J'ai vu passer l'enfant que j'étais autrefois,
Solitaire et vivant dans son imaginaire.
Son environnement n'ouvrait pas d'autre choix
Que fuir par l'intérieur pour trouver son enfer.
La vie était geôlière de ses aspirations,
Émotions, sentiments et autres ressentis ;
Il ne pouvait montrer qu'un masque de fiction
Lisse et sans expression tel qu'on lui avait mis.
Il grandissait ainsi spectre avec sa famille,
Mimant et recopiant sans besoin de comprendre.
Me vit-il une nuit à la lune qui brille
Quand il gisait glacé sur un sommier de cendres ?
Il rêvait les yeux clos, le sommeil l'évitait,
Seul moment de sa vie où il était lui-même.
Autrement qu'était-il, un mensonge incarné,
Un zombi éveillé, un effrayant blasphème.
Il n'est plus aujourd'hui qu'un fantasme absorbé
Par le temps, un jouet dans un berceau de vers,
Tiré de l'encrier plongeant dans mon passé.
Un poison doucereux avant goût de l'enfer.
Cet enfant est défunt, j'en suis le cimetière,
Ses restes pourrissant m'ont nourri jusqu'alors,
Incité à aller par-delà la frontière
Jusqu'à plonger mes yeux dans ceux, froid, de la mort.
Ak nyeo / 악녀 (les méchantes) – Jung Byung-gil – 2017 – 123'

Un couloir, un homme qui arrive, interroge, et se fait descendre,

avant d'autres, beaucoup d'autres. D'abord au revolver puis aux couteaux,toujours avec la même efficacité. Le couloir ''nettoyé''

il est temps d'entrer dans une autre salle où attendent d'autres hommes, qui ne seront guère plus efficace, sauf leur chef,

histoire sans doute de prouver son statut. Ce qui ne le sauvera pas !

Cela fait l'agresseur saute par la fenêtre alors que la pluie se met à tomber. Le temps de récupérer de ses (nombreux) efforts

et la police arrive et capture la jeune femme qui vient, seule, d'éliminer le gang de Park, au grand étonnement de la police.

Laquelle observe qu'un homme profita des circonstances pour s'emparer d'un important stock d'amphétamines.
Et si cette jeune fille pouvait être utile ?

Sook-hee se retrouve enfermée dans une étrange école dont elle tente de s’enfuir, croisant au passage de nombreux autres ''élèves'' prenant des cours, de danse, de cuisine, de...

avec un otage elle se fait conduire à l'extérieur. Pour s'échapper elle doit sauter. Ce qui ne va pas se passer comme elle l'espérait. Au contraire. Une épreuve de plus pour elle qui ignore être observée par un groupe d'homme jugeant de son comportement.

Finalement l'alternative lui est proposée : officiellement elle est morte mais peut avoir une nouvelle existence en rejoignant l'agence. Une proposition qui ne l'intéresse pas, elle voudrait mourir. Jusqu'à ce qu'on lui dise qu'elle est enceinte.

Le marché est simple, elle est engagée comme tueuse, formée, éduquée, et devra travailler pendant dix ans après quoi elle sera libre et aura une pension à vie.

Au cours de sa formation elle va pouvoir faire la preuve de ses talents, mais elle a de l'avance. Avoir assisté à l'assassinat de son père est une bonne motivation.

Vient sa première mission. Réussie, non sans difficultés. Heureusement qu'elle sait piloter une moto en se battant au sabre, ce qui rajoute quelques difficultés à l'exercice. Heureusement le fleuve est là pour lui permettre de s'échapper.

Elle va pouvoir vivre avec sa fille, le temps d'emménager dans un bel appartement et fait la connaissance de son voisin, sans savoir qu'il n'est pas là par hasard. Ce qu'elle remarque rapidement.

Sook-hee aura été utilisée toute sa vie, depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, manipulée, trahie. Logique qu'elle pense avoir le droit de se venger, et pourquoi ne pas le faire d'une façon spectaculaire et ultraviolente ?

