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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 06:04
 
 
 
 

 

 
 

Dexter : L'intégrale

Points Thriller 2009 (ISBN 978-2-7578-1562-5) est composé de :

 

Ce cher Dexter (Darkly dreaming Dexter) 2004 – trad. Sylvie Lucas

Dexter revient (Dearly devoted Dexter) 2005 – trad. Sylvie Lucas Points 2007

Les Démons de Dexter (Dexter in the dark) 2007 – trad. Sylvie Lucas

 

 

Dexter Morgan est un expert travaillant à Miami, mais pas avec Horatio (Oh désespoir!) Caine. Spécialiste du sang respecté dans son domaine il est, quand il a du temps libre, tueur en série spécialisé dans l'élimination de criminels que la justice n'a pas pu condamner ou qu'elle n'a pas trouvé. Il est bien placé pour cela !

Normal que j'en vienne à parler de ce personnage que j'ai découvert au travers de la série télévisée tirée des romans de Jeff Lindsay incarné par Michael C. Hall, la saison une est proche du premier récit pour la présentation du personnage, je n'ose dire : du héros ! Les saisons suivantes s'écartent des autres récits de JL. Ainsi cet article pourrait concerner les catégories J'ai vu et J'ai lu.

Les romans sont écrits à la première personne, Dexter se présentant parfois comme un simple animal mené par ses pulsions et utilisant ses compétences pour continuer sans être pris, parfois comme un héros positif puisque rectifiant les erreurs du système judiciaire. Pour coller à l'image de la dualité qui est censée représenter un psychopathe Dexter dialogue avec le Passager noir, cette partie de lui qu'il laisse s'exprimer faute d'avoir pu l'éliminer, ainsi que le lui appris son père adoptif, policier de son état. Histoire d'apporter du piment à l'histoire sa sœur est elle aussi policière à la brigade des mœurs, aspirant devenir détective à la criminelle, et espérant, dans le premier récit, mettre la main sur un serial-killer particulièrement inventif, avec l'aide de son frère bien sûr. Celui-ci est bien embêté, d'ordinaire il chasse pour lui-même, rapidement il apparaîtra que les choses ne sont pas aussi ''simples'' qu'elles le paraissent mais qu'elles sont encore pires.

Inutile de dire que j'ai apprécié...

Depuis le succès du Silence des Agneaux sont apparu nombre de séries sur le profilage et les diverses méthodes d'analyse du comportement, mais qui peut mieux saisir les mécanismes mentaux d'un tueur sinon un autre tueur ?

 

Ritualisé, intégré socialement, ayant métier et relation amoureuse, Dexter, s'il semble parfois distant et peu communicatif, a trouvé un équilibre pour que ses diverses facettes puissent s'exprimer aussi librement que possible. Le passé peut-il tout expliquer, un assassin comme Dexter Morgan pourrait-il exister avec autant d'aisance ?

J'ai peur que oui !  

 

 

Un tueur peut-il être un héros sous le prétexte qu'il ne tue que des personnes qui le ''méritent'' ? Des jurés ont la permission de condamner, un seul individu n'a pas de pouvoir, ainsi la justice peut-elle s'exercer dans une société civilisée digne de ce nom.

Comme si les mots ''société'' et ''civilisée'' étaient fait pour être autre chose qu'une illusion à laquelle vous croyez peut-être.

Dexter non plus !

 

Lisez donc les romans, ça vous changera des best c'est l'air à la mode, vous pouvez aussi regarder la série, disponible en DVD et, m'a-t-on dit, en téléchargement illégal sur le Net. Rassurez-vous ce n'est pas assez important pour que (tyrannosaurus) Dex vienne vous voir.

 

 

Jeff Lindsay (né Jeffry P. Freundlich) né le 14 juillet 1952 à Miami.

Sa femme Hilary Hemingway, nièce d'Ernest, est écrivain elle-même.

        Cette intégrale ne méritant pas son nom vous pouvez lire aussi :

 

Dexter dans de beaux draps (Dexter by Design) 2009 – trad Pascal Loubet

Michel Lafon 2010 (ISBN 978-2-7499-1157-1)

 

 

Ce délicieux Dexter (Dexter is Delicious) 2010 – trad Pascal Loubet

       Michel Lafon 2010 (ISBN 978-2-7499-1310-0)



Bon weekend !

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 06:54

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 12:46

 

Le cri commença à me faire peur quand je compris que c'était moi qui le poussait. J'étais revenu d'entre les vivants !



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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:50

 

Chaque voyageur peut espérer,

Être celui qui a compris ;

Mais qui, au fond, est terrifié,

À l'idée d'en payer le prix.

 

Wagon plombé, wagon doré,

Pleurer, prier, Dormir ou rire,

Sur des sièges en bois, serrés,

Rêvant à un autre avenir.

 

Et passera le contrôleur,

Il poinçonnera ton billet,

Mais tu le sais et tu as peur,

C'est si normal d'être effrayé.

 

Pourtant il est, par exception,

Des circonstances semblant cadeaux,

Le contrôleur, par distraction,

Rend le billet et tourne le dos.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 06:45

1er Compartiment

 

Je suis dans ce compartiment

Sans l'avoir choisi ni voulu ;

Emporté par le mouvement

Vers des lendemains inconnus.

Changer de siège ou de wagon,

Nourrit un moment le mirage,

Qu'existe une destination,

Trouvable avant la fin de l'âge.

 

L'au-dehors est si peu visible,

Que se sont succédé les mythes.

La religion noie l'indicible,

Tue en l'âme l'espoir qui l'habite.

 

Ici, mentir, est inutile,

Point n'est besoin d'approbation,

Je vais du sérieux au futile,

Sans espérer d'admiration.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 06:43

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 06:48

 

Dengue Fever (Cambodge/États-Unis 2008) 

 

 

Ros Sereysothea (Cambodge 1971)

 

 

Kim Choo Ja (Corée 1971)

 

 

Huang Xian Jun & The Stylers (Singapour ~ 1975) 

 

 

Ai Kawashima (Japon 2004)

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 06:24

30052011_WantToBeLee.jpg

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 06:41

03052011_caleefornication1.jpg

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 07:25

 

Elle s'amuse de tout, puisant dans l'anodin de quoi alimenter une imagination toujours en éveil. Ainsi va l'enfance avant que le temps n'en laisse qu'un fantôme souriant encore mais sur lequel nul amour ne vient se poser.

 

Elle s'amuse, seule, les enfants sont nombreux mais elle n'a pas le droit de s'en approcher, son père est vigilant, ce sont des animaux. Sa fille ne comprend pas, incapable de le formuler elle le ressent, perçoit le désir de braver le veto paternel, il n'est pas toujours là pour la surveiller et l'interdit est attirant, n'est-ce pas ?

 

Quelques mots, regards, gestes, la complicité n'a guère besoin de temps pour que deux êtres aient l'impression de se connaître depuis toujours. Facile quand toujours ne représente que quelques années.

 

Au début la noirceur du temps et l'ombre qui planait restaient sans signification, elle était à l'écart : ne pas voir, ne pas entendre, ne pas comprendre ! Pourtant les gens parlent, rares ceux qui savent se taire, qui ont le pouvoir, force ou faiblesse, de se nourrir de leurs propres pensées, elle tendit l'oreille, les phrases étaient intrigantes, mystérieuses, son attention redoubla, elle s'enhardit, la surveillance se relâcha, n'en voulons pas aux gardiens, ils ne pouvaient se méfier.

 

Elle lut sur les visages la résignation, l'acceptation d'un destin si aberrant qu'il en perdait de sa nocivité, il semblait impossible.

 

Et pourtant...

 

les mots prirent sens, son père se tut quand elle demanda pourquoi les enfants restaient si peu et où ils allaient, le regard glacé était trop lointain, ce n'était plus son papa, quelque chose avait pris sa place, qui lui ressemblait, avait sa voix et ses gestes mais ça n'était pas lui, elle en était sûre.

 

À qui le dire, comment parler, se libérer ? Elle trouva un confident en la personne d'un petit garçon aux profonds yeux noirs, tout de suite quelque chose les avait rapprochés qu'ils ne formulèrent pas, l'évidence suffisait.

 

Ils furent d'accords, eux seuls étaient vivants dans ce camp, ceux qui arrivaient étaient presque morts, leurs gardiens avaient renié leurs âmes. Dans la poussière cendreuse ils s'amusaient à redessiner leur monde du bout des doigts.

 

Ils firent un de ces pactes d'enfants qui paraissent inébranlables et que le temps efface lentement, avec eux il échouerait, le froid les engluait, quelque chose aspirait leur énergie, un vampire vivait dans les baraquements, dans ces constructions à l'écart où tant de gens allaient, et ces fumées étaient l'expiration de la créature.

 

Un matin il lui dit que le lendemain son baraquement allait être ''purifié'', ils seraient séparés, le néant allait gagner. Elle dit que non, que c'était impossible, ils pouvaient s'échapper, s'échapper...

 

Quitter le camp était utopique, l'endroit où ils seraient le plus en sûreté c'était dans la gueule du loup, s'ils savaient rester ensemble malgré tout le monstre les recracherait et ils seraient libres, libres.

 

Elle trouva un costume à sa taille et le lendemain elle guetta son ami, main dans la main ils allèrent affronter la bête au souffle acide.

 

Comment est-ce que je connais cette histoire ?

 

Ils me l'ont racontée. Le passé survit dans l'ombre. J'entendis leurs rires et à force de patience je sus les voir, ils me racontèrent leur histoire. Ils ne furent pas séparés et si l'horreur n'est pas morte, peut-elle mourir ? ils sont la preuve, j'allais dire : vivante, mais en réalité plus que cela, ils sont la preuve donc qu'elle ne sera jamais la plus forte tant qu'un peu d'innocence saura la distinguer et l'affronter sans lui céder.

 

Si en vous subsiste la faculté d'oser il vous reste une chance.

 

Mais une seule !

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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