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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 06:07

Avril 1954, traduit en 1969 par Sylvie Regnault-Gatier et Hisasha Suematsu.

Adapté au cinéma par Mikio Naruse.

Ogata Shingo a entendu la montagne ! Il en est sûr, comme qu'il s'agit du signe de sa mort imminente et qu'il est temps pour lui de s'y préparer. Depuis quelques temps sa vie semble lui échapper, son quotidien s'efface alors que son attention est attirée par des petites choses, sa mémoire même lui fait défaut, à moins qu'il n'ait pas envie de se souvenir. A quoi bon le passé... mais le présent n'est pas si attirant, sa femme, plus âgée que lui d'un an, n'est pas une beauté, de plus elle ronfle plus fort que lui. Ses enfants ? Sa fille, Fusako, ressemble à sa mère, que son mari soit parti ne fut pas une surprise, que pouvait-elle faire d'autre que revenir à la maison parentale avec ses deux filles ? Son fils, Suichi, préfère sa maîtresse à Kikuko, son épouse légitime, une toute jeune fille d'une fraicheur détonnant, une goutte de lumière dans la pénombre de la banalité.

Il est le témoin de sa vie, de la leur, aucune ne le retient.

Shingo est seul, avec l'ombre de la mort qui s'approche sans qu'il en soit inquiet, n'a-t-il pas craché du sang l'an dernier ? Au fil des pages le héros s'éloigne de sa famille pour se rapprocher de Kikuko, son fils et sa fille ont chacun une double vie sans parvenir à en connaître une seule digne de ce nom, mais quelle importance pour le vieil homme, il n'a plus de temps, les couples ne sont qu'apparences, conventions et habitudes sans qu'il soit possible de leur échapper, autant faire comme si. Le seul qui vaille la peine est celui que ne forme pas Kikuko et Shingo, ne ressemble-t-elle pas à un amour de jeunesse que la mort vint lui arracher ?

La montagne gronde, comme la vie, leurs vies, mais ni l'une ni les autres n'explosera.

Souvent l'imaginaire aide à traverser sa propre vie, à en supporter la médiocrité, heureusement certains rêves restent irréalisables. Leur amertume devenant acidité permet de conserver la saveur de l'existence.

N'est-ce pas ?

 

Un roman kawabatien sur la vieillesse et la mort qui s'approchent en donnant encore plus de reliefs à ces moments de vie qui permettent de les affronter sans crainte ni abrutissement !

 

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commentaires

S
<br /> Pfffffffff la fin de l'année approche il faut que je me dépêche de lire mes livres pour le challenge sinon Catherine va me mettre un bonnet d'âne.... euh d'anesse. Lol<br />
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L
<br /> <br /> Il y a pourtant le choix, je me suis donné pour object d'arriver à 100 articles, du coup je ne sais même plus où j'en suis.<br /> <br /> <br /> J'aimerais suivre tes suggestions, de lecture bien sûr.<br /> <br /> <br /> <br />

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