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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 09:48

Alors, c'est déjà la fin ?

Je n'ai pas souvenance du premier cri que je poussai alors que j'ouvrais les yeux sur un monde que je n'avais pas choisi.

Bien plus tard j'appris que ma mère était morte en m'imposant le jour.

Je crus longtemps que c'était de m'avoir vu qui lui avait causé le choc fatal, je peux penser que ce fut surtout à cause de l'hémorragie.

À l'époque les moyens d'assistance rapide n'existaient pas en pleine campagne.

Humain ou bête mieux valait éviter les problèmes de santé.

Mon père n'eut jamais l'idée de se manifester, sût-il seulement que j'étais né, peut être des suites d'une soirée trop alcoolisée et d'une rencontre lors d'un petit bal perdu.

Balloté de famille en famille, je gardai toute ma vie ce besoin d'être ailleurs alors que l'endroit qui m'accueillait semblait supportable,, le confort n'était pas pou moi qui étais con mais faible.

Je parcourus le monde sans savoir où j'allais, à pieds, à cheval, en voiture ou bateau.

Parfois je levais la tête vers le ciel, me disant que là-haut peut-être se trouverait le monde qui me recevrait.

J'avais tout, je le sais maintenant.

L'évidence me crevait les yeux, j'ai atteint le bout du monde, la Corée, péninsule comme le doigt du destin m'indiquant la suite de la route.

Allongé dans la mer, la lame du rasoir recouverte par l'eau.

Né dans le sang il semble normal qu'il accompagne mon dernier soupir, celui-ci sera de soulagement alors que la marée me charriera.

Je pourrais dire, atteignant l'autre rive, que ce fut la nuit sur le pays du matin calme.

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 08:15

Les chaussures sont lacées, serré !

Ma tenue est complète, il me faut m'en aller,

J'ai tout abandonné commençant par mes clés,

Sur la table en sapin je les ai déposées.

 

Ni bagage, ni sac, je n'ai rien à porter,

Que les souvenirs vains du temps passé.

Un moment j'ai douté, et puis je l'ai claquée

Cette porte en sapin que je peux oublier.

Je ne sais où je vais mais j'y accéderai

Puisque c'est le destin que je ne peux changer

J'irais par cent chemins, de prairies en forêts,

Évitant ces sapins qui voulaient m'enfermer.

 

L'avenir ? Je ne sais plus, que peut-il signifier ?

Maintenant j'ai trouvé, mon sentier est tracé

Après tout moi aussi je dois l'accepter

En prenant comme amie, pour ne pas m'égarer

Cette caisse en sapin où je pourrai rêver.

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 08:00

J'ouvre la porte et je regarde autour de moi. Du perron légèrement surélevé la rue est visible de chaque côté, si longue qu'elle semble venir de toujours pour continuer jusqu'à jamais.

Moi, originaire de Carcassonne, dans l'Aude, je n'avais pas l'habitude de ces espaces immenses, de ces distances improbables, les remparts de ma ville me ressemblaient en rien à la grande muraille de Chine.

Un long moment je restai debout, bouche mi-ouverte tel un congre dubitatif cherchant dans sa mémoire une certitude dont ne subsistait que l'ombre déjà oxydée par l'incompréhension ; battant le rappel de mes souvenirs je ne vis revenir que des séquences de vieilles scènes muettes de Charlot alors que Chaplin mon film préféré reste monsieur Verdoux, charmante évocation de Henri Désiré Landru.

Je fis un pas, butai sur la gamelle pleine de canigou de mon chien. Je savais en avoir eu un mais j'aurais juré qu'il était décédé depuis longtemps. Une réminiscence peut-elle être si forte qu'elle s'incarne dans la réalité ? Encore que, celle-ci me laissât une sensation de fausseté troublante comme si j'étais en train de rêver, voir de rêver que je rêvai, et ainsi de suite... Mirages gigognes sans plus de finalité que cette avenue immense et vide semblant un fleuve asséché par l'oubli et la solitude.

Qui étais-je ? Quel était mon nom ? Cette maison était-elle la mienne ? Je craignais d'y retourner, de savoir, de découvrir un puits obscur sur lequel je me pencherai dans l'attente d'une réponse introuvable.

Si, pourtant, je me souviens, j'étais chimiste, blouse blanche, couloirs blancs, salles blanches aux odeurs inquiétantes, éprouvettes pleines de substances bizarres, menaces en cages de verre qu'il me fallait dompter, dresser, pour en faire les serviteurs zélés d'intérêts auxquels je ne comprenais rien.

