent des flots de rancœurs et de mensonges.

La Suède fut, dit-on, exemplaire durant la seconde guerre mondiale, est-ce vrai pour les suédois ?

Dommage que ces fumets soient moins putrides qu'ils auraient pu l'être, je crains que mon palais n'ait besoin de plats plus épicés, peut-être n'est-ce pas le cas du vôtre.

Je l'espère.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 07:07

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:07

 

 

 

L'inspecteur Imanishi, et son adjoint, se trouve confronté à un mystère, comment trouver l'assassin d'un homme dont on ignore le nom ? Un double indice, ''Kameda'', un mot entendu prononcé par la victime dans un bar avec un accent du Nord. Comme Charles Kane mourant en prononant ''Rosebud''. Un fil ténu que les policiers vont suivre, allant d'une découverte à une autre, explorant le passé d'un pays, d'un homme. Comment les dissocier ?

137 minutes pour relater une enquête banale, en apparence, dans une mise en scène suivant l'évolution de l'action, progressant en fonction de la dramatisation. Partant d'un mot pour gravir marche après marche l'escalier menant à la vérité en même temps qu'ils voyagent, souvent en train, progressent vers le nord du pays, les policiers semblent jouer leurs carrières, sinon leurs vies, dans cette chasse à l'homme. Pièce après pièce ils reconstituent l'image du mystère, grain après grain, ils remplissent le vase de sable.

Le problème n'est pas la découverte du criminel mais de comprendre ses motivations, de les partager, de les approuver même. Pas question d'en dire trop, ce serait gâcher le plaisir et l'émotion de la dernier demie heure, le crescendo visuel et musical, écrin d'une vérité qui nous prend à la gorge. Les deux premiers tiers du film relatent l'exploration policière, le dernier nous les montre faisant leur rapport. Ils racontent la vie d'un pianiste alors que celui-ci propose sa dernière œuvre. Un grand bravo au passage à Kosuke Sugano, auteur de la B.O.

 

Matsumoto Seichō (松本清張,) est le ''Simenon'' nippon, plus que des polars ses livres sont prétextes à l'exploration d'un milieu dans lequel il met sous la loupe un drame et les individus impliqués, les écorchant des apparences, trompeuses comme chacun sait, pour nous montrer la réalité des motivations, des ambitions, des frustrations comme des souffrances, qui mènent au crime, ce dernier n'étant qu'un prétexte pour l'auteur, une clé pour entrer dans un microcosme que nous n'imaginions pas. Malheureusement il est peu traduit en France alors qu'il a produit plus de quatre cents œuvres.

 

La mise en scène est splendide, maîtrisée, les images magnifiques, l'intrigue bien menée et les acteurs remarquables, petit bémol toutefois j'ai trouvé la fin ''trop'' belle, ''trop'' musicale, ''trop'' dramatique. Un peu moins d'un des ingrédients et la perfection aurait été proche.

Si, comme moi, vous avez laissé tomber la téloche pour regarder ce que vous voulez, quand vous voulez, vous pouvez passer deux heures et demie devant ce film, vous ne les aurez pas perdues.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 10:22

 

Difficile de traiter un sujet comme l'hystérie alors que viens tout juste de naître la neurologie et que la psychologie est encore à formaliser, (avant d'être formolisée... mais la question n'est pas là). Nous suivons ici Augustine, servante de 19 ans, qui depuis quelques mois fait des crises d'hystérie et se retrouve à la Salpetrière. Nous sommes à la fin du XIXème siècle mais l'accueil semble correct et le personnel attentif.

Ce film souffre de la difficulté de présenter en moins de deux heures un cas clinique complexe qui met en scène deux personnalité très différente. Une jeune fille modeste, pour le moins, et un professeur réputé dont les recherches sont le principal de la vie et comprendre le mot d'ordre qui la gouverne. Impossible d'éviter le spectaculaire et le parallèle entre l'hystérie et la possession qui fut cause de tant d'exactions ecclésiastiques, d'effrois d'une populace ignorante et craintive s'y prête trop bien. Rappelons que l'hystérie, à l'époque, est un terme générique pour la plupart des affections mentales, psychologiques ou neurologique, Charcot participera à débroussailler ce qui est un nouveau monde médical et thérapeutique. Il ne poussa pas plus loin ses recherches, trop marqué peut-être par le corporel pour passer au psychologique, Freud qui fut son élève plus tard sauta la marche avec le succès que l'on sait. Les choses arrivent en leur temps.

