HENRI VERNES – WILLIAM VANCE – DARGAUD – 1974
L'avion volait vers Tahiti quand le pilote avertit la tour de contrôle de Papeete que son appareil était détourné sans qu'il puisse expliquer comment. Bill Ballantine et Sophia Paramount discutent tranquillement quand ils entendent l'annonce d'un atterrissage imminent. Impossible qu'ils soient déjà arrivés par le hublot ils voient clairement un groupe d'îles volcaniques vers lequel le vol 322 descend. C'est sur l'eau qu'il se pose, les ailes sont brusquement tranchées et l'appareil s'engouffre dans une caverne où il se retrouve au sec entouré de grosses bulles rouges.
À Papeete Morane attend sans obtenir de nouvelles autre qu'un laconique ''retard indéterminé''. Quelques jours plus tard alors que l'appareil est considéré comme perdu il reçoit dans son hôtel la visite d'un envoyé de l'Organisme International de Sécurité Aérienne. Celui-ci lui parle de l'Archipel de la Terreur, ainsi nommé par les anciens navigateurs à causes des tempêtes très violentes qui sévissent dans son environnement.

Les derniers S.O.S. Reçus venaient de cette région, où disparurent tous les appareils de reconnaissance envoyés, avions et bateaux. Morane pourrait tenter sa chance, seul. En quelques jours l'opération est montée et Bob se retrouve sur une petite embarcation en approche de l'archipel. Soudain son mat s'écroule, tranché par une lame invisible, debout il aurait été décapité, sa radio ne fonctionne plus. Il est vraiment seul. Du moins sur l'eau puisqu'une fois sur la terre ferme il est attaqué par un crabe géant devant lequel il doit fuir.

Pendant son exploration il traverse une forêt à flanc de volcan semée d'antennes. Le sommet du cratère atteint il découvre au fond une curieuse lueur verdâtre. Mais un orage s'approche, il n'a que le temps de s'abriter et peut comprendre l'utilité des antennes, elles attirent la foudre ! Le calme revenu Bob s'engage dans le cratère, il trouve un câble électrique qu'il décide de suivre. Il s'engage dans une galerie quand il rencontre un gros insecte robot dont les yeux dardent un rayon mortel auquel il échappe de peu. Retrouvant l'air libre c'est un gros ballon rouge qui se jette sur lui, heureusement la forêt est trop dense pour que celui-ci l'y suive. À l'extérieur pourtant il est à nouveau agressé, et ne doit sa survie qu'à une simple épingle qui fait exploser le ballon comme une simple baudruche.
Retrouvant son embarcation il repart vers un autre îlot et perd la maîtrise de sa barque, ainsi suit-il sans le savoir le chemin de l'avion qu'il recherche et le retrouve-t-il, sans le vouloir. Il retrouve aussi des hommes et des femmes, tous dans un état d'hébétude qu'il ne comprend que quand il est pris dans un rayon émis par un nouvel insecte robot qui le fait avancer jusqu'à la grotte où sont retenus les passagers du vol 322, dont ses amis. Ouf !
Réunis ils mettent rapidement au point le plan qui leur permettra de s'évader. Dans le dédale de galeries ils se retrouvent dans l'obscurité avec une ligne lumineuse sur le sol qu'ils doivent suivre faute d'autre chemin. Ils se retrouvent dans une nouvelle grotte où ils retrouvent des hommes masqués dont le chef leur propose de les rejoindre dans leur but : conquérir la Terre. Proposition que n'agrée pas nos amis et Bob se jettent sur eux, ne trouvant rien sous les costumes ni derrière les masques.

Exactement ce qui leur fallait pour prendre la fuite, éviter robots et ballons et retrouver un canot qu'ils utilisent pour tenter de quitter l'île. Ils sont à quelque distance quand la même force déjà ressentie entre en action à nouveau et les attire, d'abord sur le rivage puis vers le cratère sans qu'ils puisse la contrecarrer. Heureusement un nouvel orage éclate, faisant sortir les antennes du sol, et cesser le phénomène. Bob, Bill et Sophia veulent l'explication du mystère et s'engagent à nouveau dans le volcan...

