S'il existe une différence marquante entre la version de Henry Hathaway et celle des frères Cohen c'est que John Wayne, héros de la première version en 1969, eut, lui, l'Oscar© du meilleur acteur ; probablement pour ce rôle mais aussi en reconnaissance d'une longue et riche carrière et en pressentant que c'était son ultime possibilité de le mériter.
Plutôt qu'un remake la version 2010 est une nouvelle adaptation du roman de Charles Portis écrit en 1968. Remarquons que cet auteur est totalement oublié par les mé(r)dias alors qu'il est encore de ce monde...
Inutile de s'appesantir sur ce sujet, qui s'attendait à autre chose ?
Revenons au film, western classique dont l'argument est le désir pour une jeune fille, Mattie Ross, de venger la mort de son père, assassiné par un de ses employés qui eut d'autant plus de facilité pour s'enfuir en territoire indien que personne ne se lançât à sa poursuite. À l'époque le nombre de crime dépassait, largement, les moyens d'une police mal organisée, heureusement de nos jours cela est bien différent...
Constatant qu'elle ne pouvait compter sur la justice elle en vient à engager un Marshall réputé pour son acharnement et son efficacité, parfois expéditive, mais l'époque s'y prêtait et de nos...
Rooster Cogburn se met en chasse aidé de LaBœuf (?) un Texas Ranger déjà sur la piste du criminel pour des délits commis précédemment. Ils espéraient rester à deux mais c'était sans compter sur la volonté de Mattie qui les rejoint et s'incruste, avant de faire preuve de sa capacité à rester à leurs côtés.
Les trois protagonistes avancent donc, se disputent, se séparent avant que les retrouvailles se fassent dans des conditions plus difficiles que prévues, jusqu'à ce qu'il semble que la chasse ne puisse rien donner, le fuyard ayant eu le temps de s'éloigner. C'est alors que par hasard...
Le reste vous le découvrirez sur l'écran, le grand pour la version Cohen, le petit pour celle de HH, ressortie fort à propos en Blu-ray il y a peu. Je garde un bon souvenir de John Wayne et Kim Darby, raison pour ne pas le revoir mais vous le conseiller malgré tout, celui de Jeff Bridges et Hailee Steinfeld étant plus récent il l'emporte évidemment. Dommage que cette dernière n'ait pas eu l'Oscar© qu'elle méritait à mon avis, de même que Roger Deakins pour la lumière, c'est lui qui est responsable de la beauté de ce film dont la réalisation est bonne mais aurait pu être plus créative, j'en parle d'autant mieux que je n'y connais rien, mais la plupart des critiques non plus, alors pourquoi me gêner ?
Deux heures agréables, dépaysantes, autant en profiter.

