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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 07:30

Thomas Vincent – 2016 -

Paul Sneijder entre dans le crématorium, avec sa canne il est lent. Il vient récupérer les cendres de sa fille, morte dans un accident d'ascenseur, fait rarissime qui fit la une des journaux. Lui-même était dans la cabine, avec trois autres personnes, il est le seul qui en soit sorti vivant.

L’hôtesse qui l'accueille lui vante d'autres produits disponibles qu'il refuse. Depuis sa sortie de l'hôpital le monde l'intéresse peu, hormis les ascenseurs, traînant la culpabilité du survivant plus que de réelles séquelles. Sa neurologue le lui a dit, il peut se passer de sa canne, il suffit d'oser.

Mais ça, c'est encore trop difficile.

Quand il va voir un avocat, le meilleur de Montréal, celui-ci lui fait comprendre qu'il obtiendra des millions de dommages et intérêts.. C'est trop, il part comme s'il fuyait.

Il est assis, dans l'obscurité, seul, quand son épouse arrive. Elle ne tarde pas à lui parler de l'avocat, se sont-ils mis d'accord ? Elle voit l'occasion de mettre sa famille à l'abri, et de permettre à leurs fils, la fille était d'un mariage précédent, de faire leurs études dans les meilleures universités, Harvard par exemple. C'est ''l'univers à fort potentiel'' qui l'attire, elle s'y voit déjà... mais Paul n'est pas de cet avis, comment monnayer la mort de son enfant ?

Reprendre sa vie est impossible. Il quitte son emploi et fait la connaissance de l'avocat de la partie adverse, plus âgé, et sympathique, que l'autre. Il va prendre sa décision, c'est sûr.

Pour s'entraîner il prend le bus, mais c'est difficile quand il y a du monde. Par hasard il trouve un journal, ouvert aux offres d'emplois. Il y en a une qui attire son attention.

Promener des chiens lui semble l'idéal, il pourra marcher, être dehors, s'occuper.

Le patron de dog dog walk le reçoit avec curiosité, il n'a pas le profil de ses employés habituels, mais le courant passe et Paul est admis à faire un essai le lendemain avec deux chiens, il pourrait en avoir 7 ou 8 à la fois. Pour l'occasion il cache sa canne, dans la neige c'est facile.

Tout se passe bien, il se promène, ramasse les crottes, une nouveauté pour lui, revient avec des animaux qui l'apprécient.

En revanche son épouse trouve l'idée ridicule. Pourquoi quitter un bon métier, et le salaire qui va avec, pour promener des chiens toute la journée. Et puis pourquoi ne fait-il rien pour le procès, c'est tellement important.

Mais pas pour lui.

C'est que la relation avec sa fille était compliquée, après son remariage, et les deux garçons qu'il avait eu avec sa nouvelle épouse, il l'avait peu vu, à fortiori après son départ pour le Canada. Leur dernière rencontre était pour lui dire qu'elle ne pouvait pas venir habiter chez eux, chose qu'elle paraissait avoir bien pris.

Une torture pour lui qui voit revenir petit à petit le souvenir de cette journée, jusqu'à la chute. 90 mètres laissent le temps de comprendre ce qui arrive.

Sortir des chiens c'est connaître les maitres, comme celui qui tient à ce qu'il participe à un concours d'élégance avec son Golden. Paul a le trac et prend ''quelque chose'' pour se décontracter, avec des effets... ''secondaires''.

Un joli rôle pour Thierry Lhermitte, entre l'absurde de certains situation et la dépression qui aurait pu l'entraîner vers le fond, survivant grâce à des rencontres, plutôt qu'à sa femme prête à tout pour gravir l'échelle sociale, même à le faire enfermer pour décider à sa place. Géraldine Pailhas est parfaite en épouse soucieuse de faire les ''bons choix'' pour assurer l'avenir de ses rejetons, et le sien. Le monde de l'être et celui du paraître s'entendent rarement.

 

Sans oublier les chiens bien sûr, mais ils sont toujours justes.

Eux !