Vous pouvez les suivre, le risque n'est pas grand.
Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky est plus connu sous le nom de Guillaume Apollinaire, poète français né polonais, à Rome, le 26 août 1880. Impossible de ne pas évoquer le centenaire de sa disparition en cette période de commémoration de la Grande Guerre. S'il ne mourut pas directement de sa blessure à la tête, reçue le 9 mars 1916, celle-ci l'affaiblit tant qu'il ne put résister à la grippe espagnole et disparut à deux jours de la fin du conflit.
Outre son œuvre poétique considérable il est l'inventeur du terme sur-réalisme dans une lettre à Paul Dermée.
Impossible de ne pas profiter de cette opportunité de lui rendre hommage en lui offrant une page de ce blog. Elle ne rajoutera rien à sa gloire mais valorisera ce dernier.
L'Adieu (recueil ''Alcools'')
J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t-en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends.
Le pont Mirabeau (recueil ''Alcools'')
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse.
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
sous le pont Mirabeau coule la Seine
Nuit rhénane (recueil ''Alcools'')
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme.
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
Ondes – Voyage (Recueil ''Calligrammes'')
ADIEU AMOUR NUAGE QUI FUIS
ET N'A PAS CHU PLUIE FÉCONDE
REFAIS LE VOYAGE DE DANTE
TÉLÉGRAPHE
OISEAU QUI LAISSE
TOMBER
SES AILES PARTOUT
OÙ VA DONC CE TRAIN QUI MEURT AU LOIN
DANS LES VALS ET LES BEAUX BOIS FRAIS DU
TENDRE ÉTÉ SI PALE
LA DOUCE NUIT LUNAIRE ET PLEINE D'ÉTOILES
C'EST TON VISAGE QUE JE NE VOIS PLUS

Dossier Pour la SCIENCE 93 – Octobre-décembre 2016
Les promesses du monde QUANTIQUE

La théorie quantique décrit particules, atomes et autres molécules, le monde microscopique, mais céderait la pas à la physique classique pour les poires, les gens ou les planètes. Idée répandue dans le grand public, le monde macroscopique étant défini par la relativité. Ce cloisonnement est un mythe. Pour la majorité des physiciens la physique classique est une approximation dans un monde quantique à toutes les échelles.
L'important n'est pas de considérer la taille des systèmes mais leurs interactions. De nombreuses expériences visent à explorer à l'échelle macroscopique des effets quantiques plus présents qu'on le soupçonnait et qui joueraient un rôle dans nos cellules, l'orientation des oiseux ou la photosynthèse des plantes !
Reste à assimiler ce que dit la nature, les comportements quantiques échappent au sens commun et nous force à repenser notre vision de l'Univers pour en accepter une moins familière. Il est faux de voir un monde qui serait de plus en plus classique à mesure qu'on le regarderait en grand.
En 1935 Erwin Schrödinger imagina pour illustrer le lien entre les mondes microscopique et macroscopique d'enfermer un chat dans un local contenant un flacon de gaz mortel, un compteur de radioactivité et un atome radioactif. Si le compteur détecte de la radioactivité le flacon casse et le gaz tue le chat.
Le compteur, appareil macroscopique, voit l'atome désintégré ou non-désintégré. Or le monde quantique accepte qu'un atome soit dans ces deux états à la fois, qu'il soit superposé, ainsi le chat peut-il être à la fois mort et vivant.
Dispositif théorique remis en cause aujourd'hui qui pose la question, pourquoi un chat doit-il être mort ou vivant, et pas mort-vivant ? Chaque phénomène quantique peut impliquer des états superposés mais ces états, sauf un, tendent à disparaître. La fuite d'information est le mécanisme par lequel les états quantiques de superposition se détruisent, la décohérence.

Phénomène quantique par excellence, l'intrication transforme un ensemble de particules isolées en un tout indivisible. En physique classique les propriétés d'un système se ramènent aux propriétés de ses composants. Pas avec un système quantique intriqué. Par exemple, une des propriétés des électrons est leur moment cinétique intrinsèque, nommé spin. Les électrons tournent telles des toupies, quoi qu'il arrive les spins d'une paire d'électrons intriqués seront toujours opposés comme si la
mesure de l'un obligeait l'autre à prendre la valeur opposée. Comment ces spins se ''concertent-ils'' ? C'est encore une énigme.
La question se posait de la présence possible de l'intrication dans des êtres vivants. Cet organisme pourrait être le rouge-gorge familier, oiseau migrant chaque année entre la Scandinavie et l'Afrique équatoriale. Ces oiseaux sont insensibles aux inversions de direction du champ magnétique mais le sont à l'inclinaison du champ magnétique terrestre, sensibilité qui disparaît quand leurs yeux sont bandés, preuve que la boussole de ces animaux s'y trouve. En 2000 le physicien Thorsten Ritz propose une solution : l'intrication. Selon lui la rétine d'un œil d'oiseau contiendrait une molécule où deux électrons forment une paire intriquée de spin total nul que le champ magnétique affecte induisant une réaction de la molécule. L'oiseau est ainsi doté d'un dispositif d'orientation macroscopique, qui ne relève pas de la physique classique.