Le professeur est contraint par ses obligations, ses représentations, médicales et sociales, ses vêtements mêmes, dans un milieu dont il n'est pas originaire et qu'il obtint par ses mérites et son mariage, Augustine est jeune, sensuelle et frustrée, comme on dirait aujourd'hui, prise entre ses désirs et l'impossibilité de les exprimer, sinon par l'hystérie et ses diverses manifestations. Les relations entre les médecins et leurs patients, quand ceux-ci sont d'extractions modestes sont brutales, attention pourtant à les juger à l'aune de notre vision ''moderne'' de ce qu'elles devraient être. Conditionnel justifié par le fait qu'aujourd'hui encore elles sont loin de cet idéal pour ceux qui font partie du quart-monde où les soins sont un luxe.

La réalisatrice manipule la réalité pour montrer une relation entre le médecin et sa patiente dont rien ne dit qu'elle arriva. Le premier ressenti-il parfois de l'attirance pour une de ces deuxièmes ? Augustine est ''victimisée'' (ça c'est un mot d'aujourd'hui!) comme il se doit, n'est-elle pas la prolétaire face au grand bourgeois, ce que Charcot n'était pas.

Du petit-guignol, bien joué par Vincent Lindon, qui ne ressemble pas du tout à son modèle, et par Soko, qui ne doit pas plus ressembler au sien.

Le sujet était casse gueule, la preuve.

La réalisatriste laisse penser que tout n'était que mise en scène et exploitation de monstres, non de foire mais d'amphi, que Charcot était un tripoteur de jeune fille, c'est surtout révélateur de ses propres fantasmes et frustrations.

Hystérie, vous avez dit hystérie...

Dommage

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 07:07

12112012 FrankenLeeny-04

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 07:07

Spéciale Cambodge < 1975

 

Sinn Sisamouth et Ros Sereysothea

 

Seang Dy et Chhoun Malay

 

Ros Sereysothea

 

So Savoeun

 

Ros SereySothea

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 07:07

J'ai cueilli en ces champs mille roses de cendres

Dont j'ai fait des bouquets pour des âmes oubliées.

La nature souvent craint de se montrer tendre

Par peur d'y prendre goût, de se sentir liée.

 

Ses jouets sont de chair, de sang et de panique,

Animés par la faim, le rêve et l'ambition ;

Vermisseaux au destin moins mélo que comique

Croyant voir de l'amour au cœur de la passion.

 

Combien tombent et retournent au sein de la matière,

Des âmes et des ombres attendant de trouver,

Comment différencier aujourd'hui, demain, hier,

Et trouver ce chemin où l'on craint de rêver.

 

J'ai placé mes bouquets dans des vases en espoir

Emplis d'un sang glacé qui les aide à tenir,

Bientôt viendra le temps, un matin ou un soir,

Où sur eux couleront les pleurs de l'avenir.

 

Des milliers de spectres gisent en chaque pétale.

Pour qui ose écouter leurs voix restent audibles,

Narrant ces temps d'enfer quand le ciel était pale,

Et la peur qui régnait paraissait invincible.

 

Ces fleurs seront bientôt emportées par le vent,

Ainsi les souvenirs par le temps digérés

Finissent dans la nuit infinie du néant

Où moi aussi, bientôt, en paix, je m'en irai.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:07

Si je mourais là-bas sur le front de l’armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l’armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l’étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace
Comme font les fruits d’or autour de Baratier

Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

Le fatal giclement de mon sang sur le monde
Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l’onde
Un amour inouï descendrait sur le monde
L’amant serait plus fort dans ton corps écarté

Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie
Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur —
Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

Ô mon unique amour et ma grande folie

30 janvier 1915, Nîmes.

La nuit descend
On y pressent
Un long destin de sang

 

Apollinaire mourut de la grippe espagnole le 9 novembre 1918, c'est l'occasion d'un petit hommage, en espérant qu'il ne se sente pas à l'étroit dans ce blog.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 07:07

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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