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 07:30

Fantin-Latour 02
Fantin-Latour 02
Fantin-Latour 02
Fantin-Latour 02
Fantin-Latour 02
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 07:30

Et m'arrêter ? Est-ce possible ?

Fermer les yeux et m'éveiller.

La destiné est irascible

et n'aime pas être défié ;

 

Raison de plus pour le tenter,

Esclave n'est pas mon idéal.

Qui est sans rien peut tout risquer,

Puisque demain sera fatal.

 

Rien à gagner ni rien à perdre,

Jouer tout seul, voilà la vie ;

Avoir des crocs mais rien à mordre,

Tant de pouvoirs sans une envie !

 

Tourner en rond sans avancer.

Je me souviens de ce voyage,

De l'ombre que j'ai rencontré

La vérité comme un orage.

 

Qu'ai-je entrevu en cet instant,

Que je craigne de retrouver ?

Un obscur avertissement,

Un gouffre ouvert sur le passé.

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 08:09
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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 07:30

Mathieu Missoffe – 2017 – 8 épisodes

L'ambiance est loin d'être riante, le ciel est gris, et semble désireux de le rester, des corbeaux coassent comme pour se moquer de cet homme en panne qui abandonne sa voiture. La borne de secours est inutilisable, son smartphone est muet. Soudainement il tombe sur l'asphalte, rampe péniblement jusqu'à son véhicule, y prend un injecteur et se pique à la cuisse.

Trois gendarmes avancent dans les bois, ils progressent jusqu'à un corps, pendu, mais qui fut auparavant poignardé à 5 reprises. Constatations faites ils rentrent à la gendarmerie, où ils retrouvent Frank Siriani, le nouveau procureur, lequel a été ramassé sur la route, inanimé à la suite d'un choc anaphylactique consécutif à une piqûre d'abeille, le pauvre est allergique à presque tout.

La major, Laurène Weiss, est étonnée qu'il soit venu sur place, d'ordinaire tout se règle par téléphone. S'il s'est déplacé c'est parce que Villefranche détient un pourcentage d'homicides six fois supérieur à la moyenne nationale. 38 affaires sont en cours ! Non qu'il soit ravi d'être là mais il a eu quelques désaccords avec sa hiérarchie et Villefranche est le meilleur endroit pour se faire oublier, à moins que ce ne soit le pire, ce qui revient au même.

Autant battre le fer tant qu'il est chaud, en fait il est plutôt glacé mais comment faire autrement, en se rendant chez la famille dont s'occupait la victime. Sandra Chevrier était infirmière et prodiguait ses soins à un jeune homme, Bertrand Steiner, dans le coma depuis 5 ans. Celui-ci est ainsi après avoir tenté de se pendre, à l'arbre auquel fut découvert Mlle Chevrier, et raison de la visite, lui fut secouru, presque trop tard, son cerveau fut gravement lésé.

Visite suivante, Dimitri, frère de la victime, qui quand il ne se drogue pas, se drogue quand même. Selon lui Bruno aurait violé sa sœur, et serait revenu pour se venger de la plainte qu'elle avait déposé. Improbable compte tenu de son état. Curieux concours de circonstance qui remit en présence la victime et son agresseur.

Outre les crimes la région connaît des difficultés économiques, la scierie va fermer et ses ouvriers s'en désolent, dans le coin il n'y a rien d'autre. C'est sans surprise que le major Weiss retrouve sa fille, Cora, parmi les manifestants. Mlle Chevrier aurait été violée dans cette entreprise dont le patron montre quelque réticence à laisser explorer sans mandat pour cela. D'autant qu'il entretint longtemps une relation intime avec la gendarme. Patron qui est également le maire du village et dont la fille a disparue depuis quelques jours... comme ce fut le cas de Laurène, vingt ans plus tôt. Pour elle cela n'avait duré que 3 jours, elle avait fait ce qu'il fallait pour s'échapper.