Autre processus biologique où l'intrication pourrait agir, la photosynthèse, par laquelle les plantes convertissent l'énergie solaire en énergie chimique. Dans les cellules végétales la lumière incidente éjecte des électrons qui sont conduit vers un centre de réaction où ils déposent leur énergie et déclenchent les réactions chimiques nécessaires aux cellules des plantes. La physique classique n'explique pas l'efficacité presque parfaite de ce mécanisme. En 2014 Alexandra Olaya-Castro et Edward O'Reilly ont montré que les chromophores utilisent bel et bien des processus quantiques. Une superposition d'état quantiques à température ambiante assistant un transfert cohérent d'énergie. Dans un monde quantique, une particule prend tous les chemins à la fois, les champs électromagnétiques au sein des cellules végétales peuvent entraîner l'annulation mutuelle de certaines de ces trajectoires et en renforcer d'autres, augmentant les chances que l'électron soit aiguillé directement vers le centre de réaction. L'intrication de ces chemins (états de position) possible durerait une fraction de seconde et ferait intervenir des molécules ne renfermant pas plus de 100 000 atomes. La question de savoir s'il existe des cas d'intrication plus vaste et persistant dans la nature fît naître une nouvelle discipline : la biologie quantique.

Il y a vingt ans le mathématicien Roger Penrose et le biologiste Stuart Hameroff proposèrent un modèle où les microtubules de nos neurones abriteraient des états quantiques résistants à la décohérence. Hypothèse contestée mais intrigante.
Pour Schrödinger un chat mort et vivant était une absurdité ; une théorie générant cette prédiction devait être défectueuse. Longtemps les physiciens furent perturbés par cette expérience et pensaient que la théorie quantique cessait de s'appliquer à grande échelle. Il semble pourtant que la frontière entre le monde classique et le monde quantique n'est pas fondamentale. Que cette dernière s'applique à toutes les échelles nous oblige à nous confronter aux questions posées par son interprétation. Nous ne pouvons plus les limiter aux petites échelles. L'espace et le temps par exemple sont des concepts fondamentaux qui jouent un rôle secondaire en physique quantique. L'intrication lie entre eux des systèmes sans référence à l'espace ou au temps. Peut-être faudrait-il expliquer ceux-ci comme des phénomènes émergeant d'une physique fondamentale dénuée de cadre spatio temporel.

Idée qui pourrait aider à réconcilier la physique quantique avec la théorie de la relativité générale, laquelle suppose que les objets ont des positions bien définies et ne sont jamais à plus d'un endroit à la fois, en contradiction avec la physique quantique. Des physiciens, dont Stephen Hawking, de Cambridge, pensent que la théorie de la relativité doit céder la place à une théorie plus profonde dans laquelle temps et espace n'existent pas. L'espace-temps classique émergeant de l'intrication quantique par le processus de décohérence. Une autre possibilité serait que la gravitation ne soit pas une force mais le bruit résiduel de l'action des autres forces de l'Univers engendra par le caractère flou des phénomènes quantique. Idée de ''gravitation induite'' remontant aux années 1960 et à Andreï Sakharov. Dans ce cas la gravitation ne serait plus une force et les recherches pour la quantifier seraient vains. Au niveau quantique la gravitation pourrait même ne pas exister. Implications plaçant les physiciens dans un état intriqué de confusion et d'émerveillement.
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Jonathan Teplitzky – 2017 – 98'
En ces premiers jours de Juin 1944 les alliés sont proches de débarquer sur les côtes normandes. Tout est planifié depuis quelques semaines, la fenêtre météorologique est étroite, les marées seront favorables, ensuite il faudrait attendre avec le risque que les forces germaniques s'organisent.
Churchill est premier ministre depuis le début de la guerre, lui doute du bien fondé de cet assaut, il voudrait privilégier une attaque plus sûre. Les alliés ont débarqués en Italie, ils remontent vers Rome pour continuer ensuite, si tout se passe bien, vers l'Allemagne. Il préconise un autre débarquement, dans la mer Égée, pour distraire l'ennemi. Il se souvient de la Grande Guerre, d'un débarquement similaire, à Gallipoli, et du carnage que celui-ci occasionna dans les troupes du royaume-uni. Il ne veut pas de vies sacrifiées inutilement et voudrait que le plan dirigé par le général étasunien Eisenhower soit revu.

Celui-ci, en accord avec les généraux anglais,
maintient que l'attaque prévue est le meilleur
moyen, risqué mais nécessaire,
attendre serait devoir affronter une armée qui aurait
eu le temps de se réorganiser.
Tout d'un coup Churchill se sent vieux, dépassé,
prisonnier d'une expérience inutile et de peurs qui
l'enferment. Son épouse le soutient, toujours
impeccable, souriante, mais déterminée. Elle sait
que plus tard serait être trop tard. Les nazis
pourraient disposer de nouvelles armes, se replier...
c'est maintenant !
Le premier jour prévu voit les conditions
météorologique empêcher le déroulement de
l'action, Eisenhower ordonne le repliement. WC
jubile, il prie pour que le lendemain il en aille de
même. Et c'est le cas, la pluie est là, violente,
empêchant tout décollage, toute protection de
l'infanterie par l'aviation et la marine. Mais une
accalmie est prévue. Nous sommes le 6 juin, et
l'Histoire se joue.

Qui savait qu'au dernier moment Winston Churchill
voulait empêcher le débarquement, lui qui avait
œuvré pour que tous les moyens soient mis dans
cette guerre s'effraie de ce qui pourrait arriver. Il
traîne avec lui la culpabilité des actes commandés
trente ans plus tôt avec des conséquences
dramatiques. Il est odieux avec sa jeune secrétaire,
avant de revenir à de plus justes sentiments, la
guerre l'occupe
continuellement et il semble ne pas prêter attention aux efforts de son épouse pour le soutenir, l'encourager, mais aussi l'aider à mieux comprendre la réalité du moment. Ce film s'étend sur ces quelques jours avant le 6 juin, période ou Churchill passe de la crainte à la prostration avant, évidemment, de se reprendre pour motiver son pays et ses troupes combattant sur le sol continental. Il permet, pour une fois, de rendre justice à Clementine Churchill, (Miranda Richardson) sans laquelle il aurait connu un destin moins glorieux. C'est sur elle qu'il faudrait réaliser un long métrage.
Le ''vieux lion'' est sûrement la personnalité
britannique du XXe siècle, Brian Cox l'incarne en
respectant l'idée que l'on s'en fait, oscillant entre
l'abattement et la combativité, prenant finalement
sur lui pour tenir son rôle et inscrire son nom dans
l'histoire du monde.
Tout est mal qui finit bien, il n'y a pas de suspens
sur ce qui va arriver et l'image du premier ministre
anglais, mais américain par sa mère, n'est pas
abîmée, au contraire.
Dossier Pour la SCIENCE 93 – Octobre-décembre 2016
Les promesses du monde QUANTIQUE
Les gardiens de notre vie privée
Edgar Poe écrivait dans Le scarabée d'or (1843) : ''On peut
affirmer que l'ingéniosité humaine ne saurait concocter un code secret que l'ingéniosité humaine ne puisse résoudre.''
Ce constat est-il toujours d'actualité ? Oui, mais la cryptographie quantique imaginée il y a 30 ans pourrait changer les choses.
Être paranoïaque est un atout, s'interroger systématiquement sur les qualités et défauts d'un système de chiffrement aide à se prémunir des mauvaises surprises. Nos secrets sont-ils à l'abri d'adversaires détenant une capacité technologique supérieure ? Peut-on faire confiance aux fournisseurs des systèmes de chiffrements ? Et, surtout, peut-on se faire confiance ? Nos courriers et données bancaires ne sont pas à l'abri d'avancées techniques, en particulier de la mise au point d'un ordinateur quantique qui décrypterait rapidement les messages chiffrés par les meilleurs systèmes fondés sur la physique classique.
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Le principe le plus usité, le système RSA, repose sur deux clés, l'une publique, l'autre privée. Un message vous est envoyé en utilisant la première, vous disposez de l'autre pour le lire. La clé publique est un nombre, égal au produit, la factorisation, de deux nombres premiers qui constituent la clé privée. La capacité de calcul de nos ordinateurs est insuffisante pour trouver ces nombres. Quantique un computer pourrait factoriser des nombres très rapidement. Il faut anticiper et prévoir une autre façon de chiffrer nos données. Ce dont nous avons besoin pour un chiffrement parfait est de partager une séquence de bits aléatoires, la ''clé de chiffrement'', une suite de caractères plus longue que le message à chiffrer. Le problème étant de se transmettre la clé entre l'expéditeur et le receveur.

La cryptographie quantique offre une solution alternative en s'appuyant sur des propriétés des systèmes quantiques. Émetteur et receveur échangent des informations pour construire une clé commune, ils seraient en mesure de savoir si ces informations ont été interceptées. Proposition fut faite en 1991, par A. Ekert, d'utiliser un dispositif de distribution quantique des clés reposant sur la ''monogamie de l'intrication quantique'', propriété de certaines corrélations quantiques qui ne peuvent être partagées avec plus d'une personne.
Si les systèmes actuels sont faillibles, il n'en irait pas de même de la cryptographie quantique qui garantirait la confidentialité avec un minimum d'ingrédients : les corrélations monogames, à savoir des liens entre grandeurs physiques que seules les 2 personnes concernées connaissent, et le ''libre arbitre'', la capacité de faire des choix indépendants de tout préexistant, imprévisibles. Ce qui n'empêcherait pas de devoir prendre des précautions : placer les dispositifs de chiffrement dans des lieux isolés, accessibles par des personnes de confiance.
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Pour concevoir ces systèmes quantiques de chiffrement nous faisons appel à des photons polarisés qui doivent, en plus, être ''intriqués'', c'est-à-dire dont les états sont indissolublement liés.
Autre problème, et non le moindre, expéditeur et récepteur peuvent-ils se faire confiances ? Sont-ils libres de leurs choix ?
Cette inviolabilité suppose qu'il n'y aurait rien au-delà de la théorie quantique, un pirate pourrait faire appel à des technologies plus puissantes reposant sur des phénomènes physiques non découverts, et, donc, non décrits par la physique.
Paranoïa vous avez dit paranoïa !
Sincérité : Ce qui me donne le droit de faire ce que je sais être le bien, le mieux, ce qu'il faut faire, en t'empêchant de faire ce que tu crois être la même chose !
Sociotopsie : Étude menée par Lee Rony sur l'état de désagrégation social comparé à celle d'un corps animal mais dans le premier cohabitent quelques cellules vivantes avec les autres, très majoritaires, mortes, sans être inanimées.
Soliberté : Constat que chaque relation est aussi une amputation de sa propre capacité à être libre.
Sublime : Ce qui dépasse les limites du beau que l'on peut définir avec des mots pour n'être perçu que par l'émotionnel.
Travail : Force mise à transformer une chose en une autre, de modifier une partie de la nature pour la rendre utilisable et la détruire finalement. Dans une société consumériste c'est donner à un individu l'impression qu'il gagne le droit d'exister alors que son labeur va profiter à d'autre, par ce qu'il produit d'abord, par ce qu'il consomme ensuite de produits qui sont eux aussi fruit du travail d'autres individus à son image.
Tyrremplaçable : Force de ce à quoi l'on voudrait échapper se muant en certitude que ça ne sera jamais possible.
Vamprissario : Individu dont le seul talent est d'utiliser celui des autres.
Vanité : Perturbation des perceptions de l'homo sapiens qui se voit comme il se croit être, creusant sa tombe qu'il prend pour un monument.
Vérité : ''Ce qui montre ce qui est !'' disait Saint Augustin. Mais avec les limites de celui qui regarde, dans sa vue autant que dans ses préjugés et préconçus altérant celle-ci que dans le vocabulaire dont il dispose pour l'exprimer. Argument utilisé par de pseudos ''bergers'' pour diriger un troupeau soumis vers l'abattoir de leurs intérêts. La vraie question nietzschéenne étant de comprendre pourquoi elle nous importe. Nous est-elle seulement accessible ?
Violence : Fille aînée de la vie quand elle ne trouve pour s'exprimer que son moyen le plus archaïque. Elle est l'ultime recours pour le représentant d'une espèce se disant intelligente pour éviter de voir qu'elle ne l'est pas autant qu'elle le désirait.
Virtuel : Monde appelé à remplacer le réel afin que chacun puisse y faire ce qu'il veut en matière de crimes et autres atrocités, sans qu'une barrière morale ou une loi soit là pour l'en empêcher. Chemin de retour vers l'archaïsme en passant par la technologie.
Vomeeting : Réunion d'individus d'origines diverses mais ayant le même type d'esprit.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |