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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 05:40

 

9 avril 1998, 9 heures 12 du matin.

Hiroshi Nakahara va prendre le train en gare de Kyôto afin de rentrer chez lui à Tôkyô, il a mal à la tête, impute cela à l'alcool ingurgité en trop grande quantité la veille, semble perdre conscience et se réveille dans un train. Un regard par une fenêtre suffit pour qu'il comprenne qu'il n'est pas dans celui qu'il emprunte régulièrement, une hôtesse passant dans le couloir en proposant boissons, sandwiches et friandises lui apprend qu'il est dans le ''Super Hakuto'', l'express mis en service trois ans plus tôt.

 

Tout en dégustant un thé vert il se demande pourquoi il a pris ce train en direction de sa ville natale mais à aucun instant le désir lui vient de rebrousser chemin.

 

Dans le cabinet de toilette du wagon alors qu'il croit voir le visage de sa mère dans le miroir il réalise qu'il a l'âge qu'elle avait quand elle mourut, l'année qui suivit son mariage !

 

Finalement il parvient à destination, constate qu'il a deux heures de liberté et opte pour un pèlerinage vers la maison de son enfance. Mais elle a été refaite, il ne la reconnaît pas et éprouve l'étrange sensation de ne plus avoir nulle part où aller. Ses pas le portent, naturellement, vers la tombe de sa mère, occasion pour lui de repenser à son père qui un jour quitta le domicile pour n'y plus revenir ni donner de ses nouvelles.

Il se sent mal, a un étourdissement...

 

Quand il retrouve ses esprits il n'est plus tout à fait celui qu'il était, le monde autour de lui non plus !

 

21072011_quartiers-lointains-003.jpg

 

Ainsi commence Quartier lointain (遥かな町へ), un manga de  Jirō Taniguchi en deux parties, publié au Japon en 1998. Adapté par Frédéric Boilet le premier tome paru en septembre 2002, le second en juin 2003, aux éditions Casterman dans la collection Écritures.

 

Vous pensez que la bédé japonaise n'est faite que de robots, que de dessins tarabiscotés avec des héros aux grands yeux ? En découvrant Quartier lointain vous verrez qu'il n'en est rien, loin de là d'autant que Jirō Taniguchi découvrit la bande dessinée européenne alors qu'elle était inconnue au Japon et fut influencé par la technique de la Ligne claire, à la manière de Hergé pour simplifier. Il travailla du reste avec Jean Giraud sur Icare et François Schuiten.

 

Vous n'avez jamais eu envie de reculer dans le temps, en conservant le savoir de votre âge, de vous dire que si aviez su, si vous pouviez... C'est le voyage que vous propose Taniguchi, avec intelligence et délicatesse mais non sans une once de cette cruauté qui rime si bien avec lucidité. L'adulte regarde l'adolescent qu'il fut même si parfois ce qu'il est devenu influence son comportement et ce qu'il sait modifie ses réflexions sur son présent.

Quels sont les devoirs d'un père, ceux-ci doivent-ils être prioritaires face à ses désirs, que vaut de vivre pour ses enfants qui en feront autant pour leur progéniture qui en fera autant... N'est-ce pas là qu'un long défilé de zombies ? C'est la question que je me suis posée en lisant ces deux tomes, Taniguchi n'y répond pas, moi non plus. Et heureusement !

 

 

 

Quartier lointain reçut le prix Alph'Art du scénario lors du festival d'Angoulême en 2003, une récompense méritée et une lecture qui vous prouvera que l'univers des mangas est plus grand que vous le pensiez.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 05:38

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 05:22

 

 

Si l'aurore est humaine qu'adviendra-t-il ensuite ?

Le temps va-t-il stopper pour répondre aux désirs

De ceux qui dans l'obscur, le sommeil comme une fuite,

Croient vaincre la terreur de ce qui va venir ?

 

Combien d'yeux souffriront d'affronter la lumière,

D'âmes se damneront pour noyer leur conscience ?

Qui pour rêver encore baisseront les paupières,

Fuyant dans l'illusion plutôt que la science.

 

Le matin est venu et puis midi sonna,

Ainsi s'enfuient les heures se fichant de nos vœux.

Ce fut l'après-midi, le soleil déclina,

Que valent nos envies, que coûtent nos ''Je veux !'

 

Voyez le crépuscule, ce murmure de la nuit...

Il appelle les ombres, celles qui sont en vous,

Que vous pensiez dormantes en évitant les bruits.

Je vous entends prier, je vous sais à genoux.

 

Soyez donc rassurés, craindre n'évite rien.

Comprendre est douloureux, est-ce une malédiction,

Ou l'opportunité, effaçant mal et bien,

D'admirer les rouages de la vraie Création.

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 05:33

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 06:36

Spéciale Han Baoyi 韩宝仪 (Chine), années 80 à nos jours    

    17072011_Han-Baoyi.jpg   

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 06:16

 

Si comme on le dit la beauté

Est dans l’œil de qui la regarde,

Quel est le prix à acquitter

Pour assurer sa sauvegarde ?

 

Dans la froideur de ton miroir,

C'est l'illusion que tu admires,

Ce que la culture te fait croire,

Te manipulant d'un sourire.

 

Mille images pour un idéal,

Un faux portrait inaccessible,

Tel Minotaure dans son dédale,

Gavé de proies trop disponibles.

 

Est flou qui se cherche dans l'autre,

Promis à l'insatisfaction,

Ils sont nombreux les faux apôtres !

Si vous préférez la fiction...

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 09:10

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 06:07

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 06:55

 

Jimbo Farrar est bien dans son sous-sol, loin du monde en général, et de ses parents en particulier qui ont la fâcheuse habitude de le battre comme s'ils sentaient quelque chose en lui de différent.

Un jour les coups se font plus violents, Jimbo sent la peur devenir de la rage au point qu'il en perd conscience. À son réveil il découvre sa mère morte sous les coups et son père pendu avec sa ceinture. Tout indique que le père tua son épouse avant de se faire justice...

 

S'accusant il est retenu dans un hôpital psychiatrique jusqu'à ce qu'il reçoive la visite de Killian, industriel en hightech, milliardaire et créateur d'une fondation pour l'éducation d'enfants surdoués. Ce dernier lui propose un test, que Jimbo va réussir bien entendu.

 

Vingt ans passent, l'enfant est devenu le professeur Farrar au cœur de la fondation Killian, il a mis au point un jeu vidéo à l'intérieur duquel se cache un programme seulement accessible par des intelligences supérieures. Du temps va s'écouler avant que Farrar ne soit alerté que son appât a fonctionné, non pas une fois, mais cinq !

 

 

 

Mais Killian va mourir et son héritière, soucieuse de rentabilité hésite à maintenir une fondation si onéreuse, c'est pourquoi Farrar propose de créer ''American Genius'' un jeu télévisé destiné à découvrir les jeunes Américains les plus intelligents et favorables à de gros profits. Ainsi les 5 seront réunis au vu de tous mais noyés dans la masse.

 

Tout semble aller pour le mieux, ils sont heureux de se retrouver au lieu de se sentir isolés dans un environnement hostile et médiocre mais lors de leur première soirée ensemble ils vont se trouver confrontés aux ''autres'', à la violence, comme ce fut le cas de Jimbo. Logique donc que leur réaction soit similaire, et brutale !

 

Bernard Lenteric écrivit La Nuit des Enfants Rois en 1981, 30 ans après son roman devient un film, utilisant la technique du motion capture pour mieux faire passer la violence de l'histoire originale.

 

Récemment j'évoquais des X-Men, considérons que ces ''prodiges'' sont aussi des mutants, ils posent la même question : comment s'adapter quand on est différents ? Difficilement est-on tenté de répondre, le problème c'est le hiatus entre les héros et leurs créateurs ; un individu ''normal'' peut-il décrire le comportement de quelqu'un qui ne l'est pas, un chimpanzé regardant un homo sapiens peut-il en saisir l'esprit ?

 

Vous me comprenez ? Vantard ! Si j'étais un mutant je n'aurais pas besoin de blog, si vous en étiez un vous ne le liriez pas, à moins que...

 

Un sujet riche, j'y reviendrai, alors faites en autant.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 06:52


Lee

 

Difficile n'est-ce pas ! Moi qui te vois cheminer maladroitement, osciller entre de contradictoires états d'esprits je compatirais si j'étais capable de sentiment. Il n'en est rien sinon mes lettres ne t'intéresseraient pas. Tu te dis sulfurique mais reste sensible, le déplorer n'y changera rien.

 

Je regrette presque mon manque d'empathie, je partage tes tourments sans les ressentir, ce serait une expérience sinon enrichissante du moins intéressante. Qu'ai-je à faire d'autre ici que penser, que vivre par les souvenirs de ce que ''je'' fis ou subis et plus encore de ce que ''je'' ne fis pas !

 

M'enviez est un vœu pieu, aurais-tu le choix que tu resterais à ta place. À quoi bon dire ''si on m'avait demandé mon avis...'', ''si j'avais su...'' ! Parties mentales que tu ne disputeras jamais, tu joues seul sur un échiquier vide. Jamais tu ne prendras ma place, c'est une situation qui se découvre mais ne se décide pas, même pour toi !

 

Le temps éteindra-t-il ta réceptivité... Devenir une machine n'est pas plus permis que sombrer, sciemment, dans la démence. Le regretter est si banal que cela est indigne de l'idée que tu te fais de toi-même. Peut-être celle-ci est-elle fausse, ou pire, peut-être...

 

Il s'en fallut de peu penses-tu ? Et alors ? Fermer les yeux et s'imaginer à ma place est une chose, les rouvrir et découvrir que ce n'était pas un fantasme, croix-moi, c'est différent ! Là où je suis les murs ne sont pas doux, mais froids, aucune fenêtre ne donne sur un décor bucolique, les cris que j'entends sont ceux retenus, jadis, les fantômes qui, finalement, sont ta nôtre ''famille'' la plus proche.

À bientôt...

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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