Et pourtant pas un seule instant elle n'est inhumaine, malgré sa souffrance, les cadavres qu'elle sème sur son chemin, il semble que ce pourrait n'être qu'un cauchemar dont elle va se réveiller et retrouver une vie normale, une vie banale, une vie à laquelle elle n'a pas droit.

Les hommes sont des salauds, et, à les regarder de près, ceux qui ne le sont pas sont pires. Entre eux Sook-hee survit, sourit ; sans pouvoir oublier le passé elle entrevoit l'avenir avec son enfant.

Pour tenir le rôle d'une femme présentant, en étant crédible, tout ces aspects, il fallait une comédienne exceptionnelle. Kim Ok-bin est celle-là. Sauvage quand dans le plan séquence

tourné à la manière d'un FPS elle élimine un gang entier, douce et attentionnée avec sa fille, tendre avec l'homme qui dit l'aimer. Quoi qu'elle fasse c'est sans montrer qu'elle a basculée du côté de la rage meurtrière, bien que la sienne soit justifiée et qu'il soit facile pour le spectateur de se mettre à sa place, de la suivre en voulant qu'elle aille au bout et s'en sorte, vivante, pour autant que ce mot puisse avoir encore tout son sens pour elle.

Il y avait un moment que je n'avais pas vu Kim Ok-bin, c'est un plaisir de la retrouver montrant l'étendue de son talent mais aussi de ses capacités physiques qui durent être mises à rude épreuve lors du tournage même si elle fut, je suppose, doublée pour les scènes les plus périlleuses, et il y en a.

Pas de doute les réalisateurs coréens savent filmer la violence, dans un couloir cela n'est pas sans rappeler Old Boy, mais aussi à moto, dans un bus, une cuisine... toujours aussi inventifs. Outre sa principale interprète il faut souligner la cohérence de la distribution, Shin Ha-kyun, Sung Joon, Kim Seo-hyung, Jo Eun-ji, Min Ye-ji et les autres, nombreux, qui apparaissent le temps de se faire tuer.

Henri Vernes – William Vance – Dargaud – 1970
Soirée télé pour Bob Morane et Bill Ballantine, ils regardent la retransmission d'un concert. Soudain quelque chose dans la musique semble différent, et nos amis sentent une étrange torpeur s'emparer d'eux. Impression brève mais à la sortie de laquelle ils conservent le souvenir d'une jeune femme, Cyrillia Sirius leur apparaissant pour leur donner rendez-vous à Orly une heure plus tard, affirmant qu'elle a besoin d'eux.

Une invitation qu'ils ne peuvent refuser !
Malheureusement l'organisation dirigé par Miss Ylang-Ylang a détecté le message télépathique de Cyrillia. Pourquoi ne pas profiter de l'invitation, même si elle ne leur était pas adressée ?

Cyrillia est à l'heure, elle se présente comme une survivante de l'antique race hyperboréenne. Celle-ci disposait d'une science très évoluée et avait mis en orbite un satellite en contenant le meilleur et capable de rester actif pendant une durée quasi illimitée. En prévision d'un cataclysme à venir les hyperboréens avaient choisi l'hibernation mais 17 seulement survécurent, ranimés trop tard pour ne pas avoir subi d'irréversibles dommages.

Le temps leur est compté et Cyrillia est venu leur demander de détruire leur satellite, ce Chevalier Noir repéré par les radars dont nul ne savait ce qu'il était. Eux seuls disposent de la force suffisante pour cela. Ce que le trio ignore c'est que leur ''conversation'' a été captée par un SMOG intéressé par le savoir des mourants, et les bénéfices substantiels qu'il en tirerait. Il lui suffit de suivre nos amis. Bob et Bill doivent s'entraîner pour supporter le vol jusqu'au Chevalier, ils ne remarquent pas les hommes qui les observent et les regardent disparaître dans le vaisseau devant les conduire à la base où ils apprendront ce qu'ils doivent savoir. Ils découvrent aussi les survivants, ou ce qu'il en reste, trop faibles pour agir, voyant venir une fin qu'ils ne peuvent éviter.

