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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 09:45

Prenez un gros reptile, du genre alligator, que vous aurez capturé en prenant vos précautions, et un lasso, dans un bayou louisianais, à partir d'un de ces canots à fond plat qu'utilisent les natifs de la région.

Pratiquez des ouvertures perpendiculaires, extrayez les viscères, placez les dans un plat, rajoutez les ingrédients, légumes et condiments que vous voudrez, puis mettez le tout au four. Surveillez l'horloge afin que la préparation ne vire pas au cramoisi, signe sans risque de quiproquo que le résultat serait immangeable. De la crêperie voisine vous aurez ramené de savoureuses et remarquables galettes. Posez-en une à plat, recouvre-là d'une couche de la préparation précédente, roulez-le tout, replacez le résultat au four. Le témoin lumineux du grill sera à surveiller.

Dès que votre ami Robert sera arrivé, le prénom importe peu, faites lui goûter le plat. S'il survit, alors servez les autres invités.

Sans risquer une prophétie à la Paco Rabanne, je vous promets un voyage étonnant, surtout si vous avez rajouté les petits champignons colorés que vendent, en douce, certaines épiceries. Vous verrez l'impensé d'un autre œil quand vous aurez fermé les yeux.

Vous relativiserez tout, en sortant du coma !

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 08:15

La fragrance rodait dans l'air, résultat de jets nombreux d’ingrédients divers, la plupart venus par avion des quatre coins du monde. Un nuage odoriférant planait dans l'atmosphère provoquant dans le cerveau de celui qui le respirait un ouragan de sensations différentes, la remontée de souvenirs anciens. Une madeleine spectrale appelant les fantômes du passé.

Pour moi ce fut mon séjour à la Nouvelle Orléans, où je m'étais rendu, en vacance, et pour profiter de la musique. Circulant dans les rues au volant d'une antique Renault, une 4l qui avait fait 10 fois le tour de la Terre.

Ambiance excitante, rythmes effrénés, bruit obsédant noyant les pensées qui se risqueraient à surgir dans une telle atmosphère. Ajoutez à cela quelques shots d'un poison, je veux dire, d'une boisson locale, transparente mais traîtresse, et vous comprendrez que je crus apercevoir un renard me faisant signe. Je me garais de travers, quittais mon véhicule et suivis la forme rousse sans me demander s'il était malin de le faire, la réponse m'aurait déplu.

J'entrais dans un cabaret, l'Ysangrain, signe de l'ancienne présence française dont subsistaient ici et là quelques traces. Une forte femme me mit une main sur l'épaule, je compris qu'elle tenait les comptes. Le transfert effectué je montais l'escalier de bois aux marches grinçantes, espérant que le renard était une renarde. J'ai toujours préféré les vraies rousses !

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 08:00

Il marche, depuis... il ne sait plus, vers... il ne sait pas. S'arrêter, non, repartir serait impossible et s'il se retournait il verrait se perdre, bue par l'horizon, la trace de ses pas dans le sable moqueur du réel.

Son nom ? Les coups l'ont effacé, il n'était qu'une chose obéissant aux ordres, aux contraintes qui maintenant lui manque. Il n'a pu s'enfuir, impossible, les soldats ont dus l'abandonner, l'imaginant trop faible pour servir encore à quoi que ce fut, le laissant pour mourir comme ils le firent déjà si souvent, jetant derrière eux des cadavres comme autant de bornes marquant une piste venant de nulle part et menant... ailleurs.

Des échos de hurlements résonnent dans ses oreilles, cris et aboiements se mêlent en un fond sonore qui l'accompagne.

Un pas, son avenir se réduit à ce désir, un pas encore mais toujours un de plus, sous le soleil glacé d'une évidence qu'il refuse, sans ombre pour l'accompagner ;

quelque chose, là ! Un éclat lumineux perce son regard, clin d’œil d'un destin moins cruel qu'il aurait pu le croire, si croire lui était encore permis, si penser lui était encore accessible.

Une bouteille, verre opaque, au milieu du sable. Que jadis il y eut là une mer l'indiffère, qu'y naviguèrent des bateaux, il s'en fiche, que ce sable soit les cendres de milliards de vies, il n'en a cure. Quel sort connut-elle pour se retrouver là, qu'importe ! Il s'arrête, se penche, quelque chose à l'intérieur, un papier, roulé.

Il incline et secoue sa trouvaille, le parchemin choit, il le récupère, le déroule. Des mots, peu, et alors qu'il commence sa lecture l'encre meurt en même temps que son corps tombe en poussière : ''Je t'attendais''.

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 08:00

Florence, première moitié du XVe siècle

La Vierge et l'Enfant (Stuc avec traces de polychromie)

Atelier florentin, première moitié du XVe siècle

La Vierge et l'Enfant (Stuc polychrome)

Atelier de Jacopo della QUERCIA (Sienne, vers 1374 - Sienne, 1438)

La Vierge et l'Enfant (Terre cuite)

Agostino di DUCCIO (Florence,1418 - Pérouse, 1481)

La Vierge et l'Enfant entre deux anges (Marbre)

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 08:00

Quel est ce cadavre que je garde en moi, le préservant à force de pensées, momie compagne d’un désespoir devenu drogue.

Tueur j’aurais couru après des expériences nouvelles sans voir que je n’étais qu’un disque rayé tournant dans le vide.

L’immensité est aussi source d’immobilisme que d’être dans une cage trop étroite.

Je suis de l’autre côté mais est-ce le bon ?

L’hallucination sourit de mon incapacité à croire en elle.

Le maquillage tient mal sur une chair qui se liquéfie.

Combien de fois me faudra-t-il mourir encore ?

Le pire existe parce qu’il est nécessaire.

Le puits se creuse en soi quand la haine s’installe.

Affrontant la lumière, j’ai découvert une noirceur qui ne peut plus me vaincre.

Refuser un souvenir le rend méchant, dans la nuit de la terre le cadavre dont la mort ne veut pas est maudit entre tous

Au moins aurais-je une vie posthume.

Accorder à chacun ce qu'il mérite est une menace !

En putréfaction toutes les âmes retournent à la boue dont elles crurent être sorties.

Aucun poison n’est assez violent pour mon plaisir.

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:00

Des mots extraits de ma pauvre caboche

Ceux entendus que ma mémoire conserve.

Je les répète, ils tournent, phrases en broche,

En rupture d'un présent, qui, là, m'observe.

 

Captif de murs que les autres ignorent,

Que je ne sais dire, que je ne peux voir.

Construit de l'intérieur, prison sans bord,

Un roi sans sujet dans sa tour d'ivoire.

 

Nous nous ressemblons, mêm' génération

Avec en commun, dé illusions à perdre,

Des espoirs nés de l'imagination.

Je suis un pin dans une forêt de cèdres.

 

Eux sont déjà en mai, moi en novembre,

Tous boitillant pour avoir le même pas.

Automne et printemps peuvent-ils se comprendre ?

Eux lancent l'invitation, mais suis-je là ?

 

Les animaux sociaux doivent mentir,

Qu'ont-ils de réel cachés dans leur tête ?

S’esclaffer en chœur, mimer le plaisir,

Transformer le succès en amère défaite.

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 08:03

Clint Eastwood – 2018 – 116'

Earl Stone est fier de son métier d'horticulteur, et plus encore des prix qu'il reçoit pour ses productions. En 2005 il ne fait pas attention à Internet qui pour lui n'aura aucun avenir. Douze ans plus tard il révise son opinion et doit fermer son entreprise, celle-ci ne peut affronter une concurrence désormais impitoyable. Il a 90 ans et il doit faire face à des difficultés qu'il n'avait pas anticipées.

Lors d'une réunion de famille il affronte la rancœur de sa fille qui refuse de rester puisqu'il est présent, n'a-t-il pas été absent à chacun des événements qui marquent la vie d'un enfant : baptême, confirmation, mariage... mais Earl est plus proche de sa petite fille. Alors qu'il s'en va un homme le rejoint, il a, lui aussi, remarqué que le pick-up était plein d'affaires semblant indiquer un déménagement. Il donne au vieillard une carte portant un numéro de téléphone, s'il a besoin d'argent...

Il appelle donc et se retrouve à convoyer de la drogue dans son vieux camion, arguant qu'il n'a jamais eu le moindre pv depuis qu'il conduit. Ce premier convoyage se passe parfaitement, et, bien qu'il ait affirmé que ce serait le seul, Earl revient pour un deuxième, qui sera suivi d'un autre et ainsi de suite. Comme tout se passe bien la quantité qu'il transporte augmente de plus en plus jusqu'à dépasser les cent kilos.

Earl gagne désormais bien sa vie, il en fait profiter ses amis anciens combattants de la guerre de Corée en finançant la restauration de leur local associatif.

Parallèlement, à Chicago, la DEA tente de lutter contre les cartels, un nouvel agent vient d'arriver, Colin Bates, pour cela. Mais les mois passent sans résultat. Qui verrait dans un nonagénaire un trafiquant, même au volant d'un luxueux pick-up, l'ancien ayant fini par renoncer.

Devant son succès Earl est invité par Laton, le boss du cartel, dans sa propriété du Mexique, il est reçu avec les honneurs et de jolies filles pour lui faire passer une nuit inoubliable. Acte qui déplait, après d'autres, à son second qui le trouve trop laxiste et le fait abattre, désormais les règles seront strictes et le plan prévu sera respecté sinon la mule sera abattue. Earl avait trop l'habitude de suivre ses envies, s'il recommence il sera abattu.

Un nouveau voyage commence avec ces obligations. Mais le destin est mutin et Earl va recevoir un coup de téléphone qui va lui poser un cas de conscience.

Eastwood est de nouveau devant et derrière la caméra pour ce film basé sur une histoire vraie sur un homme qui fit passer toute sa vie son travail avant sa famille et tente, alors que se profile la ligne d'arrivée de son existence, de rattraper le temps perdu.

C'est illusoire bien sûr mais pourquoi ne pas tenter le coup ?

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 08:00

Guillaume Musso - 2016 – XO EDITIONS

Raphaël Barthélemy est écrivain, son succès est suffisant pour lui permettre d'en vivre, et c'est une rareté dans ce métier. Peut-être est-ce pour cela qu'il est si curieux et veut absolument savoir ce que lui cache sa fiancée, celle avec laquelle il va se marier et dont il a appris si peu de choses depuis qu'il l'a rencontré à l'hôpital alors qu'il y conduisait son fils et qu'elle y était interne.

Anna était réticente mais finalement s'était rendue aux raisons de son futur époux, n'était-il pas l'homme avec lequel elle allait passer le rester de sa vie ? Comment faire pour cacher un si gros secret, surtout que celui-ci pouvait à tout moment ressurgir.

'' M'aimerais-tu même si javais commis le pire ? '' lui demande-t-elle avant de lui montrer une photo en continuant '' C'est moi qui ai fait ça ! ''Raphaël voulait savoir mais dès qu'il découvre ce qu'il y a sur le cliché il prend peur et s'enfuit, laissant sa future femme seule et désespérée, elle qui espérait avoir trouvé l'homme qui lui fallait, qui pourrait la comprendre le découvre craintif et timoré.

Mais l'écrivain après quelques temps de réflexion revient sur ses pas, pour découvrir que Anna a disparu. Heureusement Raphaël ne va pas céder à la facilité en appelant la police, l'image est assez horrible pour qu'il veuille préserver sa fiancée, d'autant qu'il a parmi ses voisins un policier, ancien de la BRB, récemment retraité mais ayant toujours des amis dans la police et l'envie d'aider ce voisin qu'il apprécie beaucoup. Pas de problème pour donner un coup de main à cet écrivain qu'il connaît bien et qu'il a aidé plusieurs fois en relisant ses polars (mais pas celui-ci visiblement).

Rapidement Raphaël va apprendre qui était véritablement sa future épouse et qui étaient les personnes sur la photo. Une ancienne histoire de rapts qui s'était très mal terminée. Mais pas pour tout ses protagonistes contrairement à ce que les apparences pouvaient laisser penser.

Barthélemy est intelligent, il va rapidement trouver une piste, puis profiter des circonstances pour découvrir des images prises, opportunément, par le téléphone portable du gardien d'un entrepôt où Anna était retenue, puis découvrir l'origine de ce nom avant de trouver le véritable puis de penser que la piste ne peut se limiter à la France. Autant se partager le travail avec Marc.

Ce n'est pas pour rien que ce roman évoque Brooklyn, Anna en vient, en passant par Harlem, bien que portant alors un autre prénom, c'est là que se trouve la solution.

Faudra-t-il longtemps pour que notre écrivain comprenne les raisons de ce qui s'est passé, quelles autres morts sont en lien avec le retour de la jeune fille officiellement dans le monde des vivants.

Quand à la fin je ne vous en dis rien, ce serait gâcher votre plaisir bien qu'il ne faille pas longtemps pour y arriver tant l'action est simple, les raccourcis nombreux et le style linéaire malgré la volonté de ''faire vrai'' en donnant quelques détails de ci, de là. Vous avez compris que j'ai trouvé moyen ce roman alors que d'autres du même auteur m'avaient paru meilleurs.

Faites-vous votre idée.

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 15:15

괴물 (Gwoemul – monstre) – Bong Joon-ho – 2006

9 février 2000 dans la morgue de la base américaine de Yongsan le chef de l'établissement ordonne que soient versés dans l'évier des flacons de formaldéhyde. Son employé, coréen, a beau lui dire que ce sont des produits toxiques il ne veut rien savoir, force est au second d'obéir et de vider dans les égouts des dizaines de bouteilles contenant des produits délétères.

En juin 2002 des pécheurs se livrent à leur passe-temps favori dans le fleuve Han quand l'un des deux attrape avec une tasse un petit animal étrange, ayant plusieurs queues, qu'il montre à son collègue. La bestiole ne l'entend pas ainsi et s'échappe avant de s'enfuir en nageant.

Octobre 2006, deux hommes traversent le pont enjambant le fleuve Han, ils rejoignent un ami qui affirme voir dans l'eau un monstre. Eux ne voient rien et se font traiter d'aveugle par le troisième, avant de sauter.

Park Gang-du dort au lieu de tenir le snack familial, sur une berge du Han, il faut que Hee-bong, son père, le réveille pour qu'il fasse son travail. Sa fille, Hyun-seo, arrive pour assister à un important tournoi de tir à l'arc auquel participe la sœur de Gang-du, Nam-joo, arrivée en demi-finale, pas question de perdre son temps à regarder les informations montrant un corps retiré du fleuve...

Le concours commence, Nam-joo se concentre mais il faut travailler pour Gang-du qui doit livrer des bières à des clients, et rejoint un attroupement observant une créature bizarre accrochée sous le pont, avant de se laisser tomber dans l'eau et d'y disparaître.

Temporairement, des promeneurs lancent des aliments dans l'eau. Une mauvaise idée puisque la créature monte sur la rive et leur fonce dessus avec de mauvaises intentions et un grand appétit.

Dans le snack, indifférents au vacarme venant de l'extérieur Hyun-seo et son papi regardent la compétition, Nam-joo malheureusement n'a pas lâché son dernier coup, trop de temps d'hésitation, et est déclarée perdante. Hyun-seo est triste, elle sort sur la berge et à ce moment là seulement se rend compte de ce qui se passe le temps de se faire attraper par la créature qui l'entraine dans le fleuve où elle s'enfonce avec sa proie sans que son père puisse faire quoi que ce soit.

Gang-du se sent coupable de n'avoir pu sauver son enfant mais refuse de croire à sa mort. Il fait bien puisqu'il reçoit un appel de la disparue qui avait son portable sur elle, elle a juste le temps de lui dire qu'elle est quelque part dans les égouts.

Impossible de compter sur la police ou l'armée, la famille Park va devoir se débrouiller elle-même et prendre des risques pour tenter de retrouver Nam-joo, jusqu'à briser la quarantaine mise en place, officiellement parce que la créature serait porteuse d'un virus.

Une simple famille peut-elle être plus efficace que l'armée, avoir le courage nécessaire et le sens du sacrifice pour réussir ?

La réponse est trop évidente pour que je la dévoile.

Sorti en 2006 le film fut un triomphe en Corée où il établit un record d'entrées, dépassé depuis, le portant à plus de 13 millions d'entrées.

Outre ses qualités cinématographiques, mise en scène, scénario, distribution, menée par Bae Du-na et Song Kang-ho, et j'en passe, il faudrait tout citer. Le film est aussi une mise en cause des dommages causés par le comportement humain, le monstre pourrait fort bien être lui plutôt qu'une créature agissant instinctivement, sans oublier des allusions à des désaccords entre coréens et étasuniens.

Un film à voir et à revoir, je viens de le faire, il n'a pas vieilli. Je n'en dirai pas autant de l'auteur de ces lignes...

 

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 08:00

Gagman, tu parles d'un métier, se creuser la tête pour que d'autres paraissent drôles dans des situations qu'ils seraient incapables d'imaginer. Au départ je voulais faire acteur, star, direct ! J'ai fait des castings, refusé, j'étais nul, même déguisé en gorille pour le remake de King Kong ça se voyait, à cause de ce rôle de singe j'ai changé de branche. Côté imagination ça allait, dans Star Wars j'ai été le dindon de la force, dans le dîner de cons... vous devinez. J'ai approché les stars mais jamais je n'ai pu entrer au club 54. le physionomiste me traitait en déchet, non recyclable. Les bouquets que j'ai obtenu furent d'orties, des lys récupérés dans une poubelle même si le couvercle est doré son contenu est aussi dégoûtant qu'une autre.

J'ai encore encore d'y croire, bien qu'à la marge je fais partie du métier, je vote aux escarres pour des vedettes dont je participe au succès sans qu'elles m'en sachent gré. Une guêtre sur un escarpin, bon à la répet' mais coupé au montage, maintenant je fais parler Schrek, j'peux pas lui en vouloir de m'ignorer, trouver des idées nouvelles est une gageure, mettre un tutu à Godzilla, faire de Pocahontas la fiancé de Frankenstein, tout est possible. Décadence ou évolution inévitable, quand Terminator pourra faire mon boulot j'aurais peut-être ma chance, d'ici à c'qu'il rigole à Laurel et Hardy...

mais j'entends Buster qui tonne, les gens sortent du jardin, le rideau va se lever, ce soir c'est la fête du cinéma, dents blanches et lifting à tous les étages, c'est moi qui aie écrit les sketchs de la soirée, j'ai pas envie de regarder, un bouquin m'attend : Life !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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