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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 09:20

Je me suis réveillé au milieu des ténèbres,

Sans aucun souvenir, d'où je viens, qui j'étais.

Où étais-je et pourquoi un tel décor funèbre,

Sentant le bois moisi et la terre retournée.

 

Il me fallut du temps pour apaiser mon cœur,

Calmer l'appréhension qui noyait mon esprit,

Explorer cet endroit en surmontant la peur,

Me souvenir de tout ce que j'avais appris.
 

Tâtant dans tous les sens je découvris du bois

En haut, en bas, partout... et je sus où j'étais !

Un endroit sans sortie, à ma taille et étroit,

Quand je frappais le son resta à mes côtés.
 

Pourquoi étais-je là ? Volonté ou erreur ?

M'avais-t-on cru défunt et très vite inhumé

Où étais-ce quelqu'un qui voulant que je meurs

Avait eu cette idée pour mieux m'éliminer ?
 

L'asphyxie me tuera, pas la soif, ni la faim.

Pourtant je n'en sens pas les effets qui commencent.

Un si petit espace devrait hâter ma fin

Alors qu'il n'en est rien, que tout n'est que silence.
 

Une autre explication est aussi disponible.

Le temps confirmera... si il existe encore.

Est-ce cela l'Enfer, cauchemar indicible,

Âme engluée dans l'ambre d'une absence sans remord,
 

Sans jour, ni nuit, ni rien qu'être sur la frontière.

La décomposition ne surviendra jamais

Et les mots : autrefois, demain, plus tard, hier,

Sont les clous plantés dans un néant éternel.

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 08:10
Angers - 06
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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 09:00
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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 09:00

Dossier Pour la SCIENCE 93 – Octobre-décembre 2016

Les promesses du monde QUANTIQUE

David Tong

Dans Matrix, Néo découvre que le monde est virtuel, contrôlé par une machine. De nombreux physiciens aujourd'hui voient le monde naturel comme un ordinateur décrit par des bits d'informations et les lois de la physique comme un algorithme.

À la fin du XIXe, Leopold Kronecker affirmait : ''Dieu a créé les nombres entiers, tout le reste est l’œuvre de l'homme.'' L'idée que la nature serait essentiellement discrète et non continue, que les éléments de base de la matière peuvent être comptés un par un. Idée proposée par les atomistes de la Grèce ancienne décrivant parfaitement l'ère numérique. Vivons-nous dans un ordinateur quantique gouverné par un algorithme ? Notre monde est-il pointilliste ?

David Tong s'oppose à cette idée, pensant que la réalité est continue,il n'existe pas d'éléments de base irréductibles, les quantités physiques sont des nombres réels, continus, avec une infinité de chiffres après la virgule. Les lois de la physique ont des caractéristiques que personne ne sait simuler sur ordinateur.

Dans l'antiquité déjà s'opposaient les atomistes et les philosophes voyant la réalité comme un continuum. À l'époque de Newton s'opposèrent les théories corpusculaires et théories ondulatoires. En 1882 Max Plank concluait un article ainsi : ''Malgré le succès de la théorie atomique, elle devra être abandonnée au profit de l'hypothèse d'une matière continue''. La mécanique quantique transforma le débat discret-continu. Un atome ou une particule élémentaire ne peuvent être définis arbitrairement. Les entiers numérotant les éléments chimiques sur le tableau de Mendeleïev (correspondant aux nombres de protons des atomes en question) sont objectifs. Quels que soient les développements que la physique nous réserve, nous n'observeront jamais d'éléments à ⱱ500 protons, situé entre le titane et le vanadium. Les entiers en physique atomique ont vocation à rester.

En ce qui concerne l'atome une évidence s'impose : Dieu n'a pas fait les nombres entiers ; il a fait les nombres réels, et le reste est le fait de l'équation de Schrödinger. Laquelle décrit l'évolution de la fonction des ondes au cours du temps ne contient que des grandeurs continues. Pour David Tong, les briques de la nature ne sont pas des particules mais des champs, des objets continus semblables à des fluides qui occupent tout l'espace. Outre les champs électriques et magnétiques il existe aussi un champ pour l'électron, un pour chaque type de quark, un champ de Higgs et ainsi de suite. Les particules élémentaires ne sont pas des fondamentaux mais des modes d'oscillation de champs continus. Toute affirmation de l'existence de trois sortes de neutrinos, six sortes de quarks, etc. Ce n'est qu'un artifice dû à la non-prise en compte des interactions des particules. 

Autre exemple d'entier dans les lois de la physique, le nombre de dimensions de l'espace. Est-on certains qu'il en existe 3 ? Benoît Mandelbrot fit remarquer que leur nombre pourrait n'être pas un entier. Vus de près les champ quantiques, voire l'espace-temps, révéleraient-ils eux aussi une structure sous-jacente discrète ? L'auteur se hasarde à dire qu'il pourrait n'y avoir qu'un seul entier véritable dans toute la physique : les lois de la physique ne prennent en compte qu'une seule dimension pour le temps. Puisque les scientifiques ne savent pas que conclure de notre incapacité à simuler complètement le modèle standard sur ordinateur. Un problème trop ardu peut être résolu plus tard mais certains indices laissent penser qu'il est plus complexe que cela. Les obstacles en cause sont intimement liés à des propriétés topologiques et géométriques. Ce pourrait être la démonstration que les lois de la physique ne sont pas, fondamentalement, discrètes.

Le Pr Tong peut ainsi conclure : Nous n'habitons pas une simulation numérique. Il ne dit pas en revanche où nous habitons.

Et c'est peut-être mieux ainsi !

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 09:04

悪夢ちゃん– Noriyoshi SakumaRyuichi InomataShintaro Sugawara – 2012 11 eps – NTV

 

Quand Yuiko touche le scarabée faisant office de sonnette celui-ci s'enflamme, s'envole, et va incendier la maison d'où sort en courant un démon cornu, puis le feu grandit, entoure la petite fille... qui se réveille en hurlant.

Ayami Sensei rentre dans sa salle de classe et demande à ses élèves s'ils rêvent. Le premier qui lève le doigt annonce qu'il veut être le footballeur numéro 1 au Japon. Ayami le remercie pour ce quiproquo, en effet, elle ne parlait pas d'ambition mais des images qui viennent alors que nous dormons.

Yuiko se promène avec son grand-père, elle reconnaît la maison de son rêve, s'approche, regarde avec surprise le nom sur le mur, Kobuto (scarabée).

Le cours est fini, Mutoi Ayami en avait marre de jouer à la prof, dans la salle des instits elle retrouve ses collègues. Survient le directeur qui lui annonce qu'il va lui présenter une nouvelle élève qui intégrera sa classe le lendemain.

Vous avez deviné de qui il s'agit !

Kotou Yuiko et Mutoi Ayami font donc connaissance. Quand elles sont seules la petite fille raconte à sa nouvelle maîtresse son rêve et lui demande de sauver Oba-san. Ayami se moque de ce qui n'est qu'un rêve, tout ce qu'elle veut c'est rester chez elle et rêver.

Elle se couche, met un casque, et laisse vagabonder son imaginaire. Elle se voit, jeune fille rencontrant son prince, ensemble ils chevauchent un cheval ailé. Le lendemain c'est elle qui passe devant la maison de Kobuto. Elle s'arrête, regarde, est surprise par un homme à qui elle demande des nouvelles d'Oba san. En partant précipitamment elle croise Yuiko qui lui demande encore une fois de l'aide.

Au lycée elle découvre qu'un blog la présente comme une psychopathe. Ayami se prétend scandalisée mais sait que tout n'est pas entièrement faux. Yuiko, arrivée tôt, attend à l'infirmerie, où l'infirmière regarde le blog, elle aussi se méfie de la trop jolie institutrice et voudrait que la fillette la renseigne... les cours commencent, la nouvelle est présentée à une classe où sa mèche blanche suscite curiosité et moquerie.

Le cours commence, précédé une fois encore de considérations sur les rêves et l'inconscient.

La journée passe normalement, mais en rentrant chez elle Ayami voit que la maison Koburo a brulé,comme Yuiko l'avait prédit.

Le lendemain Yuiko est absente, Ayami se rend chez elle, frappe, et reste stupéfaite, l'homme qui ouvre est le prince de son rêve.

La petite fille la rend responsable de ce qui est arrivé, elle aurait pu sauver Oba-san.

Ayami apprend ainsi que le grand père de Yuiko est un savant capable de transformer les rêves en film, l'inconscient de l'enfant peut se connecter à celui d'autres personnes et Ayami lui est apparue comme une héroïne. L'institutrice surgit dans les rêves de la petite fille, et dans les films restitués par la machine de papy.

En attendant l'institutrice est mise en cause par la mère de l'enfant qu'elle soupçonne d'être créatrice du blog. Elle exige que Mutoi soit licenciée sinon elle avertira le ministère, les médias, et n'importe qui. Quand elle sera dans les visions de Yuiko, que sa vie sera en danger, et qu'elle devra la vie à la femme qu'elle vouait aux gémonies, elle changera d'avis.

Quel est le secret de la jeune femme, cette ombre qui entrave ses relations avec les autres, que peut faire Yuiko de sa faculté ? La série est là pour le montrer. Chaque épisode mettant en scène un cas d'enfant face à une difficulté, avec ses parents, ses amis, sa façon de s'adapter au monde, ses copains de classe. Un drama scolaire comme les Japonais savent en faire, utilisant une science fantastique, ou l'inverse, pour observer, sinon dénoncer, une réalité que beaucoup d'enfants connaissent. Quand au prince charmant, l'est-il autant que cela ?

Une mention pour la jeune Kimura Manatsu qui crie très bien.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 08:30
Angers - 05
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 09:00

J'ai vu passer le feu hurlant comme un damné,

L'enfer le condamnant à errer sans repos,

Courant droit devant lui sans pouvoir s'arrêter,

Affamé de papier, de bois, de chair, de peau.

 

Un fleuve éblouissant, rugissant de couleurs,

Déferlant sans but comme un défi insatiable.

Hérault de l'Éternel, fascinant par la peur

Faisant que qui le voit croit rencontrer le diable.

 

Ai-je voulu cela, provoquer l'étincelle ?

Je dois le reconnaître en cachant mon sourire

Que j'incendiai le monde puis façonnai ma selle,

Chevauchais le brasier tel un simple vampire

 

Vivant ces émotions qu'ils ne connaissait pas,

Que j'avais oublié et voulais retrouver.

Je mourrai à la fin sur une Terre déserte,

Caillou allant sans but pendant l’éternité.

 

Si j'avais le pouvoir de fermer les paupières,

Détruire mes pupilles, calciner mes iris,

Et arracher ce nerf qui conduit la lumière

Trouverais-je la paix au cœur du précipice ?

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 09:00

Dossier Pour la SCIENCE 93 – Octobre-décembre 2016

Les promesses du monde QUANTIQUE

Christopher MonroeRobert SchoelkopfMikhail Lukin
 

Depuis deux décennies les physiciens tentent d'exploiter les bizarreries du monde microscopique afin d'obtenir des avancées en termes de traitement de l'information et de capacités de communication. Des machines quantiques réaliseraient des tâches de calcul, de communication et de mesure que l'on pensait hors de portée. Elles stockeraient et communiqueraient de l'information avec une confidentialité garantie par les lois de la physique, simulant des processus chimiques complexes autrement incalculables. De plus les systèmes quantiques renforceraient la précision des horloges atomiques et serviraient de capteurs miniatures pour mesurer les propriétés de systèmes chimiques et biologiques à l'échelle atomique ou moléculaire.

Les difficultés commencèrent avec la fabrication de ces machines qui, pour fonctionner, devraient être grandes, et donc obéir aux règles du domaine macroscopique.

L'approche modulaire  permettrait de contourner cette difficulté en connectant de petites unités quantiques afin que leur nature  soit préservée.

Richard Feynman et David Deutsch furent parmi les premiers à imaginer de tels ordinateurs, proposition hypothétique jusqu'à ce que Peter Shor montre, en 1994, comment ils pourraient factoriser rapidement des grands nombres. Les premières machines virent le jour au début du XXIe siècle avec des systèmes simples composés de quelques bits portés par des atomes, des molécules ou des photons.

En informatique classique l'unité de base d'information, le bit, prend la valeur 0 ou 1, à l'inverse, l'unité quantique d'information, le qubit, peut exister dans les deux états à la fois grâce au phénomène de superposition. Ces qubits peuvent être reliés par l'intrication donnant aux ordinateurs quantiques une capacité de calcul parallèle massif. Quand un computer classique traite une information, la version quantique pourrait tester toutes les solutions possibles à un problème donné. Quelques centaines de qubits calculeraient un tableau de résultats dépassant le nombre de particules de l'univers.

Problème : les capacités spéciales des objets quantiques ne s'observent que dans des systèmes très petits et s'effacent quand ces objets sont connectés à un ensemble plus large. Le défi est de passer à l'échelle supérieure sans perdre la nature quantique. Un système modulaire serait la solution, utilisant quelques qubits pour connecter des modules séparés. Ces systèmes contribueraient à maintenir le nombre d'interactions des qubits à un niveau gérable en protégeant chaque module des interférences avec l'extérieur. Le type le plus naturel de qubit est un atome unique dont les niveaux d'énergie électronique ou nucléaire stockent de l'information quantique. Des ions positifs peuvent offrir les mêmes avantages, encore faut-il contrôler les pièges à ions, constitués de milliers d'électrodes, ou utiliser des lasers déclenchant chez les ions l'émissions de photons intriqués avec eux. Ces photons transférant l'intrication entre modules.

Contrôler des atomes est complexe, il serait ''plus simple'' de concevoir des ''atomes artificiels'' avec des matériaux supraconducteurs qui se prêtent naturellement à une architecture modulaire. Les connexions peuvent être établis au sein d'un dispositif cryogénique en réduisant les interférences entre modules et en les protégeant les uns des autres.

Après plus de vingt années de recherches, tous les systèmes modulaires ont été testés à petite échelle. L'objectif est de les utiliser pour des applications intéressantes. L'heure n'est plus à s'interroger sur la faisabilité des ordinateurs quantiques mais à les fabriquer, et à les employer.

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 08:30
Angers - 04
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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 11:11

Anthologie indispensable !

En ce jour de commémoration de l'espoir que la paix vienne enfin autant laisser la parole à ceux qui connurent le froid, la faim et la peur, et parfois rencontrèrent la mort, dans les tranchées. J'aurais voulu en inclure autant qu'il y eut de victimes, ce n'est pas possible, malheureusement.

 

Dans un trou à Verdun.

Toute la terre tremble,

Et le canon qui gronde.

Oui, je crois, il me semble

Que c’est la fin du monde.

Dans nos trous, on blasphème,

On ne croit plus au bon dieu.

Même les morts aux faces blêmes

Tendent leurs poings vers les cieux.

C’est la moisson de notre jeunesse.

On tue des gosses de vingt ans

Qui meurent là, sans une caresse,

Fauchés comme des fleurs de printemps.

A quand la fin de ce cauchemar.

On n’en peut plus; on en a marre.

Mais c’est dans un trou à Verdun

Que j’ai connu mon petit copain.

Comme l’amitié réchauffe le cœur !

On se déride; on n’a plus peur.

Et dans la boue de Verdun

Nous nous sommes serrés la main.

Prends mon bidon, un coup de pinard,

Rien de meilleur contre le cafard.

Et pourquoi conserver ces biens,

Puisque nous tous mourrons demain.

Et puis ensuite nos retrouvailles

Devant ta maison près du café.

On discutait de nos batailles

Et des copains qu’on a laissés.

Toujours dans notre petite causette:

Souville, Douaumont et La Caillette.

Mais je voyais dans tes yeux bleus,

Comme un reflet des cieux.

Tu es parti de bon matin,

Sachant bien sûr, l’étape dure.

Et puis quand on pense aller loin,

Il faut ménager sa monture.

Mais partant pour l’éternité

Au pays de l’égalité,

Tu aurais dû comme à Verdun,

Mon petit copain, me serrer la main.

Mais dis-lui bien, à Dieu le Père,

Puisque Verdun fut un enfer,

Qu’il te réserve au paradis

Une place pour toi et tes amis,

Et tous les combattants de la terre.

Une prière: honnie la guerre,

Et tous, nous nous serrerons la main,

En bons copains, en vrai copains.

 

Henri Eugène LALLIER

1891-1976

Pour mon copain Marcel BOURGEOIS

Ancien du 147ème R.I.

 

 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre

Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles

Couchés dessus le sol à la face de Dieu

Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles

Car elles sont le corps de la cité de Dieu

Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leurs feu

Et les pauvres honneurs des maisons paternelles

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première argile et la première terre

Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre

Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés

Charles PEGUY

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