À l'extérieur les hommes de Miss Ylang-Ylang arrivent, Morane et son comparse décollent pour le satellite qu'ils atteignent peu de temps avant les envoyés du SMOG. Vont-ils réussir, sauver les secrets hyperboréens en les détruisant ? Le suspens est ''insoutenable'', mais la qualité du scénario et des dessins nous entraînent dans l'action jusqu'à la conclusion, attendue.

La gamme mourut dans la gueule ouverte du présent. Bulles d'air, les mots éclatèrent sans personne pour en profiter, nul vamprissario n'était là pour les récolter et les transmettre.
L'archet courait sur les tendons à vif, écorché le corps du roadie était la harpe attendant le concertiste capable d'en arracher l'anacrouse marquant l'éveil de cette conscience imprécise cherchant l'oxygène pour pousser son premier cri, alors que, dit-on, seul le dernier a de la valeur.
Le Nostromo tanguait tel l'ivre violon d'un Paganini cosmique, de ses coursives, montant de l'ombre de la peur, des fa dièses inondaient le sol, linceul mouvant de corpuscules quantiques affamés.
Nulle onde, marte no ou marte yes, ne ride les surfaces de l'absence interdit, nulle dissonance ne s'ouïe dans l'éther glacé des galaxies égoïstes que seuls arpentent les esprits dénués du besoin de respirer, sans plisser l'appeau, pierre de Rosette scotchant les curieux sur le piège.
N'espérez pas, n'implorez pas, ne fuyez pas ; votre agonie n'aura pas d'écho ! Dans l'espace nul ne vous entendra hurler !
Pascal Chaumeil – 2016 -
Jacques Skowran était ouvrier dans la principale, sinon la seule, usine de la région, celle-ci ayant fermé il se retrouve au chômage, une situation qu'il n'est pas seul à connaître mais qui ne l'empêche pas de vivre, ou, de survivre. Mais sa compagne étant partie et les huissiers l'ayant débarrassé de ses meubles inutiles, dont la télévision, il dépense peu.
Un jour il est contacté par Gardot, gangster local au courant de tous les trafics, qui lui propose de tuer sa femme. Celle-ci étant plus jeune que lui ayant un amant. N'ayant pas le nom de ce dernier il se résout à éliminer son épouse. Pas question de le faire lui-même bien sûr, aussi propose-t-il à Jacques, qui lui doit de l'argent, 20 000 €, pour le petit boulot.
L'ancien ouvrier hésite, lui qui a toujours été honnête, jusqu'à ne pas profiter des combines de ses amis, se demande si c'est une bonne idée. Pas de suspens, il finit par accepter. Gardot lui donne un pistolet, lui conseille même d'emballer ses chaussures pour ne pas laisser de traces identifiables et l'avertit que la porte ferme mal.
Jacques se prépare donc à remplir sa mission. La porte est aussi facile à ouvrir que prévu, il entre, voit passer devant lui la jeune femme qui lui tourne le dos, il sort son arme, vise... mais ne peut pas tirer.
Heureusement le chien de la maison qui la reniflé vient grogner devant lui, il va lui sauter dessus, c'est machinalement que Jacques tire, et tue le chien (salaud!), et la femme !
Sa mission est remplie presque contre son gré.
Le hasard fit qu'il trouve un travail dans une station service tenue par son ami Tom après que l'employé de celui-ci ait trouvé la mort dans une confrontation avec la police. Le flic qui avait vu son arme n'avait pas remarqué qu'il s'agissait d'un pistolet d'alarme. C'est ballot !
Mais les affaires sont mauvaises, aussi la maison mère envoie-t-elle un ''spécialiste'', M. Brecht, vérifier comment les choses se passent. Et elle se passent mal ! M. Brecht entend que tout change, à commencer par le personnel. Mais Jacques a une idée, et une arme... il a aussi un oreiller, parce qu'une arme à feu fait beaucoup de bruit.
Celui-là était une affaire personnelle, Gardot est mécontent à cause du risque pris en ayant utilisé la même arme que pour le premier travail. Mais la police est sur la piste d'un pervers.
Néanmoins la réputation de la station service en prend un coup et la société propriétaire veut la fermer. Tom est désespéré, mais Jacques lui propose de s'associer pour la reprendre. À leur compte travailler serait plus sympa. D'autant que Jacques vient de rencontrer une jolie jeune femme. L'avenir s'éclaircit !
Reste à trouver l'argent.
Justement Gardot a découvert qui était l'amant de sa défunte épouse, pourquoi ne pas les réunir une fois pour toute ?
Michel Blanc en adaptant le roman de Lain Levison le déplaça des états-unis au nord de la France, à la frontière avec la Belgique. Bien lui en pris, le film parvient à combiner réalité sociale et humour noir, impossible de ne pas panser que M. Brecht n'a eut que ce qu'il méritait. La sympathie des acteurs, la qualité des dialogues et la réalisation font de cette ultime réalisation de Pascal Chaumeil une vraie réussite.
La morale n'est pas sauve, tant mieux !
Jordan Vog - Roberts – 2017 – 120'