La voiture du proc accepte de redémarrer, pas lui, l'endroit l'attire plus qu'il ne lui plait, il y sent le parfum acre des mystères, des secrets. Une forêt immense, en partie inexplorée, où se perdre est le moindre des risques, voilà qui le motive à vouloir passer quelque temps dans un lieu pourtant inhospitalier. À moins que ce ne soit le charme de la major, une native eu cru qui jamais ne fut mutée ailleurs, et qui recèle bien des ombres nées, peut-être, de son expérience passée. C'est elle qui retrouve au pied de l'arbre aux pendus un coffret contenant des photos. Il apparaît que les parents Steiner débranche leur fils et l'allonge dans l'herbe pour lui donner la force de la terre. Elle sera même guidée par un loup jusqu'à un nourrisson dans un carton.

Bertrand et Sandra portaient le même tatouage, le symbole de l'infini, il apparaît vite qu'elle a mentit en accusant le jeune homme, alors son amant, mais pour sauver son frère. Avait-elle un autre choix ? Et Dimitri, quand il crut que Sandra retournait vers son ancien amant, pouvait-il retenir sa rage et sa peur d'être abandonné, lui qui ne mérite qu'une overdose ?

La scierie ferme ! En plus il n'y a pas d'église à Villefranche, ce qui laisse augurer bien des événements atroces, des rites archaïques, des croyances improbables, des... Le loup est beau, la major aussi, la forêt est immense, et la regarder à la télé évite de s'y perdre.

Dommage !

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 08:00

 Stephen King – 2013 – Albin Michel 

 

Automne 1973, le plus beau de la vie de Devin Jones, quarante ans plus tard il peut le dire ! À cette époque le ciel de la Caroline du Nord était dégagé et l'air doux, même à 7 h du matin quand il quittait son appartement.

Son rituel est bien établi, un arrêt chez Betty, la boulangère, pour acheter deux croissants.

Le plus bel automne qui vit son cœur se briser à cause de Wendy Keegan. Ils s'étaient connu au cours de leur première année à l'université du New Hampshire. Tout allait bien entre eux, jusqu'à ce que Wendy trouve pour l'été un boulot chez Filene, à Boston. Elle lui murmura qu'ainsi elle pourrait avoir sa chambre... eux qui n'avaient eu l'occasion de le faire.

Lui retrouvait son travail à la cafétéria, à nettoyer le sol, à remplir les lave-vaisselle.

Pourquoi ne pas trouver un autre travail, et cette petite annonce proposant un job à Joyland ? Wendy l'avait poussé à postuler.

Quarante ans plus tard Devin se demandait encore pourquoi il n'avait pas été assez bien pour elle qui avait préféré le lit du premier venu.

 

Joyland était un parc indépendant, suffisamment grand pour en mettre plein la vue, et quand le jeune homme s'y rendit, encore en travaux avant la saison. Histoire de faire connaissance avec les lieux il commence par un tour de grande roue, avec arrêt au sommet.

Génial !

Histoire d'être plus près de son travail il peut s'installer chez Mrs Emmalina Shoplaw, il sera à quelques minutes du parc et pourra venir à pied.

Et puisqu'il fait partie de la maison son nouvel ami, Lane Hardy, lui avoue qu'il y a une maison hanté dans le parc. La Maison de l'Horreur. Ce n'est pas qu'une attraction, le train fantôme en l’occurrence, il y a une vraie fille fantôme à l'intérieur.

Mrs Shoplaw possède quatre chambres mais n'a qu'une autre pensionnaire, miss Ackerley, la bibliothécaire.

Quand au fantôme la logeuse ne peut l'affirmer, en revanche il y a bien une histoire de meurtre. Et puisque Devin veut en savoir plus elle veut bien lui raconter ce qu'elle sait. La victime s'appelait Linda Gray et venait de Florence, en Caroline du Sud.

Son meurtrier l'avait égorgé à la moitié du train fantôme.

Un journaliste découvrit quatre autre crimes pouvant être imputé à l'assassin de Linda Gray. Celui-ci n'avait pas été arrêté, tout ce que l'on savait de lui est qu'il avait un tatouage d'oiseau sur la main.

Vous connaissez Stephen King et imaginez des scènes atroces, des créatures fantastiques et terrifiantes. Rien de cela ici ou l'intrigue sert de justificatif au roman qui est plus le regard d'un homme sur son passé, King lui-même peut-être est arrivé à l'âge de regarder en arrière plutôt qu'en avant. Devin est plein d'ambitions, il se voit écrivain, marié, père... alors que la vie va raboter ses illusions et lui apprendre que les rêves se réalisent rarement. Pour autant que ce soit une bonne chose qu'ils le fassent, mais que c'est dans la nature de l'être que de se projeter dans le futur en l'auréolant de réussite professionnelle et personnelle.

L'existence pourtant est faite de petites joies qui avec le temps ramènent les grandes peines à une plus juste proportion.

Sympa de regarder le monde du haut de la grande roue, mais il faut redescendre. Ce qui n'est pas si mal.

Non ?

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 07:30

Fantin-Latour - 01
Fantin-Latour - 01
Fantin-Latour - 01
Fantin-Latour - 01
Fantin-Latour - 01
Fantin-Latour - 01
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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 07:43

Michael Grandage – 2016 – 104'

Le scénario de John Logan est tiré de la biographie Max Perkins: Editor of Genius de A. Scott Berg mais centré sur la relation entre l'auteur Thomas Wolfe et Maxwell Perkins.

 

Thomas Wolfe se présente chez un nouvel éditeur, un de plus, après avoir fait le tour de New York, il est recommandé par son amie, Aline Bernstein. Perkins veut bien l'écouter, le personnage, extraverti et possédé par son œuvre l'intéresse, quand il découvre celle-ci il prend peur, il a devant lui un volumineux tas de feuillets, un univers dans lequel pourtant il se plonge.

Aucun doute pour lui, il a affaire à un véritable écrivain, du niveau de ceux qu'il a déjà découvert : Hemingway ou Fitzgerald. Mais le jeune homme est difficile, torrentiel dans son écriture et a beaucoup de mal à arrêter son texte, éternel insatisfait il a constamment de nouvelles idées et pour ne rien oublier se lance dans des descriptions s'étirant sur des dizaines de pages.

Le premier livre est finalement publié, contrairement à ce que redoute son auteur c'est un succès public et critique. Ce qui devrait rassurer Wolfe mais l'inquiète au contraire, il pense déjà à son livre suivant, un ouvrage sur l'histoire de l'Amérique dans lequel il voudrait tout mettre. Le résultat est une somme de 5 000 pages, monceau devant lequel Max hésite, il sait quel travail l'attend, le nombre d'heures nécessaires pour n'en garder que dix pour cent, quel combat il devra livrer avec Tom pour le convaincre d'enlever plutôt que rajouter. La relation entre les deux hommes se renforce, pour l'écrivain son éditeur est le père dont il avait besoin la réciproque est presque vraie, Perkins n'a que des filles. Pourtant Max sacrifie sa vie de famille pour son auteur comme celui-ci s'éloigne d'Aline. Mais lui est-elle encore utile ? Son travail est plus important que lui-même, alors, les autres...

Après des mois d'un labeur acharné le deuxième roman de Wolfe sort enfin, et à nouveau rencontre le succès. Le jeune homme devient un écrivain reconnu, riche, avide de succès, vaniteux et méprisant des autres bien qu'il finisse par reconnaître ses torts.

 

Difficile pour qui n'est pas un créateur de comprendre à quel point c'est une exigence de chaque instant qui exige autant de soi que des autres. Heureusement certains peuvent le comprendre et apporter à un auteur ce dont il a besoin, sans attendre une gratitude qui pourrait ne jamais venir. Posséder les mots pour écrire ne veut pas dire les maîtriser pour s'exprimer dans la vie, pour communiquer avec des semblables qui ne le sont pas tant que ça.

L’œuvre est un vampire qui ne recule devant rien. À tel point que celle de Wolfe aspire sa vie. Il est heureux pourtant, tout lui sourit, la réussite est à portée de ses mains. Quand il s'effondre sur une plage...

Pour une fois le réalisateur ne se limite pas à sa ''vedette'', l'auteur, il insiste sur le lien entre ce dernier est son éditeur. Sans Max, sans Aline, Tom aurait-il pu achever ces textes qui lui permirent de passer à la postérité ? Rien n'est moins sûr. Le Genius, ici, n'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un et l'autre.

 

Jude Law dut s'amuser à camper un tel personnage, fantasque et obsédé par un unique but, comme à jouer avec un Colin Firth d'une stabilité, et d'une fiabilité, sans faille. Heureusement le réalisateur sut montrer leur relation sans privilégier le premier, permettant à sa propre œuvre de privilégier le fond plutôt que la forme.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 07:30

 

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 08:00

Emmanuel Carrère – 2005 – 82'

Tu dirais quoi si je me rasais la moustache ? Demande Marc encore dans son bain. Je ne sais pas répond Agnès, sa femme, je ne te connais pas sans ! Elle s'en va faire des courses, lui s'observe, hésite, prend un ciseau, coupe les plus long poils puis se rase complétement.

C'est fait, il ne lui reste qu'à nettoyer la baignoire, après quoi il s'habille, c'est que le couple a rendez-vous, pas question d'arriver en retard à l'anniversaire de Lara, leur filleule. Difficile de se garer, alors Marc laisse partir sa femme en premier, il arrive quelques minutes plus tard, prend la pose devant la porte, mais Serge, son ami ne remarque rien, ni Nadia, l'épouse de celui-ci.

La soirée est ennuyeuse, comme prévu. Marc est de mauvaise humeur, personne n'a remarqué qu'il avait rasé sa moustache ! Même dans le lit c'est d'elle dont il est question.

Finalement elle affirme qu'il n'a jamais eu de moustache, la preuve, Serge et Nadia ne l'ont pas remarqué ! Au téléphone, en pleine nuit, ils confirment ! Marc veut en avoir le cœur net, les photos. Sur celles-ci il a bien sa moustache.

Au travail, le lendemain personne ne remarque rien, il ressort, va boire un café, pas un petit. Marc semble bizarre mais il n'est pas question des poils qu'il avait sous le nez. Le soir Marc veut une preuve, il cherche dans la poubelle de la salle de bains, mais elle est vide, dans celle de la maison, elle l'est aussi, c'est dans celle de l'immeuble qu'il retrouve les poils qu'il avait coupé, non sans avoir éventré tous les sacs que cette dernière contenait.

 

Peut-être devrait-il voir un psychiatre ! François en connaissait un, il s'était occupé de Stéphanie il y a quelques années, mais il ne peut prendre Marc que dans 10 jours, c'est loin. Un autre peut le recevoir lundi, c'est mieux. En attendant pourquoi ne pas sortir acheter une veste pour lui. Elle choisit, il n'aime pas, normal !

Mais rien ne s'arrange, Marc semble perdre tout lien avec le réel, les souvenirs. Il a peur quand son meilleur ami vient le voir et s'enfuit sous la pluie.

Marc veut aller plus loin, s'éloigner, d'Agnès, de Paris, de... tout. Hong Kong est la destination idéale. Là il prend un bateau, puis un autre, puis... jusqu'à se retrouver dans un petit hôtel. Il peut se laisser pousser la barbe, et retrouver sa moustache. Et même Agnès qu'il retrouve dans sa chambre et qui semble être là depuis longtemps. Ils retrouvent un couple d'amis qui les connaissent depuis un moment mais qui ne lui disent rien du tout.

 

Le soir c'est elle qui lui dit qu'elle aimerait bien le voir un jour sans moustache !

Pourquoi refuser ?

Ce film m'a été indiqué par ma kiné qui n'avait pas compris la fin, elle n'est pas la seule. Si le début peut se voir comme une rupture psychotique par un homme qui perd le contact avec la réalité, la fin, à HK peut inciter le spectateur à partager son trouble. Où est la réalité ? Marc s'est rasé, moi aussi !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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