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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 06:44

27042011_urine-cup.jpg

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 08:29

 

Un même titre (知道不知道) par cinq interprètes :

Yao Surong (Chine ~ 1980)

 

 

Liu Fang (Chine 2008)

 

 

Teresa Teng (Taïwan ~ 1970)

 

 

Liu Yun (Chine 1969)

 

 

Xian Jianli (Chine 1974)

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 06:49

 

Il est des forces contres lesquelles nul ne peut rien, aussi implacables que la nuit succédant au jour. La légende n'est que l'avertissement d'une fatalité inévitable.

 

 

Zrcadlo, somnambule, apparaît lors d'une soirée mondaine et annonce à Ottakar Vondrejc qu'il sera sacré maître du monde, ce qui fait une belle jambe à ce dernier qui sait sa vie ne tenir qu'à un fil en raison d'une malformation cardiaque. À Prague se prépare un soulèvement populaire, la colère s'accumule tels les nuages annonciateurs d'un orage cataclysmique.

 

Polyxena, princesse et néanmoins amante de l'Ottakar précité, craignant pour leur statut social essaie de contrarier la montée des émeutes mais c'est un effort que nous savons vain et Vondrejc, devenu chef des insoumis, mourra de sa maladie avant que les soldats n'interviennent pour mettre fin, violemment à la révolution.

 

Ce roman de Gustav Meyrink écrit pendant la première guerre mondiale évoque le soulèvement de la population de Prague en 1917 en lui associant la légende de Jan Žižka chef des taborites tchèques qui avait ordonné qu'après sa mort sa peau fut tendue sur un tambour afin qu'il continue à mener ses hommes au combat. Dans le récit de GM Zrcadlo est écorché par la foule et sa peau utilisé sur un tambour alors que la populace cède à la violence et marche vers son destin : se faire massacrer !

Mais ces événements ne se passent pas n'importe quand, vous l'avez deviné en lisant le titre, c'est lors de cette fameuse nuit que la violence se déchaîne, l'ombre donne matière aux spectres de la colère, de la frustration et de la peur. Pour Meyrink vient forcément le moment où la brutalité archaïque doit s'exprimer.

 

Puisque vous êtes futés vous savez déjà que c'est la nuit prochaine que nous évoquerons Walpurgis, si vous êtes audacieux, versé dans l'occulte et connaissez les rites qui conviennent, alors vous pouvez tenter quelques évocations... Je ne saurais trop vous inciter à la prudence, bien sûr ces peintures, murmures et attitudes sont aussi ineptes que ces prières ou rituels que vous avez appris peut-être.

 

Bien sûr... mais qui sait, un symbole est un masque, s'imaginer le soulever est un jeu, y parvenir est... au dessus de vos moyens, sinon vous ne tenteriez pas de lire par dessus mon épaule.

 

Bonne Nuit !

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:43

 

Prendre à droite Parliament Square, suivez Great George Street puis Westminster Bridge Roadprendre Waterloo Road et Saint George's Circus. Au rond-point Elephand and Castle continuez tout droit New Kent Road et prenez à gauche New Kent Road. Continuer tout droit Old Kent Road et passez par Lewisham

GREENWISH

Prendre à droite Blackheath Road et Lewisham Road.  

LEWISHAM  

Au rond-point Loampit Vale, prendre à gauche Lewisham High Street,continuer sur Lee High Road et Eltham Road. Au rond-point Clifton's Roundabout, suivre Sidcup Road, passer par Eltham, Bexley, Browley puis Swanley. Près de Sevenoaks, prendre la sortie 11a.

FOLKESTONE

FRANCE 

Rejoindre A16/E402, passer par MaffliersMontsoult, Domont puis Saint-Brice-sous-forêt et Groslay.

À MONTMAGNY prendre Route de Calais, Sarcelles puis Pierrefitte-sur-Seine.

 suivez l'Avenue Marcel Cachin puis prenez l'A1, l'A86, l'A15

SAINT-DENIS-LA-PLAINE

STADE DE FRANCE    

PARIS-PORTE DE LA CHAPELLE  

PARIS

Prendre l'Avenue de la Porte de la Chapelle, suivre PARIS-CENTRE. Prendre l'Avenue de la Porte de Saint-Ouen, l'Avenue de Clichy,la Rue d'Amsterdam. Continuer Rue Tronchet, prendre Place de la Madeleine puis la direction de la Place de la Concorde. Au Pont de la Concorde prendre le Quai d'Orsay puis la  Voie sur Berge Rive Gauche.

Arrivée : Pont de l'Alma !  

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 06:20

 

Des voix, ce sont des voix !

trop tard, nous ne le récupérerons pas.

Est-ce de moi qu'ils parlent ? Pourquoi ne puis-je parler, ouvrir les yeux, simplement bouger un doigt, juste un doigt ? Tout se mélange, il me semble avoir déjà entendu ces mots il y a... mais je ne sais plus ce qu'est le temps, simplement que je sais qui je suis et... non, je ne sais pas où je suis, ce que je fis avant d'arriver là. Une maladie, un accident, mes souvenirs me semblent lointains comme s'ils appartenaient à quelqu'un d'autre.

Regardez, les balles ont pénétré le crâne, deux sont res...

Deux ? Je ne me rappelle rien, étais-je visé personnellement ou au mauvais endroit ? Et ces bruits, métalliques, diffus, ce ronronnement, on dirait une perceuse ou une scie. Sans doute pour m'ouvrir la tête, comme dans les feuilletons américains. Quand je pense que je les regardais... Mais être allongé sur la table ça me fait quelque chose.

...

Bizarre que je ne ressente rien, ni douleur, ni peur. C'est un rêve, je ne sais plus ce qui réel ou ne l'est pas, à trop imaginer je ne sais plus ce qui est, ni même si moi je suis encore. Ce nom que je crois mien n'est-il qu'une invention et moi-même la création fugace d'un esprit ne sachant plus différencier le réel du virtuel. Mais comment savoir si ces pensées m'appartiennent ou me sont soufflés par un démiurge cosmique ou un auteur en mal d'inspiration ne sachant pas finir son texte.

À bien y réfléchir j'opte pour la dernière possibilité !

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 06:20

 

Alors qu'il fait visiter le chantier de la construction d'une statue gigantesque (660pieds) de Wu Zetian, au général Aspar, l'architecte du projet se sent mal, transpire, comme un coup de chaud. Jamais l'expression n'aura aussi bien porté son nom puisqu'il va s'enflammer jusqu'à ce que de lui ne restent qu'os calcinés et lambeaux roussis de vêtements, une espèce de combustion spontanée... provoquée !

 

Le fait en lui-même est inquiétant, surtout dans un monde gorgé de superstition où chaque fait peut déplaire à telle ou telle divinité, l'angoisse va augmenter quand le chef de la sécurité du dit chantier connaît le même sort alors qu'il vient alerter la future impératrice.

Que se passe-t-il en cette année 690 alors que Wu Zetian, régente depuis huit ans est sur le point de se faire sacrer ? Qui complote pour que ce couronnement n'arrive jamais ? Pour le découvrir la régente va faire appel à l'ancien détective Dee, pour l'heure en prison pour s'être dans le passé opposé à elle. Pour aider ce dernier, et le surveiller en même temps, elle va lui adjoindre un officier du Palais, Shangguan Wan'er, incarné par la sublime Li Bingbing.

 

Dee associe le sens d'observation de Poirot au sens du combat de Bond ; qu'il vienne de passer des années dans une geole peu sympathique n'a pas affecté ses qualités, au contraire, préposé à la combustion des rapports de l'empire il prend le temps de les lire, ainsi connait-il tout de la situation réelle, quelque soit sa situation il sait utiliser les circonstances ou chaque élément du décor pour l'utiliser en sa faveur, jusqu'au vêtement de Wan'er pour arrêter quelques flèches empoisonnées. Il va devoir se méfier de tout le monde, déjouer des attentats, explorer diverses pistes pour mener à bien sa mission.

 

 Tsui Hark nous démontre que la magnificence du Palais Impérial fait passer les résidences de nos présidents pour de pauvres chaumières. Le portrait qu'il trace de Wu Zetian prouve que les ''qualités'' pour réussir à ce niveau d'ambitions n'ont pas de sexe : il faut être capable de tout et ne pas hésiter à sacrifier les siens, n'est-ce pas chez eux que se recrutent les traîtres, elle est bien placée pour le savoir, la rumeur courant qu'elle empoisonna son mari pour lui succeder. Féministe à sa façon pourrait-on dire de la vraie Wu, seule impératrice qui créa une dynastie. Cela en vaut-il la peine, sans doute puisqu'il existe des personnes pour qui le pouvoir est une obsession, le terme me semble adéquat, encore plus à une époque où une fléche peut vous transpercer le crâne sans prévenir. Le cinéma permet de se projeter dans des situations que nous ne pourrions pas vivre ou pas supporter, mais s'imaginer sur le trône impérial ayant droit de vie et de mort sur tout et tous est plaisant, puisqu'imaginaire !

Les "combats" sont chorégraphiés par Sammo Hung kam Bo, le scénario de Chen Kuo-fu d'après le livre de Lin Qian-yu, la réalisation plus linéaire qu'à l'ordinaire chez Tsui Hark est facile à suivre.

Pour retrouver le succès qui le boude depuis quelques films le réalisateur utilise une figure historique de la Chine, connu en Occident par les romans de Robert van Gulik sous le nom du juge Ti et qui vécu réellement à l'époque du film, sans avoir les capacités qu'il montre dans cette enquête je présume. J'avoue n'en avoir, à ce jour, jamais lu, une lacune qu'il me faudra combler.

En mélangeant la réalité presque technocratique (au début), l'action, le suspens et le fantastique Tsui Hark nous livre un film spectaculaire mais donnant parfois l'impression que plus de moyens ne lui auraient pas déplu, une distribution impeccable, riche en noms connus, surtout des amateurs j'en conviens, dominé par Andy Lau qui incarne un détective efficace, maniant aussi bien l'humour que son arme. Deux heures qui passent vite, à déguster en V.O. Bien entendu.

En attendant le remake ''Détective Lee et le mystère de la flemme fantôme'' !

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 06:39

 

 

Monsieur,

 

Vous ne m'en voudrez pas je pense de prendre la plume pour vous écrire comme un droit de réponse à une allusion que vous fîtes de moi au début d'un de vos récents poèmes.

 

Vous me citiez disant que si j'avais vu si haut c'est que j'étais monté sur les épaules des géants de la science qui m'avaient précédé. Depuis d'autres sont montés sur les miennes et vous même semblez souligner qu'à être ainsi placé ce que l'on découvre peut donner le vertige, dans un premier temps, bien des regrets ensuite. Vous avez raison, il est des limites que l'esprit effleure avec crainte, les siennes ainsi que vous l'avez souligné quelque part ; alors il se rétracte, change de direction ou se satisfait d'une déité lui évitant de nouveaux efforts qui seraient autant de souffrances.

 

À mon image vous décomposez le visible de la conscience en un spectre que vos mots tentent de définir, non sans difficulté, mais vous le savez aussi bien que moi. Vous cherchez ces lois universelles qui guident aussi bien les objets que les corps célestes ainsi que le comportement de ces humains que vous regardez comme si vous apparteniez à une espèce différente.

 

Vous savez quelles difficultés je subis, dans quels troubles je fus pris et dont je me des années à me remettre, votre chemin fut identique ce qui me permet de mieux apprécier votre travail, bien que je fus, de mon vivant, de l'avis que rien ne doit être dit que l'expérience n'ait corroboré. Néanmoins j'admets que dans votre domaine la difficulté est plus grande et les instruments à votre disposition fort rudimentaires, vous défrichez, explorez, laissez des indications pour que d'autres gagnant du temps puissent vous dépassez. Ainsi vous et moi sommes nous des indications.

 

J'adhère moins, beaucoup moins, à votre vision de la divinité mais avec le temps j'ai appris que ce que l'on croit un moment peut un jour trouver une explication, c'est un peu ce que je fis, en me référant pourtant à ce Dieu dont vous pensez qu'il n'est qu'une explication consubstantielle aux aptitudes du croyant dont vous vous moquez un peu trop à mon goût. Vous savez sans doute que j'écrivis plus sur la théologie que sur la science mais que ce sont mes publications utilisant cette dernière qui me permirent de passer à la postérité. Qu'en sera-t-il de vous pour qui l'individu, fut-il vous, est un grain de sable dans le désert ?

 

Moi aussi j'ai voulu comprendre, usant à l'occasion d'un pseudonyme transparent. N'ai-je pas écrit ''La transformation des corps en lumière et de la lumière en corps est très conforme au cours de la nature, qui semble se complaire aux transmutations, vous diriez plus simplement : mutations, mais le sens est identique. ''Tout corps peut être transformé en n’importe quel autre corps, et prendre successivement tous les degrés de qualités'' ai-je rajouté, le chemin est long pour expliquer ce qui n'est qu'une intuition, y parviendrez-vous...

 

Finalement, à travers le temps j'essaie de monter sur vos épaules pour découvrir une réalité que je sais hors de ma compréhension ; l'important est qu'elle ne soit pas hors de la vôtre.

 

Isaac

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 07:14

 

 

Puisqu'il faut mourir pour pouvoir comprendre,

Accepter, conscient, le prix symbolique.

Qu'à se suffire de seulement apprendre,

Un esprit se noie dans le sulfurique.

Et si vous pouviez monter sur la croix,

Survivre ou céder... Vous avez le choix !

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 08:30

 

Spéciale voix masculines

Sinn Sisamouth (Cambodge < 1975)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:11

 

 

Ce n'était qu'un jeu, au début, rester là, yeux ouverts sans rien voir, la bouche close et les sens rétractés. Des ombres passaient, si lointaines qu'elles étaient floues, des voix, il y eut même des gestes, mais ce n'était pas moi qui bougeait, c'était... C'était cette chose autour de moi, cette prison de chair, de chaleur et de perceptions inutiles. Mon moi était ailleurs, loin des émotions qui l'agressaient.

Petit à petit l'opacité grandît, je sentis mon corps se transformer, éliminer l'inutile pour retrouver l'être des origines. Me souvenir de celui que je fus m'est de plus en plus difficile, ce n'était pas une autre vie mais un cauchemar que je fis, avec ces cris qui me zébraient l'âme, ces mains telles des animaux venimeux qui couraient sur moi sans que je pusse m'en débarrasser. Maintenant elles sont loin. Faute de savoir avancer l'inverse était plus simple. Je me suis éloigné, lentement d'abord, que cela ne se remarque pas, puis j'ai trouvé la meilleure cachette possible.

Ici personne ne me trouvera, qu'ils cherchent, supplient ou menacent, ni promesses ni coups pour m'atteindre, leurs appareils ne décèleront pas mon esprit. Peut-être entendront-ils mon cœur, un jour je saurais le faire taire, ne plus être que moi, que moi, que...

 

Qui ?

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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