Alors que je descendais les marches jusqu'au gazon des précisions me revinrent et je ne fus pas étonné que l'herbe sous mes pieds tombât en cendres à mesure que j'avançai : Avant de quitter mon labo j'avais réunis ma famille de monstres en une seule arène, les laissant s'affronter, se mélanger, se fondre jusqu'à ce que le plus fort, ayant ingéré les autres, survive et se sublimant, sorte du piège et me rejoigne afin qu'ensemble nous retournions au bar de mes jeunes années : À l'infini du temps qui passe !

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 08:00

 

 

 

 

Haya !

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 08:09

Sønnen - Gallimard Série noire - traduit du norvégien par Hélène Hervieu

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.

La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...
La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

 

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.


La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...


La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

 

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.


La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...


La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

Rover est dans le confessionnal, enfin, ce n'est pas un vrai confessionnal, c'est une cellule, d'une prison ultra moderne, et le prisonnier se confie à Sonny Lofthus, un homme étrange, à l'écart des autres prisonniers mais respecté par tous, ce pourquoi beaucoup vont se confier à lui sans croire qu'il puisse les absoudre de leurs péchés mais il possède ce don de rassurer les gens, même les pires criminels. Sans parler de son don pour guérir, cette aura mystique qui l'entoure et le protège en lui conférant un rôle unique, ce qu'il doit à son caractère, son physique, et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre, entre les murs ou en dehors.

Il est en prison pour plusieurs meurtres, crimes qu'il a reconnu mais pas commis, en étant payé pour cela, en héroïne. C'est une façon de (sur)vivre qui semble lui convenir, qu'aurait-il au dehors de meilleur, son père s'est suicidé pour avoir été un espion au sein de la police au profit de celui qui règne sur la pègre d'Oslo.

Un prisonnier qui vient se confier lui avoue qu'il sait la vérité sur la mort de son père, celui-ci n'était pas la taupe et son suicide n'en est pas vraiment un. Pour Sonny c'est un choc, un violent coup de boutoir qui le fait sortir d'un chemin tout tracé le menant droit à l'overdose. Plus question de se satisfaire de sa vie de drogué flirtant avec le néant parce que rien ne lui paraît aimable dans la vie. Il va réagir, trouver en lui une force inattendue. D'abord il arrêter la drogue, seul, puis il s'évade, mettant au point une évasion d'une intelligence surprenante, pour qui ne le connais pas.

Il va se venger, punir les véritables assassins des crimes qu'il a endossé et chercher le meurtrier de son père. Il sera implacable mais tiendra compte des responsabilités de chacun pour ne s'en prendre qu'à ceux, ou celles, qui le méritent. Il n'est jamais trop tard pour faire face à sa punition.

Dans ce roman Nesbø laisse de côté son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole bien que Simon Kefas, en attente de la retraite, fasse preuve de qualités similaires avec son jeune partenaire Kari Adel. Ensemble ils vont suivre, et parfois laisser agir, le jeune justicier qui par ses actions essaie de remonter le temps pour équilibrer les comptes.

Tentative vouée à l'échec bien sûr.

 

Tout le talent de l'auteur se retrouve dans cette histoire, la description d'un homme qui réagit dans une société qui se vautre dans la corruption et la facilité. Personne ne méritera d'être épargné, devenir juge et bourreau c'est aussi endosser la responsabilité de ces rôles. Pas de héros ici mais les pantins aux mains d'un destin qui semble souvent s'amuser, parfois regretter les actions qu'il impute à ses marionnettes.


La Norvège est présentée comme un pays pacifique, social, égalitaire, comme l'est une vitrine dont Nesbø nous montre que derrière l'image il y a une réalité aussi abjecte, aussi humaine donc, qu'ailleurs : corruption, meurtres, trafic de drogues, de femmes, de n'importe quoi pourvu que ça rapporte. L'homo sapiens semble ne pas pouvoir étouffer sa soif de pouvoir, et, comme chacun sait : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Ceux même qui sont soumis à cette dépendance le savent mais ne peuvent lutter contre elle.

Sonny seul parvint à repousser celle qui était sa meilleure amie : la seringue. C'est un héros de roman, dans la réalité...


La vertu est le pire des vices, nous le savons bien, il suffit de parcourir ces pages, difficiles à abandonner, pour s'en convaincre.

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 08:00

Ce discours lénifiant est de ceux qui rassurent.

Qu'il se tienne en criant ou bien dans un murmure

Jamais il n'a couvert les grincements stridents

Des roues de la charrette où sont les innocents.

 

J'y suis monté, jadis, charmé par l'apparence,

L'esprit abasourdi par trop de doléances.

Elle était si jolie et moi je fus si fol,

Insecte captivé par l'étrange corolle

De cette créature, mi plante, mi reptile.

À la première elle prit l'apparence fragile,

Du serpent elle avait les crochets à venin,

Poison de mots, de pleurs, de promesses que demain...

 

Mais les jours se suivaient, et l'encre s'effaça,

Des serments affirmés seule l'ombre subsista.

Sans doute en appréciais-je l'inquiétante saveur,

Par lâcheté d'abord, et ensuite par peur.

 

Seul je l'avais été d'avoir été lucide,

Craignant la trahison et son mortel acide.

Finalement dans ses rets je me jetais, honteux,

Est-on si abruti de se voir amoureux ?

 

Ainsi est le fatum de qui se veut meilleur,

N'est point privilégié qui se sait supérieur,

Trop malin, trop finaud, finalement trop con,

Face à qui, par instinct, se passe d'autre dons.

 

J'accepte la sanction, telle est ma culpabilité,

La vipère fascine la proie qu'elle a choisi.

Celui à qui elle dit : ''Vous connaissiez mes prix !''

Celui-là, à coup sûr, elle le séduisait !

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 11:34

Would you like to have dinner together -  저녁 같이 드실래요 (jeonyeok Kati Deusilraeyo) – dirigé par Ko Jae-hyun – écrit par Kim Joo d'après le webcomic de Par Shi-in – MBC – 2020 – 32 épisodes

Un taxi roule, Woo Do-hee à son bord se souvient du début de ''petit-déjeuner chez Tiffany'', ayant quitté le véhicule elle regarde la vitrine d'un joaillier

en mangeant un croisant et buvant du café, comme dans le film. Son petit ami interrompt sa rêverie, ils ont rendez-vous pour aller au restaurant où il lui coupe sa viande, l'inonde de poivre et lui en tend un morceau.

Comment peut-elle refuser ?

Les motos font la course en pleine ville, jusqu'à ce que la première heurte une voiture forçant son pilote à continuer à pieds. mais il n'a pas de chance et

tombe, il est sur le point d'être rejoint, mais sort un couteau et menace son poursuivant en lui demandant de lui ramener sa petite amie avant de se précipiter l'arme en avant, pour se faire immobiliser par le docteur Kim Hae-kyung sous les bravos des spectateurs.

Woo Do-hee téléphone à sa mère qui se plaint, comme d'habitude, du comportement de son mari qu'elle soupçonne de rencontrer la patronne d'un bar. Peu importe, c'est un jour important pour Do-wee, elle emménage dans son nouvel appartement. Quoi qu'il en soit elle est déçue que son petit ami ne soit pas là et ne l'appelle pas bien qu'elle le devine proche de lui faire sa demande, ne lui a-t-il pas envoyé la photo d'une bague ?

Pour gagner sa vie elle produit une émission de télévision sur 2N BOX mettant en scène des gens racontant leurs problèmes. 

La directrice voudrait passer à autre chose, de plus sérieux, mais c'est difficile.

Pour faire une surprise à son fiancé elle prend l'avion pour l'île de Jeju à l'occasion de l'anniversaire de celui-ci. La compagnie l'ayant surclassée elle se retrouve en business, à côté du Dr Kim. C'est la première fois qu'elle profite d'autant de confort et se demande à quoi servent tout ces boutons sur les accoudoirs. À l'arrivée elle profite aussi d'un nouveau modèle de berline. La journée se présente idéalement, elle est sûre qu'une demande en mariage l'attend.

Kim a rendez-vous avec une patiente, visiblement elle a besoin de ses conseils pour remonter la pente après une rupture qu'elle supporte difficilement, rien qui surprenne le docteur qui l'observe et analyse son comportement.

Mlle Woo arrive, heureuse de surprendre son ''futur'' mari, la surprise sera pour elle, et mauvaise puisqu'elle le surprend embrassant une autre femme, Eun-seo, l'hôtesse qui s'occupa d'elle pendant son vol.

Comme quoi ce que l'on attend ne se produit pas toujours !

C'est peu de dire qu'elle est mécontente et n'hésite pas à le montrer en balançant son ex dans l'escalier du restaurant, vous avez deviné que c'est celui où déjeune le Dr Kim et sa patiente.

Le futur ex essaie de s'expliquer, de lui dire comment la voir était pénible, manger avec elle un devoir assommant, quand à la bague, la photo ne lui était pas destiné.

Elle prend sur elle, et le champagne aussi, faut pas gâcher !

De loin Kim la regarde et devine ce qu'elle éprouve, comme il le fait toujours. Sa partenaire de repas lui suggère d'aller aider cette jeune femme, n'est-ce pas son devoir en tant que psychiatre ?

Difficile de dire non quand toute l'assistance l'encourage et l'applaudit.

Encore une fois.

Do-hee est parti sur les chapeaux de roues mais le docteur profite d'un taxi qui passait par là.

S'étant mépris sur les intentions de la jeune femme qu'il voyait au bord de l'eau il se précipita vers elle, avec pour résultat que c'est lui qui tomba à l'eau, se blessa à la tête, et fini à l'hôpital de l'île.

Mais chacun repart de son côté... du moins devrait le faire. Avant même que le Dr revienne vers Do-hee pour lui proposer de dîner en sa compagnie, lui aussi sort d'une rupture dont il ne s'est remis qu'en apparence.

La logique voudrait que chacun soigne les plaies de l'autre et qu'au final ils se rapprochent d'autant que pour les aider la patronne de Do-hee lui propose une nouvelle émission, en compagnie d'un psychiatre...

Pas de crime en vue ni de tueur en série guettant ses proies, ça change, et ça repose.

À condition que ça ne dure pas trop.

 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 08:00

La Vérité

Jules Lefebvre

 

Alexandre Falguière (Toulouse 1831 - Paris 1900)

Tarcisius, martyr Chrétien 1867

 

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 12:39

악의 꽃 (Akui Khot) – dirigé par Kim Cheol-kyu – écrit par Yoo Jung-hee – tvN – 2020 – 16 épisodes

Être dans une piscine est agréable, mais y être attaché au fond, beaucoup moins, heureusement,

juste à temps intervient une jeune femme, elle n'est pas pressé de sauver la victime puisqu'elle prend le temps de l'embrasser.

Mais s'embrasser n'est pas tout, il est temps de partir pour la jeune femme, Cha Ji-won, qui doit passer récupérer ses affaires à la laverie avant le

repas prévu le soir même avec les parents de Baek Hee-seong, son mari et le père de Eun-ha, Gong Mi-ja et Baek Man-woo forment un couple désagréable

qui semble n'aimer ni leur bru, ni leur petite fille. Qu'importe, c'est le 39ème anniversaire de papa alors Eun-ha est contente.

Le cadeau est à la hauteur de l'événement, un bracelet en cuir avec ses initiales marquées dessus.

Les relations entre Hee-seong et ses géniteurs sont tendues, et manque de chance, ou pas, Ji-won doit partir pour des raisons professionnelles. Elle est policière au centre de Gangsu, elle laisse Hee-seong

et ses parents discuter, eux qui trouve cette union improbable entre une policière et un homme dont le passé est...

ce qu'il est. Eux connaissent l'un et l'autre, ils savent que les émotions et les sentiments lui sont étrangers même s'il s'adapte aux attentes de son épouse.

Kim In-seo a 12 ans, il a été retrouvé blessé dans un escalier, en sortant de son évanouissement il accuse son père d'avoir essayé de le tuer en le poussant alors qu'il le forçait à monter et descendre pour perdre du poids.

Le père nie, certes il fit faire du sport à son fils mais s'absenta après le coup de fil d'un ami, en le laissant seul. Ji-won le pense innocent après avoir observé ses sandales et l'état de ses chaussettes.

Un père voulant tuer son fils, voilà qui attire Kim Moo-jin journaliste spécialiste de ce genre de faits divers, en discutant avec les policiers il en vient à évoquer un homme ayant tuer 7 personnes avant de les enterrer dans les bois, un artisan du métal, le métier qu'exerce Hee-seong justement...

Rentrée chez elle Ji-won aime parler de son métier avec son mari, elle fait donc allusion à son affaire et s'étonne du comportement de la mère de In-seo qui affirme que tout va bien dans sa famille.

D'avoir évoqué l'affaire de Yeonju amène Kim Moo-jin à se repencher sur l'affaire qu'il suivit à l'époque, le coupable était un certain Do Min-Seok et s'est suicidé après les meurtres.

Il s'interroge alors que M. Baek rencontre sa mère pour lui demander d'appeler Ji-won, il veut qu'elles ne se rencontre plus jamais, Mme Gong n'est pas aussi doué que son fils pour masquer ce qu'elle est et Ji-won, policière, sait observer et analyser les gens.

En attendant elle poursuit son enquête et note que l'attitude de la mère d'In-seo est bizarre, alors que son collègue, l'inspecteur Choi, enquête sur le père et découvre qu'il entretenait une liaison et pensait au divorce en s'inquiétant du montant de la pension alimentaire qu'il devrait verser. alors que Kim Moo-jin rend visite à l'atelier de Baek Hee-seong, Ji-won lui en donna l'adresse.

Il entre et se fige car il voit devant lui Do Hyun-su, un ami d'enfance sur lequel coururent nombre de rumeurs. N'y eut-il pas un meurtre, celui de Li-jang, après qu'il eut disparu, 18 ans plus tôt de leur village de Gagyeongri ?

Tous, police comprise, pensant qu'il était le meurtrier. Kim Moo-jin aussi probablement et Do/Baek ne peut pas le laisser se rendre à la police, celle-ci n'ayant pas arrêté ses investigations pour le retrouver, il est vrai que l'arme du crime se trouvait dans son sac à dos.

N'était-il pas le fils du tueur en série Do Min-seok ? Bon sang ne saurait mentir dit-on, mais quand il est mauvais, est-ce encore vrai ?

L'inspecteur Choi doit se rendre à l'évidence, le père n'était pas coupable, du moins d'avoir poussé son fils dans l'escalier, le ''responsable'' étant bien différent mais si son fils l'accusa ce fut pour protéger sa mère. Finalement le père n'était pas innocent non plus et les inspecteur Choi et Cha avaient raison tous les deux.

Kim Moo-jin finit le thé offert par son vieil ''ami'', il est temps pour lui de partir, dommage que ce dernier le soupçonne de vouloir le dénoncer ce qu'il trouve déplaisant, de plus il a un vieux compte à régler avec le journaliste, et une promesse à tenir, 18 ans après, mais ça c'est un détail.

D'autres affaires vont se succéder sur lesquelles l'inspectrice Cha va enquêter et de ce fait s'intéresser de plus en plus à une certaine affaire...

Les personnages sont à leurs places sur l'échiquier, prêts à interagir, chacun tenant son rôle, en jouant un, au moins, mais aussi susceptible d'en changer, je l'espère pour l'avenir de ce drama. Comme d'habitude je n'en ai vu que le premier épisode et j'ai hâte de découvrir les autres. Les psychopathes sont là, nous le savons, mais sont-ils pires que les gens ''normaux'' ?

Mais je ne suis pas là pour parler de moi !

 

 

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 08:00

La nuit est une véritable amie, elle sait embrasser autant que mordre, étreindre autant que griffer.

Mais le passé n’apprend rien sinon à ne plus l’écouter.

L’être humain sait mentir à son semblable mais surtout à lui-même, sa première qualité.

Un homme riche connait la vie et ses concitoyens, la valeur de la première et le prix des seconds ! Il vend l'une en achetant les autres ; à moins que ce ne soit le contraire.

Chercher le pire c’est regarder la lumière, se dire qu’elle existe et n’est pas inaccessible.

Un désert de ténèbres avec, en son centre, un oasis de noirceur.

À lutter contre soi l’on ne peut que perdre.

La peur est matrice, la violence, dérivation de la vie, la folie, désir de s’oublier.

Poser les mots en miroir, que s’y voie qui l’ose !

Certaines vies ne sont qu’une lente montée à l’échafaud. Il y a du plaisir à apprécier chaque marche, à deviner le bourreau en sachant qu’il guette dans notre regard une crainte qu’il ne trouvera pas. Une satisfaction à regarder la foule et se foutre d’elle, de son avis, de sa présence.

Tuer est une façon d’exister, de combattre le néant intérieur en se remplissant de sensations toujours décevantes, c’est une quête d’un absolu introuvable sinon dans la mort.

La conscience est sans innocence, des mots rimant mais contraires.

Les cités sont nos cages modernes. Ne nous étonnons pas que la nature qui s’y forme soit une caricature de la vraie.

Hurler est parfois notre seule chance de briser le suaire de panique qui nous étouffe.

Je me parle d’une autre vie, la mienne !

Pour certains la violence donne du relief à un monde qui devient imperceptible.

La croix que vous avez autour du cou, elle est réelle n’est-ce pas ? Elle vous protège des vampires, des loups-garous mais aussi, surtout, des monstres intérieurs aux gueules pleines de questions acérées !

La main de la normalité guide sur le sentier salvateur des explications toutes faites.

Apprendre c’est fermer une porte dans son dos. C’est pourquoi il est inutile de penser au retour.

Si la science ne peut pas tout expliquer, la religion ne sait pas tout solutionner.

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