En 1944 deux avions s'écrasent sur une île inconnue située en plein cœur du Pacifique, un américain et un Japonais. Les pilotes en sont sortis vivants et ne pensent qu'à en découdre quand ils découvrent un personnage inattendu.
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Au début des années 1970, les USA se désengagent du Vietnam, une défaite qui ne dit pas son nom. Les satellites comment à cartographier la Terre, et à faire des découvertes surprenantes. Pour la société Monarch c'est la dernière chance de prouver la validité de ses idées, et surtout celles de Randa, son président. Il est heureusement ami avec un sénateur qui va le pistonner afin de rejoindre une expédition sur une île ignorée et qui présente la particularité d'être entourée d'un micro climat générant des orages continuels, ainsi put-elle passer inaperçu depuis des siècles, sinon de ceux qui s'y échouèrent, et de Randa, seul survivant d'un navire de guerre qui y connut un sort funeste.
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Avec son adjoint ils engagent un homme capable de les guider sur cette terre hostile, c'est comme si Randa savant ce qu'il voulait trouver !

Les moyens sont importants, une dizaine d'hélicoptères décollent des navires pour passer le barrages de conditions climatiques difficiles. C'est difficile mais ils y arrivent, et c'est pour tomber sur une créature incroyable, un singe gigantesque qui n'est pas content que de gros insectes metalliques envahissent son territoire. Il va les démolir, éliminant au passage quelques militaires US ce qui va fortement déplaire au lieutenent colonel Preston Packard qui n'aura dès lors qu'une ambition, le tuer !
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Les survivants sont dispersés sur l'île, une équipe va découvrir que les lieux ne sont pas habités que par des animaux prodigieux mais aussi par des humains, et, parmi eux, un américain, survivant depuis plus de 20 ans, alors que son adversaire d'alors, japonais, devenu son ami, est mort depuis quelques années. Lui connaît l'endroit, il sait quelles créatures fantastiques y vivent, que Kong, le sang géant, est le dieu des habitants et qu'il ne faut absolument pas l'éliminer, sans quoi d'autres monstres bien plus terrifiants pourraient se répandre sur Terre.

Je regrette parfois ce que je n'ai pas fait, jamais l'inverse.
Préhumains suppose qu'il y ait des humains, ce qui reste à démontrer.
Je suis tel Promethee retenu au réel par des maillons que je n'ai jamais su briser. Ni de fer, ni d'acier, semblant éternels, ils sont de papier.
Les robots sont les nouveaux esclaves. Attention que comme eux ils ne demandent pas un jour prochain à être libérés.
Comment tuer ce qui n'est pas vivant, comment ressusciter ce qui n'est pas mort ?
L'enfant voit venir le fantôme du vieillard qu'il sera ; le vieillard voit disparaître le spectre de l'enfant qu'il fut.
C'est l'illusion qui me manque.
Je rassure les éco(rigo)los, ils remonteront dans l'arbre quand le relais sera passé.
Être un maudit non-non ne vaux pas mieux qu'être un béni oui-oui.
Le fantôme n'est pas entre moi et les autres, il est entre moi et moi.
La neurobiologie veut montrer un tableau quand elle ne peut qu'en révéler la toile, la science qui permettra de révéler l'image, en constante mutation, et ses couches successives, n'est pas encore née.
La peur de la mort engendra dieu, quand elle aura disparu, il connaîtra le même sort.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |